Le ministère de la santé et le Ciss lancent une campagne de promotion de la télémédecine pour le grand public

Publié le 7 Mars 2015

PARIS, 5 mars 2015 (TICsanté) - Le ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes et le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) ont annoncé mi-février dans un communiqué commun le lancement d'une campagne de promotion de la télémédecine auprès du grand public.

Dans le communiqué, la direction générale de l'offre de soins (DGOS) et le Ciss rappellent que le développement de la télémédecine fait partie du deuxième axe de la stratégie nationale de santé arrêtée en septembre 2013 visant à "mieux organiser les soins pour les patients, garantir l'égalité d'accès, en privilégiant une logique territoriale".
Dans ce cadre, neuf régions ont été sélectionnées pour participer aux expérimentations de télémédecine d'une durée de quatre ans prévues dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2014, supervisées par les agences régionales de santé (ARS).
La campagne de sensibilisation vise à prévenir les craintes du public sur une éventuelle altération du lien entre soignant et soigné du fait de la distance, et à inciter à la création de nouveaux projets.
Elle s'appuie principalement sur une vidéo pédagogique expliquant le fonctionnement et les bénéfices attendus de la télémédecine, à travers trois exemples tirés des expérimentations en cours: la "télé AVC Artois-Hainaut" mise en place au centre hospitalier de Lens (Nord; voir dépêche du 20 juin 2011), le suivi clinique à domicile de patients insuffisants cardiaques assuré au CHU de Caen (voir dépêche du 23 novembre 2009) et la prise en charge de patients détenus par les hôpitaux de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).
Dans cette vidéo d'une durée de cinq minutes et demie intitulée "la télémédecine, tout se joue maintenant", plusieurs médecins participant à ces expérimentations précisent le cadre de la télémédecine. Ils rappellent notamment qu'il s'agit d'un acte médical à part entière qui ne déroge pas aux règles applicables aux relations entre le médecin et le patient (confidentialité, information et accord préalable du patient, etc.).
Sont mis en avant un "égal accès aux soins", une amélioration des délais de prise en charge, un "maintien de la qualité du diagnostic par un partage des informations rapide et performant entre professionnels de santé" et la "limitation des complications liées à une prise en charge trop tardive".
Cette campagne intervient deux mois après la publication d'un décret permettant le remboursement du premier acte de télémédecine, le dépistage de la rétinopathie diabétique dans le cadre d'une coopération entre ophtalmologiste et orthoptiste.
Mais le processus réglementaire d'inscription des actes demeure long, puisque la décision de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) inscrivant dans la nomenclature les actes concernés a été publiée près d'un an auparavant (voir dépêche du 21 février 2014), sur la base d'un avenant à la convention médicale, approuvé en décembre 2013.
A cet égard, le Syndicat national de l'industrie des technologies médicales (Snitem) et les fabricants de défibrillateurs implantables et stimulateurs cardiaques, ainsi que les cardiologues spécialistes de rythmologie, ont déploré à la mi-janvier le blocage des discussions sur la prise en charge de la télésurveillance de ces dispositifs.
En mars 2014, les pouvoirs publics avaient annoncé pour l'été de la même année la publication d'une liste de simplifications normatives destinée à lever les freins au déploiement de la télémédecine, à l'issue de travaux organisés dans le cadre du Conseil stratégique des industries de santé (Csis), rappelle-t-on (voir dépêche du 28 mars 2014VGRCR001).
From www.ticsante.com - March 6, 6:41 PM

Source : http://www.scoop.it/

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Télésanté, #CISS

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