Le paracétamol augmenterait le risque de maladies cardio-vasculaires

Publié le 4 Mars 2015



Le Parisien met en garde :
« Attention à la surconsommation. La prise de paracétamol à long terme et à haute dose s'avère nocive révèle une étude. Ce médicament anti-douleur augmenterait notamment les risques de maladies cardio-vasculaires ».
Le journal rappelle qu’« on connaissait déjà la toxicité du paracétamol pour le foie en cas d'abus », et indique que selon cette étude britannique de chercheurs de l'hôpital de Leeds, parue dans les Annals of The Rheumatic Diseases, « la prise régulière de paracétamol augmenterait également de 20% le risque de maladies cardiovasculaires, infarctus et AVC ».
Le Parisien ajoute que « le risque de développer des problèmes gastro-intestinaux et rénaux augmenterait aussi en cas de consommation régulière. Pour les problèmes rénaux, ce risque serait multiplié par deux en cas de prise cumulée de plus de 500g de paracétamol au cours de la vie ».
Le quotidien relève que les auteurs « reconnaissent que les risques évoqués restent faibles dans l'absolu. Mais ils estiment que leur étude montre «que le véritable risque du paracétamol est supérieur à ce que pense actuellement la communauté médicale» ».
Les chercheurs écrivent ainsi que « compte tenu de son usage important et du fait qu'il est disponible sans ordonnance, il paraît justifié de faire une revue systématique de son efficacité et de sa tolérance dans des pathologies particulières ».
Le Figaro aborde également ces « nouveaux effets indésirables trouvés au paracétamol ». Pauline Fréour explique que « les auteurs, des experts de l'université de Leeds, ont réuni quelque 1.900 études déjà publiées sur les effets toxiques du paracétamol. Ils en ont retenu 8, les seules jugées assez robustes scientifiquement pour être analysées, ce qui, de leur propre aveu, est peu et affaiblit légèrement la portée de leurs conclusions statistiques. Néanmoins, leur bilan est clair ».
La journaliste retient que « les personnes prenant quotidiennement une dose acceptable mais élevée de paracétamol (3 g par jour) ont un risque de décès prématuré accru jusqu'à + 60%. Elles présentent aussi une probabilité plus élevée de connaître un accident cardio-vasculaire (+ 19%), une hémorragie intestinale (+11 à 49%) ou des atteintes rénales ».
Le Pr Bernard Bégaud, pharmacologue à l'université de Bordeaux, remarque que « les risques du paracétamol ont longtemps été sous-estimés. […] Au vu de statistiques ambiguës, nous suspections déjà une toxicité rénale et hépatique de cette molécule à doses normales ».
Le Pr Jean-Louis Montastruc, pharmacologue à Toulouse, observe quant à lui que « cette étude est la seule à établir ce lien de cause à effet, qui n'a jamais, par exemple, été notifié par des médecins au cours de leur pratique. Or, en pharmacovigilance, nous nous appuyons toujours sur un faisceau de preuves ».
La journaliste souligne que « s'il n'est pas question d'alarmer les usagers ponctuels de paracétamol, qui en prennent l'espace de quelques jours pour soigner une fièvre, une migraine ou une poussée de dents, la question est plus complexe pour les consommateurs de long terme - des personnes souffrant d'arthrose pour la plupart ».
Le Pr Bégaud s’interroge ainsi : « Que peut-on leur offrir si on s'interdit le paracétamol, à l'heure où 5 médicaments anti-arthrosiques viennent d'être déremboursés ? ». Il « appelle les autorités sanitaires à lancer une étude fiable sur les effets à long terme de ce médicament », indique Pauline Fréour.

Le Parisien , Le Figaro - Revue de presse rédigée par Laurent Frichet -TSAVO PRESSE

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #paracétamol, #medicaments

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