Place des benzodiazépines dans l’insomnie

Publié le 29 Juin 2015

5 benzodiazépines et 2 molécules apparentées sont remboursées dans la prise en charge des troubles sévères du sommeil à court terme. Leur durée de prescription est limitée à 4 semaines.


La prescription d'hypnotiques, benzodiazépines ou apparentés, ne doit pas être banalisée, car, si elle facilite le sommeil, elle ne résout pas les causes de l’insomnie et peut être à l’origine de nombreux effets indésirables aux conséquences parfois graves.
Leur usage requiert le respect de règles précises : dose minimum utile, limitation dans le temps, information du patient sur la durée du traitement, ses modalités d’arrêt et ses effets indésirables…
Et, avant toute intervention thérapeutique, il sera vérifié que les règles de mises en conditions pour le sommeil sont réunies. Si ces règles peuvent suffire à restaurer le sommeil en cas d’insomnies légères et sans comorbidité, elles peuvent s’avérer insuffisantes pour résoudre un problème d’insomnie modérée ou sévère. Dans ce cas, un hypnotique peut être prescrit. La plus faible dose efficace, individuelle, sera alors recherchée. La prescription s’inscrit dans une stratégie à court terme, de quelques jours à 4 semaines maximum.


Attention

• Une dépendance aux hypnotiques est possible, même en l’absence de facteur de risque de dépendance.

• Les hypnotiques peuvent être un facteur d’entretien de l’insomnie, notamment en raison du rebond d’insomnie qu’ils peuvent induire à l’arrêt.

• Le cumul de plusieurs médicaments à effet sédatif est à proscrire : il n’apporte pas d’effet supplémentaire mais potentialise les effets indésirables.

6 erreurs à éviter

• Prescrire un hypnotique de façon systématique, sans évaluation de la situation du patient.

• Méconnaître une dépression ou un autre trouble psychiatrique à l’origine du trouble du sommeil.

• Négliger un symptôme évocateur de syndrome d’apnées du sommeil (ronflements sonores, somnolence diurne, céphalées au réveil, excès de poids).

• Associer plusieurs benzodiazépines, hypnotiques ou anxiolytiques.

• Reconduire une prescription sans réévaluer la situation du patient.

• Arrêter brutalement un traitement par benzodiazépine ou molécule apparentée.

Source : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2020720/fr/place-des-benzodiazepines-dans-linsomnie

 

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #benzodiazapines, #insomnie, #sommeil

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article