FIBROMYALGIE ET TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES – TMS

Publié le 11 Septembre 2017

 

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Définition : 

     L’expression “Troubles Musculo-Squelettiques” est un terme générique (un fourre-tout !) utilisé pour désigner un ensemble de pathologies mécaniques affectant principalement les muscles, tendons (tendinites) et les nerfs (certains syndromes canalaires comme le syndrome du canal carpien).

Comme toutes les pathologies mécaniques, ils sont favorisés par les micro-traumatismes (professionnels) et par le dérèglement postural : voir Pathologies du pied.

      L’American College of Rheumatology a défini le syndrome fibromyalgique comme “un syndrome douloureux chronique caractérisé par des douleurs diffuses musculo-squelettiques et la perception douloureuse de la palpation d’au moins 11 parmi 18 sites spécifiques du corps.” (Wolfe et al 1990)

 

Fibromyalgie - douleurs

Fibromylagie

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A ces douleurs chroniques s’associent : (Soriot-Thomas et al 2012)
- une raideur matinale
– des troubles du sommeil (entrecoupé de microréveils)
– une fatigue g
énérale et musculaire.

Avec parfois, de manière variable selon les personnes et dans le temps : 
- des céphalées
- une colopathie (Troubles Fonctionnels Intestinaux)
- des paresthésies (fourmillements, sensations désagréables)
- des troubles anxio-dépressifs 
- un syndrome sec
- un syndrome de Raynaud
- des troubles cognitifs (Canovas 2009)
- un SADAM 
- des impatiences, crampes musculaires, etc.

La douleur est permanente et peut être aggravée par l’effort, le froid, l’humidité, les émotions et la fatigue.

Ces différents symptômes peuvent avoir un retentissement important sur la vie sociale et professionnelle. (HAS 2010).

La fibromyalgie concerne 2% de la population mondiale, et les fibromyalgiques sont à 80% des femmes. (Blotman 2003)

Causes – mécanismes :

     L’OMS a reconnu la fibromyalgie en 1992 et l’a classé dans les “rhumatismes non spécifiés” (Soriot-Thomas et al 2012).

   Cette définition floue s’explique par le fait que, comme pour la plupart des douleurs chroniques (voir Lombalgie), le raisonnement antomo-clinique (c’est à dire essayer de rattacher un symptôme à une lésion anatomique caractéristique d’une maladie bien définie) n’est pas pertinent pour comprendre la fibromyalgie, d’autant plus que les examens complémentaires sont normaux.

Les patients souffrant de fibromyalgie subissent donc en moyenne 4 ans d’errance médicale avant que le diagnostic soit posé (Soriot-Thomas et al 2012).

     Pour comprendre la fibromyalgie, il faut adopter un raisonnement systémique (c’est à dire raisonner en termes de système global, comme en posturologie – voir Comment ça marche?).

L’explication qui est actuellement la mieux documentée est neurophysiologique : les fibromylagiques souffrent d’une hypervigilance, avec de nombreux microréveils qui perturbent la phase de relâchement des muscles (Moldofsky 1995, 1996, Dauvilliers et al 2001). 

Pour simplifier, on peut dire que ces patients ne relâchent jamais complètement leurs muscles, ils sont toujours trop tendus. 

On pense donc que cela explique les douleurs musculaires et la fatigue. Il en résulte aussi certains dérèglements hormonaux, avec une difficulté d’adaptation au stress (Soriot-Thomas et al 2012).

     De plus les patients fibromyalgiques ont un dysfonctionnement des mécanismes de contrôle de la douleur (Gracely et al 2002, Houvenagel 2003, Cook et al 2004, Julien et al 2005, Goffaux et al 2007, Roussel 2011, Calvino 2012), comme chez la plupart des patients atteints de douleurs chroniques (Yunus et al 2007).

En clair ils sont à la fois hyper réactifs aux moindres stimulations (“hyper excitabilité centrale”), car, d’une part leur système nerveux fonctionne comme une alarme mal réglée qui se déclencherait trop facilement (“allodynie”), et, d’autre part, les centres d’inhibition de la douleur fonctionnent a minima chez ces patients.

     Actuellement on considère que les troubles anxieux et dépressifs sont davantage une conséquence de la fibromyalgie qu’une cause, comme c’est souvent le cas dans les douleurs chroniques. (Bennett 1996)

     En revanche, cette hyper sensibilité peut être secondaire à des traumatismes (en particulier les coups du lapin – Busikla et al 1997) et microtraumatismes (Houvenagel 2003) aboutissant au dérèglement postural. 

Le Syndrome de Déficience Posturale(SDP – Da Cunha 1979) présente en effet des similitudes troublantes avec la fibromyalgie (Wolfe et al 1990) à laquelle il est fréquemment associé (Soriot-Thomas et al 2012).

Dernièrement, de plus en plus d’auteurs attirent l’attention sur le lien existant entre troubles posturaux et fibromyalgie (Jais 1995, Lapossy 1995, Joos et Van Celst 2002, McCabe et al 2007, Alves Da Silva 2008, Ferrari 2012).

Fibromyalgie - relaxation

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Traitements :

     Soriot-Thomas (et al 2012), algologue au Centre d’Évaluation de la douleur du CHU d’Amiens, recommande d’associer plusieurs thérapeutiques pour atténuer les symptômes de la fibromyalgie : en plus des traitements médicamenteux, les thérapeutiques non médicamenteuses ont un rôle majeur, avec notamment une prise en charge posturale pluridisciplinaire (Alves Da Silva 2008 – voir Bilan postural et Traitements posturaux), ostéopathie (douce), activités physiques / réadaptation à l’effort, relaxation, Tai Chi (Wang 2010), et soutien psychologique (Carville et al 2008).

En raison de l’hyper réactivité des patients fibromyalgiques,
les stimulations utilisées en posturologie seront particulièrement fines.

Source : http://www.posturologie-essonne.fr/pathologies/fibromyalgie-et-troubles-musculo-squelettiques-tms/

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #SADAM, #Troubles musculo-squelettiques, #TMS

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