Publié le 30 Avril 2010

22644_304475192263_666997263_3180756_4872434_nDes chercheurs ont étudié le lien entre activité physique et diminution de plusieurs symptômes chez les personnes souffrant de fibromyalgie : 30 minutes d'exercice physique modéré par jour diminuent la douleur, la fatigue, l'indice de masse corporelle, et la dépression. L'endurance, quant à elle, augmente.

Les participants de cette étude randomisée incluant 80 personnes sont publiés dans Arthritis Research & Therapy de mars 2010. Ils étaient répartis en deux groupes, dont un seul suivait un programme d'exercice physique modéré, cinq à sept jours par semaine. La prescription était de 15 minutes par jour la première semaine, avec 5 minutes de plus chaque jour.

 

Il s'agissait de tâches quotidiennes : jardinage (par exemple tondre le gazon, planter des fleurs, arracher les mauvaises herbes); ménage (par exemple, le nettoyage d'un placard, passer l'aspirateur, faire la lessive), et activités sportives (par exemple, le cyclisme, la natation)...

 

Le groupe qui suivait ce programme, au bout de 12 semaines, avait augmenté le nombre de pas marchés en une journée de 54%. Les participants portaient sur eux un podomètre qui comptaient leurs pas à chaque fois qu'ils marchaient. De plus, d'après leurs réponses à des questionnaires standardisés, on a pu mesurer que leur endurance avait augmenté de près de 20% et leur perception de la douleur avait diminué de 35%.

Conseil www.guerir.fr : Bougez ! un bon repère pour savoir si vous êtes en train de bouger suffisamment, c'est d'observer votre respiration. Dès que vous êtes en train de faire une activité physique, vous respirez plus fort. Mais pour qu'elle reste modérée, comme dans cette étude, il ne faut jamais que vous soyez essoufflé au point de ne plus pouvoir tenir une conversation.

 

Article collecté le 30 avril 2010 sur le site :

http://unelouvecombat.com

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 29 Avril 2010

La réforme de l'Allocation adultes handicapés (AAH) entrera en vigueur au 1er janvier 2011 et non au 1er juin 2010 comme initialement envisagé, une date que plusieurs associations de défense des personnes handicapées jugeaient trop proche.

La réforme, qui prévoit notamment de faciliter le cumul de l’AAH avec un salaire pour favoriser l’emploi des personnes handicapées, a recueilli, hier (mardi, ndlr), l’avis favorable du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), qui a souhaité que la mise en oeuvre du dispositif puisse être préparée en concertation avec les associations et la Cnaf (Caisse nationale d’allocations familiales), ont indiqué dans un communiqué le ministère du Travail et le secrétariat d’Etat à la Famille et la Solidarité.

Sa mise en oeuvre sera effective dès le 1er janvier 2011, ont-ils poursuivi.

Le projet de décret obtenu mi-avril par l’AFP prévoyait une mise en oeuvre au 1er juin mais trois associations de défense des personnes handicapées, dont la Fnath et l’Association des paralysés de France (APF), avaient jugé ce délai trop court pour que les personnes handicapées soient informées à temps des nouvelles dispositions.

Un dispositif pour compenser les pertes

Les associations avaient également déploré que, de l’aveu même du ministère du Travail, 40.000 allocataires allaient perdre 30 euros en moyenne avec la réforme.

Le ministère a mis au point un dispositif avec la Cnaf pour compenser les pertes et faire en sorte qu’il n’y ait pas de perdants, a indiqué mercredi à l’AFP le secrétariat d’Etat à la Solidarité.

L’AAH est touchée par près de 900.000 personnes et se monte à près de 700 euros maximum par mois. Une augmentation progressive de 25% à l’horizon 2012 a démarré en 2008.

http://unelouvecombat.com


Article collecté le 29 avril 2010 sur le site :

http://unelouvecombat.com

 

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 28 Avril 2010

Sophrologie ou comment gérer son bien-êtreSynthèse des techniques orientales de méditation, de yoga et de relaxation occidentale, la sophrologie est une pratique visant à résoudre des problèmes d'ordre émotionnel, psychologique qui se manifestent souvent par des tensions corporelles et psychiques importantes.



La sophrologie est conseillée à toute personne qui, face aux incidents ou accidents de la vie, ne sait plus s'adapter, dépassée qu'elle est par son stress.

Le stress est une réaction de l'organisme face à une situation. Un peu, c'est bien, trop, c'est le début des ennuis avec une influence négative sur la santé. Apprendre à gérer ses tensions, son anxiété, est indispensable dans une société qui en génère à chaque seconde ! Avec un entraînement régulier aux techniques simples de la sophrologie, nous apprenons à comprendre le mécanisme et l'appréhender pour finalement le gérer et le transformer en énergie positive. Dès lors, il est possible en peu de temps, avec l'aide de simples exercices permettant de lâcher de la pression, de se détendre dans toutes les situations, de se reprendre en mains et de retrouver une vie plus harmonieuse. Un entraînement régulier permet d'aborder les choses différemment, de s'adapter aux multiples environnements, lors d'un sommeil défectueux, 75 % des Français ont des nuits agitées, ou encore pour apaiser l'angoisse de l'examen.


Patricia Riveccio
26/04/2010
Côté santé

 

Article collecé le 28 avril 2010 sur le site :

http://e-santé.fr

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 27 Avril 2010

transparenttransparent

Méthode du Dr Seignalet

En résumé, la classification du Dr Seignalet différencie 3 mécanismes physiopathologiques, certaines maladies complexes pouvant cumuler plusieurs de ces processus.

1) Maladies auto-immunes

2) Maladies d'encrassage

3) Maladies d'élimination.

La fibromyalgie est selon le Dr Seignalet une Maladie d'encrassage

Les molécules non peptidiques comprennent entre autres les ADN bactériens, les lipopolysaccharides bactériens, les produits de la réaction de Maillard, les isomères de protéines, les glucides et les lipides. Ces substances sont peu ou pas reconnues par les lymphocytes et ne déclenchent donc aucune réponse immunitaire. Mais elles peuvent bloquer les récepteurs membranaires et s'accumuler dans le cytoplasme et le noyau des cellules.

L'aboutissant est la pathologie d'encrassage

* Diabète sucré de la maturité (encrassage du pancréas endocrine, des muscles et du tissu adipeux)...
* Fibromyalgie primitive (encrassage des muscles, des tendons et du cerveau)...

* Arthrose (encrassage des cellules du cartilage) ...

* Certains cancers (encrassage provoquant des altérations génétiques transformant une cellule normale en cellule maligne) etc.

Les molécules non peptidiques comprennent entre autres les ADN bactériens, les lipopolysaccharides bactériens, les produits de la réaction de Maillard, les isomères de protéines, les glucides et les lipides. Ces substances sont peu ou pas reconnues par les lymphocytes et ne déclenchent donc aucune réponse immunitaire. Mais elles peuvent bloquer les récepteurs membranaires et s'accumuler dans le cytoplasme et le noyau des cellules.

L'aboutissant est la pathologie d'encrassage

Technique du Dr Seignalet

Les principes de ce régime sont les suivants

1) Exclusion des laits animaux (vache, chèvre, brebis) et de leurs dérivés : beurre, fromage, crème, yaourt, glace.

2) Exclusion des céréales mutées (blé, maïs, seigle, orge, avoine) et consommation des céréales non mutées (riz, sarrasin, sésame).

3) Exclusion des produits trop cuits et consommation exclusive d'aliments crus ou cuits à une température inférieure à 110°C.

4) Exclusion des huiles extraites à chaud et/ou cuites au profit des huiles vierges consommées crues.

5) Préférence pour les produits de l'agriculture et de l'élevage biologiques.

6) Supplémentation en vitamines et en minéraux à doses physiologiques et en proportions harmonieuses.


Article collecté le 27 avril 2010 sur le site :

http://unelouvecombat.com

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 26 Avril 2010

(Docteur P. SICHERE) Définition Quel intérêt à faire ce diagnostic? Avantages et inconvénients Notre conception Traitement Pour les adhérents: Conception réactualisée en 2008 Conseils pratiques Aphorismes autour de la fibromyalgie Fibromyalgie ou Syndrome Polyalgique Idiopathique Diffus (SPID): C'est une affection associant des douleurs musculaires diffuses, des points douloureux précis sur les insertions tendineuses, une fatigue chronique et des troubles du sommeil. C'est la principale cause de "mal partout". La réalité d'une maladie de l'organisme déclenchant ces troubles est discutée. Certains considèrent qu'il s'agit d'une maladie de société. *Les arguments des partisans de la "fibromyalgie-maladie": - la fibromyalgie est décrite dans de nombreux pays avec la même fréquence, - les symptômes sont très stables au fil des années, les causes psychologiques comme la dépression étant éminemment variables, - les échelles d'évaluation psychiatriques ne retrouvent pas de profil particulier dans la fibromyalgie, - des études ont montré des anomalies au niveau des neurotransmetteurs (molécules intervenant dans la transmission de l'influx nerveux) chez les fibromyalgiques, - il y a de nombreux travaux scientifiques traitant de la fibromyalgie. *Les arguments des partisans de la non-maladie: - si de nombreux pays sont touchés par la fibromyalgie, il s'agit des pays occidentaux: la fibromyalgie est anecdotique dans le tiers-monde. Au moins ce n'est pas un nouveau méchant virus tropical qui est responsable! - même au sein des pays occidentaux, c'est une maladie urbaine. Elle se voit très peu en milieu rural, - on n'en trouve aucune trace dans l'histoire de la médecine: une description datant de moins de vingt ans pour une maladie qui touche 2% de la population? - il y a une très forte prédominance féminine, sans aucune liaison démontrée avec une anomalie chromosomique, - les échelles d'évaluation psychologiques n'arrivent pas à "classer" les fibromyalgiques. Or les médecins constatent au quotidien qu'il existe bien un profil particulier des personnes touchées. Les échelles en question sont-elles bien adaptées? Elles le sont surtout pour dépister la dépression, très inconstante dans la fibromyalgie et plutôt conséquence que cause des douleurs, - de nombreux travaux scientifiques depuis 20 ans ont échoué en fait à montrer des troubles objectifs: on a biopsié des muscles, fait de nombreuses analyses sur tous les organes, scanné les cerveaux, fait des recherches génétiques... tout cela en vain. Il existe effectivement des anomalies discrètes de certains neurotransmetteurs, mais ne sont-elles pas la conséquence des troubles plutôt que leur cause? Il s'agit comme vous le constatez d'un débat passionné, et vous rencontrerez sur le Web des prises de position tranchées. On trouve parmi les hérauts de la fibromyalgie-maladie, non seulement les personnes atteintes de cette affection qui refusent toutes griffes dehors d'y voir la moindre connotation psychologique, mais aussi des médecins hospitalo-universitaires qui n'ont malheureusement pas le temps de bien connaître leurs patients et qui les apprécient à travers des échelles de personnalité. On trouve parmi les sceptiques les médecins "psychiatrisants" radicaux, qui renâclent devant la lourdeur de la prise en charge des fibromyalgiques et leur conseillent de s'adresser au psychiatre, et des médecins plus nuancés dont nous sommes, qui voient des avantages et des inconvénients à la reconnaissance de la fibromyalgie en tant que maladie: *Les avantages à faire un diagnostic de fibromyalgie: - les personnes concernées sont souvent découragées par le manque de reconnaissance de leurs troubles, qui sont bien réels: elles s'en plaignent et consultent pour cela. Les médecins traitants sont habitués à cet "arrière-plan douloureux" permanent et n'y font plus guère attention. A vrai dire, ceux qui essayent de prendre en charge ces symptômes de manière classique sont mis rapidement en situation d'échec: aucun calmant n'est efficace, aucun anti-inflammatoire ne dérouille. Le diagnostic de fibromyalgie permet cette reconnaissance: vous avez un réel problème, le médecin en prend acte, même s'il n'y peut pas grand-chose. - la base de la fibromyalgie est le syndrome douloureux permanent, mais il majore aussi toutes les autres douleurs: les fibromyalgiques ont en effet le "droit" de faire comme tout le monde une tendinite de surmenage, une gastro-entérite, une migraine. La fibromyalgie en multiplie la douleur ressentie. Le médecin peut alors commettre une bévue, trompé par l'intensité des symptômes: votre tendinite semble très inflammatoire, la gastro-entérite va ressembler à une péritonite, votre migraine fait imaginer une tumeur cérébrale, votre sciatique est intolérable... Votre tendon va immédiatement bénéficier d'une infiltration ou d'anti-inflammatoires à dose maximale, vous allez être opéré de l'abdomen, on vous envoie faire un scanner cérébral en urgence, le neurochirurgien vous enlève immédiatement cette hernie discale. Les principales complications de la fibromyalgie sont ainsi les maladies iatrogènes, c'est-à-dire les ennuis consécutifs aux examens et traitements médicaux. Un comble! La reconnaissance de la fibromyalgie permet à votre médecin de garder la tête froide. Heureusement la plupart n'ont pas attendu ces consignes. Ils vous connaissent assez bien pour vous conseiller sur l'intérêt et la justification de tel traitement ou examen. Leur rôle est difficile car la médecine se complexifie, les doutes sur leur compétence se font plus fréquents, leur discours rassurant est parfois reçu comme une négation des problèmes. Il est pourtant essentiel que vous soyez suivi par des professionnels qui vous connaissent bien, la plupart des excès étant commis par ceux qui vous voient pour la première fois. Après quelques années dans les "circuits" médicaux, la majorité des fibromyalgiques acquière spontanément une grande prudence, mais souvent après quelques expériences désagréables et parfois au prix de séquelles définitives. - enfin le cadre de la fibromyalgie a l'avantage de permettre des études scientifiques sur cette affection. Même si l'on a échoué pour l'instant à en expliquer la cause physique, il est intéressant de comprendre les mécanismes et de comparer les solutions sur des personnes présentant les mêmes troubles. Il faut les codifier. *Les inconvénients du diagnostic de fibromyalgie: - certains médecins s'en servent désormais comme d'un paravent: il évite de prendre en charge les troubles psychologiques et d'hygiène de vie qui l'accompagnent. C'est beaucoup plus simple d'en faire une maladie comme les autres avec un traitement-pilule, en l'occurence un anti-dépresseur. - ce diagnostic n'améliore pas forcément les relations avec l'entourage. Celui-ci se répartit en 2 tendances: 1) Ceux à qui vos problèmes ont toujours cassé les pieds. Nous vous déconseillons l'attitude "tu vois, j'avais bien quelque chose" qui cristallise plutôt le conflit, au profit de "les médecins comprennent enfin mes problèmes" qui ouvre une porte de sortie et qui vous permet d'exposer vos plaintes au cabinet médical plutôt que chez vous. 2) Ceux qui sont convaincus que vous avez une sévère maladie chronique. La reconnaissance officielle ne peut qu'aggraver la surprotection dont ils vous entourent. Tous les porteurs de maladies graves et prolongées connaissent ce problème. Il n'est pas bon que les attentions dont vous bénéficiez soient fondées sur la maladie. C'est bien agréable, mais vous ne pourrez jamais aller mieux... C'est à vous de trouver d'autres raisons que votre entourage s'intéresse à vous. Nous n'avons pas de solution miracle. Les médecins ne sont pas les seuls à pouvoir vous aider. Beaucoup d'autres personnes peuvent vous aider à faire de votre vie un véritable projet. A notre avis, la fibromyalgie est en augmentation parce que les médecins peuvent de moins en moins faire face aux besoins en temps de ces problèmes (voir le médecin et vous) et parce que le mode de vie moderne est de plus en plus égoïste, particulièrement en milieu urbain**. - le diagnostic de fibromyalgie est délicat: le danger de sa popularité est qu'elle va favoriser les retards de dépistage des autres maladies qui se révèlent par des douleurs généralisées. Nous ne voulons pas vous inquiéter: penser, à tort, que l'on a quelque chose de grave est l'erreur la plus courante quand on a une fibromyalgie, et cela génère, comme nous l'avons vu, beaucoup d'examens inutiles. La situation est très différente selon l'ancienneté de vos douleurs: si vous étiez en parfaite santé il y a quelques semaines ou mois, il faut insister sur les bilans et les avis spécialisés. Si vos douleurs existent depuis des années, il n'y a guère de chances qu'une maladie sous-jacente n'aie pas produit d'autres symptômes. *Enfin, la reconnaissance de la fibromyalgie par la médecine hospitalo-universitaire a stimulé la recherche sur cette affection. Malheureusement les ambiguités qui l'entourent font douter de la pertinence des études conduites. Des budgets considérables ont été utilisés en pure perte aux Etats-Unis pour trouver un désordre métabolique responsable. En France, le financement de la recherche est réduit mais toujours axé dans la même direction. Il y a surtout un gros gaspillage d'examens et de traitements inadaptés. Il serait judicieux d'utiliser ce financement pour mettre en place des filières de soins pour la fibromyalgie. Les avis tranchés empêchent l'aboutissement d'un consensus sur sa prise en charge. C'est sans doute la maladie pour laquelle il y a actuellement la plus belle (vaine) dispersion d'énergie. Voir aussi médecine et recherche. Notre conception de la fibromyalgie*: La fibromyalgie est une affection chronique qui se met lentement en place au fil des années. Les douleurs ne se déclarent pas du jour au lendemain. Souvent dès l'adolescence vous avez eu des douleurs inhabituelles, persistantes, pour lesquelles les médecins ont eu du mal à émettre un diagnostic, qu'ils n'ont eu guère de succès à traiter. On a pu vous déconseiller les activités physiques et faire une dispense de sport à l'école, qui n'a en rien amélioré vos douleurs. La gêne est variable au fil des années mais toujours sous-jacente. Cela finit par devenir un véritable handicap. Il existe des éléments favorisants qui font basculer de la simple gêne vers la maladie douloureuse chronique: changement de situation professionnelle (de poste de travail ou de collègues), changements familiaux (naissance, décès, maladie chronique chez un proche, rapports familiaux difficiles), changements physiques (prise de poids, arrêt du sport, séquelles d'une autre maladie ou d'un traumatisme). Ces facteurs sont variés, souvent associés, et leur responsabilité demande une enquête personnelle approfondie. Leur durée est plus importante que leur gravité. Il est facile d'incriminer un traumatisme personnel, mais dans la fibromyalgie c'est souvent l'épine irritative installée depuis des années dans la vie quotidienne qui est la plus importante. Le tempérament a un rôle essentiel: vous êtes du type "nerveux", affiché ou caché. Les gens très décontractés, "qui se laissent vivre", ne font jamais de fibromyalgie. Les hommes sont rarement touchés. L'égalité des sexes est encore une utopie dans les pays occidentaux. Le travail des femmes et la division par deux des tâches domestiques est loin d'être une évidence dans tous les couples! Il faut des générations pour modifier une culture en profondeur et nous sommes toujours en plein combat pour l'émancipation. Dans les cultures où la place de la femme est bien codifiée et acceptée, il n'y a pas de fibromyalgiques. Vous êtes donc "nerveuse". Ce n'est pas un terme médical, mais la médecine n'a pas de terme équivalent pour décrire cet état. Elle a essayé: il y a eu la vogue de la spasmophilie, de la tétanie, de la neurotonie. Le terme le plus proche est "anxiété". Ce n'est pas dépression. On peut être anxieuse sans être dépressive. La dépression peut survenir dans la fibromyalgie, mais c'est une conséquence des douleurs, pas leur cause. Le tempérament nerveux a des avantages: dynamique voire hyperactive, vous n'ennuierez jamais votre entourage par votre passivité! Les fibromyalgiques sont les plus motivés pour s'en sortir: même quand les médecins ne savent plus quoi faire de vous depuis des années, vous leur réclamez toujours une solution! Il y a des inconvénients à être nerveux: vous réagissez aux évènements de la vie quotidienne par des tensions musculaires permanentes. Ce n'est pas sans conséquence. Au fil des mois et des années, ces tractions continues sur les muscles et leurs attaches tendineuses finissent par perturber votre sensibilité: les tendons sont très riches en terminaisons nerveuses qui envoient en permanence à votre moelle épinière et à votre cerveau des informations: tonus des différents groupes musculaires, position des articulations. Ces informations génèrent automatiquement une réponse motrice adaptée: la contraction des muscles est ainsi en permanence corrigée pour que votre station debout reste une station debout, que votre tête reste droite sans que vous pensiez consciemment à la relever. Ces automatismes se mettent en place dans la petite enfance. En cas de fibromyalgie, ils sont perturbés: le signal de tension tendineuse excessive devient signal douloureux. Cela explique les points douloureux multiples au voisinage des articulations qui peuvent en imposer pour un rhumatisme. Mais il y a d'autres conséquences: les dysfonctionnements vertébraux sont fréquents, les fameux "blocages" de vertèbres. Ils expliquent la grande diffusion des douleurs à l'ensemble du corps. Ce ne sont pas des douleurs musculaires. Le muscle a été étudié en long et en large et ne présente aucune anomalie dans la fibromyalgie. Il s'agit de névralgies d'origine vertébrale qui peuvent toucher n'importe quel territoire sensitif cutané voire peut-être viscéral. Ce ne sont pas des douleurs imaginaires. Il y a bien un dysfonctionnement vertébral mais pas de lésion, donc pas de cible pour un anti-inflammatoire ou un antalgique. Vous vous servez mal de votre squelette, à cause de tensions permanentes qui rendent le mouvement articulaire, souvent rapide chez vous, heurté et agressif pour les enveloppes très sensibles de ces articulations. Le traitement doit éviter plusieurs écueils et ne peut démarrer que si vous avez pris un certain recul sur vos problèmes. Il est impossible si vous êtes encore persuadé qu'on s'est trompé sur votre maladie et qu'il y a "bien quelque chose", que les médecins n'ont pas vu. A l'inverse, il faut sortir du discours "psychisant" extrême tenu par certains. La fibromyalgie comporte un volet psychologique, votre personnalité et tout ce qui vous a "construit" ainsi, et un volet physique, les dysfonctionnements de votre appareil locomoteur. Sa prise en charge est un travail d'équipe, mais pas forcément de centre, plutôt de réseau: la confiance et les bons rapports personnels avec vos thérapeutes sont essentiels. La fibromyalgie n'est pas une maladie mais un cadre pour prendre en charge des problèmes avant tout individuels. La psychothérapie a son rôle: vous aider à comprendre comment vous fonctionnez. On n'est pas nerveux et hypersensible par hasard. Sans relier directement la fibromyalgie aux traumatismes affectifs de l'enfance, la meilleure connaissance de pourquoi vous réagissez vivement aux agressions de votre environnement est très utile. Conseiller un type particulier de psychothérapie sort de notre domaine de compétence, mais ne vous découragez pas si vos premiers contacts sont difficiles. La psychanalyse convient mieux aux personnes qui s'intéressent spontanément à la psychologie et vont parfois trouver dans ce domaine une nouvelle orientation à leur vie. D'autres ont besoin d'être guidés de façon plus interventionniste, mais doivent décider eux-mêmes de l'assise à donner à leur vie, reconnaître leurs valeurs morales et bâtir un projet personnel. Les traitements physiques sont importants. On conseille généralement les techniques orientées vers la détente musculaire: yoga, relaxation, gymnastiques orientales. Dans notre expérience, beaucoup de fibromyalgiques ont du mal à s'y intéresser: trop passives, ces techniques donnent l'impression de perdre leur temps aux hyperactifs. L'autre façon de détendre ses muscles est de les épuiser! Le fibromyalgique court toute la journée, mais ne fait pas forcément des efforts physiquement éprouvants. La fatigue est due à un épuisement nerveux. Si vous avez le courage de ressortir pour faire un peu de sport de loisir, vous vous apercevrez que vous avez encore des réserves physiques insoupçonnées. Vous pouvez envisager des activités soutenues: sports de raquettes, de ballons, d'endurance. Les activités de groupe et une ambiance charitable pour les débutants sont les éléments de la réussite. Le fibromyalgique a 2 écueils à franchir quand il n'est pas habitué aux activités sportives. Le premier et principal handicap est psychologique: Comment, avec toutes mes douleurs, pourrais-je faire la même chose que les autres? Si vous avez bien compris ce qu'est la fibromyalgie, vous pouvez répondre vous-même: il n'y a pas de lésion susceptible d'être aggravée si vous ignorez ces douleurs. Le second handicap est que vos douleurs sont réellement augmentées: vous expérimentez les difficultés de toute personne redémarrant une activité sportive, l'apprentissage du second souffle, mais ces douleurs initiales sont multipliées comme les autres par votre fibromyalgie. N'hésitez pas à vous "doper" avec des calmants avant et après l'effort pour passer le cap. Ils auront une meilleure efficacité ici que sur vos douleurs de fond. Parmi les autres traitements physiques, les plus intéressants sont les manipulations vertébrales. Le fibromyalgique a généralement l'impression de perdre son temps avec les physiothérapies et n'apprécie guère le massage des zones hypersensibles. Les traitements médicamenteux sont d'une efficacité modeste et non dénués d'effets secondaires. Ils sont un appoint. Les anti-inflammatoires sont à réserver aux crises. Vous saurez rapidement s'il existe une inflammation sur laquelle ils puissent agir: inutile de poursuivre un traitement inefficace au bout de quelques jours. Les antalgiques manquent également de lésion-cible. Ne les prenez que s'ils sont vraiment utiles. Les relaxants musculaires sont plus utilisés, sans doute davantage efficaces par leur effet anxyolytique et donc à conseiller seulement aux plus anxieux, car ils ont aussi un effet sédatif et "ralentisseur" intellectuel. Prenez-les à la demande, évitez les traitements permanents, ne les utilisez pas comme somnifères car votre sommeil deviendra rapidement dépendant de cette pilule. Les favoris dans la fibromyalgie sont les anti-dépresseurs, de la catégorie imipraminiques. Dans notre expérience, ils n'améliorent que les fibromyalgiques en phase dépressive. Ils ne sont pas un traitement de fond. Leurs effets secondaires (vertiges, bouche sèche, impression de ne plus être soi-même) risquent de vous décourager rapidement. Sachez tout de même qu'il faut minimum 2 à 3 semaines de traitement pour juger de leur bénéfice. En conclusion: Maladie la plus lacanienne dans sa formulation: le "mal-a-dit"... fibromyalgie. C'est beaucoup de choses à dire. Saurez-vous vous exprimer au-delà de la douleur?

 

Article collecté le 26 avril 2010 sur le siute :

http://www.rhumatopratique.com

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 24 Avril 2010

Organisé par l’Association des Fibromyalgiques Sud-Aquitaine en partenariat avec la ville de Dax
Fibromyalgie en 2010 : comprendre, informer, prescrire et vivre avec La fibromyalgie touche plus de 2 500 000 personnes en France soit 3,4% des femmes et 0,5% des hommes entre 30 et 60 ans. Restée longtemps méconnue, cette pathologie particulièrement douloureuse est plus que jamais d’actualité !

Face à la complexité de cette physiopathologie, les associations de patients font un travail remarquable de mobilisation pour faire reconnaître et avancer la prise en charge.De leur côté, les professionnels de santé s’accordent à reconnaître l’intérêt d’une nouvelle approche pluridisciplinaire.

A l’occasion de ce prochain congrès national de fibromyalgie, nous avons souhaité aller plus loin en proposant de:

  • faire un état des lieux précis de ce que l’on sait aujourd’hui,
  • identifier les grands défis à venir et se fixer des priorités,
  • comprendre la vie avec la maladie sur les plans médical et social pour mieux accompagner,
  • évaluer l’efficacité et les bénéfices du thermalisme dans une prise en charge multidisciplinaire des malades,
  • mettre en place une démarche de reconditionnement à l’effort,
  • faire le point sur la pharmacopée.

Un programme complet pour une prise en charge complexe ! Mais dont l’objectif est de nous apporter des réponses qui permettent de progresser dans nos pratiques et améliorer la qualité de vie des malades.

Nous avons choisi la ville de Dax, première destination thermale de France, pour nous accueillir afin de valoriser les nouvelles pistes thermales de prise en charge reconnues et recommandées par la Ligue

Européenne de la Lutte contre le rhumatisme (EULAR) et mises en pratique dans la station.

Nous comptons sur vous le 17 avril 2010 !

Le comité scientifique
Sous la présidence des docteurs Philippe Ducamp et Patrick Sichère


Article collecté le 24 avril 2010 sur le site :

http://fibromyalgie2010.comm-sante.com/

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 24 Avril 2010

organisés par l’association "Prévention & Formation"

Une démarche de soins multi disciplinaire innovante pour une maladie :
la FIBROMYALGIE, particulièrement invalidante mais avec peu d’efficacité des traitements actuels.
La Fibromyalgie se caractérise principalement par douleurs et fatigabilité musculaires associées entre autres symptômes à fatigue générale et troubles du sommeil. Elle serait due à un trouble de la modulation de la douleur.

Cette maladie (répertoriée OMS:M790) représente 1,6% de la population française, 5% des consultations en médecine générale, 10% des consultations en rhumatologie et entraîne un coût de soins très important (USA 11000 $ / malade / an ; témoin : 3500 $) mais une prise en charge difficile. En effet, seule une prise en charge globale et multidisciplinaire peut entrainer une amélioration notable.

Certains de ces malades sont parfois traités en centre de rééducation fonctionnelle, car le reconditionnement à l’effort est avec la balnéothérapie et les thérapies cognitives comportementales (TCC), une des composantes capitales de leur prise en charge. Mais dès le retour au domicile du patient après une période d'hospitalisation, on constate une perte de bénéfice due au changement brutal de ses conditions de vie.

Balaruc FibromyalgieEn nous référant aux préconisations de l’EULAR (European Liague Against Rheumatism), nous avons donc organisé une prise en charge globale de ces patients pendant leur cure thermale, c'est-à-dire en profitant : non seulement de la disponibilité du patient pendant 3 semaines mais aussi de l’infrastructure d’une station thermale.
La perte de bénéfice évoquée précédemment peut être amoindrie par cette prise en charge idéalement réalisée en station thermale qui permet au patient de conserver une certaine autonomie.

Notre programme élaboré en partenariat avec des associations de malades est parrainé par des professeurs de la Faculté de Médecine de Montpellier ainsi que par la ville et les établissements thermaux de Balaruc les Bains.

Chaque patient bénéficiera en plus de ses soins thermaux de séances de reconditionnement à l’effort, de groupes de parole, d’ateliers d'éducation thérapeutique, de séances de relaxation, de yoga, d’ergothérapie ainsi que d’ une évaluation de son état en début et fin de séjour (3 semaines) puis à 3 mois, 6 mois et 9 mois.

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 23 Avril 2010

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je vais m'absenter pour une semaine pendant laquelle je serais en vacances dans ma famille.

Bien sûr, j'essaierai de faire vivre notre blog mais je ne suis pas sûre de pouvoir le faire aussi facilemnt que d'habitude.

Je vous demande par conséquent toute votre indulgence.

Merci par avance et à très bientôt !

 

Evy

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Mots de la blogueuse

Repost 0

Publié le 23 Avril 2010

Nouvelles implications de la DHEA : la fibromyalgieLa DHEA est-elle en passe de devenir un médicament universel ? Plus les chercheurs l'étudient, plus ils s'aperçoivent qu'elle joue de multiples rôles dans de nombreuses pathologies. Selon une enquête belge, cette hormone interviendrait dans la fibromyalgie, un syndrome douloureux touchant surtout les femmes.


La fibromyalgie correspond à un syndrome douloureux diffus d'évolution prolongée mais jamais invalidante. Touchant principalement les femmes, son origine reste inconnue, même si on suspecte régulièrement un dysfonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

Les douleurs sont ressenties dans différentes parties du corps : occiput, cou, paroi thoracique, fesse, coude, genou. Cependant, aucune modification au niveau des articulations n'est observée. De même, les analyses radiographiques ou biologiques ne montrent aucune anomalie. Une fatigue, surtout matinale et des troubles du sommeil accompagnent généralement ces douleurs. Un syndrome dépressif peut également apparaître. Le traitement de cette affection fait actuellement appel à des anti-douleurs, des antidépresseurs tricycliques et à la physiothérapie.

Un rôle supplémentaire pour la DHEA ?

Les résultats de cette enquête belge portant sur 36 patients souffrant de fibromyalgie, dont 28 femmes et 8 hommes, montrent que la concentration de DHEA chez ces personnes est inférieure à celle de sujets témoins, mais uniquement chez les femmes fibromyalgiques.
De plus, paradoxalement, la diminution de DHEA normalement observée au cours du vieillissement, n'a pas lieu chez les patients atteints de fibromyalgie.

 

Adaptation Pierre Dewaele, journaliste médical et scientifique
27/12/2001

 

Margaux et coll., Rev. Rhum., 68 : 983, 2001.

 

Article collecté le 23 avril 2010 sur le site :

http://www.e-sante.be/implications-dhea-fibromyalgie/fibromyalgie-55-121-237.htm

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 22 Avril 2010

 

Description médicale

Le syndrome des jambes sans repos, appelé aussi impatiences dans les jambes ou impatiences nocturnes, est un trouble neurologique qui cause un besoin irrépressible de bouger les jambes. Ce besoin naît d’un inconfort dans les membres inférieurs - fourmillements, picotements, sensations de brûlures -, dont l’intensité varie beaucoup d’une personne à l’autre. Ces sensations désagréables surviennent particulièrement durant les périodes de détente ou d'inactivité. Par conséquent, il peut être très difficile de simplement se reposer, ou encore de rester assis pour assister à une réunion ou voyager en avion, par exemple.

Puisque les symptômes ont tendance à s’aggraver le soir et la nuit, l'assoupissement est plus ardu. L’insomnie chronique qui peut en résulter entraîne fatigue et somnolence durant le jour, altérant énormément la qualité de vie. Certaines personnes racontent même avoir la sensation, au réveil, d’avoir marché toute la nuit.

Ce syndrome est plutôt fréquent : de 6 % à 15 % des adultes en souffriraient. Dans environ 40 % des cas, il débute avant l’âge de 20 ans. Chez les autres, il a tendance à apparaître après 50 ans. Chez certains jeunes, on peut facilement confondre le syndrome avec l’hyperactivité.

Causes

Pour la majorité des cas, la cause reste inconnue. Sur le plan physiologique, on sait qu’il s’agit d’un trouble neurologique qui impliquerait un manque de dopamine dans le cerveau et la moelle épinière. Voici quelques causes possibles.

  • Le syndrome peut toucher plusieurs générations d'une même famille, ce qui laisse supposer une composante héréditaire. Les prédispositions héréditaires font souvent en sorte que le syndrome survient durant l’enfance ou l’adolescence.
  • Une carence en fer. Le manque de fer pourrait entraver la production de dopamine, et ce, même si la carence n’est pas suffisante pour parler d’anémie1,2.
  • Une maladie chronique : le diabète, une insuffisance rénale, la fibromyalgie ou la polyarthrite rhumatoïde pourraient contribuer au syndrome des jambes sans repos.
  • La grossesse peut faire apparaître les symptômes ou les aggraver. Dans le premier cas, ceux-ci ont tendance à disparaître dans les deux semaines suivant l’accouchement.
  • Une carence en acide folique (vitamine B9), en vitamine B12 ou en magnésium pourrait aussi contribuer au syndrome.

Évolution

Le syndrome tend à s’aggraver avec l’âge. Certaines personnes arrivent à très bien le contrôler en modifiant leurs habitudes de vie.

Mentionnons que le syndrome des jambes sans repos n’augmenterait pas le risque de maladie de Parkinson, bien qu’il s’agisse aussi d’un problème de dopamine.

Diagnostic

Pour poser un diagnostic, le médecin se base sur la description des symptômes, l’histoire médicale et les antécédents familiaux. Certains tests sanguins (taux de ferritine, déficiences en vitamines) ou musculaires sont parfois suggérés. Si nécessaire, le médecin propose de consulter un spécialiste. Celui-ci pourra, au besoin, observer au polygraphe la qualité du sommeil durant une nuit passée dans un centre d’étude du sommeil.

Symptômes

Les quatre états suivants doivent être réunis, d’après les critères de l’International Restless Legs Syndrome Study Group3.

  • Un besoin de bouger les jambes, habituellement accompagné et parfois causé par des sensations désagréables dans les jambes (des picotements, des fourmillements, des démangeaisons, de la douleur, etc.).
  • Ce besoin de bouger apparaît (ou s’aggrave) durant les périodes de repos ou d’inactivité, généralement en position assise ou couchée.
  • Les symptômes s’accentuent le soir et la nuit. Ils ont tendance à disparaître tôt le matin.
  • Un soulagement survient lorsqu’on bouge les jambes (marcher, s'étirer, plier les genoux) ou qu’on les masse.

Remarques

  • Les symptômes viennent par périodes, qui durent de quelques minutes à quelques heures.
  • Le syndrome s’accompagne souvent d’insomnie chronique, donc d’une grande fatigue durant le jour.
  • Durant la nuit, pour des raisons qu’on ignore, le syndrome s’accompagne très souvent de mouvements involontaires des jambes, aux 10 à 60 secondes. Ceux-ci rendent le sommeil léger. À ne pas confondre avec les crampes nocturnes qui, elles, sont douloureuses.
  • Les symptômes affectent généralement les deux jambes, mais il arrive qu’une seule le soit.
  • Parfois, les bras sont aussi touchés.

Personnes à risque

  • Les personnes dont un membre de la famille proche est atteint du syndrome des jambes sans repos.
  • Les femmes enceintes. De 16 % à 19 % d’entre elles en souffriraient, surtout pendant le dernier trimestre de la grossesse.
  • Les personnes atteintes d’une maladie chronique (diabète, insuffisance rénale, fibromyalgie, etc.).

Facteurs de risque

Aucun facteur de risque n’est connu.

Cependant, certains facteurs déclenchent ou aggravent les symptômes chez plusieurs personnes.

  • La caféine.
  • L’alcool.
  • La cigarette.
  • Le stress et la fatigue.
  • Certains médicaments. Ce serait le cas, par exemple, de certains antidépresseurs et de bronchodilatateurs.

Prévention

Peut-on prévenir?

Puisque la cause du syndrome des jambes sans repos est inconnue dans bien des cas, il n’existe pas de moyen reconnu de le prévenir.

Néanmoins, puisque certaines carences en nutriments essentiels (fer, acide folique, vitamine B12, magnésium) semblent contribuer au syndrome, on peut mettre toutes les chances de son côté en ayant une alimentation variée qui comble nos besoins nutritifs. En cas de doute, consulter un médecin afin de diagnostiquer toute carence. Consulter aussi la fiche Nutrition, de même que les fiches Fer, Acide folique et Vitamine B12 et Magnésium pour connaître les symptômes liés aux carences et leurs sources alimentaires.

Par ailleurs, les personnes atteintes d’une maladie comme le diabète ou l’arthrite rhumatoïde peuvent réduire leur risque en suivant activement leur traitement.

 

Mesures pour prévenir les épisodes de symptômes et leur aggravation

Il s’agit de tenter d’éliminer les facteurs qui ont tendance à déclencher et à aggraver les symptômes. Ces mesures font partie de l’approche thérapeutique habituelle du syndrome. Pour plusieurs personnes, les facteurs suivants ont un impact important.

  • Avoir une alimentation saine et variée afin de combler ses besoins en nutriments. Consulter le dossier Nutrition du Guide des thérapies.
  • Diminuer le plus possible la consommation de caféine, par exemple de café, de thé, de cola et de chocolat. Certaines personnes ont rapporté avoir réglé leur problème de cette façon. On peut tenter l’expérience durant quelques semaines et observer la différence4.
  • Diminuer la consommation d’alcool et de tabac, qui semble aussi exacerber les symptômes.
  • Apprendre à bien gérer son stress. La fatigue et le stress contribuent au syndrome chez certaines personnes. Voir la section Approches à considérer, et le dossier Le stress et l’anxiété pour un aperçu global des approches possibles.
  • Si possible, pratiquer l’exercice de manière régulière, car cela favorise le sommeil. Attention toutefois à un excès d’exercice, qui peut aggraver les symptômes.
  • Créer un environnement propice au sommeil.

 

Traitements médicaux

Certaines personnes n’osent pas consulter un médecin, croyant leurs symptômes mineurs et impossibles à soigner. Toutefois, la cause peut parfois être identifiée et traitée. Par ailleurs, il existe plusieurs moyens, médicamenteux ou pas, de soulager les symptômes et d’améliorer la qualité de vie.

Traitement de la cause

Le médecin tente d’abord d’identifier la cause et de la traiter. Par exemple, en cas d’anémie, la prise de suppléments de fer peut régler le problème. Même chose en cas de carence en acide folique ou en vitamine B12. Si un médicament est à l’origine des symptômes, le médecin en proposera un autre. Pour les personnes qui ont une insuffisance rénale chronique et qui sont sous dialyse, les symptômes peuvent disparaître à la suite d’une greffe rénale.

Malheureusement, le traitement de la cause n’est pas toujours possible. Dans ce cas, l’approche thérapeutique dépendra de l’intensité des symptômes.

Habitudes de vie

Dans le cas où les symptômes sont légers à modérés et ne perturbent pas trop la vie de tous les jours, plusieurs personnes parviennent à réduire l’intensité et la fréquence de leurs symptômes en modifiant certaines habitudes. En étant attentif aux circonstances qui entourent les moments d’absence et d’exacerbation des symptômes, elles peuvent adapter leur vie en conséquence et retrouver une certaine qualité de vie.

Médicaments

Lorsque l’insomnie nuit considérablement aux activités durant le jour (et c’est généralement le cas si deux nuits ou plus par semaine sont perturbées), les médecins peuvent prescrire divers médicaments. Aucun d’entre eux ne traite le syndrome de manière spécifique. Cependant, ils peuvent aider à mieux dormir, à diminuer la gravité des symptômes et à minimiser les mouvements involontaires des jambes durant la nuit.

  • Agents dopaminergiques. Ces médicaments, parfois appelés antiparkinsoniens, agissent soit en mimant l’action de la dopamine, comme le pramipexole (Mirapex®), le pergolide (Permax®) et le ropinirole (ReQuip®), soit en augmentant le taux de dopamine, comme le lévodopa/carbidopa (Sinemet®, Apo-Levocarb®). Il s’agit, en général, des premiers médicaments que l’on essaie. Ils sont consommés à faibles doses comparativement aux doses prescrites pour la maladie de Parkinson.
  • Sédatifs. Les sédatifs, comme les benzodiazépines (Clonazepam®, Diazepam®, Valium®, etc.), aident à mieux dormir et à soulager les symptômes durant la nuit. Ils sont souvent pris à l’heure du coucher.
  • Analgésiques narcotiques. Si les symptômes sont insupportables et s’accompagnent de douleur, on peut avoir recours à des médicaments contre la douleur de type narcotiques (opioïdes). Par exemple, la codéine (seulement sous forme générique) et l’oxycodone (OxyContin®). Ces médicaments agissent dans le cerveau et la moelle épinière et entravent la transmission des messages de douleur. Leur effet est plus puissant que celui des analgésiques non narcotiques, tels les anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui eux agissent localement.
  • Anticonvulsivants. Dans les cas où le sommeil est régulièrement perturbé par des mouvements involontaires des jambes, un anticonvulsivant peut inhiber les neurones qui provoquent ces mouvements. Par exemple, la gabapentine (Neurontin®).

Conseils pour soulager les symptômes

Lorsque les symptômes sont présents, les mesures suivantes apportent un soulagement immédiat, mais temporaire.

  • Bouger les jambes, les étirer ou plier les genoux.
  • Pratiquer des automassages.
  • Prendre un bain chaud.
  • Appliquer de la chaleur et du froid sur les muscles, en alternance.
  • Prendre un analgésique, comme un anti-inflammatoire non stéroïdien obtenu en vente libre (de l’ibuprofène comme Advil® et Motrin®, du naproxen comme Anaprox® et Naproxen®, de l’acide acétylsalicylique comme Aspirine®, etc.).
  • Garder son esprit occupé avec des activités qui demandent une attention particulière lorsqu’on doit rester assis longtemps (trajet en voiture, etc.).

 

Article collecté le 21 avril 2010 sur le site :

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=syndrome_jambes_sans_repos_pm

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0