Publié le 26 Juillet 2010

Mercredi 21 juillet 2010

La Commission européenne demande le retrait dans l'Union européenne de tous les médicaments contenant du dextropropoxyphène, confirmant ainsi l'avis défavorable de l'Agence européenne des médicaments, indique l'Afssaps, l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Le dextropropoxyphène (DXT) est un antalgique dérivé de la morphine. Quinze fois moins puissant que cette dernière, il est commercialisé en association à des antalgiques de faible puissance comme le paracétamol (Di-Antalvic ® ou Propofan ®) et est utilisé en alternative aux anti-inflammatoires et aux antalgiques plus puissants pour les douleurs d'intensité modérée à forte (antalgique de niveau II de l'OMS).

En France, le retrait de tels produits devra intervenir dans un délai maximum de 15 mois, peut-on lire dans le communiqué. Au-delà de ce délai, les produits contenant du DXT ne seront plus disponibles.

L'avis défavorable de l'Agence européenne des médicaments (EMA) fait suite au réexamen de l'ensemble des données d'efficacité et de sécurité relatives au DXT. L'EMA avait alors considéré que les bénéfices liés au seul DXT, ou la supériorité de son association avec du paracétamol sur cette molécule, ne surpassaient pas les risques de décès en cas de surdosage accidentel ou volontaire, et demandait par conséquent son retrait.

En France, l'association DXT/paracétamol est relativement peu consommée et présente, à ce titre, un danger très relatif, avait de son côté estimé l'Afssaps. En outre, le recul lié à son utilisation de longue date dans la pratique clinique rendait les autorités sanitaires françaises plutôt réservées à l'égard de cette décision. L'Afssaps estimait notamment que le mode de conditionnement et les conditions de délivrance de ces médicaments étaient différents de ceux observés dans d'autres pays européens comme la Suède ou l'Angleterre, et prévenaient, d'une certaine façon, contre le risque de surdosage.

Pour autant, la décision européenne va devoir conduire les professionnels de santé à revoir leurs pratiques concernant la prise en charge de la douleur de leurs patients. Dans l'attente du retrait, l'Afssaps leur recommande de ne plus prescrire à de nouveaux patients des médicaments contenant du DXT.

Dès l'automne 2010, de nouvelles recommandations sur la prise en charge de la douleur devraient être disponibles. Les patients, quant à eux, "sont invités à contacter leur médecin, sans urgence, par exemple dans le cadre du renouvellement de leur ordonnance, afin que leur traitement soit reconsidéré".

Amélie Pelletier

Source : "Médicaments contenant du dextropropoxyphène : Retrait progressif de l'AMM", Afssaps, 20 juillet 2010, communiqué accessible en ligne

 

Article collecté le 26 juillet 2010 sur le site :

http://news.doctissimo.fr

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Douleurs

Repost 0

Publié le 23 Juillet 2010

 

Les maladies rares : ce sont d’abord la diversité voire la gravité de situations individuelles :

 

La problématique de santé publique des maladies rares se pose d’abord en terme qualitatif :

Médicalement :

  • Des maladies graves, chroniques, évolutives avec un pronostic vital souvent en jeu

  • Des maladies invalidantes, une qualité de vie dégradée, une perte d’autonomie

  • Des maladies pour lesquelles il n’y a pas de traitement, mais au mieux des soins de leurs symptômes améliorant la qualité de vie

  • Des maladies mal connues, avec un diagnostic tardif voire inexistant.

  • Des maladies se caractérisant par une grande diversité d’expression de chaque maladie

  • Des maladies se caractérisant par une diversité des degrés d’atteintes, d’évolution pour chaque individu

Socialement :

           Des maladies entraînant une douleur, une souffrance de la personne et de son entourage

  • Des maladies entraînant un isolement social, des bouleversements professionnels ainsi que familiaux

  • Des maladies pour lesquelles la prise en charge des systèmes de santé sont inadaptées

  • Des maladies mal ou non reconnues

  • Des maladies avec souvent des traitements coûteux, impliquant des déplacements et suscitant alors des problèmes de remboursements ou de prise en charge adapté

Les maladies rares : la rareté, véritable paradoxe de ces maladies

 

En effet, si les maladies rares affectent un nombre restreint de personnes (environ une personne/2000), elles touchent 6 à 8% de la population française qui peut être atteinte à un moment ou à un autre de sa vie par une de ces maladies.

On estime qu’il y a environ 7000 maladies rares ; 80% sont d’origine génétique. Ces maladies génétiques concernent 3 à 4% des naissances en France. Les autres maladies sont bactériennes, virales, allergiques ou de proliférations cellulaires.

L’atteinte peut être visible dès la naissance ou l’enfance (exemples : l’amyotrophie spinale, le syndrome de Rett, l’ostéogénèse imparfaite, la neurofibromatose, les maladies lysosomales, les chondrodysplasies) mais plus de 50% des maladies apparaissent à l’âge adulte (exemples : la maladie de Crohn, la maladie de Charcot-Marie Tooth, la sclérose latérale amyotrophique, le sarcome de Kaposi, le cancer de la Thyroïde)

 

 

Les maladies rares : un concept nouveau au sein de la « Santé publique » 

 

La prise de conscience de la gravité, la complexité de ces maladies est récente. Jusqu’à présent, on peut considérer qu’elles étaient ignorées par le système de santé, laissées pour compte par les politiques publiques : non par mauvaise volonté mais du fait de la méconnaissance du secteur, le manque de moyens pour appréhender une complexité certaine, l’absence d’initiatives, méthodes pour créer des liens entre les divers acteurs de la prise en charge.

 

Pourtant, prises individuellement, ces maladies n’étaient pas inconnues ; certaines ont fait l’objet d’une politique publique via un dépistage : dépistage néonatal des hypothyroïdies congénitales, de la phénylcétonurie, dépistage chez certaines populations à risque des hyperplasies des surrénales, de la dépranocytose.

 

Il est compréhensible qu’une politique publique spécifique pour chacune des 7000 maladies ne puisse pas être développée.

Cependant, une vision globale, collective de situations jusqu’alors « fragmentées » fait apparaître des solutions.

Les maladies rares doivent être appréhendées sous une « problématique » ; seule l’approche globale permet de mettre en place voire développer une véritable politique- à différents échelons- de santé publique.

La recherche scientifique, biomédicale, le développement de médicaments, la politique industrielle, l’information, la prévention et la formation, la prise en charge sociale et professionnelle, la prise en charge médicale et paramédicale : tel est l’ensemble des domaines liés à la problématique.

Les maladies rares : des facteurs multiples d’exclusion

Les personnes atteintes par ces maladies rencontrent toutes des difficultés similaires de délais et de compétences dans le diagnostic, l’information et l’orientation vers les professionnels compétents, l’accès à des soins de qualité, la prise en charge globale, sociale te médicale de la maladie, la coordination des soins hospitaliers et de ville, l’autonomie et l’insertion sociale, professionnelle, citoyenne et de vie affective.

Beaucoup de maladies rares s’accompagnent de déficit de capacités sensorielles, motrices, mentales et parfois de stigmates physiques. Les personnes atteintes de ces pathologies sont plus vulnérables sur le plan psychologique, social, économique ainsi que culturel.

Ces difficultés pourraient être réduites voire éradiquées par une politique (au sens large du terme) adaptée.

Faute de connaissances scientifiques et médicales suffisantes, un grand nombre de maladies n’est pas diagnostiqué. Leur maladie demeure inconnue. Au mieux, ces personnes sont prises en charge sur la base de l’expression de leurs symptômes ; ce sont ces personnes qui souffrent le plus de difficultés de prise en charge. Plus encore que les autres maladies, elles vivent une situation de « nomades » et « d’exclus du système de santé ».

La prévalence et la notoriété d’une pathologie rare ont une incidence sur la rapidité du diagnostic et la qualité de prise en charge médicale ainsi que sociale.

Or, la perception du niveau de qualité de vie par un malade est plus corrélée à la qualité de prise en charge qu’à la gravité de son atteinte et son niveau de handicap.

Les maladies rares plus encore que les maladies chroniques se caractérisent par le fait que les malades et leur entourage sont des acteurs de leur propre prise en charge :

  • Ils connaissent bien leur maladie ou certains de ses aspects : ils peuvent aiguiller les professionnels.

  • Dans certains cas, ils effectuent des actes de soins et donc peuvent faire partager leur expérience

Leur situation d’exclusion du système de santé ainsi que l’expérience acquise au quotidien conduit à la création de nombreuses associations de malades. Au-delà de leur vocation à faire reconnaître leur maladie, médicalement, socialement, ces associations constituent des lieux de partage, d’expériences ainsi que de production d’information.

Moins il existe de traitements pour une ou autre de ces maladies, plus la pratique médicale se fait sur un mode pragmatique et expérimental et plus l’information est partagée entre le médecin et la malade – en se rapprochant de codécision dans les choix thérapeutiques. Cependant, dans la plupart des cas, le médecin comme le patient se trouvent démunis quant à l’information, l’orientation- d’où la nécessité de la structure « relais » ; de plus, dans le parcours plus ou moins complexe en perspective, l’accompagnement va alléger considérablement la prise en charge, les démarches.

 

Article collecté le 23 juillet 2010 sur le site :

http://www.accompagnementhandicap.com/pages/problematique-des-maladies-rares-et-orphelines-3276009.html

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 21 Juillet 2010

  viewer39

 

A garder dans vos tablettes, cela peut toujours servir...

 

Rubrique au service des malades :  "DESTINATION SANTE" - "Ma Santé, mes Droits, mes Devoirs" :  : http://www.destinationsante.com/-Ma-sante-mes-droits-mes-devoirs-.html
 
Pour poser vos question à des juristes : SANTE INFO DROIT du CISS NATIONAL : http://www.leciss.org/sante-info-droits.html
 
Sécurité des patientsPOLE SANTE ET SECURITE DES SOINS par les Services du Médiateur de la République afin de recueillir les plaintes de patients victimes d'une erreur médicale ou d'évènements indésirables graves liés aux soins : 0810 455 455. Site internet : http://www.securitesoins.fr

 

Article collecté le 21 juillet 2010 sur le site :

http://www.fibromyalgie-france.org

 

Article réédité par Evy pour votre information.

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Liens

Repost 0

Publié le 21 Juillet 2010

Je remercie tous les internautes qui viennent visiter et découvrir notre blog consacré à la fibromyalgie.

Cela prouve que ce qu'il contient vous intéresse et répond à vos questions, ce qui est, à nos yeux, très important et très motivant.

Mais pour poursuivre l'effort et booster l'envie de vous donner encore plus, des commentaires seraient les bienvenus.

Nous les apprécions et cela nous permet de faire connaissance avec vous, malades ou pas !

Avec toute notre reconnaissance pour votre intérêt,

Amicalement,

 

Evy, la blogueuse

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Mots de la blogueuse

Repost 0

Publié le 20 Juillet 2010

 

Affections de longue durée ou ALD, quelles sont-elles ?La Sécurité sociale prend en charge à 100% certaines affections de longue durée (ALD). Quelque que 7 millions d'assurés sont concernés. Attention toutefois, cette prise en charge ne concerne que les soins et consultations liées à l'ALD. Les traitements inhérents à d'autres pathologies sont remboursés dans les conditions habituelles. D'où l'intérêt de ce que l'on appelle l'ordonnance bizone. Explications.


Quelles sont les affections de longue durée (ALD) exonérantes ?


- Les 30 ALD fixées par le décret n° 2004 - 1049 du 4 Octobre 2004 (Journal Officiel. du 05 10 2004). Voir liste ci-dessous.

- Les formes évolutives ou invalidantes d'une affection grave (non inscrite sur la liste des 30 ALD), nécessitant des soins d'une durée prévisible de plus de six mois.

- Les polypathologies invalidantes nécessitant des soins continus d'une durée prévisible supérieure à six mois.


L'ALD en pratique


C'est généralement le médecin traitant qui fait la demande d'ALD en adressant au médecin conseil de la Caisse d'Assurance maladie un protocole de soins précis. Une réponse est donnée dans les 10 à 15 jours environ. Une attestation est envoyée au patient, lequel devra la présenter aux médecins qu'il consulte dans le cadre de son ALD. Il devra enfin mettre à jour sa carte Vitale.

Attention, le protocole de soins a une durée déterminée de 6 mois éventuellement renouvelable. Le renouvellement se fait, là encore par l'intermédiaire du médecine traitant, idéalement 3 mois avant l'expiration.

Par exemple, une personne atteinte d'un trouble du rythme cardiaque ne pourra pas bénéficier d'une prise en charge à 100% pour un traitement contre une conjonctivite. Le médecin inscrira le nom du collyre dans la partie basse de l'ordonnance, réservée à cet effet.

Liste des 30 ALD (fixée par le code de la sécurité sociale (art. D 322-1)


- accident vasculaire cérébral invalidant ;

- insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ;

- artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ;

- bilharziose compliquée ;

- insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;

- maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;

- déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ;

- diabète de type 1 et diabète de type 2 ;

- formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ;

- hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères ;

- hémophilies et affections constitutionnelles de l'hémostase graves ;

- hypertension artérielle sévère ;

- maladie coronaire ;

- insuffisance respiratoire chronique grave ;

- maladie d'Alzheimer et autres démences ;

- maladie de Parkinson ;

- maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé ;

- mucoviscidose ;

- néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;

- paraplégie ;

- périartérite noueuse, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie généralisée évolutive ;

- polyarthrite rhumatoïde évolutive grave ;

- affections psychiatriques de longue durée ;

- rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ;

- sclérose en plaques ;

- scoliose structurale évolutive (dont l'angle est égal ou supérieur à 25 degrés) jusqu'à maturation rachidienne ;

- spondylarthrite ankylosante grave ;

- suites de transplantation d'organe ;

- tuberculose active, lèpre ;

- tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique ;

A savoir : la plupart des maladies rares et orphelines font partie des 30 ALD, directement ou indirectement.

Isabelle Eustache
19/07/2010
Assurance maladie, www.ameli.fr.

 

Article collecté le 20 juillet 2010 sur le site

http://www.e-sante.fr/fr/article.asp?idarticle=16557&IDR=101&IDF=6

 

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Documents officiels

Repost 0

Publié le 18 Juillet 2010

Le thermalisme serait-il le traitement de première intention de cette maladie complexe, ce syndrome mystérieux pour certains?
 

Quelle prise en charge et quelle vie après le diagnostic? 

Le 17 avril, la ville de Dax accueillait le premier Congrès national de fibromyalgie, en partenariat avec l’Association des fibromyalgiques Sud-Aquitaine (AFSA) et en présence de plus de 450 congressistes. Quelques réponses des spécialistes.

Le syndrome fibromyalgique, terme plus approprié pour ce cluster de signes et symptômes divers, est probablement un complexe d’hypersensitivisation que le Pr Yves Maugars s’est attaché à décrire, rendant ainsi plus compréhensibles nombre de syndromes fonctionnels chroniques. 


Ce n’est qu’en 1992 que cette maladie est reconnue par l’OMS, touchant plus de 2% de la population des pays riches, 70% de femmes et 30% d’hommes et responsable de douleurs variables, diffuses et chroniques, souvent handicapantes au quotidien, sans traitement “standard” et fréquemment associés à une fatigue profonde. 

Une épidémiologie et des données de prévalence récentes présentées par le Pr Paul Le Goff. Un diagnostic clinique, qui passe, selon le Pr Francis Blotman par des examens complémentaires, qui, même non réellement spécifiques ici, sont obligatoires, car nécessaires au diagnostic et d'autres encore plus spécialisés dans un deuxième temps dans le but d’éliminer une pathologie plus sévère ayant des signes apparentés.
La fibromyalgie est aujourd’hui reconnue, grâce au développement en France et dans le monde, d’un grand nombre d’associations de patients… Mais encore aujourd’hui, les fibrosceptiques voient la fibromyalgie comme le continuum de pathologie préexistante, que manifeste la douleur chronique. 


D’autres font de la fibromyalgie une entité nosologique à part entière, se distinguant de nombre de pathologies neuroendocrines, rhumatologiques, psychiatriques ou fonctionnelles, avec souvent des signes cliniques communs. C’est au prix d’une longue errance médicale (moyenne : de 2,7 années), qui suppose d’avoir requis l’avis de 5 à 15 médecins de spécialité diverse, que le diagnostic de fibromyalgie est posé en France. La recherche est surtout dirigée actuellement vers une meilleure compréhension de la physiopathologie et la définition d’un traitement médicamenteux aussi spécifique que possible.

Le thermalisme, traitement de première intention? 

Homéopathie, acupuncture, ostéopathie, complémentaires, parfois judicieuses pour améliorer les symptômes. Le Pr Bernard Bannwarth, rhumatologue, rappelle qu’aucun médicament n’est actuellement spécifique : toujours tenir compte du rapport bénéfice/risque avant prescription, réévaluer régulièrement le traitement par rapport à l’évolution.

La prise en charge doit privilégier les traitements non médicamenteux. Le thermalisme offrirait tous éléments nécessaires au traitement non médicamenteux et à l’amélioration de la qualité de vie du fibromyalgique. 

Ainsi, le Dr Alain Françon, médecin thermaliste (Aix les Bains) présente une revue de la littérature concernant l’intérêt du thermalisme dans la prise en charge de la fibromyalgie, concluant à son efficacité avec un amendement de la symptomatologie douloureuse, une régression de la fatigue à long terme et une amélioration de la qualité de vie.

Le Pr Jean Cambar présente l’offre de soins de nos stations thermales, rappelant l’intérêt de la crénothérapie dans les pathologies douloureuses chroniques… dont la fibromyalgie. 

Le thermalisme est actuellement le seul lieu, hors services hospitaliers spécialisés ou centres de rééducation fonctionnelle, où le douloureux chronique peut intégrer un groupe homogène, une prise en charge pluridisciplinaire, des soins spécifiques adaptés, une éducation à la santé, une éducation thérapeutique… et s’y approprier le fameux coping.

Car la vie du fibromyalgique après le diagnostic nécessite de s’approprier progressivement un coping – terme anglais qu’on peut traduire par on fait avec ou positivons, avec un programme d’éducation sanitaire et thérapeutique de la part du médecin traitant, décrit par les Drs Eric Serra, Philippe Ducamp et Patrick Sichère au cours du congrès. 


Pour le Dr Ducamp, le médecin doit « vouloir apprendre à partir des connaissances du patient, ce qui est une véritable compétence médicale »… qui devrait s’enseigner spécifiquement à la Fac…

Dernier point, les patients qui présentent souvent une cinésiophobie trouvent en milieu thermal les conditions d’un reconditionnement à l’effort. Le Dr Ducamp a montré l’intérêt des activités physiques présentant un nouveau concept d’adaptation à l’effort: la pilathérapie.

Source : http://fibromyalgie.xooit.com/t11209-Le-thermalisme-une-solution-

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 14 Juillet 2010

On estime à 15 millions le nombre de personnes atteintes en France de maladies chroniques et à 5 millions le nombre d’« aidants », proches ou familiaux non professionnels. A l’occasion de la publication du second rapport annuel d’activité du comité de suivi du plan national pour l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques 2007-2011, le ministère de la santé rappelle les mesures concrètes initiées et mises en œuvre.

Par maladie chronique, on entend une affection de longue durée, évolutive, souvent associée à une invalidité et à la menace de complications graves. Font notamment partie des maladies chroniques : les maladies cardio-vasculaires, le cancer, l’insuffisance respiratoire chronique, l’insuffisance rénale chronique, le diabète, lourdement handicapantes comme la sclérose en plaques et les maladies neuromusculaires, des « maladies rares » comme la mucoviscidose et la drépanocytose, des maladies transmissibles persistantes, comme le Sida ou l’hépatite C, des troubles mentaux de longue durée (dépression, schizophrénie)

Les principales avancées en 2009 concernent

* La reconnaissance par la loi relative à la réforme de l’hôpital, aux patients, à la santé et aux territoires (loi HPST) du 21 juillet 2009 de l’éducation thérapeutique et de l’accompagnement du patient, et l’élaboration des textes d’application qui se concrétisera prochainement dans les régions par l’autorisation des programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) en ville ou à l’hôpital par les agences régionales de santé. Sur le terrain, les expérimentations d’ETP initiées par la CNAMTS et la MSA. se sont poursuivies et développées.

Par ailleurs, une opération très ciblée qui méritera d’être développée à l’avenir, a consisté à accompagner des malades hors les murs de l’hôpital, pour des activités physiques sécurisées et adaptées. Elle sensibilise les personnes malades aux bienfaits du sport, permet d’améliorer la formation des éducateurs sportifs et de renforcer la coopération avec les professionnels de santé ;

* Le maintien à domicile grâce à la création de nouvelles places en appartements thérapeutiques et l’augmentation substantielle du nombre de journées d’hospitalisation à domicile (HAD) ainsi que des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ;

* Une amélioration et une meilleure connaissance des outils d’évaluationdes incapacités des personnes handicapées : formation des MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) au guide barême et création d’un nouveau certificat médical pour personne handicapée ;

* La prise en charge de nouveaux produits de santé concernant notamment la mucoviscidose ;

* La poursuite de divers travaux de recherche ayant trait notamment à la consolidation de données épidémiologiques et à la qualité de vie des patients atteints de maladie chronique.

A mi-parcours, soit deux ans après l’installation du comité de suivi, 80% des mesures du plan ont été lancées et les objectifs initiaux parfois dépassés notamment en matière de maintien à domicile.

Source : Ministère de la Santé

 

Article collecté le 14 juillet 2010 sur le site :

http://www.unelouvecombat.canalblog.com

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Documents officiels

Repost 0

Publié le 13 Juillet 2010

[ 07/04/10  - 16H59 - AFP  ]

© AFP/Archives - Jack Guez

Certaines douleurs chroniques rebelles, comme la fibromyalgie (douleurs diffuses), pourraient être soulagées par une technique de neurostimulation, ont montré des travaux de recherche menés à l'hôpital Ambroise Paré (AP-HP), en collaboration avec une équipe Inserm.

Les douleurs chroniques entraînent souvent une escalade dans l'utilisation de médicaments, avec un risque d'effets secondaires importants, mais les antalgiques n'apportent pas toujours un soulagement suffisant.

Pour cette raison, la Fondation Apicil contre la douleur encourage des projets visant à évaluer des méthodes alternatives, comme la "stimulation magnétique transcrânienne répétitive", a expliqué à la presse sa présidente Nathalie Aulnette.

Il s'agit d'une méthode non-invasive et sans danger, a précisé Nadine Attal, responsable de Centre d'évaluation et de traitement de la douleur de l'hôpital Ambroise Paré (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine).

Un courant électrique est généré à travers une bobine posée sur le crâne. La stimulation cible une région spécifique du cerveau, le cortex moteur, mais se propage aux autres zones. "C'est cet influx qui provoque l'effet antalgique", a indiqué la neurologue.

Les premiers travaux sur la stimulation magnétique transcrânienne remontent aux années 80, mais son effet sur la douleur a été découvert fortuitement plus récemment.

Plusieurs études ont déjà montré des effets à court terme. L'expérience menée à Ambroise Paré vise à évaluer, pour la première fois, l'impact de séances répétées sur une année : d'une séance par jour la première semaine à une séance par mois par la suite.

Les résultats d'un essai comparatif sur 40 patientes souffrant de fibromyalgie (la moitié a reçu effectivement la stimulation, l'autre moitié une "fausse" stimulation) doivent être présentés au congrès mondial sur la douleur qui se tiendra à Montréal en août.

"Ils sont très encourageants", a déjà indiqué le Dr Attal. "Ils ouvrent une perspective thérapeutique à terme", a-t-elle ajouté, évoquant un délai de quelques années avant de pouvoir envisager de traiter effectivement des malades avec cette méthode.

"On est encore dans le domaine expérimental", a-t-elle souligné.

Pour Danielle, 56 ans, chez qui une fibromyalgie a été diagnostiquée en 2000, l'expérience a été positive. "J'ai diminué sensiblement les médicaments", a-t-elle témoigné, précisant que chez elle la stimulation avait "joué essentiellement sur le sommeil".

Caractérisée par des douleurs chroniques diffuses et une fatigue profonde, la fibromyalgie toucherait 2 à 5% de la population, essentiellement des femmes entre 30 et 50 ans.

La stimulation magnétique transcrânienne répétitive "permet probablement de réduire les médicaments à terme, mais elle ne règle pas tous les problèmes", a souligné le Dr Attal. Elle a aussi des effets "sur la composante affective de la douleur", "sur le vécu douloureux", a-t-elle précisé.

Son équipe poursuit des recherches sur d'autres types de douleurs, le syndrôme du côlon irritable (maux de ventre) et la stomatodynie (sensations de brûlure dans la bouche).

Deux autres équipes mènent en France des travaux sur cette technique, à Lyon et à Créteil.

Jusqu'à présent elle a été utilisée essentiellement pour traiter des dépressions graves, comme alternative à la sismothérapie (électrochoc).

Par Véronique MARTINACHE

Article collecté le 13 juillet 2010 sur le site :

http://www.lesechos.fr/depeches/medecine-sante/afp

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Douleurs

Repost 0

Publié le 12 Juillet 2010

biologie_fibromyalgieLes analyses de laboratoires médicaux font partie d'une étape très importante qui permettra, dans l’esprit d’un bilan général : d’éliminer une pathologie autre d’ordre immunitaire, métabolique ou inflammatoire; de poser de façon cartésienne le diagnostic de fibromyalgie et d’associer une autre pathologie à la FM.

Voici le bilan sanguin et urinaire

• FSC, Plaquettes, Vitesse de sédimentation
• Fer & Ferritine,
• BES Créatinine Urée,
• Aldolases, CPK, LDH,
• Glycémie,
• Transaminases,
• Bilan Lipidique,
• C Réactive Protéine,
• Calcémie Phosphorémie,
• Latex Waaler Rose,
• ACAN AN + Anticorps Anti DNA,

• Sérologie Hépatite B et C & Sérologie HIV I & II,
• Sérologie de Lyme,
• Sérologie Cytomégalovirus,
• Electrophorèse des Protides (gammapathies),
• Bilan Thyroïdien (T4/T3),
• Cortisolémie de base,
• Dans les cas douteux, dosage de l’HLAB27.
• Culot Urinaire & Examen Cytobactériologique des Urines,
• Protéinurie, Glycosurie & Bilan Électrolytique Urinaire.

 

Article collecté le 12 juillet 2010 sur le site :

http://www.unelouvecombat.canalblog.com

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0

Publié le 10 Juillet 2010

6 juillet 2010 – Les personnes qui souffrent de fibromyalgie pourraient améliorer leur état physique et psychologique en combinant une psychothérapie cognitivo-comportementale et un programme d’exercices physiques adaptés à leurs besoins.

C’est ce que démontre une petite étude1 néerlandaise menée auprès de 158 personnes atteintes de fibromyalgie, dont les symptômes sont à l’origine d’une importante détresse psychologique.

Les chercheurs ont séparé les personnes qui évitaient toute activité physique parce qu’elles avaient peur d’aggraver leur douleur et celles qui faisaient des activités malgré la douleur.

Les sujets des 2 groupes ont ensuite été répartis au hasard : certains ont suivi 16 séances d’une thérapie cognitivo-comportementale et les autres ont été inscrits sur une liste d’attente.

Cependant, tous les participants ont suivi des séances d’exercices supervisées par un physiothérapeute.

Des bienfaits physiques et psychologiques
Résultats : après la période de traitement - et 6 mois plus tard - les deux tiers des personnes qui ont participé à la fois à la psychothérapie et à l’entraînement physique ont davantage amélioré leur bien-être physique (moins de douleur, de fatigue et de limitation) que les patients qui étaient sur la liste d’attente.

Une diminution des symptômes d’anxiété et de dépression a aussi été ressentie chez 62 % des sujets en psychothérapie contre 33 % des personnes sur la liste d’attente.

De plus, près de 60 % des patients en psychothérapie ont également observé des changements notables dans la pratique de leurs activités quotidiennes, comme marcher, monter les escaliers et faire leurs tâches ménagères.

Selon les chercheurs, le fait de combiner une thérapie cognitivo-comportementale et un entraînement physique adapté permet de maintenir les patients physiquement et psychologiquement plus fonctionnels dans leurs activités quotidiennes.

L’entraînement physique comprenait une période de relaxation, une série d’exercices aérobiques (bicyclette, exercices de gymnastique) et des séances d’hydrothérapie ou d’étirement et de flexibilité.

La psychothérapie pour les personnes qui cherchaient à fuir la douleur visait à les aider à surmonter leur peur et à se fixer des objectifs pour augmenter leurs activités quotidiennes. Les séances de thérapie des personnes actives avaient plutôt pour but de les encourager à se fixer des objectifs plus réalistes sur le rythme et l’intensité de leurs activités quotidiennes pour éviter les excès.

source :http://fibromyalgie.xooit.com/t11245-Fibromyalgie-combiner-psychotherapie-et-exercices-physiques-pour-ameliorer-le-bien-etre.htm

Voir les commentaires

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0