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L’amitriptyline, encore et toujours pour traiter la fibromyalgie !

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Médicaments

L’influence favorable des antidépresseurs vis à vis des symptômes de la fibromyalgie est un fait admis ; en revanche, le choix de la molécule pose souvent problème du fait de l’absence de consensus scientifique concernant l’efficacité des différentes molécules disponibles, du fait aussi de la tolérance souvent limitée des patients à ces thérapeutiques.


Les auteurs se sont intéressés à trois molécules : l’amitriptyline, la duloxétine et le minalcipran et ont cherché à déterminer pour chacune d’entre elles l’effet sur les symptômes fibromyalgiques et leur tolérance.

Les bases de données utilisées ont été : Cochrane library, MEDLINE, Scopus, et des sites médicaux en ligne : www.clinicalstudyresults.org et www.clinicalTrials.gov.

Les études « cas contrôle » s’intéressant à l’une ou l’autre de ces molécules et achevées avant le 30 mai 2010 ont été sélectionnées.

Les auteurs ont examiné certains paramètres de manière prioritaire :

- évolution des symptômes fibromyalgiques (douleurs, asthénie, troubles du sommeil)
- index de qualité de vie (HRQOL)
- tolérance globale du traitement (appréciée grâce au taux de maintenance thérapeutique).

Des métas analyses ont ensuite été réalisées à partir des essais menés contre placebo avec chacune des molécules et satisfaisant aux exigences méthodologiques requises par la CRBT (Cochrane collaboration of bias tool).

Dix études incluant 612 patients ont été retenues pour la méta-analyse concernant l’amitriptyline, 4 études comportant 1 411 patients pour celle sur la duloxetine, et 5 études réunissant 4 129 patients pour le minalcipran.

La qualité méthodologique des études variait selon les molécules testées : pauvre pour l’amitriptyline et plutôt élevée pour la duloxetine et le minalcipran.

Concernant les effets cliniques, il a été observé que les 3 molécules étaient plus efficaces que le placebo sauf pour certains symptômes particuliers : l’asthénie n’était guère influencée par le traitement par  duloxetine, les troubles du sommeil par le minalcipran, et l’HRQOL par l’ amitriptyline.

Une comparaison des molécules entre elles a été effectuée en utilisant des méthodes d’ajustement statistique et les résultats suivants ont été obtenus :

- en terme d’index de qualité de vie, de fatigue, de troubles du sommeil et de douleur, l’efficacité de l’amitriptyline était meilleure que celle des deux autres molécules.
- la duloxetine était plus efficace que le minalcipran vis à vis de tous les items cités ci dessus sauf pour la fatigue où il est apparu que l’effet du  minalcipran était supérieur.
- enfin, la tolérance des trois molécules, selon ce travail, était équivalente.

Finalement, ces travaux montrent que l’amitriptyline reste la molécule capable, au prix d’effets secondaires comparables, de contrôler au mieux la fibromyalgie ; néanmoins, ces résultats doivent être tempérés par la constatation d’ imperfections méthodologiques plus fréquentes pour les essais sur cette molécule, imperfections consécutives à l’ancienneté du médicament et des études l’évaluant en pratique clinique. On ne peut qu’espérer la réalisation d’études cliniques s’appuyant sur une méthodologie statistique moderne : celles ci permettront de préciser au mieux l’intérêt respectif de chacune de ces molécules selon les symptômes et guideront ainsi au mieux le praticien dans le traitement de cette affection chronique invalidante.


Dr Cécile Borget

Häuser W et coll. : Comparative efficacy and acceptability of amitriptyline, duloxetine and milnacipran in fibromyalgia syndrome: a systematic review with meta-analysis. Rheumatology 2011; 50: 532-543

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Source : http://www.jim.fr/

 

Article édité par Evy (repris sur le site de "une louve combat - Jenny")

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Thalassothérapie

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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A L’ ETRANGER, en TUNISIE
Nous pouvons vous recommander un établissement de Thalassothérapie situé à Korba (Nord de la Tunisie) où les médecins ont établi une réelle prise en charge de la fibromyalgie.
C’est un établissement haut de gamme de grande qualité tant au niveau hébergement que soins.
Vous pouvez nous contacter pour d’autres renseignements, E-Mail : contact@fibromyalgiesos.fr

Hôtel AFRICAJADE THALASSO - Avenue Habib Bourguiba
8070 –KORBA - Tunisie
Tél. : 72 384 633
Fax : 72 385 353
E-Mail : africajade@africajade.com.tn et reservation@africajade.com.tn

 

Article publé par Evy

Source :

http://www.fibromyalgiesos.fr/cures_thermales.html

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Douleur - Le Haut conseil de la santé publique préconise un quatrième Plan

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Mise à jour le 30.05.2011

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande que soit élaboré un quatrième Plan douleur afin de poursuivre l'engagement des pouvoirs publics et donner un nouveau souffle aux actions dans ce champ, dans un rapport mis en ligne le 24 mai dernier.

   C'est la conclusion que fait le HCSP à l'issue de l'évaluation du Plan d'amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-10 que lui avait demandé la direction générale de l'offre de soins (DGOS) en mai 2010. Dans ce rapport de 96 pages, remis le 17 mai, le HCSP formule des propositions pour un nouveau Plan douleur à la lumière du bilan des actions réalisées, des personnes auditionnées et des contraintes rencontrées dans la mise en oeuvre des mesures.

Ce nouveau plan s'articulerait autour de quatre principes et six axes.
Il s'agirait de consolider et d'approfondir les avancées des plans précédents afin d'en combler les lacunes ; changer de paradigme afin d'avoir une offre de qualité à l'hôpital mais aussi en ville ; prêter une attention forte aux personnes "dyscommunicantes" (nouveau-nés et très jeunes enfants, malades en réanimation, malades atteints de pathologies psychiatriques ou démentielles, polyhandicapés, malades atteints de pathologies démentielles) ; élaborer et conduire le futur plan selon des objectifs explicités et des moyens proportionnés avec la mise en place d'une véritable fonction de pilotage.

Le premier axe porterait sur "la poursuite de la structuration de l'offre de soins" avec l'objectif de répondre à des principes simples: une grande lisibilité de l'offre de soins diversifiée en exercice libéral et à l'hôpital, des missions bien définies, une organisation en filière et des financements incitatifs, préconise le HCSP. L'offre de soins en ville doit pouvoir être identifiée en particulier grâce aux médecins ayant un DESC (diplôme d'études spécialisées complémentaires), un DIU (diplôme interuniversitaire) ou une capacité douleur. Ceux-ci seront intégrés à la prise en charge de patients avec une pathologie douloureuse chronique nécessitant un programme de soins, comme la lombalgie chronique, la fibromyalgie ou la céphalée chronique.

Il faut également une offre de consultation pluriprofessionnelle de proximité dans les établissements de santé publics et privés et en centres de santé, avec pour mission la prise en charge pluridisciplinaire et coordonnée de toutes les douleurs chroniques résistantes ainsi que l'orientation diagnostique et thérapeutique des malades, en particulier en situation difficile.

Enfin, chaque CHU doit proposer au moins un centre antidouleur, pour les adultes et pour les enfants, avec pour missions d'assurer une fonction de recours (soins, définition d'un projet thérapeutique, techniques spécialisées, lits d'hospitalisation en médecine-chirurgie-obstétrique MCO et hôpital de jour); de participer à une filière régionale ainsi qu'à la formation et d'avoir une activité de recherche. Un processus de certification tous les quatre ans permettrait de s'assurer de l'utilisation des moyens et de la mise en oeuvre de ces missions.

Concernant le financement en particulier, le HCSP suggère que la prise en charge des consultations multiprofessionnelles soit "assurée en établissement de santé par les enveloppes missions d'intérêt général [MIG]" et "expérimentée en exercice libéral sur la base d'un forfait dans le cadre des expérimentations des nouveaux modes de rémunération".

Il propose de valoriser les consultations médicales libérales et d'expérimenter la prise en charge financière des consultations de psychologie et de psychomotricité en ville, par exemple sur prescription médicale d'un médecin qualifié douleur après entente préalable avec l'assurance maladie et sur la base d'un forfait de séances prédéfinies en nombre.

La valorisation de certains médicaments ou techniques, comme le Meopa (analgésique) en hospitalisation à domicile (HAD) ou pour les actes invasifs en cabinets de radiologie (artériographie) ou de gynécologie (pose de stérilet, hystéroscopie...), devrait permettre leur diffusion.

Le HCSP demande aussi une cotation pour des actes techniques et types de prise en charge dans les centres antidouleur qui sont actuellement hors nomenclature (rTMS, séances de relaxation, neurostimulation C2...) mais dont l'intérêt est validé scientifiquement.

Soutenir les CLUD

Pour le deuxième axe, qui concerne la formation et la sensibilisation des professionnels de santé, le HCSP plaide en faveur du soutien des comités de lutte contre la douleur (Clud) au niveau régional et national, de la généralisation de la fonction d'infirmier ressource douleur au sein des établissements et d'une formation des médecins de ville indépendante de l'industrie.

Concernant l'information du public, deux objectifs principaux sont inscrits dans le rapport: "développer l'exigence des personnes algiques et de leurs proches" et "travailler sur la prévention de la chronicité".
Le HCSP demande une attention toute particulière au quatrième axe qui porte sur les patients "dyscommunicants" car le Plan 2006-10 n'a été qu'une étape de "prise de conscience". Il appelle à la poursuite de recommandations par les sociétés savantes ou la Haute autorité de santé (HAS), au soutien des professionnels et à leur formation ainsi qu'à l'étude du remboursement par l'assurance maladie de techniques non médicamenteuses.

Pour les enfants et adolescents en particulier, il souligne trois points: l'importance d'assurer le suivi des actions des précédents plans, le besoin d'une meilleure prise en charge des douleurs chroniques par une offre spécialisée et des techniques non médicamenteuses et enfin, le besoin d'une attention particulière aux enfants porteurs de handicaps.
Pour les personnes âgées, le rapport pointe aussi l'importance du suivi et insiste sur la prise en charge des douleurs chroniques.

Le cinquième axe soutenu par le HCSP est relatif à l'amélioration des connaissances, avec trois objectifs visés: établir régulièrement un état des lieux de la douleur et des pratiques antalgiques à l'hôpital, en ville mais aussi en institutions médicales, médicosociales ou sociales; développer la recherche clinique, notamment dans le domaine médico-économique; diffuser les connaissances.

Améliorer la gouvernance

Enfin, le HCSP recommande que la gouvernance du plan soit améliorée et propose pour cela qu'une coordination ministérielle associe les directions de l'offre de soins (DGOS), de la santé (DGS), de la sécurité sociale (DSS) et de la recherche des études de l'évaluation et des statistiques (Drees) pour couvrir l'ensemble des dimensions du plan (politique, structurelle, financière et évaluative).

Il demande un pilotage par un "véritable" comité de suivi associant les professionnels concernés médicaux et non médicaux et les représentants des associations de malades, qui aura pour mission de "suivre et promouvoir chacun des axes du plan" et d'assurer l'articulation entre les échelons national et régional en s'appuyant sur des groupes de travail (idéalement un par axe du plan).

Le Haut conseil préconise également de définir des indicateurs de suivi, y compris financiers, pour chaque déclinaison du plan dès sa phase d'élaboration et de publier chaque année un rapport d'activité. "Le renforcement de l'exigence du public dans le domaine du soulagement de la douleur (...) est un déterminant majeur du changement des pratiques professionnelles [et...] un élément essentiel qui nécessite une volonté politique affichée au niveau ministériel", commente le HCSP.

Les conclusions du HCSP rejoignent les souhaits de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD) et des représentants des patients.

 

Source : http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/douleur-le-haut-conseil-de-la-sante-publique-preconise-un-quatrieme-plan.html

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