Publié le 31 Mai 2011

Médicaments

L’influence favorable des antidépresseurs vis à vis des symptômes de la fibromyalgie est un fait admis ; en revanche, le choix de la molécule pose souvent problème du fait de l’absence de consensus scientifique concernant l’efficacité des différentes molécules disponibles, du fait aussi de la tolérance souvent limitée des patients à ces thérapeutiques.


Les auteurs se sont intéressés à trois molécules : l’amitriptyline, la duloxétine et le minalcipran et ont cherché à déterminer pour chacune d’entre elles l’effet sur les symptômes fibromyalgiques et leur tolérance.

Les bases de données utilisées ont été : Cochrane library, MEDLINE, Scopus, et des sites médicaux en ligne : www.clinicalstudyresults.org et www.clinicalTrials.gov.

Les études « cas contrôle » s’intéressant à l’une ou l’autre de ces molécules et achevées avant le 30 mai 2010 ont été sélectionnées.

Les auteurs ont examiné certains paramètres de manière prioritaire :

- évolution des symptômes fibromyalgiques (douleurs, asthénie, troubles du sommeil)
- index de qualité de vie (HRQOL)
- tolérance globale du traitement (appréciée grâce au taux de maintenance thérapeutique).

Des métas analyses ont ensuite été réalisées à partir des essais menés contre placebo avec chacune des molécules et satisfaisant aux exigences méthodologiques requises par la CRBT (Cochrane collaboration of bias tool).

Dix études incluant 612 patients ont été retenues pour la méta-analyse concernant l’amitriptyline, 4 études comportant 1 411 patients pour celle sur la duloxetine, et 5 études réunissant 4 129 patients pour le minalcipran.

La qualité méthodologique des études variait selon les molécules testées : pauvre pour l’amitriptyline et plutôt élevée pour la duloxetine et le minalcipran.

Concernant les effets cliniques, il a été observé que les 3 molécules étaient plus efficaces que le placebo sauf pour certains symptômes particuliers : l’asthénie n’était guère influencée par le traitement par  duloxetine, les troubles du sommeil par le minalcipran, et l’HRQOL par l’ amitriptyline.

Une comparaison des molécules entre elles a été effectuée en utilisant des méthodes d’ajustement statistique et les résultats suivants ont été obtenus :

- en terme d’index de qualité de vie, de fatigue, de troubles du sommeil et de douleur, l’efficacité de l’amitriptyline était meilleure que celle des deux autres molécules.
- la duloxetine était plus efficace que le minalcipran vis à vis de tous les items cités ci dessus sauf pour la fatigue où il est apparu que l’effet du  minalcipran était supérieur.
- enfin, la tolérance des trois molécules, selon ce travail, était équivalente.

Finalement, ces travaux montrent que l’amitriptyline reste la molécule capable, au prix d’effets secondaires comparables, de contrôler au mieux la fibromyalgie ; néanmoins, ces résultats doivent être tempérés par la constatation d’ imperfections méthodologiques plus fréquentes pour les essais sur cette molécule, imperfections consécutives à l’ancienneté du médicament et des études l’évaluant en pratique clinique. On ne peut qu’espérer la réalisation d’études cliniques s’appuyant sur une méthodologie statistique moderne : celles ci permettront de préciser au mieux l’intérêt respectif de chacune de ces molécules selon les symptômes et guideront ainsi au mieux le praticien dans le traitement de cette affection chronique invalidante.


Dr Cécile Borget

Häuser W et coll. : Comparative efficacy and acceptability of amitriptyline, duloxetine and milnacipran in fibromyalgia syndrome: a systematic review with meta-analysis. Rheumatology 2011; 50: 532-543

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Source : http://www.jim.fr/

 

Article édité par Evy (repris sur le site de "une louve combat - Jenny")

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Publié le 31 Mai 2011

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A L’ ETRANGER, en TUNISIE
Nous pouvons vous recommander un établissement de Thalassothérapie situé à Korba (Nord de la Tunisie) où les médecins ont établi une réelle prise en charge de la fibromyalgie.
C’est un établissement haut de gamme de grande qualité tant au niveau hébergement que soins.
Vous pouvez nous contacter pour d’autres renseignements, E-Mail : contact@fibromyalgiesos.fr

Hôtel AFRICAJADE THALASSO - Avenue Habib Bourguiba
8070 –KORBA - Tunisie
Tél. : 72 384 633
Fax : 72 385 353
E-Mail : africajade@africajade.com.tn et reservation@africajade.com.tn

 

Article publé par Evy

Source :

http://www.fibromyalgiesos.fr/cures_thermales.html

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Publié le 30 Mai 2011

Mise à jour le 30.05.2011

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande que soit élaboré un quatrième Plan douleur afin de poursuivre l'engagement des pouvoirs publics et donner un nouveau souffle aux actions dans ce champ, dans un rapport mis en ligne le 24 mai dernier.

   C'est la conclusion que fait le HCSP à l'issue de l'évaluation du Plan d'amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-10 que lui avait demandé la direction générale de l'offre de soins (DGOS) en mai 2010. Dans ce rapport de 96 pages, remis le 17 mai, le HCSP formule des propositions pour un nouveau Plan douleur à la lumière du bilan des actions réalisées, des personnes auditionnées et des contraintes rencontrées dans la mise en oeuvre des mesures.

Ce nouveau plan s'articulerait autour de quatre principes et six axes.
Il s'agirait de consolider et d'approfondir les avancées des plans précédents afin d'en combler les lacunes ; changer de paradigme afin d'avoir une offre de qualité à l'hôpital mais aussi en ville ; prêter une attention forte aux personnes "dyscommunicantes" (nouveau-nés et très jeunes enfants, malades en réanimation, malades atteints de pathologies psychiatriques ou démentielles, polyhandicapés, malades atteints de pathologies démentielles) ; élaborer et conduire le futur plan selon des objectifs explicités et des moyens proportionnés avec la mise en place d'une véritable fonction de pilotage.

Le premier axe porterait sur "la poursuite de la structuration de l'offre de soins" avec l'objectif de répondre à des principes simples: une grande lisibilité de l'offre de soins diversifiée en exercice libéral et à l'hôpital, des missions bien définies, une organisation en filière et des financements incitatifs, préconise le HCSP. L'offre de soins en ville doit pouvoir être identifiée en particulier grâce aux médecins ayant un DESC (diplôme d'études spécialisées complémentaires), un DIU (diplôme interuniversitaire) ou une capacité douleur. Ceux-ci seront intégrés à la prise en charge de patients avec une pathologie douloureuse chronique nécessitant un programme de soins, comme la lombalgie chronique, la fibromyalgie ou la céphalée chronique.

Il faut également une offre de consultation pluriprofessionnelle de proximité dans les établissements de santé publics et privés et en centres de santé, avec pour mission la prise en charge pluridisciplinaire et coordonnée de toutes les douleurs chroniques résistantes ainsi que l'orientation diagnostique et thérapeutique des malades, en particulier en situation difficile.

Enfin, chaque CHU doit proposer au moins un centre antidouleur, pour les adultes et pour les enfants, avec pour missions d'assurer une fonction de recours (soins, définition d'un projet thérapeutique, techniques spécialisées, lits d'hospitalisation en médecine-chirurgie-obstétrique MCO et hôpital de jour); de participer à une filière régionale ainsi qu'à la formation et d'avoir une activité de recherche. Un processus de certification tous les quatre ans permettrait de s'assurer de l'utilisation des moyens et de la mise en oeuvre de ces missions.

Concernant le financement en particulier, le HCSP suggère que la prise en charge des consultations multiprofessionnelles soit "assurée en établissement de santé par les enveloppes missions d'intérêt général [MIG]" et "expérimentée en exercice libéral sur la base d'un forfait dans le cadre des expérimentations des nouveaux modes de rémunération".

Il propose de valoriser les consultations médicales libérales et d'expérimenter la prise en charge financière des consultations de psychologie et de psychomotricité en ville, par exemple sur prescription médicale d'un médecin qualifié douleur après entente préalable avec l'assurance maladie et sur la base d'un forfait de séances prédéfinies en nombre.

La valorisation de certains médicaments ou techniques, comme le Meopa (analgésique) en hospitalisation à domicile (HAD) ou pour les actes invasifs en cabinets de radiologie (artériographie) ou de gynécologie (pose de stérilet, hystéroscopie...), devrait permettre leur diffusion.

Le HCSP demande aussi une cotation pour des actes techniques et types de prise en charge dans les centres antidouleur qui sont actuellement hors nomenclature (rTMS, séances de relaxation, neurostimulation C2...) mais dont l'intérêt est validé scientifiquement.

Soutenir les CLUD

Pour le deuxième axe, qui concerne la formation et la sensibilisation des professionnels de santé, le HCSP plaide en faveur du soutien des comités de lutte contre la douleur (Clud) au niveau régional et national, de la généralisation de la fonction d'infirmier ressource douleur au sein des établissements et d'une formation des médecins de ville indépendante de l'industrie.

Concernant l'information du public, deux objectifs principaux sont inscrits dans le rapport: "développer l'exigence des personnes algiques et de leurs proches" et "travailler sur la prévention de la chronicité".
Le HCSP demande une attention toute particulière au quatrième axe qui porte sur les patients "dyscommunicants" car le Plan 2006-10 n'a été qu'une étape de "prise de conscience". Il appelle à la poursuite de recommandations par les sociétés savantes ou la Haute autorité de santé (HAS), au soutien des professionnels et à leur formation ainsi qu'à l'étude du remboursement par l'assurance maladie de techniques non médicamenteuses.

Pour les enfants et adolescents en particulier, il souligne trois points: l'importance d'assurer le suivi des actions des précédents plans, le besoin d'une meilleure prise en charge des douleurs chroniques par une offre spécialisée et des techniques non médicamenteuses et enfin, le besoin d'une attention particulière aux enfants porteurs de handicaps.
Pour les personnes âgées, le rapport pointe aussi l'importance du suivi et insiste sur la prise en charge des douleurs chroniques.

Le cinquième axe soutenu par le HCSP est relatif à l'amélioration des connaissances, avec trois objectifs visés: établir régulièrement un état des lieux de la douleur et des pratiques antalgiques à l'hôpital, en ville mais aussi en institutions médicales, médicosociales ou sociales; développer la recherche clinique, notamment dans le domaine médico-économique; diffuser les connaissances.

Améliorer la gouvernance

Enfin, le HCSP recommande que la gouvernance du plan soit améliorée et propose pour cela qu'une coordination ministérielle associe les directions de l'offre de soins (DGOS), de la santé (DGS), de la sécurité sociale (DSS) et de la recherche des études de l'évaluation et des statistiques (Drees) pour couvrir l'ensemble des dimensions du plan (politique, structurelle, financière et évaluative).

Il demande un pilotage par un "véritable" comité de suivi associant les professionnels concernés médicaux et non médicaux et les représentants des associations de malades, qui aura pour mission de "suivre et promouvoir chacun des axes du plan" et d'assurer l'articulation entre les échelons national et régional en s'appuyant sur des groupes de travail (idéalement un par axe du plan).

Le Haut conseil préconise également de définir des indicateurs de suivi, y compris financiers, pour chaque déclinaison du plan dès sa phase d'élaboration et de publier chaque année un rapport d'activité. "Le renforcement de l'exigence du public dans le domaine du soulagement de la douleur (...) est un déterminant majeur du changement des pratiques professionnelles [et...] un élément essentiel qui nécessite une volonté politique affichée au niveau ministériel", commente le HCSP.

Les conclusions du HCSP rejoignent les souhaits de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD) et des représentants des patients.

 

Source : http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/douleur-le-haut-conseil-de-la-sante-publique-preconise-un-quatrieme-plan.html

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Publié le 30 Mai 2011

Panda en plein effort

Quand on souffre de Fibromyalgie, chacun et chacune de notre entourage a sa petite recette pour minimiser le problème.


Tout le monde parle de lâcher-prise. C’est le mot à la mode, celui qu’on nous lance dès que nous faisons part de notre angoisse, de nos craintes,  des difficultés à faire face à tout ce qui nous arrive,ou tout simplement de notre maladie qu’est la Fibromyalgie.

 

Quand on est atteint de Fibromyalgie, même certains médecin finissent par nous dire de lâcher prise. C’est devenu un terme fourre-tout qui permet d’échapper aux explications, et surtout, qui permet de se débarrasser rapidement de « l’emmerdeur », car c’est à peu près comme cela que nous sommes le plus souvent perçus, nous les Fibromyalgiques.

Mais c’est quoi au juste le « lâcher-prise » ?

Est-ce que ça peut nous aider à nous sentir véritablement mieux quand on souffre de Fibromyalgie?

 J’aimerais assez vous répondre que oui, mais s’il suffisait de lâcher nos problèmes pour qu’ils cessent de nous nuire, la recette ferait fureur. En réalité, lâcher prise veut dire de ne pas chercher à tout vouloir contrôler. C’est surtout une invitation à s’abandonner, à faire confiance et sans doute même à se faire confiance.

 

Mais, peut-on si facilement décider de faire confiance en quelqu’un, alors que la Fibromyalgie ne se voit pas ? par contre se faire confiance en soi, oui sans problème.

 

De toutes les façons, si quelqu’un vous demande de lâcher prise, il devrait aussi être en mesure de vous accueillir pour ce que vous êtes, de vous accorder du temps pour que vous puissiez vous épancher et en plus, il devrait être en mesure de vous donner sa confiance.

 

Voyez-vous, le lâcher-prise exige une aptitude humaine très particulière, que la maturité et l’expérience de la vie seule peuvent vous apporter.

 

Alors comment une personne qui ne connait pas les douleurs et la fatigue de la Fibromyalgie, peut se permettre de vous dire cela.

 

Alors, si vous entendez encore quelqu’un vous demander cela, alors que vous souffrez, que vous êtes fatigués,… demandez-lui s’il est un être de confiance et s’il connait vraiment la Fibromyalgie. Selon ce qu’il vous répondra, vous serez en mesure de poursuivre dans cette voie, sinon abandonnez au plus vite. Fuyez !

 

Et puis, pour que vous puissiez intégrer pleinement ce concept du lâcher-prise, permettez-moi de vous donner une petite image de ce que cela peut représenter réellement.

 

Imaginez-vous avec un gros problème qui tient dans votre main. Si vous lâchez prise et qu’il tombe, il va s’éparpiller au sol et engendrer de nombreux autres problèmes plus difficiles à résoudre.

 

Si au lieu de cela, vous ouvrez votre main, la paume tournée vers le ciel, votre problème tiendra dans votre main ouverte. Vous n’aurez plus besoin de vous contracter pour le maîtriser. En outre, vous laisserez aux autres le soin de voir ce qui vous arrive, de comprendre ce qu’est la Fibromyalgie et peut-être même de les laisser vous aider.

 

Peu de personnes qui ne souffrent pas de Fibromyalgie ou de Fatigue Chronique, peuvent comprendre les souffrances endurées au quotidien, mais ne laisser personne vous dire ce qui est bien pour vous s’il n’est pas compétent en la matière, car vous seul êtes apte à le faire.

 

Pensez-y, c’est une image facile à reconsidérer sur le plan de la réalité.

 

Chantal

 

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Source : http://handicap-travail.com/

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Publié le 28 Mai 2011

Des scientifiques de l’Université de Grenade ont démontré que la musicothérapie, unie à une série de techniques de relaxation avec des images guidées, diminue notablement la douleur, la dépression, la qualité du sommeil et l’anxiété chez ces patients. Il s’agit d’une étude expérimentale pionnière en Europe

Des scientifiques de l’Université de Grenade ont démontré que la musicothérapie, unie à une série de techniques de relaxation avec des images guidées, diminue notablement la douleur, la dépression, la qualité du sommeil et l’anxiété chez ces patients. Il s’agit d’une étude expérimentale pionnière en Europe, qui a mis en évidence que ces deux techniques améliorent le bien-être et le pouvoir personnel du patient, qui a ainsi la possibilité de participer au processus de sa propre guérison.

Cette recherche a été menée à bien avec des patients de fibromyalgie des provinces de Grenade, Almeria et Cordoue. Tous ont fait l’objet d’un test basal (au début du traitement), d’un test post-basal quatre semaines après l’intervention, et d’un second test post-basal huit semaines après le début du traitement, coïncidant avec la fin de l’étude.

Traitement à domicile

Les chercheurs de l’UGR ont appliqué une technique de relaxation avec des images guidées et musicothérapie réceptive aux patients moyennant des séances avec le chercheur et, fondamentalement, avec des CD fournis aux patients pour le traitement à domicile. Ils en ont analysé des variables en rapport avec les principaux symptômes de ces patients, comme l’intensité de la douleur, la qualité de vie, l’impact de la maladie dans leur vie quotidienne, les troubles du sommeil, l’anxiété, la dépression, l’autoefficacité, le bien-être et la participation dans son changement par la connaissance de sa maladie.

La fibromyalgie est une maladie chronique qui touche et conditionne le patient dans sa vie sociale, personnelle et professionnelle, et qui requiert en conséquence un traitement multidisciplinaire, fruit du travail en collaboration de médecins, physiothérapeutes, licenciés en sciences de l’activité physique et du sport, psychologues et infirmiers. Les chercheurs de l’UGR ont expliqué que leur travail confirme que l’Infirmerie possède des outils (comme la technique de relaxation avec des images guidées et la musicothérapie réceptive) qui se sont avérés efficaces dans le traitement symptomatique alternatif de cette maladie. Le coût peu élevé, l’application facile, ses nombreux bénéfices et le fait que le patient puisse appliquer le traitement chez lui sont certains parmi les avantages de cette technique.

Les scientifiques signalent néanmoins qu’il faudra réaliser « plus d’études empiriques qui abordent d’autres variables physiologiques en rapport avec le bien-être produit par ces deux techniques, et qui approfondissent dans l’autoefficacité et le pouvoir personnel du patient pour participer au processus de sa propre guérison. »

Ce travail a été réalisé par Mme María Dolores Onieva Zafra, du Département d’Infirmerie de l’Université de Grenade, et dirigé par les professeurs Adelaida Castro Sánchez, Carmen Moreno et Guillermo Matarán. Une partie des résultats a été admise, pour une prochaine publication, par la revue Pain Management Nursing.

 

Publication Date: 2011-05-26

 

Source :  http://cordis.europa.eu/wire/index.cfm?fuseaction=article.Detail&rcn=26830

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Publié le 28 Mai 2011

La musicothérapie, associée à une technique de relaxation basée sur la visualisation guidée, peut contribuer à diminuer la douleur, la dépression, la qualité du sommeil et l'anxiété chez des personnes atteintes de fibromyalgie, selon une étude espagnole qui sera publiée dans la revue Pain Management Nursing.

María Dolores Onieva Zafra de l'Université de Grenade et ses collègues ont utilisé, dans une série de sessions, ces deux techniques avec des personnes atteintes de la maladie. Différentes variables étaient mesurées avant le traitement et après 4 et 8 semaines. Les participantes recevaient un CD qu'elles étaient invitées à écouter à la maison.

 

Ces deux techniques, considèrent les auteurs, aident à développer un meilleur contrôle des symptômes, ce qui amène les personnes atteintes à se sentir moins impuissantes (amélioration du sentiment d'efficacité personnelle) et à jouer un rôle actif dans leur traitement.

 

Confiance en soi et atteinte d'objectifs: le sentiment d'efficacité personnelle

 

Le sentiment d'efficacité personnelle (1) est un concept, développé par le psychologue Albert Bandura, qui désigne les croyances d'une personne sur sa capacité d'agir de façon à atteindre certains buts. Cet aspect de la confiance en soi est une base importante de la motivation à agir et de la persévérance vers des buts car le niveau d'effort investi est en fonction des résultats attendus.

Une personne qui a un sentiment d'auto-efficacité élevé aura tendance, par exemple, à s'engager dans des activités pour améliorer sa santé si une maladie survient car elle se croira capable d'obtenir des résultats, tandis qu'une personne ayant un faible sentiment d'auto-efficacité aura davantage tendance à se sentir démunie et impuissante.

Le sentiment d'auto-efficacité se développe à partir de:
- L'expérience
Les expériences personnelles, de réussites ou d'échecs, sont les plus influentes sur le sentiment d'auto-efficacité. Le succès augmente le sentiment d'être capable et d'être efficace, l'échec le diminue.

- L'observation d'autrui (2)
Voir quelqu'un d'autre réussir à atteindre un but augmente le sentiment d'une personne qu'elle peut réussir elle aussi.

- La persuation sociale
Il s'agit des encouragements ou découragements. Il est généralement plus facile de diminuer le sentiment d'auto-efficacité de quelqu'un que de l'améliorer.

- Les facteurs physiologiques et émotifs
Les gens se fient aussi en partie à leurs états émotifs et physiologiques pour juger de leur capacité. Ils interprètent leurs réactions de stress et de tension comme un signe de vulnérabilité. L'humeur affecte également les jugements sur l'efficacité personnelle.
Lorsque le sentiment d'auto-efficacité est significativement plus élevé que la capacité réelle, c'est-à-dire lorsque la personne surestime sa capacité, cela peut être dommageable. Si au contraire le sentiment d'auto-efficacité est plus bas que la capacité réelle, la personne peut difficilement se développer et améliorer ses compétences.

Les recherches montrent que le niveau optimal de sentiment d'auto-efficacité est un peu au-dessus des capacités réelles, ce qui encourage la personne à s'attaquer à des tâches difficiles et à acquérir de l'expérience.

Règle générale, un sentiment élevé d'auto-efficacité amène à faire plus d'efforts et à persévérer davantage. Mais un sentiment plus faible peut aussi amener à se préparer en apprenant davantage pour améliorer ses capacités et un sentiment élevé peut amener à ne pas se préparer suffisamment. Les recherches montrent toutefois que les gens ayant un plus grand sentiment d'efficacité ont tendance à mieux regarder la situation dans son ensemble afin de choisir les meilleurs moyens de réussir.

 

 

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Publié le 27 Mai 2011

La première réunion de l'antenne du Finistère de l'association Fibromyalgie France aura lieu demain, à Douarnenez. Cette première rencontre est ouverte à tout public désireux de mieux connaître la fibromyalgie. «Mais la vocation première de cette nouvelle antenne est de proposer, aux membres de l'association et à leurs proches, une structure de proximité, d'organiser des réunions entre adhérents et des rencontres avec les professionnels de santé et du domaine social», détaille Christine Marchand, responsable de cette nouvelle antenne, qui rappelle que «la fibromyalgie se caractérise par des douleurs chroniques rebelles et une grande fatigue, avec de nombreux troubles associés. Ce syndrome toucherait près de 3% de la population. Il demeure difficile à prendre en charge et une mobilisation des malades est essentielle». Pratique Réunion de l'antenne finistérienne de Fibromyalgie France demain, de 14h30 à 17h30, à Douarnenez, au centre de rééducation fonctionnelle de Tréboul, salon Nautilus, rue ar Veret. Renseignements sur http://www.fibromyalgie-france.org.

 

27 mai 2011 - 

 

Source: http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/fibromyalgie-naissance-d-un-relais-finisterien-27-05-2011-1315581.php

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Publié le 27 Mai 2011

 


La plupart d’entre vous ne connaissent sans doute pas la fibromyalgie. Et pourtant cette maladie touche 3% de la population, soit plus de 2 millions de Français. Et la majorité des fibromyalgiques sont des femmes (90%) ! Les causes de la fibromyalgie sont encore méconnues et les symptômes sont nombreux : douleurs constantes, absence de sommeil réparateur, problèmes de transit... http://www.youtube.com/watch?v=dq57sJ4nxIc&feature=player_embedded

 

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Publié le 27 Mai 2011

douleur


La douleur est le premier motif de consultation et reste un mystère dans bien des cas. Nous tentons ici des répondre aux questions les plus fréquentes.

 



Docteur, quels sont les moyens de lutter contre la douleur  à notre époque ?

Les moyens de lutte contre la douleur sont multiples, de manière schématique, on peut considérer qu’en fonction du type de la douleur, un médecin prescrit  des antalgiques de palier  1 ou  2 voire  3 pour les  douleurs nociceptives  ou  des antidépresseurs et antiépileptiques pour des douleurs neuropathiques.

 

Les antalgiques sont classés en trois paliers par l’OMS:

-Palier 1, pour les douleurs légères  à modérées, paracétamol, aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens. 
AINAT®   PNS (produit naturel de santé) complément nutritionnel est une alternative  crédible   au paracétamol et  à l’ibuprofène.

-Palier 2, pour les douleurs un peu plus fortes, association de médicaments de niveau 1 et d’opioïdes dits faibles (dextropropoxyphène, codéïne, tramadol…)

-Palier 3, pour les douleurs intenses ou très violentes, opioïdes forts dont la morphine est le chef de file (voie orale, injection, patch).

Il peut s’aider de co-analgésiques  qui potentialisent  l’effet des antalgiques en agissant sur les symptômes associés : myorelaxants si contractures, anxiolytiques, antispasmodiques, corticoïdes pour leur action anti-inflammatoire, calcitonine, biphosphonates dans les douleurs osseuses.

Des moyens non médicamenteux permettent  d’apprendre  à contrôler la douleur  ou   mieux vivre avec : relaxation, sophrologie, hypnose, bio feedback (contrôle d’un paramètre physiologique ( fréquence respiratoire, tonus musculaire…)par une focalisation mentale.

De nombreux autres  moyens de lutte contre la douleur sont  à la disposition des médecins : neurostimulation transcutanée (TENS), acupuncture,  électro-acupuncture,  mésothérapie, thermothérapie , cryothérapie, balnéothérapie, vibrothérapie (ultrasons), laser et champs magnétiques…

La chirurgie de la douleur comporte des techniques  de neurostimulation centrale médullaire voire cérébrale et des techniques de sections de nerfs périphériques ou sur des structures centrales.

Parce que chaque douleur est différente, il faut savoir proposer plusieurs médicaments ou techniques pour la faire disparaître  ou l’atténuer.
Parmi les moyens alternatifs non médicamenteux de lutte contre la douleur, AINAT®  PNS (produit naturel de santé) et complément nutritionnel apparaît le plus souvent crédible. 
En aucun cas, il ne faut pas  se décourager et ne pas hésiter  à consulter  son médecin traitant son rhumatologue ou dans un centre de la douleur.

 

Est-on  égaux devant la douleur ?

  

La question des facteurs individuels de vulnérabilité à la douleur et surtout de sa chronicisation est complexe. La persistance de la douleur est multifactorielle.
Il faut savoir rechercher un événement (accident, opération, maltraitance…), même d’allure  mineure, qui prendra valeur de traumatisme en fonction des échos qu’il entraîne chez une personne donnée, selon des “lignes de faille individuelles”, souvent inscrites depuis la première histoire relationnelle infantile.


La présentation et  la place du symptôme douloureux qui cristallise à lui seul toute la mémoire traumatique, sont  modulées par  l’entourage familial, le contexte culturel voire cultuel  et surtout social.


La douleur ou plus largement la souffrance du patient  peut  subir de nombreux renforcements, dont l’accueil fait à la plainte n’est pas des moindres et finalement prendre l’allure de troubles psychopathologiques à type de syndromes anxio-dépressifs  avec la médiation de facteurs cognitifs.

 

Source :

http://www.labrha.com/douleur-traitement.aspx

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Publié le 26 Mai 2011

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FibromyalgieSOS – Conférence « La douleur, parlons-en » – Avril 2011 1


14 AVRIL 2011
CENTRE DE PREVENTION « PIRANDELLO » - PARIS (13EME)
Le Dr Philippe Couck fait une brève présentation du Centre de Prévention « Pirandello » financé par certaines
caisses de retraites complémentaires. Ce centre propose un parcours de prévention sur l’année avec un bilan
d’évaluation initiale qui peut être tant sur le bilan mémoire que sur des ateliers nutritionnels, prévention des
chutes, remise en forme, etc. ; ce centre organise régulièrement des conférences à raison d’environ une par
mois.
Le thème de la conférence d’aujourd’hui est sur la « douleur ». La douleur affecte 46 % de la population ; sont
appelées douleurs chroniques des douleurs qui persistent au-delà de 3 mois. Ces douleurs chroniques
lorsqu’elles ne sont pas bien prises en charge au fil des années ont des conséquences sur l’activité physique,
l’humeur mais également sur la mémoire et peuvent devenir aussi un facteur de risque de chutes.
Dans les consultations de prévention dans ce centre, il s’est avéré que la douleur chronique était un sujet
important de santé publique. 40 % des personnes qui viennent dans ce centre reçoivent des recommandations
pour une meilleure prise en charge de la douleur chronique.
La douleur est subjective et parfois laissée de côté par le corps médical qui se fait une opinion sur la résistance
de chacun à la douleur. De plus, sont souvent prescrits des antalgiques, psychotropes, etc. dont l’actualité
médicale et pharmaceutique ne donne pas toujours un climat de confiance.
Cette conférence a été possible avec la collaboration de l’AFLAR (Association Française de Lutte
AntiRhumatismale), représentée par Mme Monique DUMONT, trésorière adjointe qui s’investit beaucoup pour
cette association.
Un petit rappel sur l’AFLAR créée en 1928, association reconnue d’utilité publique en 1937, tenue par des
bénévoles, des patients et des professionnels de la santé.
L’AFLAR a pour but d’améliorer la qualité de la vie des malades, les informer eux mais aussi leur entourage et
surtout être présente sur le plan national et international.
La douleur n’est pas une fatalité et remonte à la nuit des temps. Les médecins cherchent par tous les moyens à
la combattre car la douleur affaiblit et anéantit rapidement une personne. Elle a par ailleurs beaucoup de
conséquences émotionnelles, professionnelles, économiques et sociologiques. Depuis 20 ans, la douleur est
mieux prise en compte et mieux traitée mais malgré tout avec une prise en charge insuffisante tant en France
qu’ailleurs.
En 2002, la loi relative aux droits du malade et à la qualité du système de santé a obtenu le soulagement de la
douleur comme un droit fondamental de toutes les personnes.
En 2004, la loi l’a inscrit dans ses 100 objectifs de santé publique et cet engagement constitue un critère
d’évolution de notre système de santé.
Notre système sensitif nous permet par la douleur de détecter les dangers potentiels, douleur physique,
sensorielle mais aussi les pensées, les croyances, les interprétations de la douleur. Le cerveau mémorise toutes
les expériences de la douleur ainsi que leurs circonstances d’apparition.
Une enquête européenne rendue publique confirme le bouleversement de la vie des patients douloureux
chroniques tant physiquement que psychologiquement. 6 patients sur 10 rencontrent des difficultés pour
marcher, dormir …, leur vie professionnelle s’en trouve forcément affectée, près de 50 % ont dû s’adapter à une
façon de travailler d’où l’importance de bien diagnostiquer et de prendre en charge la douleur.
Il existe plusieurs groupes de douleurs :
• Douleur chronique : c’est une douleur associée à une maladie chronique (cancer, sclérose en plaque,
fibromyalgie …..).
• Douleur aigue : c’est un symptôme, une sensation déclenchée par le système nerveux pour alerter
l’ensemble de l’organisme et qui évolue depuis moins de 3 mois.
• Douleur fantôme : à la suite d’une amputation, la douleur provient des dommages causés aux nerfs.
• Douleur et souffrance de la personne âgée : douleurs souvent multiples, articulaires, musculaires,
céphalées, lombaires, escarres, gastriques, insomnies, anxiété.
FibromyalgieSOS – Conférence « La douleur, parlons-en » – Avril 2011 2
• Douleur inflammatoire qui se réveille souvent la nuit (arthrite, polyarthrite rhumatoïde, etc.).
• Douleur mécanique (arthrose etc.).
• Douleur nocturne des jambes sans repos, maladie neurologique.
• Douleur neuropathique : dysfonctionnement du nerf : anomalie au niveau du nerf (sciatique, herpès,
zona …)
En 1998, Bernard Kouchner met en place le plan triennal de lutte contre la douleur qui désigne comme objectif
principal en 2002 que la douleur ne soit plus reconnue comme une fatalité. Des moyens ont été mis en place
pour faire face à la douleur chronique rebelle. Du fait du vieillissement de la population, la prise en charge de la
douleur est incontournable en santé publique afin de préserver l’autonomie et la qualité de vie de la personne.
Comment améliorer sa qualité de vie ? Devenir acteur de sa santé, se prendre en charge mais
comment ?
A chacun d’observer, de noter le moment de la journée où les douleurs sont les plus intenses, où la prise d’un
antalgique est nécessaire et ensuite communiquer ces renseignements à son médecin ou lors de la prochaine
consultation.
Le kinésithérapeute, le médecin peuvent également apprendre différents mouvements pour apporter un
soulagement tels que se lever doucement, s’étirer pour réveiller les articulations ; les bains et douches chaudes
sont recommandés, prendre l’habitude de faire du pédalage (allongé sur un tapis afin de remuscler la sangle
abdominale pour ceux et celles qui ne peuvent faire du vélo). Dans les activités, ne pas oublier la natation mais
dans la limite du raisonnable car certaines douleurs se réveillent mais attention à l’aquagym. Marcher ½ h par
jour (même avec une canne si on éprouve des difficultés) et pour certains peut-être danser. Apprendre à
soulager les articulations dans les tâches ménagères en utilisant des ustensiles à long manche. Se reposer, lire
mais aussi recevoir pour se faire plaisir. Dormir de préférence dans un lit dur. En conclusion, il faut surtout
bouger !!
L’éducation thérapeutique est insuffisamment développée, celle-ci comprend tant l’aménagement du logement
que les activités mais aussi la structure de la prise en charge des affections douloureuses et handicapantes des
personnes.
La prise en charge de la douleur passe parfois par un suivi psychologique pour apprendre d’une part à accepter
la maladie et d’autre part à mieux vivre avec cette douleur, le ressenti mais aussi l’impact provoqué. La thérapie
cognitivo-comportementale (TCC) est une solution non médicamenteuse. Cependant, il ne faut pas nier que
certaines douleurs sont parfois d’ordre psychologique.
Pour les fibromyalgiques, la douleur psychologique est présente surtout par les difficultés rencontrées avec les
instances et le corps médical à travers les expertises et contrôles subis. Le fibromyalgique est tout de même
amené à apprendre à vivre avec cette douleur et chaque personne réagit différemment.
Comment évaluer la douleur ? 3 niveaux de douleurs sont répertoriés avec 3 catégories de médicaments :
• A Faible Médicaments palier 1 : paracétamol
• B Modéré Médicaments palier 2 : paracétamol codéiné, tramadol
• C Intense Médicaments palier 3 : morphine
Les réglettes de la douleur allant de 0 à 10 sont souvent utilisées tant à l’hôpital que dans les cabinets médicaux.
Les médecins de la nouvelle génération ont bénéficié dans leur cursus d’une formation sur la prise en charge de
la douleur contrairement aux médecins installés depuis un certain temps.
Différentes techniques existent pour compléter les traitements médicamenteux pour une meilleure gestion de
la douleur tels que des séances de kinésithérapie, relaxation, sophrologie, cures thermales, etc.
Pour toute douleur rebelle, il est nécessaire de consulter un algologue en prenant un rendez-vous dans les
espaces de la consultation de la douleur (Centres Anti-Douleur – CAD) qui existent dans beaucoup d’hôpitaux et
pour se faire diagnostiquer il faut s’orienter vers les services de médecine interne des hôpitaux ou
rhumatologues.
Echanges dans la salle entre le Dr Couck et la représentante de FibromyalgieSOS sur la prise en charge de la
fibromyalgie.
Compte-rendu établi par Ghyslaine Baron / vice-présidente

 

Source : Fibromyalgie SOS

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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