Publié le 31 Juillet 2011

Le ministre de la santé présente lundi 1er août un projet de loi pour réformer le système du médicament et rétablir la confiance.

Dans un centre de santé. L’affaire du Mediator a conduit à une évolution de la...

Patrick ALLARD/REA 

Dans un centre de santé. L’affaire du Mediator a conduit à une évolution de la relation entre les patients et les professionnels de santé.

Le scandale du Mediator et les multiples retraits du marché ont rendu plus méfiants les patients et les professionnels de la santé.

A

Le scandale du Mediator, médicament qui aurait provoqué entre 500 et 2 000 morts de 1976 à 2009, année de son interdiction de mise sur le marché, suivi de la publication par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ( Afssaps) d’une liste de 77 médicaments placés sous surveillance et d’un retrait en cascade de plusieurs d’entre eux – Noctran et Mépronizine, contre l’insomnie, ou les antidiabétiques Actos et Competact – ont contribué à jeter un voile de suspicion sur notre pharmacopée.

Alors que le ministre de la santé, Xavier Bertrand, doit présenter lundi 1er août une réforme de la pharmacovigilance, les questions sur les effets indésirables des médicaments se sont multipliées dans les cabinets médicaux ou aux comptoirs des pharmacies. 

« Désormais, les patients me demandent s’il y a des risques à prendre tel médicament ou si on a du recul sur tel autre », raconte Christophe Delgoulet, pharmacien à Montmoreau, une petite ville de Charente. Même impression à Paris, où Catherine, préparatrice en pharmacie dans le 20e  arrondissement, n’hésite pas à parler d’une « réticence généralisée ».

Certains patients arrêtent leurs traitements

« Les crises et les retraits de médicaments ont jeté le trouble dans l’esprit des gens », reconnaît Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français ( CSMF). Il cite par exemple le cas de patients « atteints de troubles de la thyroïde qui ont arrêté de prendre du Levothyrox, médicament vital pour eux mais qui figurait sur la liste de l’Afssaps, et qui ont rechuté ». 

De son côté, Carole Robert, présidente de l’association Fibromyalgie France, qui regroupe des malades atteints de douleurs musculaires chroniques, qui prennent huit des 77 molécules incriminées, a constaté dans une enquête que 40 % d’entre eux ont arrêté leur traitement après la publication de la liste.

L’image du médicament chez ceux qui en sont les plus grands consommateurs d’Europe se serait-elle écornée ? De ce point de vue, les sondages réalisés jusqu’ici sont contradictoires. Si, selon une étude réalisée au mois de janvier par le CSA, 35 % des Français affirmaient ne pas avoir « confiance » dans les médicaments, une autre enquête d’opinion de TNS Sofres, réalisée en mai pour les entreprises du médicament, a montré que 82 % des sondés avaient toujours confiance en eux. 

Pas de rejet complet des médicaments

Impossible donc de conclure à un rejet généralisé des traitements. « Il y a une suspicion constante, qui enregistre des hauts et des bas, mais je ne crois pas qu’elle se solde par une baisse de la consommation de médicaments », estime Geneviève Royannez, médecin généraliste dans la Drôme et secrétaire générale adjointe du syndicat MG France.

Si les patients ont davantage de doutes sur les médicaments, ils continuent à faire confiance à ceux qui les leur prescrivent. 

C’est ce qu’explique Nathalie, patiente de 44 ans, qui prend depuis cinq ans du Noctran, un somnifère appelé à disparaître du marché en octobre prochain. « Je n’ai jamais eu d’effets indésirables et le médicament marche très bien, témoigne-t-elle. J’ai demandé à mon médecin la raison de son interdiction, il m’a confié ne pas comprendre. Je lui fais suffisamment confiance pour continuer à le prendre jusqu’à son retrait du marché, puis pour trouver un médicament de remplacement. »

Des patients plus réceptifs

Plus qu’une remise en cause de la fiabilité des traitements, l’affaire du Mediator a conduit à une évolution de la relation entre les patients et les professionnels de santé. « Elle a permis de renouer le dialogue avec les patients, qui sont plus réceptifs aux informations, notamment sur les effets secondaires, remarque Arnaud Dubédat, médecin généraliste à Romainville (Seine-Saint-Denis). Cela me permet aussi de justifier plus facilement ma volonté de ne pas prescrire tel médicament et de faire face aux pressions de certains patients. »

Sylvie Rebibo, une de ses consœurs parisiennes, confie qu’elle réévalue davantage la nécessité de poursuivre un traitement lors des renouvellements d’ordonnance.

Méfiance face aux nouvelles molécules

Face à l’arrivée de nouveaux médicaments, Geneviève Royannez s’est fixé dès le début de sa carrière une règle qui pourrait faire école : « J’attends toujours deux ans avant de prescrire une nouvelle molécule, pour voir si elle n’est pas retirée du marché entre-temps, et je vérifie qu’elle apporte un plus par rapport à ses prédécesseurs », souligne-t-elle. 

Enfin, les médecins et pharmaciens se disent prêts à signaler de façon plus rigoureuse les effets indésirables, même minimes, détectés en consultation et dans les officines.


ESTELLE MAUSSION

 

Source: http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Comment-medecins-et-patients-gerent-l-apres-Mediator-_NG_-2011-07-31-694612

 

mis à jour le 31/7/11

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Publié le 30 Juillet 2011

Publié le 29/07/2011

 

A plusieurs reprises, l’IRM a permis de montrer que la douleur tenace s’accompagne d’une sorte de « signature cérébrale » qui consiste en une  réduction de la substance grise dans des aires faisant partie du système nociceptif. 


Des altérations morphologiques du cortex cingulaire, préfrontal, du pont de Varole ou de l’insula, chez les sujets jeunes, ont été observées au cours de différents types de douleur rebelle, comme la fibromyalgie, la migraine, les rachialgies.


Cependant, il ne s’agit pas de modifications définitives car elles sont susceptibles de régresser dans l’année qui suit la disparition de cette douleur. Ceci est apparu clairement dans les coxarthroses traitées par pose d’une prothèse où une restitutio ad integrum de la substance grise a été mise en évidence 9 mois après obtention de l’analgésie.


C’est d’abord dans des populations types, choisies pour des essais, que ces variations sont apparues mais les résultats ont pu être étendus à la population générale.


En reprenant le déroulement de la Munster Search Study, portant sur 172 sujets de 40 à 85 ans, présentant des céphalées, douleurs rachidiennes ou articulaires, évaluées selon le German Pain Questionnaire, on peut vérifier que les altérations cérébrales touchent des zones impliquées dans les processus cognitifs et émotionnels de la douleur, sans que les médicaments interfèrent. Elles sont à mettre en rapport avec des modifications réversibles des neurones, de la glie, des espaces intercellulaires ou avec  une raréfaction des synapses.

L’hypothèse d’un dysfonctionnement des systèmes endogènes d’inhibition de la douleur a également été avancée.



Dr Françoise Ponchie Gardelle

 

Source:http://www.jim.fr/en_direct/actualites/e-docs/00/01/EB/AE/document_actu_med.phtml

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Publié le 29 Juillet 2011

Comment vivre avec une douleur chronique ?
La douleur n'est pas une fatalité, mais elle peut parfois devenir le quotidien des personnes souffrant de maladies chroniques. La priorité est de la combattre sur tous les fronts pour ne pas lui laisser le champ libre...

Plus d'un Français sur deux souffrira à un moment de sa vie d'une douleur chronique. Quand la douleur s'installe, il ne faut pas attendre pour la réduire au silence. Une douleur chronique se caractérise par sa durée. La douleur aiguë se compte en heures ou en jours. Elle est rapidement soulagée par les médicaments. La douleur chronique persiste au-delà de trois mois. Elle peut être fluctuante et se manifester par pic pour certaines pathologies ou devenir omniprésente pour d'autres. Beaucoup de malades ont la sensation de réaliser un véritable parcours médical du combattant avant de trouver un traitement adapté. Les médicaments ne suffisent pas toujours à soulager les symptômes. La douleur chronique doit être prise en charge dans sa globalité pour réduire son impact sur la vie quotidienne.

À la source de la douleur


Parmi les causes de douleurs chroniques les plus fréquentes, le dos arrive en tête. Les céphalées ne sont pas loin, avec deux pathologies comme la migraine ou les céphalées chroniques quotidiennes. "La moitié des patients qui viennent consulter dans un centre anti-douleur souffrent de douleurs post chirurgicales, causées involontairement par le chirurgien, explique le docteur Boccard, directeur de l'institut UPSA de la douleur. Des tissus lésés pendant l'opération engendrent des douleurs qui peuvent facilement devenir chroniques." Il existe également l'algo neuro dystrophie qui survient à la suite d'un simple petit traumatisme, comme une entorse. Vous pouvez avoir une réaction nerveuse qui diffuse une douleur plus largement dans le corps et finit par s'installer. La fibromyalgie, dont l'origine est encore mal connue, devient un véritable calvaire pour les patients et la douleur devient quotidienne. Sans parler des douleurs rhumatismales et des douleurs chroniques liées à des pathologies plus lourdes comme le cancer.

Attention au surdosage !


La tentation est grande d'étouffer votre douleur à l'aide d'antalgiques sans forcément prendre la mesure du dosage. L'automédication est courante chez les personnes souffrant de douleurs chroniques qui ne trouvent pas de remède adapté à leur mal. Il est alors facile de tomber dans un cercle vicieux où vous êtes obligé de prendre toujours plus de médicaments pour soulager votre douleur. Il arrive un moment où l'abus de médicaments finit par entretenir la douleur plus qu'il ne la combat. Enchaîner les consultations et les prescriptions n'est pas recommandé pour réussir à sortir de votre cercle douloureux. Votre corps accumule les médicaments et vous vous retrouvez perdu parmi les traitements.

Ne gardez pas votre douleur pour vous !


Votre douleur chronique devient votre meilleure ennemie. Parlez-en à vos amis ! Il n'est pas toujours facile de vivre en composant avec sa douleur. Il est encore plus pénible de devoir la garder pour soi. Votre entourage proche doit avoir une bonne compréhension de votre dimension douloureuse pour vous aider à alléger votre ressenti. La douleur ne se soigne pas que par les médicaments. L'aspect psychologique revêt une importance capitale. "Il ne faut pas s'arrêter qu'à une cause physique, analyse le docteur Boccard. La douleur est un phénomène géré dans le cerveau par différentes zones. Les médecins doivent être sensibilisés à une dimension émotionnelle de la douleur pour une meilleure prise en charge." La mémoire du corps a son importance dans la manifestation d'épisode douloureux. Apprendre à mettre sa douleur en mots, à en parler sans tabou contribue à la soulager. Le recours à un thérapeute peut devenir une clé de compréhension de votre douleur pour mieux lutter contre elle.

Le parcours du combattant ?


L'origine de la douleur ne change pas le protocole de prise en charge. La priorité est de ne pas attendre pour se soigner. Votre interlocuteur privilégié sera votre médecin généraliste. Le diagnostic doit être fait rapidement pour se concentrer sur le traitement. "Le contrat entre le malade et le médecin doit être clair, insiste le docteur Boccard. Il faut comprendre qu'on ne guérit pas d'une douleur chronique au bout d'une semaine. Si la douleur est présente depuis longtemps, elle mettra du temps pour se désinstaller." L'impatience légitime du patient est souvent une raison de l'échec de la prise en charge. Déçu de ne pas être guéri au bout d'un mois, il change de médecin et commence alors une errance médicale qui fait gonfler le dossier du patient et multiplier les traitements. Le malade repart de zéro à chaque fois sans forcément trouver de solution efficace.

Votre programme antidouleur


Votre traitement ne doit pas s'arrêter aux médicaments. Pour être efficace, il doit combiner tous les intervenants susceptibles de vous soulager. Si vous souffrez de douleurs lombaires, la consultation d'un kiné sera précieuse. Vous apprendrez également à avoir une hygiène lombaire optimale (les bons mouvements pour ne pas vous faire mal au dos). "La prise en charge de la douleur doit être l'affaire d'une équipe qui se coordonne entre elle pour aborder tous les aspects de la douleur", intervient le docteur Boccard. Le patient se traite par étape dans un programme à mettre en place et à suivre scrupuleusement. Une fois le diagnostic établi, reste à trouver le traitement qui vous convienne. Il faut laisser du temps au médicament pour agir et ne pas l'arrêter au bout d'une semaine sous prétexte que vous ne sentez pas de changements notables. Une consultation par mois permet de faire le point sur ses effets.


Prenez votre douleur en observation


À vous de tenir votre journal de bord de la douleur ! En observant ses manifestations, vous pourrez apprendre à connaître les facteurs extérieurs susceptibles de déclencher une crise douloureuse. Relevez les moments de la journée où la douleur se déclenche, ses caractéristiques et ses fluctuations. Autant d'indices qui peuvent aider votre médecin et vous permettre d'agir directement sur vos maux.

 

Source:http://www.e-sante.fr/comment-vivre-avec-douleur-chronique/5/actualite/1513

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Publié le 27 Juillet 2011

Votre sommeil est vital et vous ne pouvez vous en passer. Il tient une place primordiale dans votre vie et vous lui consacrez un tiers de votre temps, soit environ 25 à 27 ans.

Réparateur, il vous permet de rester en forme physiquement et  psychologiquement. Mais, parfois un peu de stress, de surmenage, d’anxiété ou de soucis suffisent à en altérer la qualité.

Vos nuits deviennent alors agitées, interrompues et, au bout de quelques jours, vous risquez de devenir irascible, nerveux, déprimé et la fatigue finit par s’installer en permanence.

Évidemment, vous avez la solution de facilité! Vous savez, celle qui consiste à prendre des somnifères. Parfois ces médicaments sont utiles, mais vous savez bien qu’ils ne doivent en aucun cas être pris de façon continue.

En effet, si vous en consommez régulièrement, vous risquez de finir par ne plus pouvoir vous en passer. De plus, ils ne créent qu’un sommeil « artificiel » beaucoup moins réparateur qu’un sommeil naturel.


le sommeil est vital et vous comment dormez vous

 

Pourquoi avons nous besoin de sommeil?


Nous dormons en moyenne 6h 58mn par nuit, 1h30 de moins qu’il y a 50 ans. Pourtant, pendant que nous dormons, nos défenses immunitaires se régénèrent, notre peau également et nous fabriquons des hormones. Le sommeil nous aide donc à récupérer sur les plans physiques, psychologiques et intellectuels et si nous dormons moins, nous nous régénérons moins..

 

Troubles du sommeil


L’insomnie chronique touche près de  20% de la population française. Elle est sévère dans 6 à 9% des cas. Elle est responsable en France d’une consommation excessive d’hypnotiques et de tranquillisants qui la place en tête des consommateurs dans les pays développés. Elle entraîne une baisse d’efficacité et de rendement dans le milieu professionnel. Elle est associée à une plus grande fréquence d’arrêts de travail, de consultations médicales et d’hospitalisations.

La somnolence diurne excessive, bien que moins fréquente (5 à  10 % de la population), a pour conséquences : inefficacité pendant la journée, restriction des activités, désinsertion sociale progressive, risque d’accident de travail ou de la route.

Le syndrome d’apnées du sommeil touche 3 à 4 % de la population.

D’autres causes de somnolence existent, comme le syndrome des jambes sans repos  (15 % des consultants) ou moins fréquentes comme la narcolepsie (0,05 %) et l’hypersomnie idiopathique.

L’association avec la dépression est fréquente.

Cependant il faut tout de même savoir que chez la majorité des insomniaques, le temps de sommeil total reste dans les limites physiologiques (8h ± 3h). Les privations totales de sommeil conduisent à la folie et à la mort plus rapidement que les privations de nourriture. L’insomniaque souffre, parfois depuis des années, de difficultés d’endormissement ou de maintien du sommeil. L’angoisse d’anticipation et ses conséquences comportementales, le conditionnement négatif vis-à-vis des stimulis de l’endormissement et la mise en échec des solutions utilisées créent les conditions du cercle vicieux de l’insomnie.

 

Les phases du sommeil


  • Le pré-endormissement : Phase avant le sommeil (qui existe aussi lors d’une somnolence ou pendant une séance de relaxation). Il est caractérisé par des ondes « alpha ». Durant cet état on peut ressentir des sensations visuelles ou auditives.
  • L’endormissement : le sommeil est confirmé mais encore léger. Les ondes « alpha » sont remplacées par des ondes « thêta » aux pulsations ralenties. Cette phase dure environ 10 minutes.
  • Sommeil léger : cette phase dure 20 minutes environ. Le rythme de l’électroencéphalogramme est plus lent, avec présence d’ondes « sigma ». Pendant cette phase on peut observer des ondes plus fortes provoquées par des stimulis internes dus aux changements d’activité des organes et des sens.
  • Sommeil profond : Phase de 10 minutes. Les ondes sont encore plus ralenties (1 à 3 par seconde). Ce sont des ondes « delta », de grande amplitude.
  • Sommeil très profond : Phase d’environ 60 minutes. Les ondes sont très régulières et ce sont toujours des ondes « delta ». Les fonctions vitales sont au plus bas. C’est le même sommeil que celui de la petite enfance. Il est important que l’enfant ait dormi régulièrement pour qu’une fois adulte il puisse parvenir à atteindre ce stade (sinon il n’arrivera pas à l’atteindre par la suite!!)
  • Sommeil paradoxal : Phase d’environ 5 à 15 minutes. C’est la phase de mouvements oculaires celle du rêve. On retrouve alors les ondes « alpha » de la relaxation. Les seules activités sont des mouvements oculaires très rapides avec peu de sensibilité aux activités extérieures. Il y a alors une paralysie du corps et modification du rythme cardiaque.

 

Tous ces stades constituent un cycle. Il y en aura plusieurs au cours d’une période de sommeil, avec en moyenne 4 à 6 par nuit. Le premier cycle dure de 90 à 120 minutes. Les cycles suivants sont de plus en plus courts. Le sommeil paradoxal représente 20 % du temps d’un cycle.

 

La fonction du rêve est de pouvoir tout faire, mais de façon mentalisée.

 

C’est au cours du stade des ondes delta qu’est secrétée l’hormone de croissance.

 

 

Méthodes pour mieux dormir

 

Il existe différentes méthodes pour améliorer le sommeil, certaines dont je vous ai déjà parlé comme la relaxation, la respiration, les huiles essentielles et les plantes.


Une autre méthode moins utilisée, mais qui fonctionne très bien également est la méthode subliminal.


Un message subliminal est un son qui est prononcé AU DESSOUS du seuil de la conscience, ce qui fait que l’oreille ne l’entend pas, mais que l’information est tout de même traitée par le cerveau.

Appliquée au sommeil, cette technique vous permet de faire tomber un à un les différents blocages qui vous empêchent de dormir, et vous apporte peu à peu le calme et la détente nécessaire à un sommeil profond et réparateur.

Cette méthode « Sommeil Express » comprenant de la musique douce et relaxante sur fond de bruits de la nature fonctionne très bien pour les personnes sujet aux troubles du sommeil.

 

Source:http://handicap-travail.com/le-sommeil-est-vital-et-vous-comment-dormez-vous/

 


 

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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Publié le 26 Juillet 2011

La phytothérapie et bien sur les thérapeutiques alternatives et complémentaires comme l’acupuncture et l’homéopathie sont une voie royale pour soigner sans nuire chaque fois que cela est possible.

Bien sûr, les plantes ne soignent pas tout et nous aurons toujours besoin, pour les maladies les plus graves, de médicaments issus de la recherche allopathique.


Mais la phytothérapie peut soigner beaucoup de choses, et surtout beaucoup de gens.


phytothérapie

La phytothérapie:

La médecine de demain?

 

Phytothérapie et économie


A ces considérations, il faut ajouter l’argument économique. Les trois quarts des humains n’ont pas accès aux médicaments ni à une médecine digne de ce nom. Les plantes poussent partout et les prix de revient ne sont pas aussi élevés que les médicaments synthétiques. Il faudra bien que partout où cela est nécessaire, on redécouvre les plantes locales, on encourage la phytothérapie respectueuse à la fois de l’environnement et des hommes qui peuplent cet environnement.

Beaucoup de gens oeuvrent déjà dans ce sens, pour une ethnomédecine humaniste, une médecine de développement durable des cultures et des savoirs locaux.

 

 

La phytothérapie, c’est quoi au juste ?


Phytothérapie est un terme moderne pour désigner une chose ancienne. Le mot associe deux racines grecques, « phytos » voulant dire plante et « therapeia » voulant dire soin. Il s’agit donc de la médecine par les plantes, du traitement par les végétaux, du recours aux ressources des plantes pour soigner et guérir des maladies. La phytothérapie repose sur la notion de totum (toutes les substances présentes dans la plante agissent) et sur la notion de globalité (la plante, organisme végétal entier, soigne l’homme, être entier).

 

 

Phytothérapie: Tout vient du végétal


Le règne végétal tient une place maîtresse dans notre vie quotidienne et cela ne tient pas seulement à l’usage de la phytothérapie.

L’alimentation bien sûr, met les plantes au centre de notre existence. Nous sommes omnivores et cela suppose une part importante de la ration alimentaire dévolue aux végétaux. D’ailleurs ceux qui s’éloignent de ce principe en ayant une alimentation trop portée sur les produits animaux, tels que la viande, le poisson ou les laitages, voient leur santé en pâtir.

Il y a encore vingt ou trente ans, c’était le « tout viande » qui était censée donner du fer, donc du sang, donc de la bonne santé dans un monde occidental qui gardait la blessure de la seconde guerre mondiale et de ses privations.

Aujourd’hui, nous sommes désormais dans la blessure du cholestérol, du diabète et des accidents vasculaires !  Cela change le regard. Malgré cela, le dogme des cinq fruits et légumes par jour pour une santé préservée à du mal à s’imposer.

 

 

La redécouverte de la phytothérapie


C’est à la fin du 19èmè siècle, qu’un certain nombre de médecins eurent à cœur de restaurer l’usage des plantes en thérapeutique à une époque où l’industrie chimique était triomphante. Déjà, ils avaient l’intuition que la plante n’était pas à ranger au placard ou au musée mais devait prendre toute sa place dans une médecine moderne expérimentale et scientifique.

La médecine de demain sera une médecine de plantes et une médecine de l’information. Alourdir le corps par une grande quantité de molécules deviendras très rapidement un mauvais souvenir. Soigner, cela voudra dire informer avec douceur et détermination un organisme déficient pour qu’il retrouve en lui-même les moyens de sa propre guérison. L’acupuncture et l’homéopathie agissent déjà dans ce sens. Les thérapies cognitives, la réinformation cellulaire, les techniques d’informations par percussion corporelle aussi.

La médecine de demain sera phytothérapique, respectueuse de l’homme car c’est en voulant très fort les choses qu’elles arrivent. Rêvons très fort à ce monde d’une biosphère retrouvée, nous sommes des milliards à le vouloir !

La phytothérapie, parce qu’elle est ancrée dans notre environnement depuis des millénaires, gardera une place de choix dans cet arsenal.

 

Source:http://handicap-travail.com/la-phytotherapie-la-medecine-de-demain/

 

Je remercie Chantal d'avoir accepter de prendre ses articles sur son blog.

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Publié le 25 Juillet 2011

Douleur, quand tu nous tiens

Vivre, c’est souffrir. C’est le cas du moins pour des millions de Canadiens, dont plusieurs sont dans la fleur de l’âge.

Un récent rapport de Statistiques Canada révèle en effet que la douleur chronique, habituellement associée aux aînés, est de moins en moins rare chez les personnes plus jeunes.

Environ 1 Canadien sur 10 âgé de 12 à 44 ans souffre de douleur chronique. «Cela équivaut à environ 1,5 million de personnes», souligne le Dr Roman Jovey, directeur médical d’une clinique spécialisée dans la gestion de la douleur située près de Toronto.

«La douleur chronique est un problème aussi fréquent que coûteux», dit-il. «Mais les ressources actuellement consacrées à la recherche, à l’éducation et au traitement de cette condition sont nettement insuffisantes.»

Le Dr Jovey qui s’intéresse aux médicaments antidouleur et à la dépendance à ces produits, estime que les étudiants en médecine vétérinaire reçoivent cinq fois plus de formation sur la douleur que les futurs médecins généralistes.

 

Un fardeau au plan social

Une étude de Statistiques Canada démontre que la douleur chronique est un problème important au pays. Elle prend ses racines dans des maladies telles que la fibromyalgie, l’arthrite, les migraines ou les maux de dos.

«On définit la douleur chronique comme une douleur qui dure au moins trois à six mois ou qui va au-delà des délais habituels prévus pour une guérison», précise le Dr Jovey. «La plupart des gens croient que la douleur chronique est une douleur qui sévit jour et nuit, sans interruption, et c’est vrai dans certains cas. Mais il s’agit le plus souvent de douleur intermittente.»

«Les Canadiens doivent être conscients que la douleur chronique sévit présentement à des proportions épidémiques», dit Lynn Cooper, maintenant dans la cinquantaine et qui souffre de douleur chronique depuis qu’elle a subi un accident à son travail en 1986. «La douleur chronique est généralement incomprise et n’est ni diagnostiquée, ni gérée adéquatement. Elle constitue un énorme fardeau sur le plan social et les coûts pour notre économie se chiffrent à environ 35 milliards de dollars par an.»

 

Éduquer pour mieux comprendre

L’étude a permis de constater notamment que les personnes aux prises avec la douleur chronique étaient aussi plus à risque de souffrir de troubles de l’anxiété ou de l’humeur.

Le Dr Jovey espère que cette étude aidera à faire ressortir la nécessité d’une stratégie nationale pour la douleur qui permettra d’éduquer le public sur ce en quoi consiste une bonne gestion de la douleur.

Le traitement idéal, selon lui, devrait être multidisciplinaire. Le patient devrait avoir l’aide d’un médecin, d’un physiothérapeute et d’un psychologue afin qu’il ne devienne pas encore plus handicapé au fil du temps.»

 

De nouvelles options

«La douleur chronique est souvent assortie de préjugés négatifs», constate Lynn Cooper, qui est également présidente de la Coalition canadienne contre la douleur. «Le manque de compréhension et le fait qu’elle n’est pas reconnue comme une maladie font en sorte qu’elle est mal perçue par la plupart des gens. Les personnes qui souffrent de douleur chronique sont considérées comme des simulateurs – on croit que ce sont des paresseux, qui ne prennent pas leurs responsabilités et qui ne cherchent qu’à prendre des pilules.»

«Dans ce pays, le concept d’approche multidisciplinaire de la douleur chronique est mal compris. La principale manière de traiter la douleur est avec des médicaments. Or, les médicaments seuls ne modifieront pas les effets de la douleur chronique. Les gens doivent apprendre d’autres stratégies pour y faire face.»

Parmi celles-ci, on peut notamment avoir recours à divers types de thérapies telles que l’hypnose, le biofeedback, la physiothérapie, la thérapie cognitivo-comportementale et même la méditation.

Avec le temps, Lynn Cooper a créé son propre programme multidisciplinaire qui comprend de la physiothérapie, des exercices en piscine d’eau chaude, une alimentation plus saine et un cours en psychothérapie.

 

Source:http://fr.canoe.ca/artdevivre/bienetre/article1/2011/07/13/18412931-jdm.html

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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Publié le 22 Juillet 2011

Je vous informe que je serais absente jusqu'au 30 juillet pour quelques jours de vacances, en

 

espérant trouver un rayon de soleil égaré !!!

 

Je sollicite votre indulgence, pendant cette courte période, si un jour il n'y avait pas

 

d'articles,

 

c'est un peu le relâchement de la période estivale.

 

A très vite et en attendant de vous revoir sur le site,

 

Je souhaite à tous de très belles vacances.

 

Evy

 

Mamie zen

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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Publié le 21 Juillet 2011

Fibro - 3 femmes points douloureux
LA FIBROMYALGIE COMME UNE METAPHORE

UNE PRISON, UNE CAGE …REELLE OU VIRTUELLE ?


  La fibromyalgie rencontre de plus en plus d’intérêt  dans les milieux scientifiques, et le dernier Congrès mondial de la douleur s’en est fait l’écho à Sydney, en août 2005. Il ressort de ces études que 600 000 Français, 2 % de la population occidentale et jusqu’à 4,9 % des femmes seraient atteints par cette affection.

Bien que reconnue par l’OMS, certains pensent que ce syndrome n’existe pas. L’un de nos confrères écrivait récemment dans une revue professionnelle (Revue pratique Médecine générale 2005 ; 19,692):   « Allons-nous longtemps cautionner des diagnostics douteux ou à la limite de l’escroquerie pure ? … »
  L’entourage de ces patients est également partagé entre bienveillance et suspicion. Pris entre deux feux, les patients sont dans une situation bien inconfortable, aggravée par le peu de traitements ayant fait la preuve de leur efficacité. D’autant plus que certains de ces patients ne tolèrent aucun médicament…
  Que pouvons-nous faire lorsque, apparemment, il n’y a rien à faire ?
 
  Aucune explication scientifique ne fait l’unanimité, plusieurs concepts sont discutés : neurophysiologique, psychologique, social. Il est légitime de s’interroger. Les modifications neurophysiologiques sont-elles cause ou conséquence d’un vécu perturbateur comme dans une dépression ? Les symptômes sont-ils l’expression somatique d’un trouble psychique ? Découlent-ils d’un « prêt-à-porter culturel » (Dr Anne Françoise Allaz), d’une construction sociale ? Ils semblent résister à nos hypothèses physiopathologiques, nos tentatives thérapeutiques. Le parcours médical de ces patients est une longue pérégrination qui a souvent duré des mois ou des années, au cours desquels ils ont rencontré des praticiens de spécialités différentes. Ceux-ci les ont écoutés sans les soulager, ou bien ne les ont pas écoutés, pas crus, et bien souvent les ont pris pour des simulateurs ou des malades psychiatriques. A la douleur physique s’ajoutent, alors, déception et découragement.

L’hypnose nous apparaît comme un recours pertinent dans ce cadre ambigu. Notamment pour renouer dialogue et confiance, base d’un traitement possible.

Ces patients partagés entre différentes options sont dans une véritable confusion qui aggrave leur situation. En témoignent leurs paroles : « Je me mets des barrières. Je ne suis pas libéré(e) . Ca veut dire quoi s’occuper de soi ? Je me cache derrière la douleur. La maladie est là, le problème est ailleurs. » Etonnante lucidité, désespérante impuissance.

La similitude troublante des situations nous a permis de déceler une constante : la notion d’un enfermement par des relations familiales, conjugales, professionnelles, sociales, religieuses…parfois médicales, plus ou moins associées. Ils paraissent enfermés dans leur corps, captifs d’eux-mêmes, d’une représentation sociale. Enfermés dans la recherche d’une authentification, légitimation de leur « maladie » alors que la fibromyalgie est ignorée des pouvoirs publics et par conséquent non indemnisé.

Curieusement, certains mots reviennent au cours des  consultations : prison, enfermé, attaché, lié…Ainsi ils nous suggèrent plusieurs métaphores. Celle d’un patient prisonnier ou d’un oiseau en cage, nourri, entretenu, soigné, mais qui reste derrière les barreaux, à seulement entrevoir un monde dont il est exclu du fait des douleurs, de l’asthénie… Ou bien la métaphore d’une cuirasse qui colle à leur enveloppe (le moi-peau d’Anzieu), la peau, les muscles et dessine les « fameux » points douloureux utiles au diagnostic ? Comment se libérer d’un symptôme emprisonnant et peut-être protecteur à la fois ? Leur symptomatologie est ce qui les maintient, paradoxalement, en relation dans la quête inefficace d’une reconnaissance qui puisse les soulager.

  C’est à partir de cette représentation que s’élabore le projet thérapeutique hypnotique : les aider à s’évader et à passer la porte de la cage, déjà ouverte…Autrement dit, découvrir une autre réalité : celle dans laquelle il est maintenant possible de franchir ces barrières. Le mouvement psychique et non seulement autorisé, possible, mais aussi encouragé et entraine un premier soulagement physique.

 

Source :

http://www.medecines-douces.com/hypnose-therapies-breves/fibromyalgie.htm

 

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Publié le 21 Juillet 2011

(ATTENTION ! : je poste cet article pour vous informer des possibilités autres pour se soigner mais en aucun cas, je prends la responsabilité des effets indésirables ou néfastes de cette médication)

Xiao Yao Wan


 

Poudre de la libre promenade

Usages thérapeutiques traditionnels

Indications principales : syndrome prémenstruel, migraine, hépatite chronique, fibromyalgie.

En énergétique chinoise, on utilise cette préparation pour favoriser la libre circulation de l’Énergie du Foie, tonifier la Rate et le Sang, harmoniser l’Énergie du Foie et de la Rate.

Symptômes associés : foie lent, soupirs fréquents, dérèglement du cycle menstruel, fatigue, hypoglycémie, troubles digestifs, dépression, perte de l’appétit, bouche et gorge sèches, langue un peu rouge.

Posologie

Comme cette formule se trouve sous différentes formes et à divers dosages, il est important de suivre les recommandations du fabricant. Peut être pris à long terme.

Commentaires

Cette formule est très utile pour traiter les problèmes de santé chez les femmes : syndrome prémenstruel, migraine, problèmes de digestion, dérèglement du cycle menstruel. Les femmes sont souvent en Vide de Sang à cause des menstruations, de l’allaitement et des grossesses. Si, à ce Vide de Sang s’ajoute de la colère refoulée, la fonction de drainage-décongestion du Foie est perturbée. La stagnation de l’Énergie du Foie entraîne des douleurs aux seins et à la poitrine. La stagnation de l’Énergie entraîne une stagnation de Sang, d’où les problèmes menstruels. Si l’Énergie du Foie est congestionnée, le Sang envahit la Rate et cause des problèmes de digestion. La congestion du Foie et le Vide de Sang provoquent des maux de têtes, des vertiges, la sécheresse de la bouche et de la gorge.

Historique

Cette formule est citée dans le livre Ti Ping Hui Min He Ji Ju Fang, écrit sous la dynastie des Song (960-1279).

Recherches

En 1960, la publication de médecine traditionelle chinoise Guang Dong Zhong Yi (numéro 8) publiait le résultat du suivi de 253 patients atteints d'hépatite chronique. Cette étude révèle que la prise de Xiao Yao Wan a provoqué la guérison de 36 des patients tandis qu'elle soulageait les symptômes de 139 autres.1

Composition


Nom en pin yin

Nom pharmaceutique

Actions thérapeutiques

Chai Hu 

Radix bupleuri (racine de buplévre)

Harmonise et détend le Foie 

Dang Gui 

Radix angelicae sinensis (racine d'angélique)

Tonifie le Sang, fait circuler le Sang  

Bai Zhu 

Rhizoma atractylodis macrocephalae (rhizome d'atractylode)

Tonifie la Rate 

Bai Shao 

Radix paeniae lactiflorae (racine de pivoine blanche)

Tonifie le Sang, tonifie le Yin du Foie  

Fu Ling 

Sclerotium poriae cocos (champignon filamenteux)

Draine l’Humidité 

Zhi Gan Cao 

Radix glycyrrhizae uralensis (racine de réglisse rôtie dans le miel)

Tonifie le Foyer moyen, harmonise l’action des plantes  

Wei Sheng Jiang 

Rhizoma zingiberis officinalis recens (rhizome de gingembre grillé)

Harmonise l’Estomac, contrôle l’Énergie à contre-courant  

Bo He 

Herba mentha (parties aériennes de la menthe en fleur)

 

 

 

 

 

 

Détend le Foie, réduit la Chaleur du Foie  

 

 

 

Source :

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PharmacopeeChinoise/Fiche.aspx?doc=xiao_yao_wan_pc

 

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Publié le 21 Juillet 2011

L’ostéopathie – Une démonstration


L'ostéopathie est une « médecine manuelle ». Ses praticiens palpent les corps pour déceler les tensions ou les déséquilibres qui causent des malaises ou des maladies, puis font des manipulations pour rétablir l'équilibre. D’après eux, l'ostéopathie est un système complet comportant ses propres modes de diagnostic et de traitement. Elle permettrait de soigner une grande variété d’affections.

Pour l’ostéopathie, tous les maux, physiques aussi bien que psychologiques, ont des résonances partout dans le corps. Ainsi, les mauvaises postures, les accidents, le stress ou les pensées négatives ne perturbent pas un seul système (musculosquelettique, digestif, neurologique, vasculaire, hormonal, etc.), mais tout l’organisme. Pour soigner chaque problème, il faut donc rétablir l'harmonie dans le système musculosquelettique et dans chacun des autres systèmes.

Dans le langage des ostéopathes, cette harmonie se traduit souvent par les termes mobilité et motilité, la motilité désignant l’ensemble des mouvements propres à un organe ou à un système. Un corps en santé serait doté d’une excellente motilité, non seulement dans ses articulations, mais dans tous les tissus du corps : os, muscles, nerfs, ligaments, tendons, fascias, liquides, etc.

L’une des caractéristiques distinctives de l’ostéopathie est d’ailleurs de prendre en compte l’ensemble de la structure du corps et de tous ses mouvements, qu’ils soient larges et puissants ou qu’il s’agisse de fluctuations à peine perceptibles.

Principes fondamentaux

  • Le premier des 4 principes fondamentaux de l'approche stipule que la structure gouverne la fonction, c'est-à-dire que les diverses fonctions corporelles seraient en étroite interdépendance avec la structure du système musculosquelettique.
  • Le deuxième principe affirme qu'il y a unité fonctionnelle : il serait techniquement impossible qu'il se passe quoi que ce soit dans une partie du corps sans que les autres parties ne soient influencées. Ce qui explique que les manipulations se font parfois sur des zones éloignées du centre de la douleur - sur le diaphragme pour traiter le dos, par exemple.
  • Les troisième et quatrième principes concernent davantage l’aspect préventif de l’ostéopathie : le rôle des artères est absolu - dans un corps bien irrigué, il n'y aurait pas de congestion ni de dégénérescence cellulaire - et il y a autorégulation - le corps posséderait ou pourrait générer les substances et les processus requis pour se soigner.

L'ostéopathe ne s'intéresse pas simplement à un malaise, mais considère le patient comme un tout devant être évalué dans son ensemble. Il doit découvrir de façon précise l'origine des tensions et des blocages qui restreignent la mobilité des différents tissus. Les ostéopathes sont donc formés longuement pour acquérir une profonde connaissance des structures corporelles (os, articulations, organes, viscères, muscles, etc.) ainsi qu'une extrême finesse du toucher, capable de détecter des tensions cachées ou des mouvements particulièrement subtils. Malheureusement, le terme ostéopathie, avec son préfixe grec osteo signifiant à la fois « structure » et « osseux », peut donner une image trop restrictive de l'approche.

L'ostéopathe Philippe Druelle compare son travail à celui d'un horloger : « Avec les mains, nous remettons en mouvement toutes les fonctions de l'organisme pour qu'elles puissent entrer en interrelation les unes avec les autres et maintenir l'état de santé d'un individu. »1

Le mouvement respiratoire primaire

Il existe une certaine pulsation rythmique de l'organisme que les ostéopathes appellent le « mouvement respiratoire primaire » (MRP). Ce mouvement involontaire d'expansion/rétraction - même quand le corps est au repos - prendrait sa source dans le liquide céphalo-rachidien du crâne et se transmettrait à tout le corps par la dure-mère et les fascias. Avec un rythme de 12 à 16 cycles par minute, il s'exprimerait en microns et serait perceptible dans l'ensemble du corps (par des mains exercées, évidemment).

Selon l’hypothèse, un individu, par ailleurs tout à fait fonctionnel, mais dont le MRP serait déficient, pourrait avoir de la difficulté à « se mettre en branle », manquer de joie de vivre et ressentir une certaine lourdeur dans son corps et dans ses pensées. Grâce à des mobilisations manuelles très fines, le plus souvent effectuées sur le crâne, les ostéopathes prétendent pouvoir « réaxer » les os et les différentes structures pour permettre au MRP de retrouver son rythme normal. Il existe d'ailleurs une discipline dérivée de l'ostéopathie, l’ostéopathie crânienne, qui se spécialise dans ces traitements. Toutefois, le concept de MRP n'est pas officiellement reconnu, et aucune preuve scientifique de son existence n’a été apportée. Il suscite d’ailleurs une certaine controverse parmi les ostéopathes eux-même2.

Des manipulations variées et extrêmement précises

Un examen mené en ostéopathie a de quoi étonner, comme si les doigts du praticien possédaient eux-mêmes 5 sens, capables de ressentir ce qui se passe sous la peau. Quant au traitement, il se fait par diverses manipulations, exercées par les mains, et parfois le reste du corps du praticien, qui peut entourer un membre replié ou s’appuyer contre le dos du patient, par exemple. On peut regrouper ces manipulations en 4 catégories principales.

  • Les manipulations fonctionnelles permettent au thérapeute, avec l'aide du sujet, de mobiliser les tissus (muscles, articulations, liquides, membranes, etc.) et d’induire un état de relâchement suffisant pour permettre l’autocorrection d'une lésion. On pourrait dire que ces manipulations « accompagnent » la lésion.
  • Les manipulations structurelles demandent d’appliquer une certaine impulsion sur une structure, cette fois pour « s’opposer » à la lésion (pour libérer une vertèbre qui ne bouge plus, par exemple). Parfois désagréables, mais pas douloureuses, elles peuvent provoquer un craquement (bien que le craquement n'indique pas que la manipulation soit réussie).
  • Les manipulations viscérales ont pour objectif de redonner le maximum de motilité aux viscères (intestin, foie, rate, poumon, etc.). Ceux-ci seraient en lien avec certains symptômes de troubles fonctionnels.
  • Les manipulations crâniennes sont très subtiles et pourraient ressembler à une simple imposition des mains. En réalité, il s'agit de très légers mouvements qui permettraient de rétablir la délicate mobilité des os du crâne et d’agir sur le mouvement respiratoire primaire. Ces manipulations ont été conçues au début du XXe siècle par l'ostéopathe américain William G. Sutherland. S’en inspirant, le Dr John E. Upledger a mis au point, dans les années 1970, une technique spécialisée, la thérapie craniosacrale. Celle-ci s’attache exclusivement au fluide céphalo-rachidien et aux membranes qui entourent et protègent le cerveau et la moelle épinière.

Mentionnons également l'existence de l'ostéopathie aquatique qui a recours à des manipulations classiques, mais pratiquées dans une piscine chauffée. Elles favorisent une plus grande détente, une meilleure réceptivité du corps (qui est soutenu par de petits flotteurs) et facilitent l’accès aux mémoires émotionnelles.

Ajoutons finalement que l'ostéopathie se pratique aussi sur les animaux - autant les animaux de ferme que domestiques -, un médecin vétérinaire pouvant avoir une spécialité en ostéopathie vétérinaire3.

Prudence

Certaines de ces manipulations, si elles ne sont pas appliquées avec une précision extrême, peuvent être dangereuses, surtout celles menées dans la région cervicale de la colonne vertébrale. Elles pourraient entraîner, entre autres, un accident vasculaire cérébral. Le niveau de risque n'a pas été formellement quantifié4, mais selon une recherche danoise, il serait vraisemblablement minime puisqu'un très grand nombre de manipulations de ce genre est pratiqué chaque année5. Quoi qu’il en soit, personne ne devrait prendre le risque de subir ce type de manipulation de la part de quelqu'un qui ne serait pas adéquatement formé.

La reconnaissance officielle

Au Québec, la profession d’ostéopathe n’est pas régie par un ordre professionnel et le titre n’est pas protégé. Toutefois, des pourparlers en vue de la création éventuelle d’un ordre sont en cours entre l’Office des professions du Québec et le Registre des ostéopathes du Québec (ROQ). Cet organisme, qui est l’un des nombreux regroupements d’ostéopathes de la province, a été reconnu par l’Office des professions du Québec (OPQ) comme interlocuteur privilégié des ostéopathes. Cependant, selon l’OPQ, cela n’exclut pas que d’autres associations puissent aussi représenter des ostéopathes compétents6. D’autres intervenants, comme l’Académie Sutherland d'ostéopathie du Québec et la Société Canadienne pour la Tradition de l'Ostéopathie (So.Ca.T.O.) ont d’ailleurs participé aux pourparlers.

Selon le ROQ, pour le moment, la meilleure assurance pour les consommateurs québécois est de consulter un ostéopathe membre du ROQ ou de l’Association des ostéopathes du Québec (ADOQ), dont les critères de compétence sont très similaires. Pour faire partie de ces associations, les praticiens doivent avoir suivi une formation comparable à une maîtrise universitaire, qui correspond aux normes internationales.

Il existe toutefois beaucoup d’écoles et de regroupements de praticiens qui ne sont pas reconnus par le ROQ et qui peuvent tout de même posséder un excellent niveau de qualité. Diverses formations, parfois très disparates, mènent donc actuellement au titre mal défini « d’ostéopathe » (voir Formation). Cette profusion de formations diverses est l’une des raisons pour lesquelles les ostéopathes réclament depuis des années la création d’un ordre professionnel. Selon eux, cela permettrait de mieux encadrer leur pratique, d’assurer une meilleure protection du public et de mettre fin à la confusion qui règne dans le milieu.

Ailleurs dans le monde, le Vermont a été le premier État de l'Union américaine à officiellement accorder le droit de pratique aux ostéopathes en 1896. Il a fallu attendre en 1974 avant que tous les États fassent de même.

En France, la première association professionnelle d'ostéopathes date de 1973. La profession a été reconnue officiellement en 2002, et les décrets régissant sa pratique ont été promulgués en mars 20078. La Grande-Bretagne a été, en 1993, le premier pays européen à reconnaître la profession d’ostéopathe. En Belgique, la loi cadre date de 1999. Outre l'Amérique du Nord et l'Europe, l'ostéopathie est surtout pratiquée en Australie et en Nouvelle-Zélande.

En Europe, il arrive que des médecins utilisent les termes d'ostéothérapie et d'ostéothérapeute pour se distinguer des ostéopathes non-médecins. Certaines facultés de médecine proposent d'ailleurs sous le nom d'ostéothérapie un enseignement postuniversitaire de la pratique des manipulations vertébrales.

Une pratique qui a plus de 100 ans

L'ostéopathie a sans doute souffert de l'association que l'on a pu faire entre elle et la pratique des guérisseurs et rebouteux. Très actifs dans les sociétés traditionnelles et encore un peu dans certains pays industrialisés, ces derniers « manipuleraient le corps » grâce à un savoir ancestral transmis de génération en génération. Or, il est probable que le créateur de l'ostéopathie, Andrew Taylor Still, se soit en partie inspiré des techniques traditionnelles. En effet, il n'a pas hésité, à une époque, à écrire sur sa carte de visite : bonesetter (rebouteux) et healer (guérisseur).

Fils d'un pasteur également médecin, le jeune Still a grandi dans le Missouri, une région des États-Unis qui, à la fin du XIXe siècle, tenait encore du Far West. Il y est devenu médecin et chirurgien. En 1864, trois de ses enfants et plusieurs de ses patients meurent au cours d'une épidémie de méningite. Profondément atteint par cette tragédie, le Dr Still remet en question certains fondements de la pratique médicale de l'époque (très rudimentaire, il faut le dire) et consacre les 10 années suivantes à la recherche d'une nouvelle voie.

Au début, les théories et les pratiques du Dr Still sont reçues avec scepticisme et résistance. Il se fait alors médecin itinérant. Graduellement, le succès qu'il rencontre attire les patients chez lui et, bientôt, plusieurs personnes souhaitent connaître ses techniques. En 1892, il fonde l'American School of Osteopathy, à Kirksville, au Missouri. En 1895, il y ajoute une infirmerie où, selon certaines évaluations, plus de 400 personnes par jour viennent, parfois de très loin, se faire soigner. Le Dr Still y demeure actif jusqu'à sa mort en 1917, à l'âge de 89 ans, au moment où environ 5 000 ostéopathes pratiquent déjà. L'école qu'il a fondée est toujours en activité, sous le nom de Kirksville College of Osteopathic Medicine.

Applications thérapeutiques de l’ostéopathie

En traitement

L'ostéopathie est d'abord reconnue pour sa capacité à soigner les douleurs et les problèmes liés au système musculosquelettique, dont plusieurs formes de maux de dos. Selon une recherche menée auprès de 3 000 ostéopathes américains, plus de la moitié de leurs traitements y est reliée9.

OstéopathieIl s'agit à la fois de problèmes aigus - comme les entorses, les fractures et les blessures sportives -, ou chroniques - comme les hernies discales, les lombalgies, les douleurs articulaires, les douleurs périnatales, les scolioses et les tendinites. La fasciite plantaire, l'épine de Lenoir, les problèmes articulaires causés par les mouvements répétitifs et le syndrome du canal carpien sont également traités par les ostéopathes. Les problèmes du thorax et du cou liés à une posture de travail crispée au-dessus d'un clavier d'ordinateur sont des motifs de consultation de plus en plus fréquents.

Selon les praticiens, l'approche serait aussi en mesure d'intervenir sur plusieurs autres systèmes, ce qui lui permettrait également de soulager ou de soigner les affections suivantes10 :

  • Les troubles circulatoires des membres inférieurs, les hémorroïdes, la congestion veineuse, les palpitations, etc. (système cardiovasculaire).
  • Les flatulences, la constipation, l’acidité gastrique, les troubles hépato-biliaires, etc. (système digestif).
  • Les douleurs et dysfonctions gynécologiques, les cystites, la stérilité fonctionnelle, l’énurésie, etc. (système génito-urinaire).
  • L’asthme, les otites moyennes (une manipulation permettrait de drainer l'oreille moyenne), les rhinites, les sinusites, les vertiges, les migraines, les bourdonnements, etc. (systèmes oto-rhino-laryngologique et pulmonaire).
  • Les états dépressifs, le stress, l’anxiété, les troubles du sommeil, etc. (système neurologique).

En prévention

Depuis quelques années, l'approche met de plus en plus l'accent sur la prévention, en particulier au moment de la grossesse. L’ostéopathie pourrait traiter certains problèmes fonctionnels de la grossesse, comme les douleurs articulaires, les douleurs lombaires11 et les problèmes de digestion. Un examen permettrait aussi de vérifier la mobilité du bassin et de l’axe vertébral de la femme enceinte afin de favoriser le bon déroulement de l’accouchement12. Une étude de cohorte publiée en 2003 fait valoir que le traitement ostéopathique pourrait aussi réduire les complications liées à l'accouchement13.

Toujours dans un contexte de prévention, on recommande également que les nouveau-nés subissent un examen ostéopathique dans les semaines qui suivent leur naissance. On pourrait ainsi corriger des traumatismes causés par l'accouchement, qui pourraient influer sur la mobilité des jonctions des os du crâne et occasionner des troubles fonctionnels ultérieurs12,14.

Recherches

Il existe peu de recherches d'envergure sur l'ostéopathie. De plus, les revues systématiques, les méta-analyses et même parfois les essais cliniques évaluent souvent les effets de l'ostéopathie et de la chiropratique conjointement, sous le terme de manipulation rachidienne (spinal manipulation). Les données probantes liées à chacune de ces approches sont donc régulièrement confondues. Dans les recherches qui suivent, nous nous sommes limités aux études se rapportant spécifiquement à l'ostéopathie.

EfficaceContribuer au soulagement des maux de dos, en particulier la lombalgie. De nombreux articles, dont quelques revues systématiques, ont été publiés concernant le soulagement des maux de dos, en particulier la lombalgie, à l'aide de l'ostéopathie15-22. Une revue systématique jumelée à une méta-analyse des essais cliniques aléatoires21 a conclu que cette approche réduit la douleur plus efficacement qu'un traitement placebo. En outre, on y fait état de plusieurs études au cours desquelles l'ostéopathie s’est avérée plus efficace que les traitements classiques.

De plus, il semble que cet effet serait significatif à court comme à moyen terme, les recherches ayant montré des bénéfices qui durent au-delà de 3 mois. Enfin, cette diminution de la douleur serait comparable à celle obtenue grâce à certains médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sans les effets secondaires associés à ces derniers22. L'ostéopathie pourrait donc constituer une solution de rechange intéressante aux médicaments pour les personnes atteintes de douleurs lombaires aiguës, et possiblement pour les douleurs chroniques.

Efficacité possibleSoulager la douleur. Quelques études font état des effets positifs de l'ostéopathie dans le soulagement de la douleur aiguë ou chronique23-31. À titre d’exemple, les résultats d'un essai clinique aléatoire, réalisé auprès de 58 patients souffrant de douleur au cou depuis moins de 3 semaines, révèlent que cette approche pourrait être aussi efficace qu'un analgésique reconnu pour traiter la douleur musculosquelettique aiguë29.

Autre exemple, une étude clinique a évalué la douleur chronique au cou chez 41 patients31. On a observé une diminution de l’intensité de la douleur dans le groupe sous ostéopathie, comparativement au groupe placebo, après 10 semaines de traitements. Les auteurs soulignent que ces changements engendraient un effet positif sur la qualité de vie des participants.

Une autre recherche à très petite échelle a révélé que les traitements ostéopathiques associés à la médication analgésique étaient plus efficaces que la médication seulement pour soulager la douleur chez les personnes atteintes de fibromyalgie24. Enfin, les résultats d'autres études indiquent que l'ostéopathie peut avoir un effet positif contre les maux de tête30 et les douleurs du cou et du dos25. Cependant, des études plus rigoureuses et de plus grande envergure devront être réalisées pour valider tous ces résultats.

Efficacité incertaineContribuer à la diminution de certains symptômes liés à l'asthme. D’après quelques études, l'ostéopathie pourrait avoir des effets bénéfiques dans le traitement de l'asthme32,33. Les résultats d'un essai clinique aléatoire réalisé auprès de 140 enfants âgés de 5 ans à 17 ans laissent penser que, comparé à une procédure simulée, le traitement ostéopathique a occasionné une plus grande amélioration du débit expiratoire de pointe (vitesse maximale à laquelle l'air peut être expiré des poumons au cours d'une expiration forcée). Toutefois, le manque d'études rigoureuses ne permet pas, pour l'instant, de conclure sur l'efficacité de l'ostéopathie ni d'aucune autre thérapie manuelle dans le traitement de l'asthme34.

Efficacité incertaineFaciliter la réadaptation à la suite d’interventions chirurgicales. Quelques recherches ont souligné les effets positifs du traitement ostéopathique au cours de la période entourant diverses procédures médicales35-38. Par exemple, cette approche pourrait diminuer la prise d'analgésiques durant une arthroplastie du genou ou de la hanche et la durée de l'hospitalisation qui en résulte35. Chez les patients ayant subi cette chirurgie, l'étude a révélé que, dans le groupe ayant bénéficié de traitements d'ostéopathie 4 jours de suite après la chirurgie, les patients étaient en mesure de marcher de plus grandes distances et de monter des escaliers plus tôt que ceux du groupe témoin.

L'ostéopathie pourrait également diminuer la douleur, réduire la prise d'analgésiques et favoriser la réadaptation après d’autres interventions chirurgicales36-38. Cependant, le manque d'études à ce sujet et certains résultats contradictoires39 limitent la portée de ces conclusions.

Efficacité incertaineAutres applications. Une étude a été effectuée auprès de 40 personnes souffrant de névralgie sciatique, communément appelée sciatique, en lien avec une hernie discale. Selon les résultats obtenus, l'ostéopathie serait plus efficace à court terme que le traitement médical courant par chimionucléolyse et aussi efficace à moyen terme (12 mois)40. Par ailleurs, au cours d'une petite recherche effectuée auprès de femmes souffrant de dépression, 9 ont reçu des traitements classiques (antidépresseurs et psychothérapie hebdomadaire) et 8 de l’ostéopathie41. Après 8 semaines, toutes les femmes du groupe ostéopathie avaient obtenu une rémission, mais seulement le tiers de celles de l’autre groupe.

Il est possible, mais non encore démontré, que l'ostéopathie associée aux traitements classiques puisse être avantageusement utilisée pour soigner l'hypertension42. Quelques études laissent entendre que le traitement ostéopathique faciliterait le drainage lymphatique et splénique (en rapport avec la rate) et qu'ainsi, il améliorerait la réponse immunitaire aux infections et à l'injection de vaccins43,44.

Enfin, d'autres études ont aussi présenté certains bénéfices du traitement ostéopathique utilisé seul, en complément aux soins d’usage ou combiné à d'autres approches dans le traitement de tendinites45, de blessures aux chevilles46, de dysménorrhée (menstruations difficiles et douloureuses)47, de douleurs musculosquelettiques à la ménopause48, de coliques infantiles49, de dysfonction de l’articulation temporo-mandibulaire50, de maladie pulmonaire obstructive chronique51, du syndrome de l’intestin irritable52, de problèmes aux épaules chez les personnes âgées53, de l'asymétrie posturale chez le nouveau-né54, de la fasciite plantaire55, de la pancréatite (inflammation aiguë ou chronique du pancréas)56, de la pneumonie chez les personnes âgées57-59, de la paralysie cérébrale spastique60, d’otites61-63, de troubles fonctionnels intestinaux, d’anomalies articulaires du petit bassin64 et de la constipation chez les enfants atteints de paralysie cérébrale 65 et chez les adultes66. Toutefois, il existe une quantité nettement insuffisante de données de bonne qualité pour s’assurer de l'efficacité de l'ostéopathie pour ces troubles.

Réserves

L’ostéopathie ne peut pas et ne prétend pas guérir les maladies dégénératives (cancer, sida, sclérose en plaques, etc.), les maladies génétiques (fibrose kystique, myopathie congénitale, etc.) ou les maladies infectieuses (tuberculose, tétanos, etc.).

Contre-indications et effets secondaires

La prudence est de mise lorsque l’on souhaite consulter en ostéopathie. Le praticien doit évaluer les facteurs de risques potentiels selon la condition médicale de chaque individu4,67. En outre, certains effets secondaires, comme une aggravation des symptômes, des problèmes de comportement, de l'irritabilité, des vertiges, de légers maux de tête, de la fatigue, une raideur, une douleur ou un inconfort à l’endroit où il y a eu manipulation peuvent apparaître à la suite du traitement68-70. Il semble toutefois que 75 % de ces effets disparaissent après 24 heures.

Source :

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=osteopathie_th

 

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