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Comment médecins et patients gèrent l’après-Mediator

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Le ministre de la santé présente lundi 1er août un projet de loi pour réformer le système du médicament et rétablir la confiance.

Dans un centre de santé. L’affaire du Mediator a conduit à une évolution de la...

Patrick ALLARD/REA 

Dans un centre de santé. L’affaire du Mediator a conduit à une évolution de la relation entre les patients et les professionnels de santé.

Le scandale du Mediator et les multiples retraits du marché ont rendu plus méfiants les patients et les professionnels de la santé.

A

Le scandale du Mediator, médicament qui aurait provoqué entre 500 et 2 000 morts de 1976 à 2009, année de son interdiction de mise sur le marché, suivi de la publication par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé ( Afssaps) d’une liste de 77 médicaments placés sous surveillance et d’un retrait en cascade de plusieurs d’entre eux – Noctran et Mépronizine, contre l’insomnie, ou les antidiabétiques Actos et Competact – ont contribué à jeter un voile de suspicion sur notre pharmacopée.

Alors que le ministre de la santé, Xavier Bertrand, doit présenter lundi 1er août une réforme de la pharmacovigilance, les questions sur les effets indésirables des médicaments se sont multipliées dans les cabinets médicaux ou aux comptoirs des pharmacies. 

« Désormais, les patients me demandent s’il y a des risques à prendre tel médicament ou si on a du recul sur tel autre », raconte Christophe Delgoulet, pharmacien à Montmoreau, une petite ville de Charente. Même impression à Paris, où Catherine, préparatrice en pharmacie dans le 20e  arrondissement, n’hésite pas à parler d’une « réticence généralisée ».

Certains patients arrêtent leurs traitements

« Les crises et les retraits de médicaments ont jeté le trouble dans l’esprit des gens », reconnaît Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français ( CSMF). Il cite par exemple le cas de patients « atteints de troubles de la thyroïde qui ont arrêté de prendre du Levothyrox, médicament vital pour eux mais qui figurait sur la liste de l’Afssaps, et qui ont rechuté ». 

De son côté, Carole Robert, présidente de l’association Fibromyalgie France, qui regroupe des malades atteints de douleurs musculaires chroniques, qui prennent huit des 77 molécules incriminées, a constaté dans une enquête que 40 % d’entre eux ont arrêté leur traitement après la publication de la liste.

L’image du médicament chez ceux qui en sont les plus grands consommateurs d’Europe se serait-elle écornée ? De ce point de vue, les sondages réalisés jusqu’ici sont contradictoires. Si, selon une étude réalisée au mois de janvier par le CSA, 35 % des Français affirmaient ne pas avoir « confiance » dans les médicaments, une autre enquête d’opinion de TNS Sofres, réalisée en mai pour les entreprises du médicament, a montré que 82 % des sondés avaient toujours confiance en eux. 

Pas de rejet complet des médicaments

Impossible donc de conclure à un rejet généralisé des traitements. « Il y a une suspicion constante, qui enregistre des hauts et des bas, mais je ne crois pas qu’elle se solde par une baisse de la consommation de médicaments », estime Geneviève Royannez, médecin généraliste dans la Drôme et secrétaire générale adjointe du syndicat MG France.

Si les patients ont davantage de doutes sur les médicaments, ils continuent à faire confiance à ceux qui les leur prescrivent. 

C’est ce qu’explique Nathalie, patiente de 44 ans, qui prend depuis cinq ans du Noctran, un somnifère appelé à disparaître du marché en octobre prochain. « Je n’ai jamais eu d’effets indésirables et le médicament marche très bien, témoigne-t-elle. J’ai demandé à mon médecin la raison de son interdiction, il m’a confié ne pas comprendre. Je lui fais suffisamment confiance pour continuer à le prendre jusqu’à son retrait du marché, puis pour trouver un médicament de remplacement. »

Des patients plus réceptifs

Plus qu’une remise en cause de la fiabilité des traitements, l’affaire du Mediator a conduit à une évolution de la relation entre les patients et les professionnels de santé. « Elle a permis de renouer le dialogue avec les patients, qui sont plus réceptifs aux informations, notamment sur les effets secondaires, remarque Arnaud Dubédat, médecin généraliste à Romainville (Seine-Saint-Denis). Cela me permet aussi de justifier plus facilement ma volonté de ne pas prescrire tel médicament et de faire face aux pressions de certains patients. »

Sylvie Rebibo, une de ses consœurs parisiennes, confie qu’elle réévalue davantage la nécessité de poursuivre un traitement lors des renouvellements d’ordonnance.

Méfiance face aux nouvelles molécules

Face à l’arrivée de nouveaux médicaments, Geneviève Royannez s’est fixé dès le début de sa carrière une règle qui pourrait faire école : « J’attends toujours deux ans avant de prescrire une nouvelle molécule, pour voir si elle n’est pas retirée du marché entre-temps, et je vérifie qu’elle apporte un plus par rapport à ses prédécesseurs », souligne-t-elle. 

Enfin, les médecins et pharmaciens se disent prêts à signaler de façon plus rigoureuse les effets indésirables, même minimes, détectés en consultation et dans les officines.


ESTELLE MAUSSION

 

Source: http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Comment-medecins-et-patients-gerent-l-apres-Mediator-_NG_-2011-07-31-694612

 

mis à jour le 31/7/11

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La douleur ronge la matière grise

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié le 29/07/2011

 

A plusieurs reprises, l’IRM a permis de montrer que la douleur tenace s’accompagne d’une sorte de « signature cérébrale » qui consiste en une  réduction de la substance grise dans des aires faisant partie du système nociceptif. 


Des altérations morphologiques du cortex cingulaire, préfrontal, du pont de Varole ou de l’insula, chez les sujets jeunes, ont été observées au cours de différents types de douleur rebelle, comme la fibromyalgie, la migraine, les rachialgies.


Cependant, il ne s’agit pas de modifications définitives car elles sont susceptibles de régresser dans l’année qui suit la disparition de cette douleur. Ceci est apparu clairement dans les coxarthroses traitées par pose d’une prothèse où une restitutio ad integrum de la substance grise a été mise en évidence 9 mois après obtention de l’analgésie.


C’est d’abord dans des populations types, choisies pour des essais, que ces variations sont apparues mais les résultats ont pu être étendus à la population générale.


En reprenant le déroulement de la Munster Search Study, portant sur 172 sujets de 40 à 85 ans, présentant des céphalées, douleurs rachidiennes ou articulaires, évaluées selon le German Pain Questionnaire, on peut vérifier que les altérations cérébrales touchent des zones impliquées dans les processus cognitifs et émotionnels de la douleur, sans que les médicaments interfèrent. Elles sont à mettre en rapport avec des modifications réversibles des neurones, de la glie, des espaces intercellulaires ou avec  une raréfaction des synapses.

L’hypothèse d’un dysfonctionnement des systèmes endogènes d’inhibition de la douleur a également été avancée.



Dr Françoise Ponchie Gardelle

 

Source:http://www.jim.fr/en_direct/actualites/e-docs/00/01/EB/AE/document_actu_med.phtml

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Comment vivre avec une douleur chronique ?

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Comment vivre avec une douleur chronique ?
La douleur n'est pas une fatalité, mais elle peut parfois devenir le quotidien des personnes souffrant de maladies chroniques. La priorité est de la combattre sur tous les fronts pour ne pas lui laisser le champ libre...

Plus d'un Français sur deux souffrira à un moment de sa vie d'une douleur chronique. Quand la douleur s'installe, il ne faut pas attendre pour la réduire au silence. Une douleur chronique se caractérise par sa durée. La douleur aiguë se compte en heures ou en jours. Elle est rapidement soulagée par les médicaments. La douleur chronique persiste au-delà de trois mois. Elle peut être fluctuante et se manifester par pic pour certaines pathologies ou devenir omniprésente pour d'autres. Beaucoup de malades ont la sensation de réaliser un véritable parcours médical du combattant avant de trouver un traitement adapté. Les médicaments ne suffisent pas toujours à soulager les symptômes. La douleur chronique doit être prise en charge dans sa globalité pour réduire son impact sur la vie quotidienne.

À la source de la douleur


Parmi les causes de douleurs chroniques les plus fréquentes, le dos arrive en tête. Les céphalées ne sont pas loin, avec deux pathologies comme la migraine ou les céphalées chroniques quotidiennes. "La moitié des patients qui viennent consulter dans un centre anti-douleur souffrent de douleurs post chirurgicales, causées involontairement par le chirurgien, explique le docteur Boccard, directeur de l'institut UPSA de la douleur. Des tissus lésés pendant l'opération engendrent des douleurs qui peuvent facilement devenir chroniques." Il existe également l'algo neuro dystrophie qui survient à la suite d'un simple petit traumatisme, comme une entorse. Vous pouvez avoir une réaction nerveuse qui diffuse une douleur plus largement dans le corps et finit par s'installer. La fibromyalgie, dont l'origine est encore mal connue, devient un véritable calvaire pour les patients et la douleur devient quotidienne. Sans parler des douleurs rhumatismales et des douleurs chroniques liées à des pathologies plus lourdes comme le cancer.

Attention au surdosage !


La tentation est grande d'étouffer votre douleur à l'aide d'antalgiques sans forcément prendre la mesure du dosage. L'automédication est courante chez les personnes souffrant de douleurs chroniques qui ne trouvent pas de remède adapté à leur mal. Il est alors facile de tomber dans un cercle vicieux où vous êtes obligé de prendre toujours plus de médicaments pour soulager votre douleur. Il arrive un moment où l'abus de médicaments finit par entretenir la douleur plus qu'il ne la combat. Enchaîner les consultations et les prescriptions n'est pas recommandé pour réussir à sortir de votre cercle douloureux. Votre corps accumule les médicaments et vous vous retrouvez perdu parmi les traitements.

Ne gardez pas votre douleur pour vous !


Votre douleur chronique devient votre meilleure ennemie. Parlez-en à vos amis ! Il n'est pas toujours facile de vivre en composant avec sa douleur. Il est encore plus pénible de devoir la garder pour soi. Votre entourage proche doit avoir une bonne compréhension de votre dimension douloureuse pour vous aider à alléger votre ressenti. La douleur ne se soigne pas que par les médicaments. L'aspect psychologique revêt une importance capitale. "Il ne faut pas s'arrêter qu'à une cause physique, analyse le docteur Boccard. La douleur est un phénomène géré dans le cerveau par différentes zones. Les médecins doivent être sensibilisés à une dimension émotionnelle de la douleur pour une meilleure prise en charge." La mémoire du corps a son importance dans la manifestation d'épisode douloureux. Apprendre à mettre sa douleur en mots, à en parler sans tabou contribue à la soulager. Le recours à un thérapeute peut devenir une clé de compréhension de votre douleur pour mieux lutter contre elle.

Le parcours du combattant ?


L'origine de la douleur ne change pas le protocole de prise en charge. La priorité est de ne pas attendre pour se soigner. Votre interlocuteur privilégié sera votre médecin généraliste. Le diagnostic doit être fait rapidement pour se concentrer sur le traitement. "Le contrat entre le malade et le médecin doit être clair, insiste le docteur Boccard. Il faut comprendre qu'on ne guérit pas d'une douleur chronique au bout d'une semaine. Si la douleur est présente depuis longtemps, elle mettra du temps pour se désinstaller." L'impatience légitime du patient est souvent une raison de l'échec de la prise en charge. Déçu de ne pas être guéri au bout d'un mois, il change de médecin et commence alors une errance médicale qui fait gonfler le dossier du patient et multiplier les traitements. Le malade repart de zéro à chaque fois sans forcément trouver de solution efficace.

Votre programme antidouleur


Votre traitement ne doit pas s'arrêter aux médicaments. Pour être efficace, il doit combiner tous les intervenants susceptibles de vous soulager. Si vous souffrez de douleurs lombaires, la consultation d'un kiné sera précieuse. Vous apprendrez également à avoir une hygiène lombaire optimale (les bons mouvements pour ne pas vous faire mal au dos). "La prise en charge de la douleur doit être l'affaire d'une équipe qui se coordonne entre elle pour aborder tous les aspects de la douleur", intervient le docteur Boccard. Le patient se traite par étape dans un programme à mettre en place et à suivre scrupuleusement. Une fois le diagnostic établi, reste à trouver le traitement qui vous convienne. Il faut laisser du temps au médicament pour agir et ne pas l'arrêter au bout d'une semaine sous prétexte que vous ne sentez pas de changements notables. Une consultation par mois permet de faire le point sur ses effets.


Prenez votre douleur en observation


À vous de tenir votre journal de bord de la douleur ! En observant ses manifestations, vous pourrez apprendre à connaître les facteurs extérieurs susceptibles de déclencher une crise douloureuse. Relevez les moments de la journée où la douleur se déclenche, ses caractéristiques et ses fluctuations. Autant d'indices qui peuvent aider votre médecin et vous permettre d'agir directement sur vos maux.

 

Source:http://www.e-sante.fr/comment-vivre-avec-douleur-chronique/5/actualite/1513

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