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Douleurs neuropathiques... Applicables à la fibromyalgie.

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

46ème SEMAINE de RHUMATOLOGIE
INTERVENTION DE BARON D.(2), MIMASSI N (1,2), MARCHAND F (1,2), LE GOFF P(3)

¹ Consultation douleurs chroniques rebelles CHU Brest (29), ² CRRF Trestel, CH Lannion (22),
 
3 Brest.
 
Introduction

Après avoir donné la séméiologie des douleurs neuropathiques, nous expliquerons, à partir de l’exemple de la sciatique traînante, l’évolution des douleurs vers une douleur neuropathique ainsi que les moyens hérapeutiques pour s’y opposer. L’état de fibromyalgie sera ensuite abordé.
 
 
Cette pathologie reste controversée car ses mécanismes physiopathologiques sont méconnus. Les patients présentent une constellation de signes et de symptômes : différentes portes d’entrée, type de personnalité particulier, polyalgies diffuses, fatigue, dystonie neurovégétative, troubles du sommeil, douleurs temporo-mandibulaires (ATM), cervicalgies et céphalées de tension… Depuis 5 ans, nos observations cliniques, nos évaluations répétées sur le questionnaire de Saint Antoine, nous ont permis de bien cibler les douleurs neuropathiques.
Pour confirmer ces dernières, un questionnaire DN4 (validé pour douleurs neuropathiques) a été complété par 385 patients (359 femmes et 26 hommes) suivis dans les consultations depuis en moyenne 3 ans, âgés en moyenne de 42.6 ans. A côté des douleurs musculaires localisées et diffuses, sont notées des douleurs répondant séméiologiquement à des douleurs neuropathiques avec engourdissement dans 85.19% des cas,
brûlures 80.78%, fourmillements 76.62%, décharges électriques 62.35%, picotements 65.19%, froid 52.21% et démangeaisons 47.53%.
Ces signes sont très spécifiques de l’existence de douleurs neuropathiques.
Jusqu’à présent, pour retenir la composante neuropathique d’une douleur, il faut avoir soit une affection neurologique démontrée, soit un dysfonctionnement du système nerveux. En dehors de syndromes du canal
carpien, fréquents cliniquement et électriquement, aucune atteinte du système nerveux périphérique ou central n’est mise en évidence dans la FM.
Il existe pourtant, dans les douleurs chroniques, y compris dans la FM, un dysfonctionnement du système nerveux central, des IRM fonctionnelles ayant mis en évidence des lésions bilatérales pour des stimuli peu
importants, mettant à mal notre compréhension des circuits neuronaux centraux dans les douleurs chroniques. On se trouve probablement devant une "boucle de la douleur" avec sensibilisation à celle-ci du fait de la
pérennisation.
  
 
Conclusion
 
Nous pensons, comme d’autres, que les douleurs neuropathiques, qui ne résument pas à elles seules les douleurs rencontrées dans la FM, pourraient être en relation avec un dysfonctionnement central des contrôles de la douleur, d’autant qu’au plan thérapeutique, les traitements habituels de ce type de douleurs sont efficaces.

Source:http://annuaire.mesprogrammes.net/blog-dedie-fibromyalgie-soigner-guerir-13011.html

 

Philippe

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Fibromyalgie ... et si l'on pouvait en sortir !

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Les fibromyalgiques sont souvent des personnes plus que courageuses, trop gentilles, trop bonnes, trop généreuses. En majorité, il s’agit de femmes, bien que les hommes puissent également en être atteints. Etant dévalorisées à l’extrême, elles paient n’importe quel prix pour avoir quelques miettes d’amour. Seules, isolées, même et surtout si elles ont une entourage, leur corps ne fait qu’exprimer leur immense souffrance morale. La douleur morale intense est le commun dénominateur de tous les cas. Elles ont donc, dans un premier temps, besoin d’être écoutées et entendues.
Un de leurs grands drames est d’être incomprises car la fibromyalgie est la maladie « façade » par excellence : elles arrivent toutes avec le sourire, charmantes, soignées, voire coquettes. Dehors, tout semble aller bien, dedans, tout s’écroule. N’ayant aucun symptôme physique, sauf de rares cas accompagnés de problèmes articulaires, agissant comme si de rien n’était, leur entourage ne comprend rien et ne tient pas compte de leurs souffrances, douleurs, fatigue extrêmes.
Bien sûr, elles se plaignent un peu (si peu) mais les apparences sont tellement trompeuses que les proches n’y voient que du feu et ne leur viennent guère en aide. Cependant, pour chaque effort réalisé (porter le sac à provisions ou le pack d’eau, pendre la lessive,…), elles paient le prix fort : la souffrance se décuple pour quelques heures, jours, voire semaines, et la fatigue aussi.
Cinq conflits
Très souvent, il leur faut de longues années avant d’avoir un diagnostic, pour s’entendre dire que c’est incurable. Si la médecine conventionnelle ne parvient guère à les secourir, en décodage, nous avons bien des cas de guérisons complètes. Les conflits invariants de la fibromyalgie sont au nombre de cinq : dévalorisation profonde, impuissance, chute verticale, séparation, souffrance/ douleur morale incommensurable. Autrement dit, ce type de thèmes se retrouveront systématiquement, en même temps ou séparément, dans les drames familiaux et personnels de ceux qui sont atteints de cette pathologie. Les maladies sont comme les pissenlits : si vous arrachez la mauvaise herbe sans éliminer la racine, vous avez la garantie d’avoir bientôt un nouveau pissenlit.
Un travail complet et sérieux en décodage consiste donc toujours – au minimum – en l’étude des racines du problème (psychogénéalogie et projet périnatal, également nommé projet-sens) où résident les causes cachées du déroulement de nos vies, et d’une étude des événements de vie (programmants et déclenchants) afin, bien sûr, de comprendre, résoudre, changer de regard et évoluer.
Dévalorisation
Ouvrir le barrage, laisser couler tant de douleur contenue amène une atténuation graduelle des symptômes.
Les thèmes de leur vie sont très lourds :
• Les morts sont plus aimés que les vivants.
• La séparation définitive de l’être sans lequel on ne peut vivre
• La calomnie, la diffamation, la dévalorisation grave, les injures, la violence verbale
• Le contact long (mariage, travail) avec de vrais manipulateurs qui les détruisent à petit feu
• Les coups et blessures, menaces de mort, l’obligation d’obéir sous la menace
• L’inceste, le viol, les sévices sexuels
Ces personnes sont tellement dévalorisées qu’elles ne réalisent pas que ce qu’on leur fait subir est inadmissible. Souvent apparaît aussi le thème de n’être pas dans la bonne direction, de vivre une vie qui ne correspond pas à leurs aspirations.
Mémoires généalogiques
Comprendre le sens de leur maladie, découvrir les causes profondes de leurs souffrances (psychogénéalogie, projet-sens) permet de déposer le fardeau.
Les mémoires généalogiques sont toujours excessivement dramatiques :
• Camps de concentration ou de travail
• Expérimentation sur l’humain dans les camps nazis
• Enrôlement de force dans l’armée ennemie et obligation de tuer les siens
• Morts très violentes
• Deuils jamais faits d’un enfant, d’un conjoint
• Vexations terribles, lynchage, torture
• Horreurs de guerre
• « Cendrillon », esclave
• Exclusion, rejet total, vexations (tout le monde a de la viande au repas, sauf elles)
• Jalousies féroces
• Malversations financières
• Violences, coups, blessures, menaces, tirs
• Infidélité
• Pauvreté extrême
• Menace de guerre, guerre
• Accouchements atroces
• Ecroulement des rêves d’amour
• Séquestration pour cacher
une grossesse
• Abandon (passif ou actif)
Pour guérir
Les projets-sens ne sont que la continuité de ces thèmes.
Pour guérir, le fibromyalgique devra
• Arrêter d’être un « paillasson » (c’est l’expression d’une consultante complètement guérie)
• Développer un véritable amour de soi et une haute estime de lui-même qui lui permettra de gérer la frontière entre la gentillesse et l’excès de bonté
• Apprendre à dire non et à mettre des limites afin de se respecter lui-même et d’obliger les autres à le respecter
• Comprendre qu’il a droit au bonheur et au respect
• Parfois, changer de situation de vie. Dans ce cas, si la personne ne le fait pas, il y a amélioration mais pas guérison complète.

Dans l’ensemble des personnes qui ont fait, avec moi, un travail approfondi et complet en décodage, le pourcentage de guérisons à long terme est de l’ordre de 80 %. Telle Marijke qui, toutes douleurs et fatigue disparues, a fait avec son mari les travaux de maçonnerie de leur nouvelle maison, tout en reprenant à temps plein son métier et son rôle de mère de famille. Elle est guérie depuis 2003.
Certaines personnes gardent 20 à 30 % de symptômes car le retour à la santé induit la perte de leur pension d’invalidité ou la reprise d’un métier détesté. D’autres encore annulent très vite leurs rendez-vous : souvent, sous l’influence du conflit de diagnostic, elles ne croient pas en leur possible guérison ou bien n’ont pas le courage d’affronter leurs souffrances. Dommage, car la fibromyalgie est une maladie où le retour à la santé est simple et exempt de toute complication. C’est un cheminement graduel vers une vie douce et paisible, remplie d’énergie et de bien-être.

 
Ananda Meyers

Source:http://www.neosante.eu/?page_id=1197

Philippe


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Vers un nouveau traitement de la douleur chronique

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Près d'une personne sur cinq doit composer avec la douleur chronique, un problème de santé insidieux et souvent dévastateur. Un gène codant pour un important récepteur de la douleur pourrait permettre d'en personnaliser le traitement.

Compte tenu des nombreuses percées réalisées depuis vingt ans dans la compréhension des mécanismes biologiques fondamentaux à l'origine de la douleur, il est particulièrement étonnant que ce problème persiste et ne cesse de prendre de l'ampleur. L'un des principaux enjeux que comporte le traitement de la douleur chronique consiste à comprendre pourquoi certaines personnes éprouvent de la douleur alors que d'autres, aux prises avec des troubles ou des lésions similaires, y demeurent insensibles. La mise au point de traitements personnalisés susceptibles de se révéler efficaces chez certaines populations de patients constitue un enjeu tout aussi important.

Une étude publiée en ligne dans Nature Medicine pourrait apporter une solution à ces défis. Une équipe de chercheurs dirigée par les professeurs Jeffrey Mogil, de l'Université McGill, àMontréal, et Michael Salter, de l'Hôpital de Toronto pour enfants (SickKids), affilié à l'Université de Toronto, a identifié un gène important associé à la sensibilité à la douleur chronique. Cette découverte pourrait mener à la mise au point d'une approche personnalisée dans le traitement de la douleur chronique.

Le gène identifié par les chercheurs code pour le récepteur P2X7 de la douleur. Les scientifiques ont notamment constaté qu'une seule altération d'un acide aminé dans le récepteur P2X7 régule la sensibilité aux deux principales causes de la douleur chronique: l'inflammation et les lésions nerveuses.

L'altération de cet acide aminé ne touche qu'une seule fonction des récepteurs P2X7, soit la formation de pores membranaires qui permet le passage de grosses molécules. L'autre fonction de ces récepteurs, qui consiste à assurer le passage d'ions beaucoup plus petits, demeure intacte. Les chercheurs ont découvert que l'utilisation d'un peptide ciblant exclusivement la formation des pores membranaires se traduisait par une réduction très marquée des comportements associés à la douleur.

Les scientifiques ont ensuite examiné les différences génétiques entre des patients aux prises avec deux types de douleur persistante: la douleur chronique postmastectomie et la douleur associée à l'arthrose. Dans les deux cas, ils ont découvert que la douleur était ressentie moins vivement par les sujets chez qui la formation des pores au niveau des récepteurs P2X7 était limitée en raison de facteurs génétiques.

"Les résultats de notre étude révèlent qu'il pourrait être possible de mettre au point des médicaments susceptibles de bloquer les pores membranaires au niveau de ce récepteur essentiel, tout en préservant son autre fonction. Une telle approche permettrait de soulager la douleur tout en réduisant au minimum le risque d'effets indésirables", affirme le professeur Mogil, titulaire de la Chaire d'études sur la douleur E. P. Taylor du Département de psychologie de l'Université McGill.

Le professeur Salter, titulaire de la Chaire de médecine moléculaire Anne et Max Tanenbaum de l'Hôpital de Toronto pour enfants, précise que ces découvertes "font poindre une nouvelle stratégie axée sur le traitement personnalisé de la douleur chronique". Des chercheurs des États-Unis et d'Israël ont également participé à cette étude.

Source: Université McGill

Publié le 27/03/2012

 

Source:http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=10236

 

Philippe

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