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Le «sans gluten» : une maladie derrière la lubie

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

~ Note de la blogueuse ~

Souvent évoqué dans les échanges entre  fibromyalgiques, comme étant l'une des causes de notre pathologie, l'intolérance au gluten est une vraie maladie coeliaque qu'il convient de mieux connaître pour ne pas l'associer systématiquement aux "remèdes" pour lutter contre la fibromyalgie.

A l'occasion du colloque de l'association française des intolérants au gluten (AFDIAG) le 31 janvier prochain, Le Figaro fait le point sur la maladie coeliaque, une pathologie méconnue, banalisée par le récent engouement pour les régimes sans gluten.

Les stars l'ont banni pour perdre des kilos, les sportifs pour améliorer leur performance et depuis, la mode «gluten free» s'est emparée des restaurants et supermarchés. Mais au-delà de la tendance, ce composant que l'on retrouve principalement dans les céréales (blé, seigle, avoine, orge...) peut déclencher l'objet d'une pathologie bien réelle. Egalement appelée «maladie coeliaque», l'intolérance au gluten est une maladie auto-immune qui provoque une inflammation de l'intestin entraînant la mauvaise absorption de nutriments essentiels à l'organisme (fer, calcium, vitamines A, D, E, et acide folique) lors de l'ingestion d'aliments à base de gluten.

Une maladie sournoise

«On a pendant longtemps attribué cette pathologie aux enfants mais l'on sait désormais qu'elle affecte toutes les tranches d'âge», explique le Pr Christophe Cellier, gastro-entérologue à l'Hôpital européen Georges Pompidou à Paris, «C'est une maladie sournoise à diagnostiquer: la pluralité des symptômes, leur intensité variable ou parfois même leur totale absence rendent son identification très difficile. C'est souvent l'apparition de complications associées comme les douleurs abdominales, de la diarrhée, l'anémie, ou un soudain amaigrissement qui permet de la détecter».

En France, près de 80% des personnes intolérantes ne seraient pas diagnostiquées, faute de symptômes, selon les derniers chiffres de l'association française des intolérants au gluten (AFDIAG). Et lorsque la maladie coeliaque tarde à être décelée, «elle peut amener à d'autres pathologies beaucoup plus graves comme l'ostéoporose ou, dans les cas extrêmes, le cancer de l'intestin», rappelle le Pr Cellier.

Par ailleurs, la confusion ambiante régnant autour des diverses pathologies liées au gluten complique la donne pour les médecins généralistes. «Souvent, les gens s'autodiagnostiquent et dans de nombreux cas l'intolérance au gluten est confondue avec l'allergie au blé - qui est une pathologie semblable à toutes les autres allergies alimentaires - ou avec ce que l'on appelle l'hypersensibilité au gluten, qui provoque des réactions telles que des maux de ventre chez les personnes qui en consomment», souligne le gastro-entérologue.

Aucune valeur nutritive

Et le récent engouement de la population pour les aliments sans gluten ne facilite pas la tâche des généralistes, bien au contraire. «La mode du «sans gluten» banalise la maladie, explique Catherine Remilleux-Rast, vice présidente de l'AFDIAG, il est nettement plus difficile de diagnostiquer cette maladie chez quelqu'un qui a déjà retiré le gluten de son alimentation».

Mais si le simple fait de bannir la protéine des repas permet d'éradiquer tous les symptômes et risques liés à l'intolérance, «ce régime est très difficile à suivre, contrairement aux idées reçues. Et c'est malheureusement le seul traitement dont nous disposons à ce jour», poursuit la vice présidente.

La tendance «gluten free» reste une énigme pour bon nombre de médecins parmi lesquels, le Pr Cellier: «Je n'ai aucune explication rationnelle à donner, je ne comprends pas cette mode des régimes d'exclusion. Le gluten n'a aucune valeur nutritive: en consommer ou non n'apporte rien de plus, rien de moins. Le «zéro gluten» est indispensable pour les malades mais pour le reste, je pense que c'est surtout un argument marketing».

Par figaro iconJulie Carballo -

Source :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/01/26/23303-sans-gluten-maladie-derriere-lubie

Publié dans gluten, régime

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Il est temps de bouger !

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Il est temps de bouger ! - janvier 2015

L'image parle d'elle-même...

Il est temps d'enlever les lunettes, de s'arracher les ongles en abattant ces murs entre lesquels on nous emprisonne,

Il est temps d'épuiser nos forces pour qu'enfin gouvernement et médias nous entendent réellement au lieu de ne faire que nous écouter nous lamenter sur le manque de reconnaissance et l'état désastreux dans lequel est laissé la population fibromyalgique,

Il est juste temps de se prendre en main...

il est temps de ne plus suivre une personne, d'attendre qu'un malade monte au créneau, mais d'agir tous autant que nous sommes,

Il est temps, plus que temps, l'urgence est à nos pieds il n'y a qu'à la saisir et hurler notre volonté qu'enfin cette infernale maladie soit prise au sérieux et que des solutions nous soient proposées,

C'est agir pour nous, mais pour les générations à venir, nos enfants, nos petits enfants...

Il est grand temps...

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Source :

http://lunaire-iris-des-sens.over-blog.fr/2015/01/il-est-temps-de-bouger-janvier-2015.html

!!! un grand merci à mon ami David pour avoir poussé ce coup de gueule !!!

Publié dans fibromyalgie

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Etat des fonctions cognitives dans la fibromyalgie

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

fibromyalgie troubles attention, langage

Les patientes souffrant de fibromyalgies se plaignent de problèmes cognitifs comme des pertes de mémoire, des difficultés de langage, et des difficultés d'apprentissage.

C'est le « fibrofog » des anglo-saxons que l'on traduirait en français par une sensation désagréable de brume ou brouillard cérébral qui, variable dans son intensité, peut se manifester à tout moment. Il est généralement maximum à l'acmé des douleurs et interfère sur le travail et la vie quotidienne. Ce syndrôme de dysfonctionnement cognitif, qui échappe souvent au praticien, fait pourtant désormais partie des critères diagnostiques de l'affection pour l'ACR (American College of Rheumatology).

Une étude italienne, publiée en juillet 2014 dans la revue Arthritis Care and Research, a tenté d'évaluer ces manifestations.

Une équipe autour de Valentina Tesio à Turin (Italie) a mené une enquête auprès de 30 femmes atteintes de fibromyalgie et âgées de 53 ans en moyenne (18 à 70 ans) qui se sont présentées spontanément et successivement dans le service hospitalier concerné. Chacune d'entre elles a ensuite été appariée avec une femme aux caractéristiques similaires mais sans affection rhumatologique décelable et notamment absence de douleurs chroniques, l'ensemble de ces dernières formant un groupe témoin de comparaison.

La totalité des sujets inclus a rempli divers questionnaires et a été soumise à des tests d'évaluation neurocognitive portant notamment sur la mémoire, l'attention et la concentration avec mesure objective pour 4 composantes fonctionnelles exécutives suivantes :

• capacité de déplacer l'attention entre différentes tâches selon les besoins.
• capacité d'inhiber des réponses automatiques ou routinières au besoin.
• capacité de remplacer des informations obsolètes par de nouvelles plus pertinente.
• capacité d'accéder à la mémoire à long terme nécessaire au langage.

Des défauts d'attention, de mémoire à long terme, de celle du travail et notamment la capacité à passer d'une activité à une autre ou à modifier la routine, ont été observés chez les patients fibromyalgiques comparativement aux témoins.

Les participantes atteintes par la maladie estimaient que ces troubles étaient facilement détectés par l'entourage et affectaient leurs rapports sociaux. Elles avaient conscience d'une baisse de l'acuité mentale, de troubles de la mémoire avec des difficultés de langage entrainant des effets négatifs sur la qualité de vie.

Il y avait aussi une corrélation directe entre la gravité de la fibromyalgie et le degré de dégradation des troubles cognitifs.

Tesio V, Torta DM, Colonna F, Leombruni P, Ghiggia A, Fusaro E, Geminiani GC, Torta R, Castelli L.
Are Fibromyalgia patients cognitively impaired? Objective and subjective neuropsychological evidence. Arthritis Care Res (Hoboken). 2014 Jul 21.

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Source :

http://lunaire-iris-des-sens.over-blog.fr/2015/01/etat-des-fonctions-cognitives-dans-la-fibromyalgie-labhra-com-janvier-2015.html

!!! Merci à mon ami, David Lassalle, pour cet article !!!

Publié dans fonctions cognitives

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