Publié le 31 Janvier 2015

~ Note de la blogueuse ~

Souvent évoqué dans les échanges entre  fibromyalgiques, comme étant l'une des causes de notre pathologie, l'intolérance au gluten est une vraie maladie coeliaque qu'il convient de mieux connaître pour ne pas l'associer systématiquement aux "remèdes" pour lutter contre la fibromyalgie.

A l'occasion du colloque de l'association française des intolérants au gluten (AFDIAG) le 31 janvier prochain, Le Figaro fait le point sur la maladie coeliaque, une pathologie méconnue, banalisée par le récent engouement pour les régimes sans gluten.

Les stars l'ont banni pour perdre des kilos, les sportifs pour améliorer leur performance et depuis, la mode «gluten free» s'est emparée des restaurants et supermarchés. Mais au-delà de la tendance, ce composant que l'on retrouve principalement dans les céréales (blé, seigle, avoine, orge...) peut déclencher l'objet d'une pathologie bien réelle. Egalement appelée «maladie coeliaque», l'intolérance au gluten est une maladie auto-immune qui provoque une inflammation de l'intestin entraînant la mauvaise absorption de nutriments essentiels à l'organisme (fer, calcium, vitamines A, D, E, et acide folique) lors de l'ingestion d'aliments à base de gluten.

Une maladie sournoise

«On a pendant longtemps attribué cette pathologie aux enfants mais l'on sait désormais qu'elle affecte toutes les tranches d'âge», explique le Pr Christophe Cellier, gastro-entérologue à l'Hôpital européen Georges Pompidou à Paris, «C'est une maladie sournoise à diagnostiquer: la pluralité des symptômes, leur intensité variable ou parfois même leur totale absence rendent son identification très difficile. C'est souvent l'apparition de complications associées comme les douleurs abdominales, de la diarrhée, l'anémie, ou un soudain amaigrissement qui permet de la détecter».

En France, près de 80% des personnes intolérantes ne seraient pas diagnostiquées, faute de symptômes, selon les derniers chiffres de l'association française des intolérants au gluten (AFDIAG). Et lorsque la maladie coeliaque tarde à être décelée, «elle peut amener à d'autres pathologies beaucoup plus graves comme l'ostéoporose ou, dans les cas extrêmes, le cancer de l'intestin», rappelle le Pr Cellier.

Par ailleurs, la confusion ambiante régnant autour des diverses pathologies liées au gluten complique la donne pour les médecins généralistes. «Souvent, les gens s'autodiagnostiquent et dans de nombreux cas l'intolérance au gluten est confondue avec l'allergie au blé - qui est une pathologie semblable à toutes les autres allergies alimentaires - ou avec ce que l'on appelle l'hypersensibilité au gluten, qui provoque des réactions telles que des maux de ventre chez les personnes qui en consomment», souligne le gastro-entérologue.

Aucune valeur nutritive

Et le récent engouement de la population pour les aliments sans gluten ne facilite pas la tâche des généralistes, bien au contraire. «La mode du «sans gluten» banalise la maladie, explique Catherine Remilleux-Rast, vice présidente de l'AFDIAG, il est nettement plus difficile de diagnostiquer cette maladie chez quelqu'un qui a déjà retiré le gluten de son alimentation».

Mais si le simple fait de bannir la protéine des repas permet d'éradiquer tous les symptômes et risques liés à l'intolérance, «ce régime est très difficile à suivre, contrairement aux idées reçues. Et c'est malheureusement le seul traitement dont nous disposons à ce jour», poursuit la vice présidente.

La tendance «gluten free» reste une énigme pour bon nombre de médecins parmi lesquels, le Pr Cellier: «Je n'ai aucune explication rationnelle à donner, je ne comprends pas cette mode des régimes d'exclusion. Le gluten n'a aucune valeur nutritive: en consommer ou non n'apporte rien de plus, rien de moins. Le «zéro gluten» est indispensable pour les malades mais pour le reste, je pense que c'est surtout un argument marketing».

Par figaro iconJulie Carballo -

Source :

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/01/26/23303-sans-gluten-maladie-derriere-lubie

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #gluten, #régime

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Publié le 30 Janvier 2015

Il est temps de bouger ! - janvier 2015

L'image parle d'elle-même...

Il est temps d'enlever les lunettes, de s'arracher les ongles en abattant ces murs entre lesquels on nous emprisonne,

Il est temps d'épuiser nos forces pour qu'enfin gouvernement et médias nous entendent réellement au lieu de ne faire que nous écouter nous lamenter sur le manque de reconnaissance et l'état désastreux dans lequel est laissé la population fibromyalgique,

Il est juste temps de se prendre en main...

il est temps de ne plus suivre une personne, d'attendre qu'un malade monte au créneau, mais d'agir tous autant que nous sommes,

Il est temps, plus que temps, l'urgence est à nos pieds il n'y a qu'à la saisir et hurler notre volonté qu'enfin cette infernale maladie soit prise au sérieux et que des solutions nous soient proposées,

C'est agir pour nous, mais pour les générations à venir, nos enfants, nos petits enfants...

Il est grand temps...

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Source :

http://lunaire-iris-des-sens.over-blog.fr/2015/01/il-est-temps-de-bouger-janvier-2015.html

!!! un grand merci à mon ami David pour avoir poussé ce coup de gueule !!!

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #fibromyalgie

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Publié le 29 Janvier 2015

fibromyalgie troubles attention, langage

Les patientes souffrant de fibromyalgies se plaignent de problèmes cognitifs comme des pertes de mémoire, des difficultés de langage, et des difficultés d'apprentissage.

C'est le « fibrofog » des anglo-saxons que l'on traduirait en français par une sensation désagréable de brume ou brouillard cérébral qui, variable dans son intensité, peut se manifester à tout moment. Il est généralement maximum à l'acmé des douleurs et interfère sur le travail et la vie quotidienne. Ce syndrôme de dysfonctionnement cognitif, qui échappe souvent au praticien, fait pourtant désormais partie des critères diagnostiques de l'affection pour l'ACR (American College of Rheumatology).

Une étude italienne, publiée en juillet 2014 dans la revue Arthritis Care and Research, a tenté d'évaluer ces manifestations.

Une équipe autour de Valentina Tesio à Turin (Italie) a mené une enquête auprès de 30 femmes atteintes de fibromyalgie et âgées de 53 ans en moyenne (18 à 70 ans) qui se sont présentées spontanément et successivement dans le service hospitalier concerné. Chacune d'entre elles a ensuite été appariée avec une femme aux caractéristiques similaires mais sans affection rhumatologique décelable et notamment absence de douleurs chroniques, l'ensemble de ces dernières formant un groupe témoin de comparaison.

La totalité des sujets inclus a rempli divers questionnaires et a été soumise à des tests d'évaluation neurocognitive portant notamment sur la mémoire, l'attention et la concentration avec mesure objective pour 4 composantes fonctionnelles exécutives suivantes :

• capacité de déplacer l'attention entre différentes tâches selon les besoins.
• capacité d'inhiber des réponses automatiques ou routinières au besoin.
• capacité de remplacer des informations obsolètes par de nouvelles plus pertinente.
• capacité d'accéder à la mémoire à long terme nécessaire au langage.

Des défauts d'attention, de mémoire à long terme, de celle du travail et notamment la capacité à passer d'une activité à une autre ou à modifier la routine, ont été observés chez les patients fibromyalgiques comparativement aux témoins.

Les participantes atteintes par la maladie estimaient que ces troubles étaient facilement détectés par l'entourage et affectaient leurs rapports sociaux. Elles avaient conscience d'une baisse de l'acuité mentale, de troubles de la mémoire avec des difficultés de langage entrainant des effets négatifs sur la qualité de vie.

Il y avait aussi une corrélation directe entre la gravité de la fibromyalgie et le degré de dégradation des troubles cognitifs.

Tesio V, Torta DM, Colonna F, Leombruni P, Ghiggia A, Fusaro E, Geminiani GC, Torta R, Castelli L.
Are Fibromyalgia patients cognitively impaired? Objective and subjective neuropsychological evidence. Arthritis Care Res (Hoboken). 2014 Jul 21.

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Source :

http://lunaire-iris-des-sens.over-blog.fr/2015/01/etat-des-fonctions-cognitives-dans-la-fibromyalgie-labhra-com-janvier-2015.html

!!! Merci à mon ami, David Lassalle, pour cet article !!!

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #fonctions cognitives

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Publié le 28 Janvier 2015

Les plantes soporifiques sont tellement efficaces que la plupart des pays ont préféré en interdire l'usage, craignant des effets sociaux catastrophiques. Quand la vie devient trop dure, quoi de plus tentant que d'avaler une boisson (un philtre, disait-on dans le vocabulaire ancien de la sorcellerie), manger une fleur, ou fumer une plante qui vous plongerait dans un profond sommeil, vous faisant tout oublier ?? (...) Pour l'instant, je vous donne ma liste des huit meilleures plantes qui relaxent et donnent un sommeil réparateur. En effet, les plantes soporifiques plus violentes assomment, anesthésient même, et peuvent parfois tuer, mais quand vous vous réveillez (si vous vous réveillez !), vous êtes encore plus patraque qu'avant. Dans l'ordre des meilleures plantes douces, je citerai :

La valériane, le houblon, la passiflore, l'aubépine, le tilleul, la ballote, le coquelicot (pétales), la verveine officinale.

La valériane (Valeriana officinalis) est de loin la plus reconnue et la plus documentée de ces plantes. Elle soulage l’agitation et les troubles du sommeil dûs à des états nerveux. Plusieurs études confirment son efficacité comme sédatif (calmant) pour l’insomnie passagère. Son principal mécanisme d’action passe par le système GABA (gamma amino butyrique acide), le neurotransmetteur de la relaxation. Les dosages de valériane recommandés vont de 3 à 9 g de racine séchée par jour. En teinture, la dose usuelle est de 2,5 à 5ml par jour, ou 30 à 60 gouttes jusqu’à 4 fois par jour.Les extraits standardisés existent sous deux concentrations, soit 0,4 % ou 0,8 % d’acide valérénique, et la dose varie de 400 à 900 mg au coucher. Les principes actifs de la valériane sont surtout liposolubles (soluble dans un corps gras), ce qui fait qu’elle est peu efficace sous forme de tisane.
Le houblon est plus connu pour la fabrication de la bière, mais il est très efficace pour les états anxieux, l'agitation et les troubles du sommeil. Il faut en prendre 0,5 à 1 g, 3 fois par jour. En teinture, la dose habituelle est de 1 à 2 ml, 3 à 4 fois par jour, selon vos besoins.

Au sujet de la tisane du soir

Le (gros) inconvénient pour moi de la tisane vespérale (celle qu'on prend le soir) est qu'elle remplit la vessie au mauvais moment… Les hommes d'un certain âge, que la prostate taquine, sont alors réveillés par cette pressante envie, se lèvent, réveillent leur conjointe au passage, et voilà une nouvelle nuit ruinée. L'avantage, également, des comprimés est que vous y retrouvez le « totum » de la plante, c'est-à-dire toutes les parties, alors que vous n'avez dans la tisane que les composés qui se dissolvent spontanément dans l'eau chaude. Les teintures (plante ayant macéré dans l'alcool) sont pratiques car quelques gouttes suffisent, diluées dans un fond d'eau, tout comme les huiles essentielles, diluées dans un peu d'huile d'amande douce. Si vous préférez malgré tout faire de la tisane, veillez à ne pas utiliser d'eau bouillante qui peut détruire certains arômes et principes actifs. La température idéale d'infusion est autour de 85-90°C. Les amateurs de thé ont d'ailleurs l'habitude de dire qu'il faut de l'eau « frémissante » et non bouillante.

Les réponses aux tracas du quotidien

Quand et comment prendre un médicament, comment lire une prise de sang, décrypter une liste d'ingrédients au supermarché, utiliser les plantes pour se soigner et la méditation éphémère dans les moments de stress... Alternatif Bien-Être a été créé pour répondre à tous vos tracas du quotidien et vous redonner confiance en l'avenir. Et c'est efficace !

Osez les mélanges !

N'hésitez pas enfin à essayer plusieurs plantes, car chacun réagira selon son tempérament. Vous pouvez également faire des combinaisons, comme par exemple un mélange valériane/houblon/passiflore. L'association valériane/houblon en particulier a fait l’objet de plusieurs études cliniques,dont une dans laquelle on l’a comparée à une benzodiazépine, le lorazépam (Ativan). La combinaison valériane-houblon a été aussi efficace que l’Ativan et a occasionné moins de diminution de la vigilance et d’effet résiduel le matin.

Plus sur les plantes soporifiques

Vous vous souvenez de l'histoire d'Ulysse lorsqu'il accosta sur la terre des Lotophages, légendaires mangeurs de la plante de lotos :

« Dès que mes compagnons eurent mangé le doux lotos, ils ne songèrent plus ni à leur message, ni au retour ; mais, pleins d'oubli, ils voulaient rester avec les Lotophages et manger du lotos. Et, les reconduisant aux navires, malgré leurs larmes, je les attachai sous les bancs de la cale ; et j'ordonnai à mes chers compagnons de se hâter de monter dans nos navires rapides, de peur qu'en mangeant le lotos, ils oubliassent le retour. » (Homère, L'Odyssée)

Tout oublier, c'est l'effet recherché. Ulysse est obligé « d'attacher ses chers compagnons » aux bancs du bateau pour les emporter, « malgré leurs larmes »… Cela n'est pas sans rappeler un drogué réclamant sa dose ! Mais les hommes connaissent de nombreuses plantes qui plongent dans un profond sommeil et font tout oublier : le pavot, dont sont dérivées l'héroïne et la morphine utilisée en médecine ; les solanacées, une grande famille de plantes à laquelle appartiennent les pommes de terre, les tomates, les poivrons, les aubergines… Elles contiennent un poison, la solanine, qui peut plonger dans le coma et entraîner la mort. Utiliser des feuilles de tomates pour une infusion est potentiellement mortel.
Leur problème est que ces plantes soporifiques ne “reposent” pas. Mais ce n'est pas forcément l'effet recherché !

La belladonne, plante des sorcières… et des belles Italiennes

Dans la famille des solanacées, la plante la plus connue pour ses effets soporifiques est la belladone, qu'on utilisait encore pour anesthésier les malades au XIXe siècle. (...)
Aujourd'hui, la belladonne est strictement réservée à l'usage pharmaceutique. À petite dose, elle est un calmant et un puissant antidouleur. On l'utilise contre la toux, mais ses effets toxiques pour le système nerveux ont entraîné sa suppression de nombreuses spécialités pharmaceutiques. (...)


Jean-Marc Dupuis

(...) : texte supprimé par la blogueuse car sans intérêt.

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Source :

http://editions.santenatureinnovation.com

!!! Un grand merci à Sophie qui m'a envoyé cet article !!!

 

 

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #plantes, #sommeil

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Publié le 27 Janvier 2015

Merci de signer la pétition: reconnaissance de la FIBROMYALGIE en France !

Chaque personne qui signe renforce notre mobilisation. Merci de prendre une minute pour partager ce lien avec tous vos contacts:

http://www.avaaz.org/fr/petition/reconnaissance_de_la_FIBROMYALGIE_en_France_1/?thOxPib

Ensemble, provoquons le changement, Voici la pétition à envoyer à vos amis:

Pourquoi c'est important

La fibromyalgie est reconnue par l'OMS depuis 1992, mais ce n'est toujours pas le cas en France! Nous sommes statistiquement plusieurs millions de français à souffrir de fibromyalgie. La Fibromyalgie qu'est-ce que c'est ? C'est un syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps, douleurs associées à une grande fatigue et à des troubles du sommeil. Ce syndrome est très éprouvant et empêche souvent la personne qui en souffre d’accomplir ses activités quotidiennes ou de fournir un travail à temps plein. La prise en chargé médicale de ce syndrome en est qu'à ses balbutiements dans notre pays, et se révèle encore très insatisfaisante. Les administrations ne nous écoutent pas, voir nous ignorent. Faire reconnaître une invalidité auprès de la sécurité sociale pour fibromyalige est tout simplement impossible, obtenir une ald 31 pour fibromyalgie seule est aussi quasiment impossible. Notre handicap est nié par les pouvoirs publics, alors que bon nombre d'entre nous perdent leur emploi, leur famille, sont dans l'exclusion et la précarité la plus totale. Cette situation est tout simplement inadmissible, en plus de notre maladie nous devons souffrir de l'incompréhension de notre entourage, de la non prise en compte de notre handicap par les pouvoir publics, nous sommes victimes d'injustices et de discrimination. Tout cela doit changer, alors mobilisons-nous et unissons-nous pour aller plus loin tous ensemble et oeuvrer pour la reconnaissance de la Fibromyalgie en France.
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Source :

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #reconnaissance, #fibromyalgie, #pétition

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Publié le 25 Janvier 2015

Plus d’un tiers des enfants se voient prescrire par leur médecin généraliste au moins un médicament en dehors des recommandations officielles d’utilisation. Inquiétant ? Pour les chercheurs de l’INSERM, « ce phénomène ne semble pas accroître le risque d’effet indésirable. »

Selon les résultats d’une étude conduite par l’INSERM dans le Sud de la France, « les prescriptions hors AMM, c’est-à-dire en dehors des normes d’utilisation fixées par les autorités de santé, sont nombreuses en pédiatrie. » Les chercheurs ont en effet constaté que 37,6% des enfants de moins de 16 ans ont été exposés à au moins une prescription hors AMM en 2011.

Le travail a été mené avec l’aide de 38 médecins généralistes. Chacun a rapporté toutes ses consultations d’enfants âgés de 0 à 16 ans de mars à juillet 2011. Au total, 2 313 enfants ont été vus et, parmi eux, 1 960 ont reçu au moins un médicament. Et donc dans près de 38% des cas, la prescription était hors AMM.

Dans le cas d’espèces, que signifie « hors AMM » ? La plupart correspondait à une indication autre que celle fixée pour le médicament (56%), à des dosages inférieurs (26%) ou plus importants (20%) à ceux recommandés. Quant aux médicaments prescrits, il s’agissait le plus souvent de décongestionnants nasaux, d’antihistaminiques anti-H1 et de corticoïdes.

Aucun risque ? 

« Loin d’être des erreurs systématiques, les prescriptions hors AMM en pédiatrie s’imposent  souvent en raison de l’absence de médicament adapté au profil du jeune patient » analysent les chercheurs. « Plusieurs molécules utilisées de façon courante chez l’adulte ne bénéficient pas, en effet, d’indication pédiatrique. Cela s’explique par les difficultés associées à la réalisation d’essais cliniques chez les enfants. » Mais en ce qui concerne la santé à proprement parler de nos chères têtes blondes, « il n’y a pas de risque d’effets indésirables ».

« Il est vrai que pour certaines pathologies fréquentes, comme les infections ORL ou encore les allergies, les ressources thérapeutiques pédiatriques ne sont pas à la hauteur », explique Maryse Lapeyre-Mestre, coauteur de ces travaux. Pour autant, « il ne faut pas oublier qu’il existe de nombreuses situations dans lesquelles le médicament peut être remplacé par d’autres approches thérapeutiques : kinésithérapie respiratoire en cas d’obstruction bronchique chez le nourrisson, absence de prescription d’antibiotique en cas d’infection virale ou encore utilisation de solutés de réhydratation en cas de diarrhées ».

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #medicaments

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Publié le 24 Janvier 2015

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"Je suis si fatiguée, mon corps est douloureux, j’ai mal tout le temps…" Vous souffrez peut-être de fibromyalgie. Une maladie méconnue et mal prise en charge. Quels traitements adopter ?

Bien que la fibromyalgie touche 2 à 5 % de la population, majoritairement des femmes, elle est encore mal connue. "C’est un état particulier d’hypersensibilité généralisée qui se traduit par des douleurs musculo-squelettiques diffuses et migratrices, une fatigue et une intolérance à l’effort", explique le Dr Gérard Mick. Ces personnes ont une perception différente de la douleur avec un seuil de perception plus bas que la moyenne.

Un syndrome en mal de reconnaissance

La fatigue et les douleurs sont telles qu’elles empêchent la personne de vaquer à ses occupations quotidiennes. Trop longtemps cataloguée maladie psychosomatique, la souffrance liée à la fibromyalgie n’est pas toujours prise au sérieux par l’entourage comme un syndrome à part entière.

Une maladie reconnue comme rhumatismale

Ce n’est que depuis 1992 que l’OMS a reconnu cette maladie comme rhumatismale, alors qu’elle était auparavant considérée comme psychiatrique. Les symptômes peu spécifiques expliquent en partie l’errance des patients d’un médecin à l’autre, car ils ne trouvent pas de solutions à leur douleur.

Des causes énigmatiques

L’origine de la fibromyalgie reste encore méconnue, mais on constate qu’elle apparaît souvent après un traumatisme (accident, maladie, choc affectif) ou un surmenage. On évoque une origine virale comme facteur déclenchant (herpès, mononucléose ou zona), ainsi que des désordres biochimiques et physiologiques. Depuis 2004, les chercheurs se penchent vers des désordres de nature immunochimique, environnementale et neurologique.

Des symptômes variés

Les personnes atteintes de fibromyalgie souffrent :

- de douleurs sur tout le corps, diffuses et variables, ressenties comme des contractures ou tensions, ou bien comme des sensations de brûlure avec des fourmillements dans les extrémités. Ces douleurs des muscles et des tendons s’aggravent à l’effort, au froid, à la pression et au stress.

- de fatigue chronique depuis au moins six mois, allant de la lassitude au véritable épuisement. Les personnes décrivent une perte totale de force les obligeant à réduire fortement leur activité.

- de troubles du sommeil. Le sommeil, léger et fragmenté, n’apparaît pas réparateur. On observe aussi des raideurs au réveil.

- de signes associés variant d’une personne à l’autre : maux de tête, troubles digestifs (intestin irritable, colopathie, diarrhées, constipation…), problèmes de menstruation, vessie irritable, troubles de mémoire et de concentration, état dépressif et d’anxiété (un tiers des personnes souffrant de fibromyalgie), sensibilité au bruit, jambes sans repos, acouphènes…

Vers qui s’orienter ?

Quand les douleurs et la fatigue s’installent, les personnes souffrant de fibromyalgie ont du mal à trouver le bon interlocuteur pour prendre en charge leurs douleurs. Il est souhaitable de s’adresser à un rhumatologue, à un spécialiste de médecine interne ou bien aux associations concernées qui sauront correctement aiguiller la personne.

Un diagnostic difficile à poser

Les douleurs articulaires et les raideurs matinales peuvent orienter dans un premier temps vers un diagnostic d’arthrose ou de polyarthrite rhumatoïde. Le problème ? Aucun élément biologique ou radiologique (IRM ou scanner) ne permet de confirmer la présence d’une fibromyalgie. Le diagnostic s’appuie sur l’interrogatoire du patient qui confirme souffrir d’une fatigue et de douleurs diffuses depuis au moins six mois.

Des points douloureux précis

Le médecin confirme le diagnostic en appliquant une pression à l’aide de ses doigts sur dix-huit points douloureux de localisation précise, appelés aussi points gâchettes ou points sensibles. Ces points sont symétriques et se situent sur la face antérieure du corps (cou, deuxième côte, coude, hanche, genou) et la face postérieure (occiput à la base du crâne, épaule, omoplate, bassin). Onze d’entre eux doivent être douloureux pour asseoir le diagnostic.

Le problème de la prise en charge

La fibromyalgie n’est pas reconnue comme maladie chronique invalidante par le ministère de la Santé, ce qui signifie qu’elle ne justifie pas le droit à une prise en charge à 100 %, notamment lorsque l’état de la personne nécessite un arrêt de travail. Les associations se battent pour faire reconnaître à part entière ce syndrome. Toutefois, le patient atteint de fibromyalgie peut bénéficier d’une prise en charge à 100 % des soins et des traitements au titre des affections "hors liste" en cas de forme évolutive et invalidante et sur avis du service de contrôle médical.

Un traitement médicamenteux ou non

Malheureusement, il n’existe pas de traitement curatif pour soigner la fibromyalgie. Il s’agit donc de prendre en charge le mieux possible les symptômes. Pourtant, trop de personnes atteintes sont encore mal accompagnées dans leurs douleurs. Associer traitement médicamenteux et non médicamenteux est une des clés pour améliorer cet état lié avant tout à une hypervigilance.

Premier objectif : le traitement médicamenteux

Il s’appuie sur l’utilisation d’antalgiques comme le paracétamol ou le tradamol. Les morphiniques ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne sont pas recommandés. On peut associer des décontracturants à faible dose et certains traitements de la famille des antidépresseurs ou antiépileptiques, afin de diminuer l’hypersensibilité.
Selon un rapport datant de 2007 de l’Académie de médecine, l’antidépresseur à base de la molécule milnacipran se montre particulièrement efficace sur la douleur et la fatigue, notamment chez les personnes non déprimées. En cas d’anxiété, ce qui est le cas d’une personne sur deux, on peut faire appel aux anxiolytiques de fond.

Deuxième objectif : les approches non médicamenteuses

Différentes thérapies peuvent être proposées en fonction des besoins de la personne : il s’agit notamment de la kinésithérapie, de la massothérapie sédative et de la balnéothérapie, de la sophrologie et de l’hypnose.

La neurostimulation transcutanée, qui consiste à envoyer, au travers d’électrodes placées sur la peau, un courant électrique léger, peut avoir des effets bénéfiques. En ce qui concerne la fatigue, l’acupuncture peut apporter une solution.

Troisième objectif : apprendre à maîtriser ses émotions

"L’amélioration passe en grande partie par une maîtrise psychique des émotions", insiste le Dr Mick. Plusieurs études ont montré l’intérêt des approches corps-esprit qui permettent de mieux vivre la maladie et d’appréhender d’une autre façon la douleur. Les approches corps-esprit les plus efficaces sont le "biofeedback" qui apprend à contrôler les tensions musculaires et la respiration grâce à la visualisation de ces paramètres sur des appareils, l’hypnose et les thérapies cognitivo-comportementales.

Quatrième objectif : rester actif

Il est essentiel de ne pas arrêter les efforts physiques, sous peine de se désadapter sur le plan musculaire et de renforcer la fatigue et l’anxiété. La mise en place d’un programme associant exercices individualisés, notamment de natation en milieu chauffé, exercices de résistance cardiovasculaire comme la bicyclette et exercices d’étirement améliore les symptômes.

Auteur: Catherine Jarrige

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Source : http://www.santemagazine.fr

Encore un immense merci

à mon amie Martine F. (via Facebook)

qui me communique cet article.

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Douleurs, #chroniques, #Fatigue, #fibromyalgie

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Publié le 23 Janvier 2015

Fibromyalgie : une fois le diagnostic posé, il est difficile d’apprendre à vivre avec. Pourtant il est primordial d’éviter toutes sources de stress, élément déclencheur le plus souvent de nos douleurs et de notre fatigue. Au-delà du suivi médical, il existe 5 principes de bases à ne pas négliger dans le cas de la fibromyalgie.

Après avoir franchi les 5 étapes qui vont suivre, cela devient tout à fait possible dans certains cas d’aller mieux.

Alors, quelles sont ces étapes ? Comment les mettre en applications ?

Fibromyalgie : les 5 étapes

1-Accepter la Fibromyalgie

Principe étrange que de devoir accepter ce qui est. Surtout lorsque l’on nous a appris à nous défendre et à nous protéger. Pourtant, accepter le diagnostic de fibromyalgie est essentiel pour mieux vivre la maladie. En fait, accepter ce qui est, c’est dans un premier temps reconnaître la réalité comme elle est au moment présent. Accepter la réalité, c’est donc l’accueillir et après l’avoir intégrée, nous adapter pour mieux la transformer. Accepter ne veut pas dire se résigner, mais bien au contraire ce fait nous rend plus fort et nous permet de mieux comprendre et  combattre la fibromyalgie.

2-Capituler devant la fibromyalgie

Il n’est pas toujours possible de changer les circonstances de la vie. Capituler ressemble beaucoup à de la résignation, pourtant certains y voient une opportunité. Les Tibétains proposent une voie tout à fait intéressante pour ce genre de dilemme.

Ils nous disent que si un problème existe et que nous savons qu’une solution est possible pour le résoudre, alors, d’après eux, le problème disparaît. Il ne peut plus exister, car le fait qu’une solution apparaisse possible, le propre de l’homme sera de le résoudre au plus vite.

Par contre, les Tibétains nous font savoir que si un problème survient et qu’aucune solution ne semble possible, alors le problème disparaît à nouveau, pour la simple et bonne raison qu’il est dissous par lui-même. Il cesse d’être un problème et devient un fait avec lequel il va falloir composer. Une réalité à laquelle on s’adapte. Ce n’est donc plus un problème.

Capituler devient alors un moyen d’accéder à une autre vision de la réalité. Celui qui ne capitule pas devant un fait en fait un problème et un obstacle insurmontable. Cet obstacle amplifie le mal être quand on souffre de fibromyalgie.

3-Respecter ses sentiments

Tout au long de notre apprentissage depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, nous découvrons la palette entière des émotions et des sentiments dont nous sommes capables. Il y a les sentiments et émotions autorisés que l’on ose révéler. Puis ceux que l’éducation nous oblige à cacher ou qui sont interdits. On en connaît d’autres que l’on qualifie d’inappropriés et puis les derniers que l’on trouve maladroits. 

Respecter ses sentiments, c’est être capable de les reconnaître, d’entendre ce qu’ils nous disent, ce qu’ils signifient et ce qu’ils expriment en nous. C’est ne plus faire semblant qui apporte une source de stress et on le sait déjà le stress est l’ennemi numéro un pour la fibromyalgie. Les sentiments que nous ressentons doivent pouvoir être reconnus et gérer.

Il faut impérativement apprendre à s’écouter et se respecter !

4-Pardonner

En voilà un de ces mots qui écorchent bien à vif. Non seulement il nous est difficile le plus souvent de pardonner, mais en plus, cela peut nous paraître complètement inconcevable.

Pourtant, pardonner est souvent indispensable. La souffrance dévore trop souvent ses victimes. C’est ici que le pardon prend toute sa dimension. Il devient un outil incontournable du développement personnel. Il est peut-être même le seul moyen susceptible d’apporter la guérison.

Il faut considérer le pardon comme un outil personnel et individuel. Il n’est pas toujours fait pour réconcilier les êtres, ou pour les apprendre à aimer leur ennemi. Parfois aimer, c’est aussi apprendre à se détacher, à reconnaître l’impossible affinité, voire le dégoût que l’on a pour quelqu’un. Alors, aimer signifiera tout particulièrement d’accepter qu’on ne peut rien changer à ce sentiment, mais qu’on n’a pas non plus lieu de le nourrir. De ce fait, on se libère du sentiment par le pardon. On pardonne dans l’unique but de nous délivrer de ce lien nauséabond qui continue de nous torturer. Ainsi, on entame la guérison dans notre cœur. L’autre ne changera peut-être jamais, néanmoins, nous, nous aurons obtenu la distance nécessaire pour nous sentir bien, pour nous protéger et pour nous donner toutes les chances de nous reconstruire.

Il nous faut chercher à guérir pour nous-mêmes en évitant cette autre source de stress, pour notre salut aurais-je envie de dire.

5-Etre libre

La liberté est bien au-delà de tous nos combats, bien quelle s’inscrive dans chacun de nos actes. Elle est une révélation de l’être, du sens que l’on donne à notre vie.

Etre libre quand on souffre de fibromyalgie veut dire qu’il faut savoir accepter sa maladie et apprendre à vivre différemment, ne plus être ce que l’on était avant, capituler devant celle-ci afin quelle ne devienne pas une obsession et de ce fait amplifier la douleur et la fatigue par le stress de celle-ci, respecter ses sentiments et ne plus subir ce que l’on ne veut plus, source aussi de stress, et enfin savoir se pardonner à soi même et aux autres afin d’être en paix avec soi.

Une fois toutes ces étapes franchies, on se sent déjà mieux dans son corps et cette faiblesse devient notre force pour appréhender une nouvelle vie.

Source : http://handicap-travail.com/

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #fibromyalgie

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Publié le 22 Janvier 2015

Grâce à des pressions mécaniques profondes, cette thérapie améliore les douleurs localisées et favorise une décontraction générale à la fois physique et psychique. Que les patients souffrant de fibromyalgie reconnaissent.

La PCP Therapy est une technique de massage par pression un peu spécifique. Le thérapeute utilise ses mains pour contrôler et guider un appareil spécial qui lui permet d'exercer pendant quelques instants des pressions « mécaniques » sur différentes zones du corps. D'abord à distance des points douloureux, puis de plus en plus rapprochées. « L'intensité des pressions appliquées, faible au début, augmente progressivement au fil des séances, mais reste toujours inférieure au seuil de douleur tolérable », explique le Dr David Khorassani, médecin ostéopathe attaché au Centre hospitalier d'Argenteuil et à la clinique La Montagne de Courbevoie, à l'origine de cette thérapie.

Des pressions continues et profondes

Ces pressions continues profondes (d'où le nom de PCP Therapy) vont détendre les muscles en profondeur et soulager la douleur de la fibromyalgie. Et ça marche, comme l'atteste la dernière étude réalisée en partenariat avec l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (étude effectuée sous le contrôle du Pr Éric Vicaut, responsable de l'unité de recherche clinique du groupe hospitalier Saint-Louis Lariboisière Fernand-Widal (Paris). 

Associée à la balnéothérapie, la PCP Therapy diminue non seulement les douleurs très significativement, mais améliore aussi la mobilité articulaire et diminue le syndrome anxio-dépressif réactionnel qui va souvent de paire avec la maladie. À condition d'être assidu. Au moins une séance par semaine est nécessaire au départ, le rythme s'espaçant ensuite en fonction des résultats.

Moins de douleurs, et la marche est possible

" Lorsque le diagnostic de fibromyalgie est tombé, cela faisait déjà un peu plus de 3 ans que je souffrais de douleurs diffuses. Je n'arrivais plus à marcher, ni à dormir. J'avais été hospitalisée, examinée sous toutes les coutures, arrêtée une semaine, puis quatre, raconte Corinne, 55 ans. On m'avait prescrit des antidépresseurs que je n'avais pas pris. Je me sentais totalement incomprise. J'ai d'abord refusé en bloc le protocole de soins (balnéothérapie, sophrologie, thérapie comportementale, etc.). "

Corinne a finalement accepté d'aller voir le médecin qui faisait de la PCP Therapy. Les premières séances ont été désagréables, mais elle s'est accrochée. Il lui a fallu une bonne dizaine de séances avant de constater un changement. Aujourd'hui, Corinne peut marcher et porter ses petits-enfants. Seule sa fatigue reste difficile à gérer.

par Claire Gabillat et Agnès Pelinq

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Source : http://www.topsante.com/medecine/fatigue/fibromyalgie/soigner/fibromyalgie-la-pcp-therapy-donne-de-bons-resultats-72893

Un grand Merci

à mon amie Martine F.

qui m'a communiqué cet article.

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #fibromyalgie, #thérapie

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Publié le 21 Janvier 2015

Grève des prises de sang des infirmières libérales à l'appel d'un syndicat

Prise de sang

L'hématologie

Glycémie, cholestérol, plaquettes… Vous venez de récupérer les résultats de votre prise de sang et en attendant votre rendez-vous chez le médecin, vous aimeriez y voir plus clair. PasseportSanté vous aide à déchiffrer vos analyses.

1. Les hématies

Les hématies, appelées aussi globules rouges, font partie des éléments figurés du sang. Elles assurent le transport des gaz respiratoires comme le dioxygène (O2) et le dioxyde de carbone (CO2).

Le nombre moyen de globules rouges est de 4,6 à 6,2 millions /mm3 chez l'homme et de 4,2 à 5,4 millions /mm3 chez la femme.

► En cas d’anomalie :
- Si il y a une augmentation du nombre de globules rouges, il s’agit d’une polyglobulie. Cette anomalie de la production des globules rouges peut provenir de deux mécanismes distincts:

1) La maladie de Vaquez : elle est due à une anomalie des cellules-souches qui acquièrent des caractéristiques tumorales et qui prolifèrent. Il s’agit d’une maladie rare qui touche l'adulte d'âge moyen et dont l’espérance de vie se situe entre 12 et 15 ans après le diagnostic.
2) L’hypoxie : elle consiste en une oxygénation insuffisante des tissus et provoque l’augmentation du taux d’hormone stimulant l’érythropoïèse. L’hypoxie se traduit par des céphalées, des vertiges, des acouphènes et une coloration rouge de la peau. Elle peut résulter de plusieurs facteurs : pneumopathie, cardiopathie congénitale, consommation excessive d’alcool ou de tabac, séjour en haute altitude ou encore port de vêtements trop serrés.

- Si il y a une baisse du nombre de globules rouges, on parle d'anémie.

L'anémie peut avoir plusieurs causes: hémorragies, défaut de production des globules rouges ou d'hémoglobine, destruction excessive des globules rouges.
Elle peut se déclencher à la suite d'une carence alimentaire (dans la majorité des cas), de facteurs héréditaires, d'une maladie auto-immune (affection de la moelle osseuse, problèmes endocriniens), d'autres maladies (cancer, SIDA) et certains traitements médicaux. La production insuffisante de l'hémoglobine peut être la conséquence d'une carence en fer, en folates ou en vitamines B12.

2. L'hématocrite

L’hématocrite est le volume occupé par les hématies dans un volume donné du sang total.

La valeur normale pour l’homme est de 40 à 52 %. Pour la femme, elle est de 37 à 48 %.

L'hémoglobine est une protéine, dont la principale fonction est le transport du dioxygène dans l'organisme. Elle se trouve essentiellement à l'intérieur des globules rouges et est responsable de la couleur rouge du sang.

La valeur normale est de 13.5 à 17.5 gr/dL chez l'homme et 12.5 à 15.5 gr/dL chez la femme.

► En cas d’anomalie :
Pour la femme enceinte et l'enfant, les taux diminuent considérablement. De nombreuses pathologies peuvent être responsables d'anomalies de l'hématocrite et du taux d’hémoglobine (notamment l’anémie). Pour y voir plus clair, mieux vaut analyser les autres éléments hématologiques.

3. Le Volume Globulaire Moyen

Le VGM rend compte de la taille moyenne des globules rouges. Il permet notamment le diagnostic d’une anémie.

Le taux normal du VGM est compris entre 80 et 95 fl.

► En cas d’anomalie :
Si le taux est trop bas, on parle d’une microcytose. Cette anomalie est typique d’une anémie chronique causée par une carence en fer.

Si le taux est trop élevé, on parle cette fois d’une macrocytose. On la retrouve lors d’une carence chronique en vitamine B12, en vitamine B9 ou en cas d’alcoolisme.

4. CGMH et TCMH

La CGMH (concentration globulaire moyenne en hémoglobine) correspond à la quantité d'hémoglobine comprise dans 100 ml de globules rouges.

Sa valeur normale varie de 28 à 32 g/100 ml.

La TCMH (teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine) correspond à la quantité de moyenne de l'hémoglobine comprise dans 1 globule rouge.

► En cas d'anomalie :
Ces deux valeurs n'ont pas grand intérêt en terme de diagnostic. Un CCMH faible va simplement confirmer une hypochromie (manque de fer).

5. Indice d'anisocytose

L’indice d’anisocytose permet de mettre en évidence les différences de taille des différents globules rouges. S’il s’écarte des normes, il confirme souvent le diagnostic de l’anémie.

Prise de sang

Les leucocytes

1. Les leucocytes

Les leucocytes (globules blancs) sont des cellules du système immunitaire. Ils sont formés dans la moelle osseuse et sont présents dans le sang, la lymphe, les organes lymphoïdes et certains tissus. Le nombre de leucocytes qui circulent augmente en cas d'infection ou de réaction inflammatoire, c’est donc pour cette raison que leur analyse est très utile.

► En cas d’anomalies :
Trop de leucocytes peut correspondre à une inflammation ou beaucoup plus rarement à une leucémie.
Une diminution de leucocytes peut évoquer certaines infections virales ou parasitaires, ainsi que l’anémie et certains cancers. Couplée à une diminution de globules rouges, elle apparaît en général dans le cas de maladies affectant la moelle osseuse (myélofibrose, anémie aplasique) ou du
Syndrome d’Immunodéficience acquise (SIDA). Plus rarement, elle peut aussi résulter d’un manque en vitamine B12, d’une irradiation ou de l’usage de certains médicaments (antibiotiques, colchicine, médicaments pour la tension).

2. Les polynucléaires neutrophiles

Les polynucléaires (appelés désormais granulocytes) sont des globules blancs qualifiés de « non spécifiques »  car ils ne sont pas dirigés vers un seul antigène. Il en existe trois différents.
Les polynucléaires neutrophiles sont des phagocytes, c'est-à-dire qu’ils sont capables d’avaler et de digérer les corps étrangers à l’organisme. On les retrouvera donc dans les zones d’inflammation.

Leur nombre normal est de 1 800 à 7 000 /mm3 de sang.

► En cas d’anomalies :
Les diagnostics possibles d’une diminution sont nombreux :
- certaines infections virales ou parasitaires,
- l’aplasie médullaire, l’hyperthyroïdie,
- l’anémie par carence en fer, en acide folique ou en vitamine B12,
- la leucémie aiguë, syndrome myélo-dysplasique,
- l’agranulocytose d'origine toxique ou médicamenteuse, immunologique ou constitutionnelle.

Ceux d’une augmentation le sont tout autant :
- les infections bactériennes à germes pyogènes (streptocoques, staphylocoques),
- maladies inflammatoires (Polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, …),
- certaines parasitoses,
- l’infarctus du myocarde,
- le cancer,
- la maladie de Hodgkin,
- les désordres métaboliques: goutte, urémie, éclampsie, …
- les syndromes myéloprolifératifs,
- les hémorragies,
- les intoxications: certains médicaments, benzène, radiations, …
- la consommation excessive de tabac.

3. Les éosinophiles

Les polynucléaires éosinophiles ont pour rôle de s'attaquer aux parasites de l'organisme, sans les phagocyter : ils se fixent dessus, déversent leurs granules qui contiennent des enzymes destinées à les détruire.

Pour une personne en bonne santé, le nombre de polynucléaires éosinophiles doit être inférieur à 500 /mm3 de sang.

► En cas d'anomalies:
Si leur nombre augmente, cela est souvent dû à une maladie parasitaire (gale, helminthiases, …). D’autres causes sont toutefois possibles :

- Les allergies (asthme, eczéma, urticaire, …),
- Les leucémies et les cancers,
- Les maladies de peau (pemphigus et polymyosite),
- Les maladies inflammatoires (lupus, sarcoïdose, syndrome de Chur-Strauss).

4. Les basophiles

Les polynucléaires basophiles sont les globules blancs les plus rares. Ils activent la réaction inflammatoire et interviennent dans les réactions allergiques.

Leur nombre excède rarement 100 /mm3.

► En cas d’anomalies :
Un excès de polynucléaires basophiles est relativement rare et est difficile à interpréter. Il peut indiquer une réaction allergique, des maladies tumorales ou infectieuses.

5. Les lymphocytes

Les lymphocytes ont un rôle majeur dans le système immunitaire et sont impliqués dans la fabrication des anticorps.

On estime que la proportion normale varie de 1000 à 4000 /mm3.

► En cas d’anomalies :
Leur augmentation se constate dans beaucoup de maladies virales (coqueluche, oreillons, brucellose, grippe etc...) et bactériennes, la mononucléose mais aussi dans les leucémies.
Au contraire, leur diminution traduira plutôt une aplasie médullaire, des déficits immunitaires congénitaux, ou encore la maladie de Hodgkin.

6. Les monocytes

Les monocytes sont des globules blancs qui évoluent en macrophages ou cellules dendritiques. Il s’agit des cellules les plus grandes qui circulent dans le sang.

Pour un individu en bonne santé, leur nombre varie de 160 à 1000 /mm3.

► En cas d’anomalies ?
Leur nombre augmente dans certaines maladies comme la mononucléose, suite à une anémie ou dans le cas d’infections chroniques (comme la chlamydiose).

Prise de sang

Les plaquettes

1. Les plaquettes

Les plaquettes ont un rôle très important dans la coagulation. Ce sont elles qui permettent d’arrêter les hémorragies.
Une numération normale des plaquettes chez une personne en bonne santé se situe entre 150 000 et 400 000 /mm3.

► En cas d’anomalies :
Lorsque le taux est trop bas, les risques d’hémorragie sont plus importants. Un tel taux peut orienter vers une pathologie maligne, témoigner de la gravité d'une maladie habituellement bénigne ou engager le pronostic vital. Les pathologies les plus fréquentes entraînant un taux trop bas sont les leucémies aiguës, les lymphomes, les métastases et la myélofibrose.
Lorsque le taux est trop élevé, les risques de thrombose sont réels. Cela peut témoigner de maladies de la moelle osseuse ou de facteurs variés :

  1. Une maladie inflammatoire,
  2. Une carence en fer,
  3. Une asplénie et splenectomie,
  4. Un cancer,
  5. Un stress important,
  6. Une dépression.

2. La vitesse de sédimentation

La vitesse de sédimentation du sang est une mesure non spécifique de l'inflammation. Elle ne permet pas un diagnostic précis mais est très simple à réaliser.
Elle est de quelques millimètres par heure chez une personne normale.  Elle ne devrait pas excéder 15 chez les hommes et 20 chez les femmes.

► En cas d’anomalies :
Elle est augmentée en cas d’inflammations (infections, rhumatismes, certaines parasitoses, cirrhoses, artérite temporale ou maladie de Horton, ...) et peut être également élevée en cas d'anémie ou de grossesse.

Prise de sang

Les lipides

1. Les triglycérides

Les triglycérides sont des lipides qui proviennent des graisses alimentaires et de la synthèse du foie. Ils sont stockés dans le tissu adipeux et constituent une réserve d’énergie facilement mobilisable en cas de besoin.

Leur valeur théorique se situe entre 0,40 à 1,50 g/l de sang.

► En cas d’anomalies :
Si la valeur des triglycérides se situe au-delà de 1,50 g/l, elle traduit une hypertriglycéridémie. Elle peut être génétique ou conséquente à un certain nombre de facteurs :

- la consommation d'alcool (une des causes les plus importantes)
- le tabagisme
- l'utilisation de contraceptifs oraux
- l'obésité
- les diabètes mal équilibrés et les régimes riches en sucre
- l’insuffisance rénale et les pancréatites aiguës
- le troisième trimestre de la grossesse.

2. Le cholestérol

Le cholestérol est le précurseur des acides biliaires, des hormones stéroïdes et de la vitamine D3. C'est un composant indispensable des membranes cellulaires au sein desquelles il joue un rôle important pour la fluidité, la stabilité et la perméabilité.
Un quart environ du cholestérol de l'organisme provient de l'alimentation et trois quarts sont synthétisés (environ 1 g/jour) par le foie et l’intestin.

La valeur normale se situe entre 1,5 et 2,5 g/l (3,87 à 6,45 mmol/l) mais elle dépend de l’âge, du sexe (plus bas chez la femme), des saisons et du régime alimentaire.

► En cas d’anomalies :
Un taux trop élevé traduit la majorité du temps un apport alimentaire trop riche en graisses saturées. Plus rarement, elle peut être due à une hypothyroïdie, un syndrome néphrotique, un diabète sucré, des cirrhoses biliaires, ou un traitement par antiprotéases.
Le troisième trimestre de la grossesse induit aussi un taux élevé de cholestérol.

Dans tous les cas, il faut savoir qu’il existerait une corrélation entre le taux de cholestérol sanguin et le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires.

3. Le LDL

Le cholestérol LDL est un groupe de lipoprotéines qui transportent le cholestérol (entre autres) dans le sang et à travers le corps pour les apporter aux cellules. Il est très majoritairement admis que des taux importants de LDL plasmatiques conduisent au dépôt de cholestérol dans la paroi des artères sous forme de plaque d'athérome; elles seraient donc un facteur de risque des maladies cardiovasculaires.

La valeur des LDL serait considérée comme normale si elle est comprise entre 0,9 g/L et 1,58 g/L.

► En cas d’anomalies :
Le taux de LDL augmente dans les cas suivants :

- âge (plus de 50 ans)
- grossesse au troisième trimestre
- hypercholestérolémies familiales (type monogénique)
- régime riche en graisses saturées
- contraceptifs oraux et tabagisme, etc…

Il diminue dans les cas suivants :

- utilisation de certains médicaments
- régime végétarien
- hyperthyroïdie, hépatite, cirrhose, malnutrition

4. Le HDL

Le cholestérol HDL est un groupe de lipoprotéines responsables du transport du cholestérol vers le foie où il sera éliminé. Ceci permet d’éviter l’accumulation de cholestérols dans les vaisseaux, et par la même occasion les risques de maladies cardio-vasculaires. C’est pour cela qu’on l’appelle « bon cholestérol ».

Les valeurs normales pour l’homme sont de 0,4 à 0,5 g/l et pour la femme de 0,5 à 0,6 g/l.

► En cas d’anomalies :
Le cholestérol HDL augmente avec :

- l’activité physique
- la consommation très modérée d’alcool
- l’alimentation

Il diminue avec les facteurs suivants :

- le tabagisme
- l’utilisation de progestatifs
- les surcharges pondérales
- le diabète sucré

Prise de sang

La glycémie

 

La glycémie  est la concentration de glucose dans le sang, ou plus exactement dans le plasma sanguin.

La régulation de la glycémie fait intervenir des hormones (insuline, glucagon) ainsi que divers organes (pancréas, foie, rein).
Les valeurs de glycémie varient selon l’état nutritionnel et l’âge.

Une glycémie à jeun est considérée normale si elle est comprise entre 0,74 g/l et 1,06 g/l (4,04 et 5.83 mmol/l) avec une moyenne de 0,83 g/l (4.565 mmol/l).

► En cas d’anomalies :
Une glycémie trop basse est révélatrice de plusieurs causes :

- La prise d’alcool (la plus fréquente)
- L’anorexie ou la dénutrition
- La prise de certains médicaments (comme l’insuline)
- Des pathologies endocriniennes
- Des métastases hépatiques
- Une insuffisance surrénalienne et hypophysaire.

Une hyperglycémie est le symptôme révélateur du diabète.  Elle entraîne une détérioration des vaisseaux sanguins et des nerfs, et donne lieu à de nombreuses complications.

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Source :

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=interpreter_prise_sang_page1_do

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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