Publié le 30 Avril 2017

https://www.santelog.com/uploaded3/images/Actu%2042/VISUEL%20TAI%20CHI.jpg

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Les femmes atteintes de fibromyalgie -soit 90% des patients fibromyalgiques- ont un contrôle postural plus difficile que les femmes en bonne santé.

La douleur qui induit des postures anormales mais aussi la fatigue, la dépression et l'anxiété sont associées, par cette étude brésilienne, à cette mauvaise performance.

Des conclusions présentées dans la revue Clinical Biomechanics qui appellent bien évidemment à surveiller ces troubles de l’équilibre chez les patientes fibromyalgiques, en particulier avec l’avancée en âge, un stade de la vie où ces troubles sont causes de chutes, de fractures et de perte d’autonomie.  

C’est la première étude à notre connaissance à aborder cette comorbidité de la fibromyalgie et pour mieux identifier ces fragilités dans l’équilibre, les chercheurs de de l'Université fédérale de São Carlos (São Paulo) observent la posture de 29 femmes fibromyalgiques, sur des bases de support réduites avec suppression de la vision.

 

Les chercheurs ont également évalué pour l’ensemble des participantes, les niveaux de dépression, d'anxiété, la qualité du sommeil, la douleur et la fatigue. Les scientifiques ont évalué le balancement postural, ou l'équilibre, en mesurant le comportement du corps au repos, puis debout avec les yeux ouverts, puis les yeux fermés et le plus possible pendant 60 secondes avec un pied devant l'autre, puis sur le pied gauche puis droit, avec les yeux ouverts et les yeux fermés.

 

L’analyse montre que :

  • les femmes atteintes de fibromyalgie obtiennent un score plus faible sur les tests d'équilibre - en particulier ceux effectués avec les yeux fermés - que les 20 participantes témoins en bonne santé.
  • les participantes fibromyalgiques ont également et sans surprise des scores plus élevés de douleur, fatigue, anxiété et dépression.

Des postures anormales en réponse à la douleur : Ces modifications de l'équilibre peuvent être une forme d’adaptation à la douleur sévère, sont aussi liées à la faiblesse musculaire et à la gravité des autres symptômes, expliquent les chercheurs. Des problèmes d'équilibre qui vont réduire la qualité de vie et prédisposer les patients fibromyalgiques à un risque accru de chute et d’incapacité. Un risque plus élevé de chutes lié aussi à force et une fonctionnalité réduites du corps avec la maladie, qui vient s’ajouter à celui lié au vieillissement normal et à l’ostéoporose. Il est également possible que ces patientes répartissent leur poids de manière différente, en réponse aux symptômes de douleur leur maladie.

Ainsi, dans la fibromyalgie, la douleur, la fatigue, la dépression et l'anxiété peuvent influencer directement "l'oscillation posturale"Cette première étude à alerter sur ce risque de troubles de l’équilibre appelle à d’autres recherches pour mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et développer des protocoles de réadaptation basés sur l'équilibre et la posture. On pense évidemment au Tai Chi.

Clinical Biomechanics

 

Source : Clinical Biomechanics May 2017 DOI: 10.1016/j.clinbiomech.2017.03.011 Static postural sway of women with and without fibromyalgia syndrome: A cross-sectional study

 

Collecté sur le site : https://www.santelog.com/news/rhumatologie/fibromyalgie-attention-aux-troubles-de-l-equilibre-et-au-risque-de-chutes_17173_lirelasuite.htm

 

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A T T E N T I O N !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer.Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable, avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

 

 

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Rédigé par Evy, blogueuse de EFO35

Publié dans #Troubles de l'équilibre, #Risque de chutes

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Publié le 29 Avril 2017

 

Logo du régime d'assurance maladie

 

https://assure.ameli.fr/PortailAS/ShowProperty/WLP%20Repository/images/logosRegimes/logo_regime_general

Suite à l'intervention de Monsieur Didier Gilbert lors de notre réunion du 1er mars dernier, celui-ci nous adresse le courrier ci-dessous ainsi qu'un compte rendu comportant les réponses à nos questions. 

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"Madame,Monsieur,

Permettez moi de renouveler ma satisfaction d'avoir pu échanger avec vous et un large public sur le fonctionnement de l'assurance maladie et également répondre à vos pertinentes questions.

Cette rencontre était de haute tenue et a, je pense, répondu à vos interrogations.

Comme promis, Nicolas Beney  sous directeur, a préparé un compte rendu en ajoutant des réponses qui n'avaient pu être données en séance.

Je reste à votre disposition pour de nouveaux échanges si besoin.

Bien cordialement

Didier GILBERT
Président du conseil
CPAM 35"

 

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Rencontre entre la CPAM

et notre association EF0 35

1er mars 2017

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Le document :

- Rappelle des principes et règles qui cadrent quatre sujets de poccupation (invalidité, indemnités journalières, ALD, Transports)

- Apporte des éléments de ponse à des questions qui nont pu être traitées au cours de la rencontre du 1er mars 2017.

 

1.L’invalidi

Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

La pension dinvalidité a pour objet de compenser la perte de salaire qui résulte de la réduction de la capacité de travail.

 

Comment demander une pension dinvalidité ?

Vous avez été victime d'une maladie ou d'un accident d'origine non professionnelle ? Pour compenser la perte de vos revenus et sous réserve de remplir certaines conditions médicales, d'âge et d'ouverture de droits, vous pouvez demander à bénéficier d'une pension d'invalidité.

 

Quelles sont les conditions d'attribution ?

 

Si vous êtes dans l'incapacité de reprendre votre travail après un accident ou une maladie invalidante d'origine non professionnelle, vous pouvez percevoir une pension d'invalidité en remplissant les conditions suivantes :

  • vous n'avez pas atteint l'âge légal de la retraite (entre 60 et 62 ans
  • votre capacité de travail ou de revenus est réduite d'au moins 2/3 ;
  • vous êtes immatriculé(e) depuis au moins 12 mois au moment de l'arrêt de votre travail suite à votre invalidité ou au moment de la constatation de votre invalidité par le médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie ;
  • vous justifiez, au cours des 12 mois qui précédent votre arrêt de travail pour invalidité ou constatation médicale de l'invalidité, soit avoir effectué au moins 600 heures de travail salarié, soit avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2030 fois le SMIC horaire.

Qui peut faire la demande ?

  • vous pouvez adresser une demande au médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie ;
  • votre caisse d'Assurance Maladie : le médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie fait le point avec vous sur votre état de santé et examine avec vous si celui-ci permet de pouvoir prétendre à une pension d'invalidité.

Dans ces deux situations, vous devez formuler une demande de pension d'invalidité :

  • remplissez le formulaire S4150 « Demande de pension d'invalidité »
  • et adressez-leaccompagné des pièces justificatives demandées, dans les meilleurs délais à votre caisse d'Assurance Maladie.

 

L'instruction de la demande

 

Votre caisse d'Assurance Maladie dispose de 2 mois pour étudier votre dossier et vous avertir de sa décision de vous attribuer ou non la pension d'invalidité.

      Trois situations peuvent alors se présenter :

      • votre caisse d'Assurance Maladie vous informe de son accord. Elle vous adresse alors un titre de pension d'invalidité et une notification d'attribution qui précise la catégorie et le montant de votre pension ;
      • votre caisse d'Assurance Maladie vous notifie son refus et vous indique les voies de recours ;
      • vous ne recevez aucune réponse durant ce délai de 2 mois : considérez que votre caisse d'Assurance Maladie a rejeté votre demande, elle vous précisera par la suite quelles sont les voies de recours.

       

      2. Indemnités Journalières Maladie

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

      Salarié : vos indemnités journalières

       

      Sous certaines conditions et après un délai de carence de 3 jours, vous pouvez percevoir des indemnités journalières. Elles sont versées par l'Assurance Maladie pour compenser la perte de salaire pendant votre arrêt de travail. Calculées sur la base de vos salaires bruts des 3 ou 12 mois précédant votre arrêt, elles vous sont versées tous les 14 jours.

      Qui est indemnisé ?

      Si vous êtes salarié, vous percevez des indemnités journalières sous réserve de remplir les conditions d'ouverture des droits, qui varient en fonction de la durée de votre arrêt de travail et de votre situation.

      Si votre arrêt de travail est inrieur à 6 mois :

      • vous devez avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt de travail,
      • ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du SMIChoraire au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt de travail.

      Si la durée de l'arrêt de travail est supérieure à 6 mois, vous êtes en arrêt de longue durée :

      • vous devez, à la date de votre arrêt de travail, justifier de 12 mois d'immatriculation en tant qu'assuré social auprès de l'Assurance Maladie,
      • et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois civils ou des 365 jours précédant l'arrêt de travail,
      • ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du SMIC horaire au cours des 12 mois civils précédant l'arrêt de travail.

      Compléments dinformation

      - L’art de travail est à envoyer sous 48H à son organisme dAssurance Maladie

      - Il est important de respecter les heures de sorties autorisées

      - Il est obligatoire de se soumettre à difrents contrôles et de se rendre aux convocations du service médical

      - A lissue dun contrôle auprès du service médical, si une reprise est notifiée, une demande d’expertise est possible. Toutefois cette demande d’expertise n’est pas suspensive de la décision d’art de versement des indemnités journalières.

      - Il existe parfois des incomphensions quant aux rôles respectifs de la médecine du travail et du service médical de lAssurance Maladie.

       

      Pour rappel :

       

      - Le médecin du travail se prononce sur laptitude à un poste de travail

      - Le médecin conseil se prononce sur la capacité à reprendre une activité professionnelle quelconque.

      3. Affection de longue durée exonérante

       

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

       

      Une affection de longue durée « exonérante » est une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement cteuse pour laquelle vos soins sont exonérés du ticket modérateur (par exemple, une consultation qui est habituellement remboursée à 70 % par votre caisse d'Assurance Maladie vous sera remboursée à 100 % du tarif de la sécurité sociale si elle est liée à cette pathologie). Pour ces soins, vous aurez cependant à régler la participation forfaitaire, la franchise ou le forfait hospitalier.

       

      Il s'agit des affections de longue durée inscrites sur une liste établie par décret du ministre de la Santé :

       

      • accident vasculaire rébral invalidant ;
      • insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ; artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ; bilharziose compliquée
      • insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;
      • maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;
      • déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) ;
      • diabète de type 1 et diabète de type 2 ;
      • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ;
      • hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères hémophilies et affections constitutionnelles de l'hémostase graves ;
      • maladie coronaire ;
      • insuffisance respiratoire chronique grave ;
      • maladie d'Alzheimer et autres démences ;
      • maladie de Parkinson ;
      • maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé ;
      • mucoviscidose ;
      • néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;
      • paraplégie ;
      • vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;
      • polyarthrite rhumatoïde évolutive ;
      • affections psychiatriques de longue durée ;
      • rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives
      • sclérose en plaques ;
      • scoliose idiopathique structurale évolutive ;
      • spondylarthrite grave ;
      • suites de transplantation d'organe ;
      • tuberculose active,
      • lèpre ;
      • tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique

      À noter : le décret n° 2011-726 du 24 juin 2011 (publié au Journal officiel du 26 jui2011) a retil'hypertension artérielle sévère (anciennement désignée sous ALD n° 12) de la liste des affections de longue durée. Cette suppression s'appuie sur les avis rendus par la Haute Autorité de santé, soulignant que l'hypertension artérielle isolée constitue un facteur de risque et non une pathologie arée. Les traitements hypertenseurs qui sont prescrits dans le cadre d'une autre affection de longue durée comme le diabète ou une affection cardiovasculaire restent pris en charge comme tout traitement prescrit au titre de ces ALD exonérantes.

      Ces dispositions s'appliquent à toute demande d'admission formulée à compter du 27 jui2011. Mais les patients admis au titre de l'hypertension artérielle sévère avant la parution de ce décret ne sont pas concernés par cette mesure. Le droit au bénéfice de l'exonération du ticket modérateur est renouvelé dans les conditions antérieures à ce texte, sous réserve que les critères médicaux soient toujours présents lors de la demande de renouvellement.

      Le traitement d'affections non inscrites sur la liste peut bénéficier dune prise en charge au titre de lALD dite « hors liste ».

       

      Des critères et un arbre décisionnels sont définis dans une circulaire ministérielle (DSS/SD1MCGR/2009/308) du 8 octobre 2009 (circulaire publiée au BO et disponible sur le site www.legigrance.fr)

      - Risque vital encouru et/ou Qualité de vie dégradée et/ou Morbidité évolutive

      - ET Traitement prévisible sur une durée supérieure à 6 mois

      - ET affection nécessitant un traitement particulièrement cteux : 3 critères au moins sur les 5 à suivre :

      o traitement médicamenteux gulier,

      o hospitalisation,

      o actes techniques pétés,

      o actes biologiques pétés

      o soins paramédicaux pétés

      4. Prise en charge de transports sanitaires

       

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

      Les situations de prise en charge

      Les frais de transport sont remboursés par l'Assurance Maladie, sur prescription médicale, pour des soins ou examens appropriés à votre état de santé dans les cas suivants :

      • transports liés à une hospitalisation (entrée et/ou sortie de l'hôpital), quelle que soit la durée de l'hospitalisation (complète, partielle, ou ambulatoire) ;
      • transports liés aux traitements ou examens pour les patients reconnus atteints d'une affection de longue durée et présentant une des incapacités ou déficiences définies par le référentiel de prescription des transports (1)
      • transports liés aux traitements ou examens en rapport avec un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
      • transports en ambulance, lorsque l'état du patient nécessite d'être allongé ou sous surveillance ;
      • transports de longue distance (plus de 150 km aller) ;
      • transports en série (au moins 4 transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois, au titre d'un même traitement) ;
      • transports liés aux soins ou traitements des enfants et adolescents dans les centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP) et les centres médico- psycho-pédagogiques (CMPP).

      À noter : la prise en charge de certains transports, même prescrits par un médecin, nécessite l'accord préalable du service médical de l'Assurance Maladie : c'est le cas des transports de longue distance, des transports en série, des transports en avion ou bateau de ligne, etc.

      Réclamation, conciliation, voies de recours

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

      Comment faire une réclamation ?

       

      Quel que soit l'objet de votre réclamation (horaires d'ouverture, qualité de l'accueil, délai de traitement ou gestion de votre dossier), prenez tout d'abord contact avec votre caisse d'Assurance Maladie :

      • par mail depuis votre compte ameli,
      • ou par courrier ou par téléphone,
      • ou en vous déplaçant au guichet.

      Dans la plupart des cas, cela permettra de résoudre le problème. Si votre réclamation n'aboutit pas, vous pourrez ensuite saisir le conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie

      Comment saisir le conciliateur ?

      Dans quels cas pouvez-vous saisir le conciliateur ?

      Si votre réclamation n'aboutit pas, vous pouvez ensuite saisir le conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Après un examen attentif, si le dossier relève de sa compétence, le conciliateur le prendra en charge jusqu'à sa résolution.

      L'objectif est de faire émerger, dans le respect de la règle de droit, une solution acceptable par les deux parties, assortie de toutes les explications nécessaires à une bonne compréhension.

      Si le dossier n'est pas de son ressort, le conciliateur l'orientera vers le service compétent de votre caisse d'Assurance Maladie, vous en informera et veillera à ce qu'une réponse adaptée vous soit apportée.

      Vous pouvez aussi saisir directement le conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie si vous estimez être victime d'un refus de soins ou si votre réclamation concerne vos relations avec un médecin lorsque, par exemple, vous ne parvenez pas à déclarer un médecin traitant (voir encadré ci-dessous) ou en cas de difficultés pour obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste dans des délais satisfaisants.

       

      À noter :

      Le conciliateur n'a pas de pouvoir de décision ; il émet des avis et propose des solutions à l'amiable.

      Saisir le conciliateur ne remplace par les voies de recours disponibles pour contester une décision prise par l'Assurance Maladie et ne suspend pas les délais à respecter en pareil cas.

       

      En pratique, comment saisir le conciliateur ?

       

      Faites un courrier sur papier libre et adressez-le au conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie.

       

      Comment contester une décision ?

      Les différentes voies de recours

      Il est toujours possible de contester une décision prise par votre caisse d'Assurance Maladie. Les voies de recours et les produres à suivre sont différentes selon qu'il s'agit d'une décision d'ordre administratif, une décision d'ordre médical, ou une décision concernant l'invalidité ou l'incapacité permanente de travail.

       

      À noter : les notifications de décision de refus sont toujours motivées et elles indiquent les voies de recours qui sont à votre disposition.

       

      Contester une décision d'ordre administratif

      Pour contester une décision d'ordre administratif (par exemple : un refus de remboursement de soins ou de versement d'indemnités journalières), vous devez tout d'abord saisir la commission de recours amiable (CRA) de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Si votre demande est rejetée, vous pourrez ensuite engager une procédure auprès du Tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS).

      En dernier ressort, vous pourrez faire appel auprès de la cour d'appel et/ou vous pourvoir devant la Cour de cassation.

       

      Contester une décision d'ordre médical

      Pour contester une décision d'ordre médical, vous devez tout d'abord demander une expertise médicale auprès de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Si vous contestez l'application faite par votre caisse d'Assurance Maladie des conclusions de l'expertise médicale, vous pourrez saisir la commission de recours amiable de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Vous pourrez ensuite, éventuellement, engager une produre auprès du Tribunal des affaires de sécurité sociale.

      En dernier ressort, vous pourrez faire appel auprès de la cour d'appel et/ou vous pourvoir devant la Cour de cassation.

      Contester une décision concernant le classement dans une catégorie d'invalidité ou l'attribution d'un taux d'incapacité partielle permanente

       

      Pour contester une décision concernant l'invalidité (par exemple : le classement dans une catégorie d'invalidité) ou l'incapacité permanente de travail (par exemple : la fixation du taux d'incapacité permanente), vous devez saisir le Tribunal du contentieux de l'incapacité (TCI).

       

      Vous pourrez ensuite, éventuellement, faire appel auprès de la Cour nationale de l'incapacité et de la tarification de l'assurance des accidents du travail (CNITAAT), puis vous pourvoir devant la Cour de cassation.

      6. Questions diverses

       

      Il sagit de questions posées à lissue de la union dont les ponses nont pu être immédiatement apportées faute de temps

      Peut-on bénéficier dindemnis journalières pendant une cure thermale ?

      Vous pouvez percevoir des indemnités journalières pendant toute la durée de votre cure thermale, sous certaines conditions :

       

      Vos ressources ne doivent pas dépasser le montant du plafond annuel de la sécurité sociale applicable à la date de prescription de la cure (39 228 euros au 1er janvier) ; ce plafond est majoré de 50 % - soit 19 614 euros - pour votre conjoint et pour chaque ayant droit à votre charge (enfant, partenaire lié par un pacte civile de solidarité, etc.).

      Vous devez remplir les conditions d'ouverture de droits aux indemnités journalières.

       

      Votre formulaire de prise en charge de la cure thermale sert d'avis d'arrêt de travail. Psentez-le à votre caisse d'Assurance Maladie pour demander le paiement de vos indemnités journalières

      Ce formulaire peut éventuellement servir de justificatif d'art de travail aups de votre employeur ou aups de Pôle emploi, si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé.

       

      À noter :

       

      Le délai de carence de 3 jours est applicable, les indemnités journalières ne vous seront donc versées qu'à partir du 4eme jour d'arrêt de travail.

      Si vous étiez en arrêt de travail indemniavant le début de votre cure thermale, le versement de vos indemnités journalières se poursuit, quel que soit le montant de vos ressources.

       

      Lorsquon est en fin de droit (plus dIJ), combien de temps faut-il attendre avant d’en avoir dautres ou comment ouvrir de nouveaux droits ?

       

      Il faut une reprise effective de travail dun an pour la renaissance potentielle dune nouvelle période d'indemnisation de trois ans. Les conditions habituelles douverture des droits doivent être remplies pour pouvoir être indemnisé.

       

      Sont assimilées à des périodes de travail salarié pour la détermination de la reprise d'un an les périodes :

      - de cmage indemnisé,

      - indemnisés en maladie non en rapport avec l'affection initiale

      - indemnisées en maternité et paternité

      - indemnisées en accident du travail

      - les reprises de travail à temps partiel

      - les interruptions de travail de courte durée à caractère occasionnel exceptionnel   intervenant dans le cadre d'un même contrat de travail (congé non rémuné,   fermeture de l'entreprise, grève …)

          - de rééducation professionnelle

       

      Pouvons-nous bénéficier de plusieurs temps partiels thérapeutiques ?

      La reprise de travail à temps partiel doit être médicalement prescrite. Elle doit être de nature à favoriser l'amélioration de l'état de santé de l'assu.

       

      Le temps partiel thérapeutique a pour objectif de permettre à un salarié de reprendre progressivement son activité à temps plein. La période de travail à temps partiel thérapeutique doit faire immédiatement suite à une incapacité totale d'activité ayant donné lieu à indemnisation sauf lorsque l'impossibilité de poursuivre l'activité à temps complet est due à une affection de longue durée reconnue par le service médical. Dans ce cas, lindemnisation intervient même si l'activité à temps partiel n'est pas immédiatement précédée d'un arrêt à temps complet.

      La durée de lindemnisation ne peut exder d'un an le délai de trois ans pvu comme due maximale dindemnisation.

      Plusieurs périodes de temps partiel thérapeutique peuvent donc indemnisées sous serve des conditions ci-dessus et des conditions habituelles douverture des droits.

       

      Qui prescrit le temps partiel thérapeutique, qui laccorde ; quel recours en cas de refus ?

       

      C’est le médecin traitant qui prescrit le temps partiel thérapeutique sur l'avis d'art de travail. Le médecin du travail intervient pour la mise en place du temps partiel thérapeutique et effectue la visite de reprise.

       

      En cas d'interruption de travail de plus de trois mois, le médecin-conseil peut, à son initiative ou à celle du médecin traitant, saisir le médecin du travail pour avis sur la capacité de l'assuré à reprendre son travail.

       

      Sil s’agit dun refus médical, les contestations relèvent de lexpertise médicale. La demande doit être psentée dans le délai d'un mois à compter de la date de la décision contestée.

       

      Sil s’agit dun refus dordre législatif ou glementaire, les contestations relèvent du contentieux général de la Sécurité Sociale. La commission de recours amiable doit être saisie dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision donnant lieu à contestation.

      7. Travaux nationaux en cours

       

      Au cours de la rencontre les travaux en cours au niveau de la Haute Autorité de santé ont été évoqués, tout comme un courrier de 2016 du médecin conseil national de la CNAMTS à une association finistérienne par lequel il informait cette dernière de la saisine de la HAS par la caisse nationale afin de pouvoir disposer de recommandations pour le diagnostic et le traitement de la fibromyalgie.

       

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      NB : Je vous demande de bien vouloir m'excuser pour la mise en page ; elle n'est pas très "heureuse" mais j'ai fait de mon mieux !!!

       

       

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #CPAM, #1er mars 2017, #Invalidité, #Indemnités journalières, #ALD, #Transports

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      Publié le 26 Avril 2017

       

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      La Trame

      Conférence de Denis Hérault

      ~ Le 12 mai 2017 à 13h.30 ~

       

      Journée Nationale de la Fibromyalgie

       

      oOo

       

       

      nous accueillerons Monsieur Denis Hérault,

       

      praticien et formateur de la Trame,

       

      pour nous présenter cette pratique,

       

      dans les locaux de la M.A.S.

       

      36 bd Albert 1er à Rennes (35)

       

      oOo

       

      Dans ce cadre,

      une séance de Trame est offerte

      du 30 mars au 11 mai 2017,

      à toute personne le souhaitant.

       

      Contact Denis Hérault : 06 15 68 03 12

       

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      La Trame est reconnue internationalement pour son efficacité et le sérieux de sa pratique, pour autant peu d’informations ont été données à son sujet et cela indépendamment de l’intérêt qu’elle suscite.

      Cette conférence aura pour objet la présentation de cet art et les cadres de sa mise en œuvre, ses applications possibles et l’usage dont vous pouvez bénéficier.

       

      Denis Hérault est praticien de la Trame et formateur certifié par Patrick Burensteinas qui en est le créateur.

       

      Il a étudié auprès de lui les différentes applications de cette technique.

       

      Il est également membre du collège d’éthique de l’Association La Trame.

       

       

       

       

       

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      A T T E N T I O N !

      Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer.Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable, avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #La Trame, #Conférence, #Denis Hérault

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      Publié le 25 Avril 2017

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      Une douleur diffuse est une douleur qui est difficile à localiser car elle touche plusieurs parties du corps. Lorsqu’elle persiste plusieurs mois, on dit qu’elle est chronique. Cette douleur diffuse et chronique peut correspondre à de nombreuses maladies, même si la fibromyalgie est souvent évoquée au premier chef.

      Douleur diffuse persistante : CAUSES
       

      Des mots pour les maux

      La douleur est parfois appelée « algie » par les médecins.
      Une douleur diffuse, qui touche plusieurs parties du corps est un syndrome polyalgique diffus.
      Une douleur qui dure est une douleur persistante ou chronique (plus de 3 mois).

      Comment s’orienter devant une douleur diffuse persistante ou chronique ?

      Les causes de douleurs diffuses, persistantes ou chroniques, sont presque innombrables et ne se résument pas à la fibromyalgie ou à la maladie de Lyme. Une enquête et un examen soigneux sont nécessaires pour s’orienter un peu.
      Certains caractères des douleurs peuvent orienter vers une cause :
      • articulaire (douleurs à prédominance matinale, réveillant le malade = douleurs « réveil matin », avec raideur articulaire elle aussi matinale),
      • musculaire (intolérance et fatigabilité à l’effort avec crampes et douleurs à la palpation musculaire),
      • osseuse (profondes et lancinantes sur la colonne vertébrale, les côtes, le bassin, le sternum et les os longs),
      • neurologique (associées à un trouble du tonus musculaire ou des troubles de la sensibilité),
      • ou artérielle (survenant lors d’un effort physique ou en décubitus avec une altération des pouls).
      En dehors de ces orientations cliniques, qui restent néanmoins relatives, l’existence d’un syndrome inflammatoire (qui est caractérisé par une élévation de la vitesse de sédimentation, VS, ou de la protéine C-réactive, CRP) est un élément clé de l’orientation initiale.
      En l’absence de syndrome inflammatoire, ce sont les caractères des douleurs qui permettront de s’orienter. Si ces caractères ne sont pas nets, un certain nombre d’examens complémentaires peuvent être demandés, et si ceux-ci sont négatifs, il est alors possible d’évoquer une fibromyalgie.

      A quoi sont dues les douleurs diffuses avec syndrome inflammatoire ?

      En cas de syndrome inflammatoire, la première cause à rechercher est l’existence d’un rhumatisme inflammatoire chronique qui est normalement fortement suspecté en cas de douleurs prédominant dans la deuxième partie de la nuit et le matin, avec des raideurs articulaires matinales.
      Cela peut être le cas de la polyarthrite rhumatoïde à sa phase initiale où les gonflements articulaires peuvent être absents. Il s’agit généralement de douleurs articulaires grossièrement symétriques et prédominant sur les articulations distales, aux mains et aux pieds.
      A l’opposé, on peut citer la pseudopolyarthrite rhizomélique qui touche principalement les racines des membres chez le sujet âgé (et qui peut s’associer à une atteinte vasculaire cérébrale dans la maladie de Horton).
      Les spondylarthrites à la phase initiale peuvent donner des douleurs matinales et des raideurs de la colonne vertébrale, des fesses, des hanches, des talons et des articulations des mains. Mais il faut se méfier des formes qui ne touchent que les insertions des tendons sur les os, que l’on appelle formes « enthésitiques » pures, où il n’y a généralement qu’un syndrome inflammatoire discret ou absent et des douleurs diffuses.
      Le rhumatisme psoriasique peut associer des douleurs de la colonne vertébrale et des fesses avec des douleurs asymétriques des articulations distales des doigts et des orteils.
      Les atteintes auto-immunes inflammatoires des vaisseaux (vascularites) ou diffuses (connectivites) sont une autre grande cause de douleurs chroniques diffuses avec syndrome inflammatoire.
      Rare mais grave est la péri-artérite noueuse qu’il faut suspecter devant des douleurs articulaires migratrices, associée à une atteinte musculaire (myalgies proximales) et une altération de l’état général intense (fièvre, fatigue et amaigrissement).
      On met aussi dans ce cadre la pseudopolyarthrite rhizomélique quand elle est associée à une atteinte vasculaire cérébrale  dans la maladie de Horton (il existe en plus des maux de tête+++). Il s’agit d’une cause fréquente de syndrome douloureux diffus chez le sujet de plus de 60 ans.
      Les polymyosites subaiguës ou chroniques sont des atteintes musculaires inflammatoires qui surviennent surtout chez la femme entre 40 et 60 ans avec des douleurs musculaires modérées et fluctuantes, majorées ou déclenchées par la mobilisation avec un déficit musculaire prédominant sur les racines.
      Ces atteintes musculaires peuvent s’associer à d’autres signes : cutanés dans la sclérodermie (Raynaud et rétraction de la peau sur les doigts) ou le lupus (Raynaud et éruptions cutanées du visage), ou pulmonaires dans la connectivite mixte.
      La maladie de Gougerot-Sjögren comporte des douleurs articulaires et musculaires diffuses associées à un « syndrome sec » (sécheresse de la bouche, des yeux et des muqueuses) qui est parfois difficile à différencier d’un syndrome polyalgique idiopathique diffus.
      Enfin, d’autres maladies systémiques peuvent être impliquées dans les douleurs chroniques comme le lupus qui peut donner des douleurs très diffuses, la maladie de Still et sa fièvre élevée ou le syndrome de Shulman et son hyperéosinophilie.
      Certaines maladies infectieuses peuvent donner des douleurs chroniques diffuses et un syndrome inflammatoire. En tout premier lieu, il faut rechercher une endocardite infectieuse qui est une atteinte infectieuse des valves du cœur qui peut provoquer des douleurs articulaires et musculaires, mais aussi toucher aussi la colonne vertébrale.
      L’infection à VIH peut aussi donner des douleurs musculaires diffuses difficiles à différencier des myopathies à la zidovudine. Les infections à HTLV-1 peuvent donner un tableau similaire. La maladie de Lyme peut également être à l’origine de douleurs chroniques, mais ces douleurs d’origines neurologiques, musculaires et articulaires se font surtout à un stade ou la VS peut devenir normale.
      Les maladies du sang peuvent également donner des douleurs diffuses associées à un syndrome inflammatoire, généralement important.
      Au cours des leucémies et des lymphomes, il est possible de trouver une atteinte des méninges et des racines nerveuses au cours desquelles les douleurs sont plutôt de type neurologique, siégeant aux membres inférieurs, pluri-radiculaires, c’est-à-dire touchant des zones innervées par plusieurs racines.
      Des métastases osseuses diffuses peuvent aussi donner l’apparence de douleurs diffuses, mais en réalité, une enquête et un examen soigneux montre qu’il s’agit en réalité de douleurs multiples.
      Mais les atteintes douloureuses diffuses que l’on retrouvent au cours d’un cancer sont surtout liées à un « syndrome paranéoplasique ». Ce syndrome est une réaction générale du corps au cancer en raison de la sécrétion par celui-ci de diverses substances chimiques. Les douleurs sont articulaires, osseuses ou musculaires et elles touchent les avant-bras et les membres inférieurs, avec une dilatation caractéristique des extrémités des doigts qui prennent un aspect de « baguettes de tambour » (hippocratisme digital).
      Le myélome, la maladie de Waldenström, les syndromes myéloprolifératifs et les lymphomes peuvent également donner des douleurs osseuses diffuses et matinales.

      A quoi sont dues les douleurs neurologiques sans syndrome inflammatoire ?

      Quand il n’y a pas de syndrome inflammatoire, des douleurs neurologiques (associées à un trouble du tonus musculaire ou des troubles de la sensibilité) peuvent être liées à une atteinte des nerfs périphériques à prédominance sensitive. Elles peuvent être particulièrement douloureuses, avec des phénomènes d’hypersensibilité au toucher (hyperpathie = douleur lors du simple toucher), particulièrement nets dans les neuropathies diabétiques.
      Les douleurs neurologiques périphériques sont aussi retrouvées au cours de l’amylose, de la maladie de Fabry (déficit en alphagalactosidase) ou d’une gammapathie monoclonale (IgM kappa).
      L’infection à VIH peut se manifester par des douleurs neuropathiques avec atteinte polyradiculaire précoce ou polynévritique tardive. Il en est de même de la maladie de Lyme qui peut s’associer à des douleurs neurologiques centrales et à des atteintes musculaires et articulaires.
      Un certain nombre de neuropathies toxiques (arsenic, thallium) ou médicamenteuses peuvent se voir. Certaines carences vitaminiques (B1, B6) peuvent aussi être à l’origine de douleurs neurologiques.
      Des atteintes des voies de la sensibilité à l’intérieur de la moelle peuvent aussi être à l’origine de douleurs neurogènes diffuses. Il en est ainsi dans la sclérose en plaques, de certaines compressions médullaires hautes et lentes, de certaines infections virales comme le HTLV-1 ou lors d’une carence sévère en vitamine B12 ou en folates.
      Les troubles du tonus, quand ils sont importants, peuvent donner des douleurs de tension à l’origine de pseudo-myalgies ou de pseudo-arthralgies. C’est ce qui se passe dans la maladie de Parkinson non ou mal traitée, dans les crises toniques des scléroses en plaques ou de la sclérose latérale amyotrophique, dans certaines formes familiales de crampes et dans le syndrome de l’homme raide (Stiff-man syndrome) avec une hypertonie douloureuse surtout axiale associée à des spasmes musculaires douloureux déclenchés par les émotions et la mobilisation.

      A quoi sont dues les douleurs musculaires sans syndrome inflammatoire ?

      Il s’agit généralement de douleurs des membres siégeant au niveau des muscles et déclenchées ou aggravées par l’exercice, en l’absence de syndrome inflammatoire.
      Les causes sont souvent médicamenteuses et provoquées par de nombreux médicaments dont les plus fréquents sont les hypocholestérolémiants (fibrates et statines), certains traitements des rhumatismes inflammatoires (D-pénicillamine, quelques anti-arythmiques…).
      Certaines polymyosites peuvent avoir une VS normale et c’est l’examen électrique des muscles (électromyogramme ou EMG) et la biopsie musculaire qui poseront le diagnostic.
      L’hyperthyroïdie peut débuter par des myalgies extensives des bras et du tronc, plutôt à prédominance nocturne, et sensibles à la pression. De même, l’hyperparathyroïdie primaire peut être à l’origine de myalgies des ceintures. L’hypothyroïdie, à l’inverse, est plutôt responsable de douleurs musculaires (myalgies) diffuses avec arthralgies, comme l’insuffisance surrénale où les signes sont dépendant du degré d’hyperkaliémie.
      Enfin, certaines douleurs musculaires sont électivement déclenchées au décours d’un effort. Il est possible d’observer alors une destruction aiguë de cellules musculaires (rabdomyolyse) avec passage de protéines musculaires dans les urines (myoglobinurie) plus ou moins important. Il est également possible de retrouver un caractère familial. Il en est ainsi des déficits enzymatiques des glycogénoses comme la maladie de Mc Ardle (déficit en myophosphorylase) ou la maladie de Tarui (déficit en phosphofructokinase).

      D’autres déficits enzymatiques peuvent aussi être en cause comme le déficit en carnitine palmityl-transférase II, mais dans 50 % des cas de myoglobinurie, aucun déficit enzymatique n’est retrouvé.

      A quoi sont dues les douleurs articulaires sans syndrome inflammatoire ?

      Certaines douleurs articulaires (douleurs à prédominance matinale, réveillant le malade = douleurs « réveil matin » avec raideur articulaire elle aussi matinale) peuvent être dues à des causes médicamenteuses. Il en est ainsi des douleurs articulaires ou surtout tendineuses lors de la prise de certains antibiotiques (fluoroquinolones) et des algodystrophies (syndrome douloureux complexes régionaux) au phénobarbital et à l’isoniazide.
      Deux rhumatismes inflammatoires difficiles à diagnostiquer méritent d’être recherchés. En premier lieu, il faut penser aux formes enthésitiques pures des spondylarthrites ou de rhumatisme psoriasique : il n’y a ni atteinte apparente de la colonne vertébrale (ou des sacroiliaques), ni atteinte articulaire (arthrite), mais seulement des douleurs inflammatoires sur les insertions des tendons sur les os. Comme il y a des insertions tendineuses sur presque tous les os du corps, ces douleurs « d’insersite » peuvent être confondues avec celles de la fibromyalgie. La VS est normale et l’inflammation des insertions ne peut être retrouvée que sur un écho-doppler ou une IRM.
      Au cours de la pseudopolyarthrite rhizomélique, la VS peut être normale dans un cas sur 5 au début de la maladie.
      Enfin, l’hyperostose vertébrale ankylosante peut donner un tableau associant des douleurs vertébrales et périphériques atypiques en rapport avec une ossification de la colonne dorsale, des hanches et des enthèses.

      A quoi sont dues les douleurs osseuses sans syndrome inflammatoire ?

      Certains myélomes peuvent donner des douleurs osseuses (profondes et lancinantes sur la colonne vertébrale, les côtes, le bassin, le sternum et les os long) alors que la VS et l’électrophorèse sont paradoxalement normales (myélome à chaines légères, à cryoglobulinémie ou myélomes non sécrétants).
      L’ostéomalacie est liée à une carence en vitamine D qui s’accompagne de douleurs osseuses, du fait des fissures osseuses qu’elle provoque, et d’une fatigabilité musculaire proximale, très évocatrice.
      L’ostéose fluorée (ou intoxication de l’os au fluor) peut être d’origine professionnelle, médicamenteuse (acide niflumique) ou alimentaire (eau de Vichy Saint-Yorre en cas de potomanie). Elle est généralement aggravée par une insuffisance rénale. Elle peut s’accompagner de douleurs osseuses ou articulaires diffuses en rapport avec une mauvaise qualité osseuse (hyperostose).

      Une ostéoporose sévère peut s'associer à des douleurs diffuses. Celles-ci sont probablement en rapport avec des micro-fractures ou des fissures de l'os fragilisé par l'ostéoporose. Des fractures de fragilités sont néanmoins fréquentes dans les antéfcédents.

      A quoi sont dues les douleurs sans syndrome inflammatoire ni signe d’examen ?

      Il s’agit généralement de douleurs anciennes avec de multiples consultations, mais qui ne doivent pas être négligées. L’enquête doit être soigneuse en reprenant tous les éléments décrits ci-dessus.
      C’est quand cette enquête soigneuse, que l’on aura éventuellement complétée avec des examens, est négative qu’il faut évoquer une fibromyalgie, ou syndrome douloureux chronique. C’est en particulier le cas si la discordance entre les douleurs et l’examen est forte et s’il s’y associe une fatigue très importante avec un sommeil non réparateur.
      Les malades se plaignent d’avoir « mal partout » mais les régions cervico-scapulaires et lombofessières sont les plus sensibles. La douleur qui est le symptôme majeur, est ressentie comme une sensation de nouures musculaires ou de brûlures, accompagnées de points douloureux aux insertions musculo-tendineuses. La douleur est fluctuante, aggravée par différents facteurs qui varient en fonction des malades (effort fatigue, froid, humidité, stress…).
      Les extrémités des mains et des pieds sont habituellement respectées par les douleurs. Le repos améliore au moins en partie les douleurs. Cependant, des paroxysmes douloureux nocturnes sont parfois observés, ainsi qu’une raideur matinale, qui peuvent faire évoquer à tort un rhumatisme inflammatoire. La fatigue musculaire est très fréquemment observée.
      Cette présentation douloureuse peut s’accompagner d’autres symptômes tels que troubles psychologiques, céphalées de tension, colopathie fonctionnelle et troubles du sommeil.
      Des troubles psychiques sont fréquemment observés (un tiers des cas) et sont parfois au premier plan. Il s’agit le plus souvent d’états anxieux ou de syndromes dépressifs, sans véritable dépression.
      Contrastant avec l’intensité des douleurs, l’examen est le plus souvent normal en dehors de très nombreux points douloureux à la pression (parfois très sensibles à des pressions modérées), disposés de façon symétrique dans la région du cou et des épaules, des coudes, des hanches et des genoux. Les extrémités (mains et pieds sont généralement respectées.
      Différents scores diagnostiques (dont celui de l’American College of Rheumatology) ont été construits à partir de ces points douloureux et des symptômes associés, mais ils restent imprécis et pas très discriminants vis-à-vis de certaines maladies et, en particulier, les formes enthésitiques pures de la spondylarthrite.
      La fibromyalgie peut évoluer pendant des années avec un fond douloureux permanent entrecoupé de poussées. Elle entraîne souvent une importante gêne fonctionnelle mais n’aboutit jamais à un état d’invalidité grave.

      Douleur diffuse persistante : QUE FAIRE

      Que faire en cas de douleur diffuse et persistante ?

      Il n’est pas rare que les médecins soient très embarrassés d’être confrontés à des malades dont l’essentiel des plaintes est constitué par des douleurs diffuses et qui persistent.
      En dépit de la grande diversité des causes possibles, l’analyse de la douleur et des signes qui lui sont associés conduit assez souvent à un diagnostic. Dans les autres cas, la difficulté du diagnostic tient souvent à l’absence de ce que les médecins appellent les « signes objectifs », qui sont les signes de la maladie sous-jacente que l’ont peut mettre en évidence à l’examen clinique, et aussi à l’importance du retentissement psycho-affectif de toute douleur chronique. Ce retentissement perturbe l’évaluation et l’analyse de la douleur.
      De ce fait, la recherche de la cause de douleur chronique doit prendre la forme d’une enquête « policière », au mieux chez un médecin spécialiste de médecine interne ou spécialiste de la douleur. Il faut, dans la mesure du possible, définir au mieux le type des douleurs, le calendrier des douleurs et ce qui peut les influencer. Ceci est parfois très difficile du fait du retentissement psycho-affectif

      Peut-on prendre des antidouleurs ?

      Il ne sert à rien de souffrir mais les médicaments contre la douleur ne doivent pas faire remettre à plus tard une consultation médicale qui s’impose assez vite. Il faut, en effet, comprendre qu’un certain nombre de douleurs chroniques vont avoir tendance à s’amplifier et à « s’enkyster » avec le temps, du fait des modifications qui peuvent s’installer dans le fonctionnement du système nerveux de la douleur : sous l’impact d’une douleur qui dure, le système nerveux et les circuits de la douleur dans la moelle et le cerveau peuvent se modifier, ce qui peut les rendre moins précis (la douleur fait « tâche d’huile ») et surtout plus difficiles à soulager.
      D’autre part, il sera intéressant pour le médecin de savoir comment la douleur réagit à la prise des différents antidouleurs à votre disposition. Par exemple, la « trop » bonne réponse aux anti-inflammatoires non-stéroïdiens (amélioration d’au moins 50 % en moins de 24-48 heures) est un argument en faveur d’une spondylarthrite.

      Douleur diffuse persistante : CONSULTATION

      Comment préparer la consultation en cas de douleur diffuse chronique ?

      L’interrogatoire avec médecin sera souvent le temps décisif du diagnostic. Il faut donc se préparer aux nombreuses questions qui visent à connaître les antécédents personnels et familiaux du malade, les voyages et la possibilité d’une infection tropicale, la profession et la manipulation éventuelle de produits toxiques, les médicaments consommés, l’existence d’une intoxication alcoolique ou d’une toxicomanie, les habitudes sexuelles pour rechercher une éventuelle maladie sexuellement transmissible, l’existence d’une fatigue et de manifestations générales associées…
      L’analyse du caractère de la douleur sera poussée et d’autant plus caractéristique qu’il y aura un calendrier de cette douleur : ancienneté, circonstances d’apparition, facteurs déclenchant, facteurs améliorant, facteurs soulageant, topographie précise, caractère (brûlure, décharge électrique, coup de couteau…), évolution, sensibilité aux différents traitements…
      L’examen du médecin sera ensuite complet et soigneux avec un examen neurologique. Il s’attachera en particulier à rechercher si une structure anatomique (tendons, muscles, articulations…) est associée à cette maladie et s’il existe des signes associés sur la peau, au niveau neurologique (trouble de la sensibilité, réflexe ou moteur) ou sur une articulation (raideur…).
      Le plus difficile est d’éliminer un syndrome polyalgique « construit » qui est plus lié à la juxtaposition de douleurs le plus souvent dégénératives (lombalgie, arthrose, tendinite de l’épaule ou du moyen fessier…) par rapport à une vraie douleur chronique diffuse.

      Quels sont les examens demandés en cas de douleurs diffuses chroniques ?

      Les examens prescrits par le médecin seront au mieux orientés par l’examen clinique détaillé, par exemple radiographie osseuse ou échographie des insertions tendineuses en cas de suspicion d’enthésite dans le cadre d’un spondyloarthrite sans atteinte axiale.
      Mais il sera parfois nécessaire de rechercher plus largement et différentes sociétés savantes ont essayé de rationaliser les demandes d’examen en fonction de leur « rentabilité », de leur coût et de leur pénibilité pour le malade.
      En l’absence de signe d’orientation, les examens conseillés qui seront demandés en première intension sont les suivants :

      • NFS, VS, CRP

      • Glycémie, créatininémie, ionogramme sanguin

      • Calcémie, phosphorémie, électrophorèse des protéines sériques

      • Transaminases, Gamma GT, phosphatases alcalines

      • Créatinine kinase, LDH

      • TSH

      • Facteur rhumatoïde, Anticorps anti-CCP et antinucléaires

      • Bandelette urinaire

      • Radiographie de thorax (face et profil)

      • Radiographie osseuse selon la clinique

      • Hémocultures en cas de fièvre

      En cas d’orientation, ou en 2e intention, pourront être demandés de très nombreux examens qui vont :

      • De la simple prise de sang : Ferritinémie, cryoglobulinémie, anticorps spécifiques d’organes, sérologies virales (parvovirus B19, hépatites, VIH…) ou bactériennes (Brucellose, Lyme…),

      • A des examens plus poussés : électromyogramme, scintigraphie osseuse, IRM musculaire ou articulaire, ponction articulaire ou lombaire, myélogramme ou biopsie osseuse, temporale, nerveuse, digestive…

       

      Source https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/1101-Douleur-diffuse-et-chronique-une-enquete-policiere-est-necessaire

       

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      Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer.Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable, avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

       

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #Douleur diffuse persistante

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      Publié le 24 Avril 2017

      https://www.santelog.com/uploaded3/images/Actu%2042/VISUEL%20TCT%202.jpg

      La stimulation directe transcrânienne semble prometteuse dans la gestion de la douleur chronique, selon de récents essais menés par le fabricant TCT Research. Cette forme non invasive de neurostimulation qui apporte un courant constant et faible aux régions du cerveau concernées, en particulier le cortex cérébral, et les zones du cortex moteur et du cortex somatosensoriel primaire, via des électrodes placées sur le cuir chevelu du patient. En modifiant la connectivité fonctionnelle de ces zones, la stimulation permet de soulager la douleur dans de multiples conditions, dont la fibromyalgie. Alors que de nombreuses équipes de recherche planchent sur les applications possibles de la stimulation cérébrale et s’il reste à confirmer ces résultats dans de plus larges études, la méthode, non invasive, pourrait être une alternative thérapeutique prometteuse aux médicaments.

      La stimulation transcrânienne par courant continu (tDCS pour Transcranial direct current stimulation), une forme non invasive de neurostimulation qui va modifier la connectivité fonctionnelle de certaines zones du cerveau, semble en effet ici aider les patients souffrant de douleurs chroniques, telles que celles associées à la fibromyalgie, selon ces récents résultats des essais cliniques menés par TCT Research.

      Cependant, les mécanismes exacts par lesquels la stimulation exerce ces effets bénéfiques restent à comprendre et à préciser.

      Les bénéfices de la stimulation tDCS avaient déjà été suggérés par plusieurs études menées chez des patients atteints de douleur chronique après un AVC ou une lésion de la moelle épinière ou des douleurs chroniques associées à d'autres conditions dont la fibromyalgie, la douleur viscérale, les migraines ou encore la douleur des membres fantômes chez les patients amputés. C’est, a priori, en entraînant des changements dans l'organisation et l’activation du cortex cérébral et en particulier les zones du cortex moteur et du cortex somatosensoriel primaire, que la stimulation permet d’améliorer la réponse à la douleur.

      Ici, l’étude menée auprès de patients amputés, ayant subi 10 séances de stimulation ciblée sur le cortex moteur et le cortex somatosensoriel primaire constate une diminution de la fréquence et de l'intensité de la douleur par rapport à la période précédant la stimulation. Les chercheurs expliquent que les patients atteints de fibromyalgie pourraient également bénéficier de la thérapie par stimulation. Une étude (2) tout juste publiée dans les Scientific Reports montre que stimulation tDCS ciblée sur le cortex préfrontal dorsolatéral gauche module l'attention et la douleur dans la fibromyalgie. En pratique, 20 minutes de stimulation permettent de contrôler l'attention et la douleur chez 35 patients atteints de fibromyalgie.

      Des résultats qui pris ensemble suggèrent l’efficacité de la tDCS dans la gestion de la douleur chez les sujets qui ne répondent pas aux autres traitements.

      TCT Research Apr 01, 2017 tDCS Stimulator for Chronic Pain - Clinical Trial Results Scientific Reports 09 March 2017 doi:10.1038/s41598-017-00185-w Anodal Transcranial Direct Current Stimulation Over The Left Dorsolateral Prefrontal Cortex Modulates Attention And Pain In Fibromyalgia: Randomized Clinical Trial

       

      Article collecté sur le site : https://www.santelog.com/news/rhumatologie/fibromyalgie-la-stimulation-directe-transcranienne-pour-gerer-la-douleur-chronique_17174_lirelasuite.htm

       

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #Stimulation transcranienne, #Douleur chronique

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      Publié le 23 Avril 2017

       

      https://www.parlement-et-citoyens.fr/media/cache/default_idea/default/0001/01/776_default_idea.jpg

      Description

      La fibromyalgie qui touche environ 2 à 2,5 pour 100 de la population française (ce qui fait un million et demi de français concernés), est une maladie pour laquelle il n'existe aucun traitement actuellement.

      Après avoir été considérée comme un syndrome, c'est une maladie caractérisée principalement par un état douloureux musculaire chronique.

      Les principaux symptômes dont se plaignent les individus atteints de fibromyalgie, en dehors de la douleur, sont :

      • un sommeil perturbé et non récupérateur,

      • des paresthésies des membres (fourmillements),

      • des perturbations psychiques importantes à type de dépression essentiellement,

      • une fatigue générale intense, entre autres.

       

      Statistiquement, il apparaît que la Fibromyalgie génère un handicap très important pour environ 30% des malades. 

      Son impact se ressent dans les actes de la vie quotidienne, sociale, professionnelle : beaucoup perdent leur emploi et n'arrivent plus à se maintenir dans un emploi quelconque. 

      Sans compter l'impact psychologique de la fibromyalgie qui entraîne très souvent un isolement social, professionnel et qui plonge les personnes malades dans la précarité. 

      Les problématiques

       

      1. L'errance médicale 

        Bien que ce point tende à s'améliorer au fil du temps, la multiplicité des symptômes fait que le malade ne sait pas vers quel médecin se tourner, un rhumatologue, psychologue, neurologue... les patients se sentent d'ailleurs souvent délaissés par le corps médical. 

      2. Le corps médical 

      Le corps médical, dans sa globalité, est très peu formé à ce type de maladie chronique, et beaucoup sont encore sceptiques sur ce qu'est la fibromyalgie, beaucoup la considèrent encore comme une maladie psychosomatique, cela influe sur les relations avec le patient, sur les traitements prescrits... 

      1. Prouver l'existence de la maladie 

      La troisième problématique concernant la fibromyalgie est l'absence de résultats objectifs, vue du côté médical, en ce qui concerne les analyses biologiques. Ce qui semble faire de cette affection une maladie quasi imaginaire de la part du patient, du moins c'est l'impression qu'ont un certain nombre de médecins, qui sont amenés à être consultés par des personnes fibromyalgiques. 

      Le fait de ne pas pouvoir « prouver » cette maladie via des analyses médicales rend notre rapport aux administrations (sécurité sociale, mdph, médecine du travail...) conflictuel. La Sécurité Sociale ne reconnaît pas la Fibromyalgie comme maladie, en découle la non-reconnaissance d'une invalidité induite par la fibromyalgie, la non prise en charge de cette maladie en ALD classique ni en ALD31 pour une fibromyalgie non accompagnée d'autres pathologies, la rupture du versement d'indemnités journalières sur un arrêt maladie prolongé pour cause de fibromyalgie etc...

      Il est temps d'agir !

      Il est indispensable que la fibromyalgie soit reconnue comme une maladie à part entière, malgré son étiologie non encore définie, et prise en charge comme telle. 

      Il est donc nécessaire de revoir le rapport de l'académie de médecine qui marginalise les cas de fibromyalgie sévères, alors que ceux-ci représentent plus de la moitié des personnes malades. Il est indispensable également de pouvoir mettre en place des outils de mesure du handicap lié à la fibromyalgie, afin d'harmoniser son évaluation par les différentes administrations et notamment la sécurité sociale ainsi que sa prise en charge. 

      Concernant l'ALD, il est important de mettre en place une prise en charge propre à la fibromyalgie, qui incorpore notamment dans le panier de soins, les prises en charge pluri-disciplinaires indispensable afin de nous permettre de vivre, tout simplement. 

      Le rapport d'évaluation du plan d'amélioration de la prise en charge de la douleur du HCSP datant de 2011, indique un certain nombre d'obstacles au développement des thérapies non-médicamenteuses et propose des pistes afin d'y remédier. Y-a-t-il eu des avancés, des progrès concernant ces thérapies et leur « démocratisation » depuis 3 ans ? 

      Les centres anti-douleurs sont sur la sellette, faute de budgets suffisants pour un bon nombre d'entre eux, la prise en charge proposée aux personnes atteintes de fibromyalgies et insuffisante, pour preuve, plus de 50% des répondants à l'enquête que nous avons mené, ne consultent plus de CAD, alors que celui-ci devrait être notre interlocuteur privilégié dans la prise en charge de la maladie. Les thérapies médicamenteuses sont insuffisamment efficaces pour bon nombre d'entre nous dans le meilleurs des cas, voir très « nocives » car beaucoup d'entre nous sont sujets aux effets secondaires de ces thérapies « lourdes ». C'est une des principale raisons qui font que nous désertons les CAD lorsque ceux-ci n'ont que ce genre de thérapies à nous proposer, et c'est souvent le cas. 

      Enfin, on ne peut passer à côté du fait, que la fibromyalgie nous plonge dans la précarité et l'exclusion sociale pour bon nombre d'entre nous. Quel est notre devenir dans l'état actuel des choses ?

      Objectif

      • obtenir une reconnaissance de la fibromyalgie en tant que maladie à part entière, malgré une étiologie non définie actuellement,

      • définir précisément un protocole de soins pluri-disciplinaire efficace et permettant aux personnes fibromyalgiques de maintenir une vie la plus normale possible,

      • définir une prise en charge du protocole de soins (approche médicamenteuse et non-médicamenteuse) pour faciliter l'accès à ces soins des personnes atteintes de fibromyalgie,

      • Intégrer la fibromyalgie dans le liste des maladies ouvrant droit à l'ALD,

      • mettre en place des outils permettant d'évaluer individuellement le handicap généré par la fibromyalgie,

      • mettre en place des outils statistiques, permettant d'avoir une vision concrète de l'évolution de la fibromyalgie en France, de son impact au niveau, social et professionnel sur les personnes qui en sont atteintes.

      Informations complémentaires

      http://reconnaissance.ringconcept.fr

       

       

      fibroactions dans Santé

       

       

       

       

      Sourcehttps://www.parlement-et-citoyens.fr/ideas/fibromyalgie-maladie-invalidante-et-ignoree-des-pouvoirs-publics

       

      A T T E N T I O N !

      Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer.Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable, avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #Maladie invalidante, #Pouvoirs publics

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      Publié le 21 Avril 2017

       

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      http://loicternisien.com/wp-content/uploads/2015/04/Angoisse-anxiete-stress-naturopathie-naturopathe-Montreal.jpg

       

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      Un niveau d’anxiété élevé avant l’opération et la capacité à amplifier une douleur sont deux facteurs associés au risque de survenue d’une douleur chronique après une intervention chirurgicale. Ces données incitent à évaluer ces paramètres avant toute opération.


      Un état anxieux avant l’opération, la capacité à amplifier une douleur, mais également une douleur aiguë ressenti dans les jours suivant l’intervention, augmentent le risque de souffrir de douleur chronique trois mois après chirurgie, et ce, indépendamment de la nature de cette chirurgie. C’est ce que montre la dernière étude d’une équipe de l’Inserm qui s’intéresse aux déterminants de la douleur chronique.

      Des facteurs de risque « invariants »

      Il a déjà été établi que plusieurs paramètres affectifs, notamment l’anxiété et la dépression, sont des facteurs de risque de douleur chronique après une opération. Mais il n’était pas certain que cela soient valables quelle que soit la nature de la chirurgie. La valeur prédictive de ces facteurs n’avait en effet été démontrée que chez des patients souffrant déjà avant l’intervention, par exemple chez des patients devant recevoir une prothèse en raison d’une arthrose douloureuse.

      Nadine Attal et ses collègues* ont voulu identifier des facteurs de risque de douleur chronique post-opératoire valables quelle que soit l’intervention et le patient, c’est à dire des facteurs de risque pouvant être considérées comme « invariants ». Pour cela, les chercheurs ont concentré leurs travaux sur deux types d’opération très différentes : la pose de prothèse de genou qui concerne des personnes des deux sexes, plutôt âgées et souffrant d’arthrose chronique, et la mastectomie (ou l’ablation d’une tumeur mammaire) qui n’affecte quasiment que les femmes, souvent plus jeunes et sans douleur préopératoire dans cette étude.

      Des facteurs modifiables

      Les auteurs ont évalué les niveaux d’anxiété (trait anxieux et état anxieux), de dépression, de catastrophisme et de douleur avant l’opération, deux jours après puis trois mois plus tard grâce à des échelles adaptées. Leurs résultats montrent que l’état anxieux et la sensibilité à la douleur (« l’amplification de la douleur ») avant l’opération sont des facteurs prédictifs indépendants du développement d’une douleur chronique ultérieure, quel que soit le type de chirurgie et le profil du patient. Par ailleurs, la douleur aiguë deux jours après l’opération contribue également à la douleur chronique postopératoire. « Ces facteurs sont à considérer comme des « drapeaux rouges » pouvant être évalués avant une intervention, estime Nadine Attal. Si une opération n’est pas urgente, le fait d’apaiser au préalable l’anxiété par des médicaments ou des thérapies cognitivo-comportementales peut réduire le risque de douleur postopératoire. L’utilisation d’échelles d’évaluation très simples peut aider à détecter une anxiété ou un comportement propice à amplifier la douleur avant une intervention », suggère–t-elle.

      Aller plus loin

      Forte de ces résultats, l’équipe souhaite aller plus loin pour trouver d’autres déterminants de la douleur chronique. Elle évalue notamment actuellement l’impact de données cognitives, comme la capacité d’adaptation des individus à des situations nouvelles ou la flexibilité cognitive, sur la douleur chronique postopératoire à 6 mois et à un an. « Nous ne pourrons pas intervenir et modifier tous les facteurs mais le fait de les connaitre aide à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la douleur chronique et à évaluer les risques douloureux chez les patients », conclut-elle.

       

      Note :
      *Unité Inserm 987, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne-Billancourt

      Source :
      A. Masselin-Dubois et coll. Are Psychological Predictors of Chronic Postsurgical Pain Dependent on the Surgical Model? A Comparison of Total Knee Arthroplasty and Breast Surgery for Cancer. J Pain, édition en ligne du 17 mai 2013

      Article relevé sur le site de l'INSERM.

      URL : http://www.inserm.fr/actualites/rubriques/actualites-recherche/l-anxiete-facteur-de-risque-de-douleur-chronique-apres-toute-chirurgie

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #Anxiété, #Douleurs chroniques

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      Publié le 20 Avril 2017

       

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      http://www.ma-luminotherapie.com/files/2013/04/luminoth%C3%A9raptie-traitement.jpg

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      L’étude des résultats, intitulée « longue durée des effets nociceptifs de lumière verte dans la douleur aiguë et chronique chez le rat », a été publié dans la revue Pain.

      Les traitements pour la douleur chronique sont insuffisants, et de nouvelles options sont nécessaires. Une nouvelle approche non pharmaceutique est particulièrement attrayante.

      « La douleur chronique est un problème grave qui afflige des millions de personnes de tous âges, »déclare Mohab Ibrahim, premier auteur de l’étude et professeur adjoint d’anesthésiologie et de pharmacologie à l’  Université de l’ Arizona.

      « Les médecins de la douleur sont formés pour gérer la douleur chronique de plusieurs façons, y compris via des solutions médicamenteuses », « Les opioïdes, tout en ayant de nombreux avantages pour la gestion de la douleur, s’accompagnent d’effets secondaires graves. Nous avons besoin d’approches plus sûres, efficaces et abordables, utilisés conjointement avec nos outils actuels, pour gérer la douleur chronique ».

      La luminothérapie est une approche non médicamenteuse proposée comme bénéfique dans certaines conditions médicales telles que la dépression. Mais elle n’a pas été explorée dans le traitement de la douleur.

      Ibrahim et ses collègues ont examiné les effets d’une exposition à des LED vertes chez des rats souffrant de douleurs neuropathiques.

      Un groupe de rats a été exposé à la lumière de la LED verte (huit heures par jour, longueur d’onde 525 nm), tandis que l’autre groupe a été exposé à la lumière ambiante et muni de lentilles de contact qui ont permis à la longueur d’onde du spectre vert de passer à travers.

      En comparaison, un autre groupe de rats a été équipé avec des lentilles de contact opaques qui bloquaient la lumière verte dans leur système visuel. Ces rats n’ont pas bénéficié d’une exposition aux LED vertes.

      Les rats recevant la lumière de la LED verte ont montré significativement une plus grande tolérance pour les stimulus thermique et tactile par rapport à des rats qui ne sont pas exposés à cette lumière. Il n’y avait pas d’effets secondaires.

      « Bien que les résultats de la LED verte sont encore préliminaires, ils semblent très prometteurs pour gérer certains types de douleur chronique », a déclaré Ibrahim.

      Les effets bénéfiques ont duré quatre jours.

      « le mécanisme fonctionne mais reste un casse-tête », a déclaré Rajesh Khanna, professeur agrégé de pharmacologie et auteur principal de l’étude. « Les premières études montrent que la lumière verte augmente la circulation des niveaux d’opioïdes endogènes, ce qui peut expliquer les effets analgésiques » .

      Les résultats indiquent que la lumière LED verte peut changer les niveaux de substances qui peuvent inhiber la douleur et peut-être réduire l’inflammation du système nerveux.

      L’équipe mène actuellement un essai clinique utilisant la thérapie LED verte chez les personnes atteintes de fibromyalgie pour voir si ce type de luminothérapie peut soulager la douleur des participants lorsqu’ils sont utilisés seuls ou en combinaison avec des analgésiques à faible dose ou de la thérapie physique.

      Source :  : « Long-lasting antinociceptive effects of green light in acute and chronic pain in rats » Revue Pain

        0  1-Santé,

      Relevé sur le site ci-après http://fibromyalgie-magazine.fr/la-luminotherapie-un-potentiel-pour-traiter-la-douleur-chronique/

       

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #Luminothérapie, #Douleur chronique

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      Publié le 19 Avril 2017

       

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      http://cdt40.media.tourinsoft.eu/upload/ARENES-11.jpg

      "Bonjour Docteur, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

      Je suis le docteur Clavé-Despax et mon cabinet se trouve à Dax. Je pratique la médecine générale et aussi la médecine thermale. C’est dans ce cadre que je suis amenée à traiter mes patients fibromyalgiques.

      Justement, peut-on considérer la station thermale de Dax comme pionnière dans le traitement de la fibromyalgie ?

      C’est une évidence. Dax propose depuis fort longtemps des soins adaptés au traitement de la fibromyalgie. Cela passe par une approche spécifique et des formations spécifiques. À titre d’exemple, aujourd’hui à Dax toutes les infirmières intervenant dans les établissements thermaux ont reçu une formation particulière. Cette formation leur permet de mieux comprendre cette maladie et ainsi, de mieux appréhender les patients fibromyalgiques.

      Ces patients fibromyalgiques présents à Dax demandent donc une attention particulière ?

      Oui. Les patients fibromyalgiques demandent et nécessitent des soins plus doux. Leur rythme de vie réclame aussi des horaires de soins adaptés. Et puis les malades souffrant de fibromyalgie ont un énorme besoin d’écoute, d’empathie mais aussi d’échange. La demande première de ces patients en souffrance c’est d’être rassurés. C’est capital pour eux.

      Pourquoi ce besoin d’être écoutés et rassurés est il si fort chez ces patients ?

      La fibromyalgie est une maladie nouvellement reconnue. La grande majorité des patients fibromyalgiques se sent incomprise et donc seule. Ce sentiment de solitude face à la maladie engendre très souvent des répercussions sur le moral.

      À Dax, ces patients particuliers ont la chance de pouvoir côtoyer des gens comme eux. Cela peut paraître dérisoire, mais pour tous les fibromyalgiques, pouvoir partager son expérience, c’est un véritable plus. Une étude relative au traitement de la fibromyalgie est actuellement en cours.

      Pouvez-vous, de manière très simple m’en parler un peu plus ?

      Il s’agit de l’étude FIETT. Dans le cadre de cette démarche scientifique, la station thermale de Dax est référente. Cette étude est menée sous la responsabilité de l’université de Bordeaux.

      Le thermalisme dacquois y est partie prenante puisqu’il compte sept médecins instigateurs et 12 établissements thermaux dacquois participants. Dans ce sens, Dax assume parfaitement son rôle de locomotive dans le traitement des syndromes fibromyalgiques.

      Quel est le but de cette étude ?

      Elle consiste à comparer une cure traditionnelle à une cure combinant les soins classiques et une véritable dimension d’éducation thérapeutique du patient, basée sur des ateliers suivis l’après-midi. Il s’agit de prouver l’apport et les bienfaits de cette éducation thérapeutique à la fois sur place, pendant la cure, mais aussi et surtout dans ses effets bénéfiques postcure pour les patients fibromyalgiques. Les premiers résultats de cette étude devraient être disponibles courant 2017. 

      Une prise en charge spécifique de la fibromyalgie à Dax depuis 2009

      En 2008, la Ligue Européenne Contre le Rhumatisme (EULAR) a édité 9 recommandations relatives au traitement de la fibromyalgie.

      Parmi elles, le thermalisme a toute sa place dans l'arsenal thérapeutique pour faire face au syndrome fibromyalgique et à la prise en charge de la douleur.

      Un protocole de soins est défini par le docteur Ducamp, médecin thermal à Dax et le docteur Patrick Sichère, rhumatologue, enseignant au CHU Lariboisière-Saint-Louis (Paris), Président du CLUD (Comité de Lutte contre la Douleur) des hôpitaux de Saint-Denis.

      En complément des soins thermaux préconisés dans le traitement de la fibromyalgie (pélothérapie, hydrothérapie, kinésithérapie), Dax propose un accompagnement spécifique autour des activités suivantes :

       

      La sophrologie

      La gymnastique douce : « fibrothérapie® »

      Les parcours santé

      Les conférences et les ateliers centrés sur la santé


      Ces ateliers sont proposés soit en interne dans les établissements thermaux, soit par la maison du coeur et l'Espace Eluère de Dax.

      Ateliers pour fibromyalgiques et douloureux chroniques

      En complément des soins thermaux préconisés dans le traitement de la fibromyalgie : pélothérapie, hydrothérapie, kinésithérapie, Dax propose un accompagnement spécifique.


      La sophrologie

      La sophrologie vise à renforcer l'équilibre entre nos émotions, nos pensées et nos comportements. Elle permet de désamorcer le stress lié à la maladie, d'apprendre à contrôler et à maîtriser sa maladie. Les séances de sophrologie ont un effet anti-douleur et anti-stress. Dès lors, le patient devient acteur de sa prise en charge. Proposée par Sylvie LAULOM, sophrologue.


      La gymnastique douce ou fibrothérapie

      Ces séances permettent au patient de se reconditionner en douceur à l'effort et de réapprendre à mobiliser certaines parties du corps souvent inactives par crainte de la douleur. 1er degré destiné aux débutants. 2eme degré destiné aux personnes ayant déjà pratiqué. Activité physique douce adaptée aux curistes permettant de reprendre confiance en soi, d'acquérir de bons positionnements et un meilleur équilibre, de s'assouplir et de réduire son stress. Animé par un professeur breveté d'Etat Gym et Art Thérapeute - D.U. Faculté de Médecine de Poitiers.


      Les parcours santé

      Il s'agit d'un entraînement à l'effort réalisé sous une forme ludique. Cette activité régulière est indispensable car elle permet de lutter contre la peur de la douleur et de redonner confiance à son corps. De plus, elle stimule la production d'endorphines par l'organisme, aux effets anti-douleur et anti-stress reconnus.


      Les conférences et les ateliers centrés sur la santé

      Espaces d'échanges et de formation dédiés à la santé. Parce qu'il est important de comprendre la maladie pour mieux se prendre en charge et de partager  pour dédramatiser.


      Nombre de places limité. Renseignement auprès de chaque établissement thermal et à l'Office de Tourisme et du Thermalisme de Dax.

      En savoir + sur les ateliers santé

       

       

      parcours nature et santé fibromyalgie

      Les parcours Nature et Santé, antidouleurs très naturels...

      Dans le cadre de la prise en charge spécifique de la fibromyalgie, le reconditionnement à l'effort tient une place importante et peut être réalisé en douceur à Dax et St-Paul-lès-Dax.

      Sur le territoire du Grand Dax, les parcours nature et
      santé font figure de grand bol d'air. Les exercices de ces parcours constituent un entraînement à l'effort sous une forme ludique et dans un cadre naturel. Une pratique régulière de l'activité physique permet de lutter contre la peur de la douleur, de reprendre confiance en son corps et stimule la production d'endorphine aux effets antidouleur et antistress reconnus.

      En savoir + sur les parcours Nature et Santé"

       

      Source http://www.dax-tourisme.com/fr/cure-thermale/etp-fibromyalgique/documents/2016-GT-ITW-Dr-Clave-Despax.pdf

       

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #Clavé-Despax, #Médecin thermal, #Dax, #Cure

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      Publié le 18 Avril 2017

       

      Fibromyalgie : le parcours du combattant des malades

      Martin Lee/REX/REX/SIPA

       

      9 patients sur 10 ont moins de 60 ans !

      Près d'un million de Français en souffrent et souvent dans l'indifférence. La journée mondiale de la fibromyalgie, qui se tient ce 12 mai, rappelle l'existence de cette maladie.

      La 22 ème journée mondiale de la fibromyalgie, ce lundi 12 mai, est l'occasion de rappeler que de nombreuses personnes souffrent de cette maladie encore trop méconnue. Selon un rapport de la Haute autorité de santé (HAS), elle touche une femme dans 8 à 9 cas sur 10, près de 90 % des patients ont moins de 60 ans et sa prévalence serait de 1,4 à 2,2 % de la population générale.
      La fibromyalgie est une maladie qui associe des symptômes physiques de type douloureux et des symptômes psychiques. Face à un tableau clinique complexe et hétérogène, les médecins ne savent pas la prendre en charge ou dénient son existence. Bien souvent, les malades subissent une double peine : une souffrance quasi-permanente et une absence de reconnaissance de leur état.
      Les symptômes sont nombreux, la fibromyalgie se manifestant par des douleurs musculaires ou articulaires permanentes, une fatigue chronique, en particulier le matin, des troubles du sommeil, des symptômes dépressifs ou anxieux et une incapacité à effectuer une tâche ou un exercice physique du fait de la douleur musculaire. De manière générale, le patient se plaint d’avoir mal partout sans interruption pendant des mois.

      Une incompréhension et un diagnostic difficile

      Cette maladie n’est donc pas une maladie ayant des conséquences graves ou mortelles, mais elle a des répercussions très néfastes sur la qualité de vie du patient, tant sociale que familiale ou professionnelle. Se sentant souvent incomprises, les personnes qui en souffrent tendent à s’isoler socialement et à développer une dépression sévère. Les patients se plaignent du fait qu'on ne les croit pas et qu'on ne les comprend pas.

      En cas de suspicion de fibromyalgie, le médecin recherche donc un ensemble de symptômes qui doivent être présents pour confirmer ce diagnostic.

      Ils sont notamment une douleur diffuse répartie sur l’ensemble du corps et qui dure depuis plus de trois mois, une douleur au niveau de la colonne vertébrale, une douleur à la pression de dix-huit points du corps bien définis. Pour pouvoir poser un diagnostic de fibromyalgie, onze ou plus de ces dix-huit points doivent être anormalement sensibles à la pression d’un doigt.

      Un traitement difficile

      Il n’existe pas de traitement propre à la fibromyalgie. Les médicaments qui sont parfois prescrits sont destinés à soulager les symptômes sans agir sur la cause de la maladie qui demeure inconnue.
      Sont notamment proposés certains médicaments antalgiques : la plupart des médicaments contre la douleur restant sans effet pour soulager la fibromyalgie. Seul le tramadol semble parfois diminuer la douleur, mais ses effets indésirables en limitent l’usage.
      Certains médicaments contre la dépression de la famille des imipraminiques sont également proposés. Ils soulagent la douleur chez certains patients, même si leurs effets semblent s’estomper après quelques mois. Des médicaments antiépileptiques tels que la gabapentine et la prégabaline, substances destinées à soigner l’épilepsie ont montré le plus d’intérêt dans le traitement de la fibromyalgie. Leurs effets indésirables sont néanmoins parfois difficiles à supporter à long terme.

      Enfin, les médicaments des troubles du sommeil s’avèrent parfois efficaces. Le manque de sommeil réparateur étant un élément caractéristique de la fibromyalgie, ces médicaments peuvent apporter un soulagement et une amélioration des symptômes.

      Des méthodes non médicamenteuses

      Des études cliniques ont montré que certains traitements non-médicamenteux pourraient aider les personnes atteintes de fibromyalgie. Sont évoquées l’hypnothérapie et les psychothérapies comportementales et cognitives. Mais également la musicothérapie, qui consiste à soulager les douleurs aiguës par la musique.

      L'HAS conseille également la reprise progressive ou la poursuite de l’activité physique chez ces patients : au moins une demi-heure d’activité physique, adaptée, chaque jour. Rappelant que le patient doit faire selon ses moyens, mais faire quand même, et que le déconditionnement à l’effort peut générer encore davantage de douleur. L’HAS rappelant que le maître mot de la prise en charge est l’activité.

       

      par la rédaction

       

      Source :  https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/6450-Fibromyalgie-le-parcours-du-combattant-des-malades

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      Rédigé par Evy, la blogueuse

      Publié dans #Parcours du combattant, #Douleurs, #sommeil

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