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Anxiolytiques : Les français toujours plus accros

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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Selon une étude de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), près d'un tiers des Français (32%) consomment régulièrement ou à l'occasion, des anxiolytiques et des hypnotiques.

En effet, ces tranquillisants destinés à combattre l'anxiété et le stress sont de plus en plus utilisés.Généralement, les anxiolytiques agissent rapidement et permettent de soulager de la tension anxieuse qu'elle soit physique ou psychique.


Cependant, ils ont également des effets secondaires notamment une somnolence, des troubles de l'équilibre, de la mémoire. Par ailleurs, les médecins examinent de plus en plus de dépendances aux anxiolytiques. Les patients continuent trop souvent le traitement au-delà de 12 semaines, la date limite pour éviter les risques de dépendances.

De ce fait, l’ANSM alerte les patients qui consommant les Xanax, Tranxène, Lexomil et le Rophynol durant plus de cinq mois. Selon leurs recherches, quelque 230 000 français dont 92 000 âgés de plus de 70 ans, seraient confrontés à ces effets secondaires souvent amplifiés par l’association d’autres médicaments non compatibles.

Si la France est la première consommatrice au monde de psychotropes, c’est surtout par méconnaissance des consignes de prescriptions. Certains médecins établissent une corrélation entre ces médicaments et l’augmentation du nombre de personnes atteints de la maladie d'Alzheimer.

Source de l'auteur : http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/un-francais-sur-trois-prend-des-psychotropes-20-05-2014-3854775.php

Auteur : Camille, rédacteur

Source : http://www.carevox.fr/medicaments-soins/article/anxiolytiques-les-francais

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!  A T T E N T I O N  !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,a vant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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Fibromyalgie et emploi : l’entrepreneuriat, une solution pour rester actif ?

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

https://img-3.journaldesfemmes.fr/

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Je touche environ 3 % de la population mondiale et 75 % de mes cibles sont des femmes. Ma douleur se ressent de la tête aux pieds et parfois, je brûle le corps. On dit souvent de moi que je suis invalidante et que j’empêche de travailler. Je suis ? Je suis ? La fibromyalgie. Pour la 22ème année consécutive, le dimanche 12 mai aura lieu la Journée mondiale de la fibromyalgie. Cette date a été choisie pour rendre hommage à Florence Nightingale, une infirmière britannique grièvement atteinte, née le 12 mai 1820, et à l’origine de la Fondation de la Croix Rouge Internationale. Malgré la reconnaissance de cette maladie invisible par l’OMS (Organisme Mondial de la Santé), en France, de nombreuses CPAM et MDPH restent « fibrosceptiques ». Comment associer fibromyalgie et travail ? L’entrepreneuriat est-il une solution ?

La fibromyalgie et l’emploi

Fibromyalgie : des maux et des mots

La fibromyalgie est invisible, ce qui engendre parfois de l’incompréhension par le cercle familial et professionnel du malade. En moyenne, il faut attendre 7 ans avant que le diagnostic soit posé, faute de reconnaissance ou de connaissance de la maladie.

Pour clarifier, voici quelques-uns des symptômes ressentis :

  • des douleurs diffuses et des sensations de brûlure sur l’ensemble du corps ;
  • une fatigue chronique et un sommeil non-réparateur ;
  • des troubles digestifs ;
  • une sensation de brouillard (fibro-fog) ;
  • des troubles cognitifs ;
  • une dépression et/ou anxiété généralisée, etc.

Le stress, une émotion forte, le manque ou l’excès d’activités physiques ou mentales peuvent accentuer ces symptômes. Maintenir une activité professionnelle se révèle être une vraie problématique et une souffrance pour ces personnes souvent perfectionnistes, compétentes et efficaces.

L’emploi : un lien social à conserver

Chaque entreprise de plus de 20 salariés est dans l’obligation de recruter à temps plein ou partiel des travailleurs handicapés, soit 6 % de son effectif total. Pour autant, certains employeurs pensent qu’un bon collaborateur doit être infaillible. Heureusement, il ne s’agit pas de la majorité.

La maladie peut impliquer une baisse de productivité et la multiplication des arrêts maladie. Mais le travail apporte un lien social bénéfique et empêche l’isolement.

Maintien de l’emploi salarié : quelques précieux conseils

Certains éléments permettent d’améliorer considérablement les symptômes de la fibromyalgie et de réduire ses impacts sur le travail :

  • Améliorez votre qualité du sommeil en évitant les excitants comme la caféine, la théine, l’alcool et couchez-vous à des heures régulières.
  • Adoptez une alimentation saine. Les personnes atteintes de fibromyalgie présentent régulièrement une intolérance au gluten, au lactose. Parlez-en à votre médecin !
  • Adoptez les méthodes douces : yoga, méditation, sophrologie. Apprendre à respirer aide à améliorer la gestion du stress.

Certains employeurs acceptent d’aménager les horaires de travail. Si vous êtes reconnu en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), l’adaptation de votre poste de travail est plus que conseillée pour votre employeur.

Mais l’emploi salarié est-il la seule solution ?

L’entrepreneuriat, une solution ?

Nous avons lancé un appel à témoignages d’entrepreneurs avec l’aide de l’association nationale Fibromyalgie SOS et de sa présidente Mme Randon (que nous remercions). Impressionnant ! Plus de 50 personnes atteintes de fibromyalgie ont répondu à notre demande. Alors, l’entrepreneuriat est-il vraiment une solution ? Les inconvénients sont-ils semblables pour tous ?

Des problématiques à prendre en compte

Comme pour tout lancement d’activité en tant qu’entrepreneur, chacun rencontre des difficultés fréquentes : démarchages clients, peur du lendemain et de l’échec, incertitudes, horaires variables… Mais pour les fibro-entrepreneurs, ces soucis peuvent être facteurs de stress et, par conséquent, augmenter les douleurs et symptômes annexes.

1-     La maladie, facteur de risque

Marie est auto-entrepreneure et Coach sportive, un métier qui demande beaucoup d’efforts. Afin de pallier aux nombreux inconvénients que représente son activité, cette jeune femme a monté un dossier pour obtenir l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) et ainsi pouvoir lever le pied. « Le fait que je sois absolument seule entraîne l’impossibilité de développer mon activité. Je perds énormément de temps à cause de mes troubles cognitifs (mémoire, attention, concentration…), une vraie galère pour les démarches administratives !) ». Résultat : Marie court en permanence, doit parfois annuler ses cours et ne peut honorer ses rendez-vous médicaux : « ni le temps ni la disposition ». Aussi, « aucune agence n’a accepté de m’assurer pour une prévoyance ».

Pour elle, « avec un bon accompagnement et du soutien, tout serait différent ! »

2-     Le manque de reconnaissance de la maladie

Christine, écrivain public, « revit ». « Je réalise enfin ce que j’aime faire et je travaille quand je le veux et si je le peux », mais « le plus difficile reste la non-reconnaissance du handicap ». « Nous n’avons pas les mêmes facilités que les valides (aller en formation, tenir une journée complète…). Les élus me parlent souvent d’égalité vis-à-vis des autres entreprises ». Pourtant, les personnes atteintes de cette maladie n’ont pas les mêmes capacités.

Marie-Laure, « de nature hyperactive, joviale, avec la positive attitude tatouée sur le bras » se passionne de pâtisserie. Elle s’y consacre un an après la naissance de son fils. Peu de temps après, on lui diagnostique une fibromyalgie et une intolérance au gluten ainsi qu’au lactose. De cette particularité, elle en fait une force ! Cette jeune maman décide de créer sa micro-entreprise. Elle organise « des ateliers pâtisseries à domicile pour les enfants et les adultes, vend des biscuits… ». Elle opte pour une filière BIO sans gluten et sans lactose. Elle souhaite vendre ses pâtisseries « fraîches » mais se heurte à un mur. « Il me faut le CAP Pâtissier, mais étant sous régime spécifique, je ne peux pas goûter mes préparations. On me répond que la formation est la même pour tous et on ose même me suggérer d’épouser quelqu’un qui a le diplôme ! » Cette courageuse pâtissière choisit de passer son examen en candidat libre, mais elle sait que « goûter ses préparations le jour de l’épreuve lui infligera de terribles douleurs par la suite ».

L’épanouissement et la liberté d’action

L’ensemble de ces fibro-entrepreneurs exprime la liberté d’organisation et d’action. Christophe a créé son cabinet de maîtrise d’œuvre en bâtiment. Il travaille pour les particuliers et bailleurs publics dans la construction de lotissements. « Je fais la coordination entre toutes les entreprises (travail qui amène de grosses responsabilités et beaucoup de stress, de nervosité). » Cette liberté lui permet de gérer au mieux son état de santé. « Depuis ma création, je n’ai plus à supporter le stress avec un patron. Je me rends au kiné dans la semaine, sans avoir de comptes à rendre ».

Sa société fonctionne bien, ce chef d’entreprise s’impose un rythme de travail conséquent même s’il s’octroie quelques pauses : « Je peux commencer à 5 h du matin jusqu’à minuit pour rattraper mon retard… Mais la motivation aide énormément ».

Après un bilan de compétences, Christine a créé une entreprise de création de supports d’animations pour les maisons de retraite. « L’entrepreneuriat a un avantage majeur, vous pouvez gérer votre temps en fonction de vos aptitudes momentanées sans contraintes d’heure ou de jour. Vous connaissez votre maladie et vos interactions avec elle mieux que personne. »

Par ailleurs, de nombreux créateurs ont préféré la voie de la médecine douce : sophrologie, Reiki, nutrition… « Une manière de donner pour recevoir ». Tout comme ces autres fibro-entrepreneurs qui ouvrent les portes de leur maison pour un repas ou pour passer un bon moment dans leurs chambres d’hôtes.

L’entrepreneuriat, votre solution, nos informations

Après avoir pesé le « pour » et le « contre », votre décision est prise. Voici quelques conseils pour être accompagné dans votre montage de projet :

  • L’AGEFIPH peut vous verser une aide à hauteur de 5000 € pour la création de votre entreprise. Pour cela, votre projet doit être supérieur ou égal à 7 500 € et vous devez investir au moins 1 500 €. Attention, la demande doit être effective avant l’immatriculation de votre société.
  • Rapprochez-vous d’une association d’aide à la création d’entreprise. Se sentir soutenu, avoir les bons conseils (pour choisir votre statut, poser vos questions concernant les assurances, prévoyances, etc.) est un vrai plus et vous évitera l’isolement. La BGE est l’une des plus connues en France.
  • Vous touchez une pension d’invalidité, pas de panique, vous pouvez cumuler avec votre entreprise selon certains critères. Rendez-vous à la CPAM !

Alors, allez-vous entreprendre ? Partager, c'est gratuit !

Auteur : Laura Evrard - posté le 27 avril 2019

Source : https://liontop.fr/fibromyalgie-et-emploi-entrepreneuriat-solution/

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Un grand merci à Nadine Randon, présidente de FibromyalgieSOS pour ce partage.

"Suite à votre participation pour l'élaboration d'un article sur la fibromyalgie et "l'entrepreneuriat, Laura Evrard nous a fait parvenir le lien de l'article qu'elle a "réalisé.
"Elle n'a malheureusement pas pu parler de tout le monde mais elle souhaite "vivement vous remercier pour votre aide et vos témoignages.

"Amitiés.
"Nadine Randon
"Présidente de FibromyalgieSOS"
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Syndrome du piriforme : l’approche ostéopathique peut être une option efficace de traitement

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Approche ostéopathique du syndrome du piriforme

Approche ostéopathique du syndrome du piriforme 

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Une douleur dans la région fessière ?

Cela peut-être le syndrome piriforme.

Cette pathologie provoque notamment des douleurs dans la fesse, la hanche et la jambe. L’ostéopathie, pratique thérapeutique manuelle dont les bienfaits ont déjà été prouvé pour de nombreuses pathologies, peut être une option efficace de traitement pour ce syndrome. Vous trouverez dans cet article les causes et symptômes de cette pathologie et en quoi consiste précisément le traitement ostéopathique.

Syndrome du piriforme : anatomie et définition

Le syndrome du piriforme est une maladie neuromusculaire qui se caractérise par une douleur à la hanche et à la fesse.

Ce syndrome est souvent négligé dans les milieux cliniques parce que son apparence peut être similaire à celle de la radiculopathie lombaire ou de la dysfonction sacro-iliaque . La capacité à reconnaître le syndrome du piriforme nécessite une compréhension de la structure et de la fonction du muscle piriforme et de sa relation avec le nerf sciatique.

Le syndrome du piriforme est une névrite périphérique du nerf sciatique causée par une affection anormale du muscle piriforme.1 Il n’est pas souvent identifié ou est mal diagnostiqué dans les milieux cliniques. Le syndrome du piriforme peut confondu avec d’autres dysfonctionnements somatiques courants, tels que la discite, la radiculopathie lombaire, la dysfonction sacro-iliaque, la sacro-ilite, la sciatique et la bursite trochantérienne.

On estime qu’au moins 6% des patients ayant été diagnostiqués avec une lombalgie ont en fait le syndrome du piriforme. 35 

Le retard dans le diagnostic de ce syndrome peut conduire à des maladies pathologiques du nerf sciatique, à un dysfonctionnement somatique chronique et à des changements compensatoires entraînant de la douleur, paresthésie, hyperesthésie et une faiblesse musculaire.6 L’enjeu pour les médecins est de reconnaître les symptômes et les signes propres au syndrome du piriforme, permettant un traitement approprié en temps opportun.

Études épidémiologiques

Le syndrome du piriforme survient le plus souvent au cours des quatrième et cinquième décennies de la vie et affecte les individus de toutes les professions et niveaux d’activité.712 Les taux d’incidence déclarés pour le syndrome du piriforme chez les patients souffrant de lombalgie varient considérablement de 5% à 36% .3,4,11 Le syndrome du piriforme est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes, peut-être à cause de la biomécanique associée à l’angle plus large du muscle du quadriceps fémoral (c.-à-d. «Angle Q») dans l’os coxal (bassin) des femmes.3

Des difficultés surviennent pour déterminer avec précision la prévalence réelle du syndrome du piriforme car il est souvent confondu avec d’autres pathologies.

Syndrome du piriforme : causes

Il existe deux types de syndrome du piriforme: le primaire et le secondaire. Le syndrome des piriformes primaires a une cause anatomique, comme un muscle piriforme fractionné, un nerf sciatique divisé ou une trajectoire anormale du nerf sciatique. 8,9,20 Le syndrome du piriformes secondaires résulte d’une cause immédiate comme le macrotraumatisme, le microtraumatisme, l’effet de masse ischémique ou une ischémie locale.1,6,11,21,22 Parmi les patients atteints de syndrome du piriforme, moins de 15% des cas ont un syndrome du piriforme primaire. 4,11

Le syndrome du piriforme est le plus souvent causé par un macrotraumatisme dans la région fessière, entraînant une inflammation des tissus mous, des spasmes musculaires ou les deux, avec une compression du nerf. 1,8,9,11,21 

Le microtraumatisme peut résulter d’une utilisation excessive du muscle piriforme comme dans une marche ou une course de longue distance  ou par une compression directe. Un exemple de ce type de compression directe est la «névrite du portefeuille» (c’est-à-dire un traumatisme répétitif causé par le fait de s’asseoir sur des surfaces dures). 

Syndrome du piriforme : diagnostic clinique

Le symptôme le plus fréquent chez les patients atteints du syndrome du piriforme est une douleur accrue après s’être assis pendant plus de 15 à 20 minutes. De nombreux patients se plaignent de douleur sur le muscle piriforme (douleur aux fesses). Les symptômes, qui peuvent apparaître soudainement ou progressivement, sont généralement associés à un spasme musculaire sur le muscle piriforme ou à une compression du nerf sciatique. Les patients peuvent se plaindre de difficulté à marcher et d’une douleur à la jambe, provoquée par le fait d’être assis les jambes croisées. 1,6,8,9,11,21,23
Le spasme sur le muscle piriforme et la dysfonction sacro-iliaque provoquent une tension sur le ligament sacro-tuberal. Cette tension peut conduire à la compression du nerf pudendal ou à une augmentation de la tension mécanique sur les os innominés, ce qui peut provoquer des douleurs au niveau de l’aine et du pelvis.6,9,22 La compression de la branche fibulaire du nerf sciatique provoque souvent une douleur ou une paresthésie dans la région postérieure de la cuisse. 1,6,8,9,11,21,23 
A cause des mécanismes de compensation ou de facilitation, le syndrome du piriforme peut contribuer à la douleur cervicale, thoracique et lombaire, ainsi qu’à des troubles gastro-intestinaux et des maux de tête.

Syndrome du piriforme : diagnostic différentiel

Le syndrome du piriforme peut ressembler à d’autres pathologies. Alternativement, il peut s’agir d’une comorbidité ou il peut s’agir d’un diagnostic différentiel. Une histoire neurologique complète et une évaluation physique du patient est essentielle pour un diagnostic précis. Cette histoire et cette évaluation physique devraient englober tous les traumatismes au fessier et la présence de modifications de l’intestin et de la vessie.3,9 L’évaluation physique devrait également inclure les éléments suivants:

  • Un examen ostéopathique avec une attention particulière accordée à la colonne lombaire, au bassin et au sacrum, ainsi qu’aux disparités entre les jambes. 9,21,26
  • IRM, électromyogramme (EMG) et radiographie 12,25,27
  • Test reflex et résistance du tendon fléchisseur profond et tests sensoriels 1,3,8,29

Une combinaison des antécédents médicaux et de l’évaluation physique ainsi que des tests neurologiques et radiologiques peuvent être utilisés pour traiter les radiculopathies lombosacres, discopathie dégénérative, les fractures par compression et la sténose spinale. Les radiculopathies sont généralement accompagnées d’une faiblesse musculaire proximale et distale et d’une atrophie.

En revanche, les patients atteints du syndrome du piriforme présentent généralement une faiblesse et une atrophie seulement dans la musculature distale.27,28 La sacro-iliite, d’autres dysfonctions articulaire sacro-iliaque et la dysfonction somatique du sacrum et des innominés devraient être considérés comme des causes ou des effets possibles du syndrome du piriforme et peuvent être déterminés Avec un examen ostéopathique approfondi et des tests radiographiques.1,4,8,9,17,21,22 

La différence dans la longueur des jambes justifie un examen pour distinguer les causes physiologiques ou anatomiques.9,21,26 Les maladies de la hanche notamment l’arthrite et la bursite, ainsi que la fracture, devraient être considérées dans les diagnostics différentiels. La tomodensitométrie, l’imagerie par résonance magnétique et les techniques d’échographie peuvent être utilisées pour exclure les douleurs dites de type gastro-intestinal ou douleurs pelviennes, comme le cancer du côlon, l’endométriose et la cystite interstitielle.4,6,11,25,34 

Syndrome du piriforme : traitement

Tout au long de l’évaluation physique des patients, les cliniciens devraient maintenir un indice élevé de suspicion pour le syndrome du piriforme. Le traitement conservateur précoce est le traitement le plus efficace, comme l’ont noté Fishman et al,27 qui ont signalé que plus de 79% des patients atteints du syndrome du piriforme avaient une réduction des symptômes avec l’utilisation de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), de relaxants musculaires, de glace et avec du repos.

L’étirement du muscle piriforme et le renforcement des muscles abducteur et des adducteurs devraient également être inclus dans les traitements des patients.34 Une approche médicale manuelle peut combiner les étirements musculaires et des tissus mous, thérapie myofasciale, et technique d’énergie musculaire pour traiter toutes les dysfonctions somatiques chez le patient atteint du syndrome du piriforme.1,4,6,9 Si le patient ne répond pas adéquatement au traitement manuel, l’acupuncture et les injections des points gâchette avec le chlorhydrate de lidocaïne, les stéroïdes ou la toxine botulique de type A (BTX) peuvent être considérée.4,17,25,36 

Si tous les traitements médicamenteux pharmacologiques et manuels échouent, l’option de traitement final est la décompression chirurgicale.4,8,9,16

Syndrome du piriforme : exercices et traitement ostéopathique

Les objectifs du traitement ostéopathique pour les patients atteints du syndrome du piriforme est  de rétablir la capacité de mouvement et de diminuer la douleur. Cet objectif peut être atteint en diminuant le spasme sur le muscle piriforme.

Des techniques de manipulation ostéopathiques indirectes ont été utilisées pour traiter les patients atteints du syndrome du piriforme. Les deux techniques indirectes les plus communément signalées pour la prise en charge du syndrome du piriforme sont le strain- counterstrain et la libération positionnelle facilitée1,26.

Les deux techniques consistent à éliminer autant de tension du muscle piriforme que possible.
Trois points sensibles peuvent être abordés avec la technique strain- counterstrain – le sacrum, le muscle piriforme et le trochanter.1 Pour positionner un patient pour le traitement de strain-counterstrain, il est généralement demandé au patient de se mettre dans une position encline avec le côté affecté du corps au bord de la table d’examen. En effectuant cette technique l’ostéopathe apporte la jambe affectée du patient sur le côté de la table, en la plaçant en flexion à la hanche et au genou, avec abduction et rotation externe de la hanche.

Les techniques manuelles d’ostéopathie peuvent être effectuées en utilisant des méthodes actives ou passives.

Les techniques les plus utiles dans le traitement des patients atteints du syndrome du piriforme comprennent l’énergie musculaire, l’articulation, l’équilibre et la technique de haute vélocité / basse amplitude.1 La technique de l’énergie musculaire peut être appliquée dans la gestion du spasme du muscle piriforme, ainsi que pour les facteurs associés  aux dysfonction du sacrum et du bassin.

Aucune contre-indication absolue n’est définie pour la technique de l’énergie musculaire. Le patient doit comprendre la quantité requise de force musculaire et la direction correcte de cette force pour que la technique soit efficace.1 

La technique haute vélocité / basse amplitude est le plus souvent utilisée dans les cas de syndrome du piriforme pour corriger les dysfonctions somatiques. Une extrême prudence dot être exercée lorsque cette technique manuelle est utilisée avec des personnes atteintes d’ostéoporose.1 

Conclusion

Il existe de nombreuses lacunes dans les connaissances concernant le syndrome du piriforme. Une compréhension plus grande de cette pathologie est nécessaire pour un soin optimal du patient. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour les patients atteints du syndrome du piriforme, principalement en ce qui concerne les facteurs épidémiologiques, les facteurs de risque et le traitement optimal. La proportion de patients avec une lombalgie présentant des symptômes et des signes compatibles avec le syndrome du piriformes est inconnue et mérite d’être examinée davantage.
Le syndrome du piriforme est un état complexe qui n’est souvent pas considéré dans le diagnostic différentiel de la douleur chronique de la hanche et du bas du dos. Pour faciliter le diagnostic, plusieurs tests ont été développés pour recréer la douleur en contractant activement ou en étirant passivement le muscle piriforme et en comprimant le nerf sciatique. Les études radiographiques et les tests neuroélectriques sont principalement utilisés pour restreindre le diagnostic différentiel vers le syndrome du piriforme en excluant d’autres pathologies.
Une approche holistique du diagnostic implique une histoire neurologique complète et une évaluation physique du patient, notamment un examen ostéopathique, en fonction des caractéristiques pathologiques du syndrome du piriforme. Le traitement ostéopathique peut être utilisé comme l’une des nombreuses thérapies non pharmacologiques possibles pour ces patients. Les traitements non pharmacologiques peuvent être utilisés seuls ou conjointement avec des traitements pharmacologiques dans la gestion du syndrome du piriforme afin d’éviter une intervention chirurgicale.

Source de l'auteur : jaoa.org

Crédit photo de l'auteur : wikipedia.org

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Auteur : Therapeutes magazine

Source - Lien du site : 

https://therapeutesmagazine.com/syndrome-du-piriforme/

 

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Références de l'auteur : 

1 DiGiovanna EL, Schiowitz S, Dowling DJ, eds. An Osteopathic Approach to Diagnosis and Treatment. 3rd ed. Philadelphia, Pa: Lippincott Williams & Wilkins;2005 .
2 Centers for Disease Control and Prevention. Prevalence of disabilities and associated health conditions among adults—United States, 1999 [published correction appears in MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2001;50:149]. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2001;50:120-125.
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11 Foster MR. Piriformis syndrome. Orthopedics. 2002;25:821-825.
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13 Williams PL, Warwick R. Gray’s Anatomy. 36th ed. Philadelphia, Pa: WB Saunders Co; 1980.
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