Assis, debout ou allongé : quelle position pour la relaxation dynamique ?

Publié le 10 Juin 2013

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La position adoptée lors d’une de varie en fonction des exercices et de l’objectif de la séance. En parcourant les forums ou les réseaux sociaux, je m’étonne toujours du nombre de personnes qui semblent travailler exclusivement allongées et racontent s’endormir au cours de leur séance de sophrologie. Si le but de ces séances est effectivement de leur apprendre à traiter leurs difficultés à trouver le sommeil, alors tant mieux. Dans le cas contraire, je crois qu’il faut peut-être reposer quelques bases pour mieux comprendre les interrogations suscitées.

 

Dans un premier temps, il faut se rappeler que l’ensemble des techniques de relaxation, quelles que soient leurs origines, s’appuie sur quatre facteurs principaux : la régulation de la respiration, la diminution des tensions musculaires, la perception sensorielle, le ralentissement ou la fixation de la pensée.

 

La relaxation dynamique base son processus sur l’observation des sensations corporelles comme le poids et la chaleur, ou encore les phénomènes de contraction et de décontraction. On peut également utiliser l’évocation d’images, de sons, de sensations tactiles ou d’odeurs qui faciliteront l’accès à cet état de relaxation.

 

Si l’on regroupe ces facteurs principaux et les processus utilisés, nous obtenons 4 grandes familles de techniques de relaxation :

  • les techniques respiratoires,
  • les techniques de détente musculaire,
  • les techniques de sur les perceptions sensorielles,
  • les techniques par la pensée et l’imagerie mentale.

la relaxation : une technique corporelle

Mais cette diversité ne doit pas faire oublier que la relaxation est une technique corporelle : « Toutes ces techniques visent également la stimulation des sensations corporelles. La détente mentale et le relâchement musculaire permettent de redécouvrir le corps à travers des sensations oubliées ou étouffées sous la cuirasse des tensions accumulées. […] toutes les méthodes sont basées sur la respiration consciente, essentiellement sur la respiration ventrale. La raison est que le système respiratoire est le seul grand système du corps humain qui offre la particularité de pouvoir se piloter en manuel alors qu’il fonctionne habituellement en pilotage automatique. Le passage en manuel, ce que nous appelons respiration consciente, est la clé de la régulation physiologique et mentale apportée par la relaxation. En se concentrant sur la respiration, la personne apaise progressivement son agitation mentale et active le système nerveux parasympathique qui gère la récupération physique et le bien-être corporel. » (CHAUVEL Denise, NORET Christiane : Des jeux pour détendre et relaxer vos enfants – Editions RETZ – 2003)

Position : le choix

Pour en revenir aux différentes positions utilisées lors des séances de relaxation, elles doivent être choisies, non seulement en fonction de la technique et du processus utilisés par le , mais également en fonction de l’objectif de la séance ou des conditions, de l’état des participants. Aucune séance ne ressemble trait pour trait à la précédente, car le sophrologue doit s’adapter et adapter le contenu, ce qui peut entrainer une variation des positions adoptées.

  • La position allongée : Sur le dos, les bras le long du corps, les mains bien à plat sur le sol. Les jambes sont légèrement écartées de la largeur du bassin et reposent sur le sol. Position la plus courante, car naturellement associée au bien-être, elle favorise la respiration ventrale. Cependant, elle nécessite l’utilisation de tapis ou coussins pour isoler du sol et éviter certaines douleurs dorsales. De plus, son principal inconvénient est de favoriser l’endormissement.
  • La position assise : Elle présente trois avantages. Tout d’abord, pour les débutants, elle permet d’expérimenter doucement la pratique de la relaxation, avec moins de ruptures avec les activités de la vie courante et sans bouleverser l’aménagement de la pièce pour faire allonger les participants. La description de la position est simple : la colonne vertébrale et le torse bien droit (en appui sur le dossier de la chaise si cela est possible), les bras relâchés le long du corps, les pieds légèrement écartés et bien à plat sur le sol, les jambes décrivant un angle droit au niveau du genou. Pour finir, c’est une position de la vie quotidienne ; ainsi on fait passer l’idée que la relaxation peut se pratiquer dans de nombreuses situations sans nécessairement s’allonger.
  • La position debout : Bien stable, les pieds légèrement écartés, dans l’alignement des épaules, les pointes de pied légèrement tournées vers l’extérieur. Cette position peut susciter nombre de questions de la part des débutants : comment se relaxer complètement en conservant le tonus nécessaire pour maintenir la stature debout ? Pourtant, comme la position allongée, elle facilite la respiration et permet de travailler, de façon différente, sur la concentration et les perceptions sensorielles.

L’un des objectifs de , au travers de la pratique de la relaxation dynamique, est donc bien de redécouvrir, de manière consciente, son corps au travers de sensations. Le fait de vous endormir durant une séance met en évidence le fait que votre corps a besoin de repos, mais ne vous apporte pas grand-chose par rapport à votre capacité à vous relaxer.

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Edité le 10 juin 2013 par,
Signature - Evy bleugif

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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