Automédication : vers une ouverture de la concurrence?

Publié le 31 Décembre 2013

 

 

L’Autorité de la Concurrence se prononce en faveur d’une vente des médicaments sans ordonnance en parapharmacies et en grandes surfaces. « L’intensité de la concurrence entre officines est relativement faible » décrit-elle. Avec en bout de chaîne, un consommateur qui serait lésé. Sans surprise, l’Ordre national des Pharmaciens conteste… La ministre de la Santé Marisol Touraine affiche également son opposition.

 

En février 2013, l’Autorité de la concurrence a lancé une enquête afin d’examiner « la distribution en ville du médicament à usage humain ». Dans un document de 168 pages, elle formule ce jeudi un certain nombre de propositions, notamment en ce qui concerne la « concurrence dans un secteur d’activité fortement régulé ».

 

« L’intensité de la concurrence entre officines est relativement faible » peut-on lire dans cet avis. « En témoignent les très forts écarts de prix (de 1 à 4) relevés sur les médicaments non remboursables. Cette situation est défavorable aux consommateurs, d’autant plus qu’elle s’accompagne d’un manque d’information et de publicité sur les prix, qui les empêchent d’établir des comparaisons. »

 

Pourtant, selon l’Ordre national des Pharmaciens, cette concurrence existe bel et bien. «  Les patients sont libres de leur choix parmi 22 567 officines. Leurs critères de choix sont très variés : proximité, qualité de service, stocks, prix, site Internet… »

 

Des médicaments plus chers en France ?

 

Autre motif d’ouverture à la concurrence, « des prix trop élevés sur certaines gammes de médicaments ». « Toujours faux » rétorque l’Ordre. « Les prix des médicaments à prescription facultative ne sont pas plus élevés en France que dans d’autres pays européens. Au contraire, ils sont souvent moins élevés en France. »

 

En résumé, l’Autorité de la Concurrence demeure « favorable à la vente des  médicaments d’automédication et de certains produits « frontières » (comme les produits d’entretien pour lentilles de contact) en parapharmacie ou en grandes surfaces, en plus des pharmacies. Elle reste convaincue, notamment au regard d’exemples étrangers, que ces formes de commerce pourront offrir des avantages aux consommateurs en termes de services ou de prix. »

 

Un avis qui désole les pharmaciens d’officine. « Non, les pharmacies ne sont pas systématiquement plus chères que les parapharmacies et les grandes et moyennes surface.» Avant de conclure : « les pharmaciens apportent à toute la société un service envié dans nombre de pays, en qualité, sécurité, célérité et disponibilité, c’est pourquoi, il leur est difficile de vivre la caricature des débats.»

 

L’opposition de la Ministre de la Santé

 

Une position partagée par la ministre en charge de la Santé, Marisol Touraine. Dans un communiqué publié dans la foulé du rapport de l’Autorité de la Concurrence, elle explique être « opposée à la vente de médicaments en grandes surfaces. Le monopole officinal sur les médicaments permet à notre pays de sécuriser leur dispensation et d’agir efficacement contre la contrefaçon, tout en garantissant l’accès de nos concitoyens aux médicaments sur l’ensemble du territoire. »

 

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : David Picot

 

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Article collecté sur le site :    

http://destinationsante.com/automedication-vers-une-ouverture-de-la-concurrence.html  

 

 

Edité le 31 décembre 2013 par : 

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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