Bagnères-de-Bigorre. La fibromyalgie, maladie invisible du «mal partout»

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

                                                    
 
            
Conférence santé aux grands thermes
 
Les conférences des Jeudis des Grands Thermes ont commencé par cette maladie invisible, mais ô combien invalidante ! la fibromyalgie, dont a parlé la psychologue clinicienne aux Grands Thermes.
 
Définition : fibro : tissu fibreux (ligaments, tendons), myo : muscles, algie : douleurs. Sa complexité réside dans le fait que l’on n’a pas encore élucidé son mécanisme ni mis en évidence des lésions précises. Il n’existe aucune médication, les médecins tâtonnent, en collaboration avec le malade. Existe-t-il des preuves de sa réalité ? C’est une question qui résume toute la complexité de cette maladie. Il est évident que les différents symptômes décrits sont réels et que la souffrance des personnes atteintes est indéniable, même s’il manque encore la preuve indiscutable d’une lésion responsable de cette pathologie. Les examens cliniques, radiologiques et biologiques sont pratiquement normaux, d’où la difficulté pour ces malades «d’être reconnus», ce qui les isole encore plus.
 
Le malade atteint par la fibromyalgie a la sensation d’être passé sous un rouleau compresseur, d’être «charcuté» à vif, que des milliers d’aiguilles le transpercent. Il est courbatu comme dans un état grippal. Les douleurs sont permanentes, 24h/24, aggravées par les efforts, le froid, l’humidité, les émotions… Cette maladie touche 2 millions de personnes (diagnostiquées), dont 70 % sont des femmes. Le malade ressent une douleur généralisée, associée à un surcroît de fatigue. D’autre part, certaines zones de son corps sont plus sensibles au toucher que d’autres, ce qui l’empêche d’accomplir les tâches du quotidien, aggravant du même coup son état psychologique. Les symptômes varient suivant la personne, la journée, et peuvent changer d’endroit et d’intensité au cours de cette même journée. Le corps médical juge que les douleurs ressenties par un malade équivalent à celles observées pour la polyarthrite rhumatoïde.
 
La prise en charge est multidisciplinaire, visant à soulager les douleurs, les troubles du sommeil, la dépression réactionnelle et les nombreux troubles associés et doit se faire par un médecin «qui y croit» et qui prend du temps pour ces patients «dits particuliers».
 

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