Benzodiazépines : la consommation se banalise

Publié le 12 Janvier 2014

 La consommation de benzodiazépines augmente en France. ©Nathalie Shelton

 

 

La consommation de benzodiazépines, anxiolytiques et hypnotiques a repris de plus belle en France en 2013. Cette tendance est confirmée dans un rapport rendu public ce mercredi par l’Agence française de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM). Courant 2014, celle-ci proposera un énième plan d’actions visant à « mieux encadrer les prescriptions, mieux informer les professionnels de santé et les patients » sur le bon usage de ces molécules loin d’être anodines. 

 

Un Français sur six ! « Les benzodiazépines sont des molécules qui agissent sur le système nerveux central et qui possèdent des propriétés anxiolytiques, hypnotiques (contre les troubles sévères du sommeil, n.d.l.r.), myorelaxantes et anticonvulsivantes », rappelle l’ANSM. Les chiffres français relatifs à leur consommation, donnent le vertige :

 

- en 2012, environ 11,5 millions de nos concitoyens ont pris au moins une fois une benzodiazépine. Soit près d’un Français sur six;

- 131 millions de boîtes de médicaments contenant ce type de molécules ont été vendues dans notre pays (dont 53,2 % d’anxiolytiques et 40,5 % d’hypnotiques). Des chiffres qui représentent près de 4 % de la consommation totale de médicaments en 2012.

 

D’abord les femmes. L’Agence du médicament alerte sur le fait que plus d’un patient concerné sur cinq (22,2%) prend 2 benzodiazépines « simultanément ou non ». Et pour 0,7 % d’entre eux, ce chiffre grimpe même à 3 médicaments pris de manière concomitante ! Les consommateurs sont âgés en moyenne de 56 ans et deux fois sur trois il s’agit de femmes.

 

4 semaines… en théorie ! L’ANSM insiste surtout sur les « temps d’exposition aux benzodiazépines qui sont parfois très supérieurs aux recommandations ». Elle fait état d’une « utilisation annuelle de 4 à 5 mois pour les molécules hypnotiques et anxiolytiques. A noter qu’une proportion importante de patients les utilise en continu sur plusieurs années. » Alors que dans le cas des hypnotiques par exemple, la durée maximale de prescription est limitée à… 4 semaines ! Une limitation donc, très théorique dans les faits!

 

De nombreux risques. « La consommation des benzodiazépines expose à certains risques bien connus », insiste l’ANSM. Des risques neuro-psychiatriques mais aussi de dépendance. Sans compter que « les benzodiazépines accroissent également de manière significative le risque d’accidents de la route ». Chez le sujet âgé, leur consommation peut aussi favoriser les chutes et perturber la mémoire. Enfin, « certaines études récentes font état du lien potentiel entre ces substances et la survenue d’une démence ».

 

Constat d’échec. « Malgré les mesures mises en place depuis 20 ans » souligne l’ANSM, « ces données indiquent que la consommation en est toujours très importante, que ces médicaments sont trop souvent prescrits pour des durées trop longues, que les risques anciennement identifiés persistent » D’autres risques alors apparaissent. Pour 2014, les autorités sanitaires prévoient donc un nouveau plan d’actions. Il visera les professionnels de santé et les patients. 

 

Ecrit par : David Picot – Edité par : Vincent Roche 

 

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Article collecté sur le site :

http://destinationsante.com/benzodiazepines-une-consommation-qui-se-banalise.html?utm_medium=email&utm_campaign=Envoi%20Newsletter%2008012014&utm_content=Envoi%20Newsletter%2008012014+CID_5798747f5738663e21ed7923ba080a63&utm_source=Emailing&utm_term=Lire%20la%20suite   

 

Edité le 12 janvier 2014 par,

 

 

     

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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