Extrait du Livre "Fibromyalgie - Autopsie d'une douleur au zénith"

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Message Facebook de David Lassalle, aujourd'hui.


"Chose promise...
Voici donc un nouvel extrait tiré du chapitre 2" :

"Nous avons déjà tous, à un moment ou l’autre, ressenti une douleur de plus ou moins grande intensité. Sa durée peut toutefois être très variable. Mais en général elle est à peine entrée dans notre vie qu’elle en sort aussitôt, la mémoire n’en gardant qu’une infime trace à l'intérieur d'un des nombreux tiroirs du subconscient.

Maintenant, imaginez cette douleur, résonnant et s’étendant à l’ensemble de votre corps, parcourant chaque membre, muscle, tendon et fibre. Une douleur dont vous ignoriez jusqu’à l’existence. Comme une vague immense, un tsunami corporel qui déferle et ravage tout sur son passage. Prendre une douche devient une montagne à franchir, utiliser un stylo se révèle délicat du fait des douleurs aux mains, etc.

Du jour au lendemain, juste le temps de cligner des yeux, et votre vie bascule ; le paradis devient enfer, le monde se ferme, s’obscurcit, et la société vous isole à tous les niveaux, vous plaçant dans une quarantaine incompréhensible.

Hier, vous étiez dans les normes de la société, c’est-à-dire une personne active. Aujourd’hui, vous entrez au sein d'une cour fermée, mais dont les murs s’élargissent au fil des années, et la douleur chronique en fait partie intégrante. Vous pénétrez à l'intérieur d'un cercle privé et délectable, celui du hors-norme.
Et bien sûr, vous ne comprenez pas ce qui vous arrive… Ne vous inquiétez pas, la plupart des médecins non plus. De surcroît, vu qu'ils sont incapables de vous expliquer le pourquoi du comment et de vous apporter une solution efficace, ils préfèreront dans une majorité de cas vous conseiller d’aller voir un psychiatre, une dépression cachée étant si vite arrivée… Même si d'une manière absolue on peut logiquement penser qu'une psychothérapie ne se sera pas nocive, loin de là. Elle se révèlera efficace dans le cas d'une pathologie chronique qui aura forcément un impact à un moment ou un autre sur l'esprit. Il ne faut pas oublier après tout que le cerveau est un organe au même titre qu'un cœur, un estomac, etc. ; si nous souffrons d’un bras, là aussi nous allons voir le médecin afin de le soigner. Pourquoi en serait-il différemment de notre tête ?

Le fait d’aller voir un psychiatre est souvent profondément ancré en nous avec une connotation terriblement négative. Les psys sont réservés aux fous, pense-t-on généralement en premier. Je ne suis pas cinglé pour aller m’allonger sur un divan et déballer ma vie à un inconnu qui n’en a rien à faire de moi. Mais quelle futilité de réfléchir ainsi. C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai réagi lorsqu’on me l’avait conseillé bien des années avant que je ne devienne fibromyalgique… mais après un parcours chaotique afin de trouver le bon interlocuteur, suivre une psychothérapie a été une délivrance. Et sans la moindre hésitation, je peux dire que je recommencerais si j’en ressentais le besoin un jour. Il n’y a aucune honte à cela ; il y a différents médecins, ils ont chacun leur spécialité, point !

Quant à la classe politique, elle vous dira que vous coûtez cher au système de soin, pourtant le meilleur au monde paraît-il. Elle vous relèguera loin, très loin derrière les préoccupations matérielles et financières du moment, préférant faire figure honorable..."

 

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Commentaire de la blogueuse : "Personnellement, ça donne envie de le lire..."

 

Article collecté via Facebook, ce jour, avec l'autorisation de l'auteur. 

 

Edité le 11.01.13 par :

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Publié dans Articles collectés

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