Troubles somatoformes

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Femme douloureuseCette maladie est, d’un point de vue strictement juridique, assimilée aux troubles somatoformes.


Ce terme recouvre un ensemble de diagnostics ayant comme point commun l’existence de plaintes physiques ou somatiques importantes et invalidantes qui ne peuvent être totalement expliquées par une maladie physique ou un mécanisme physiopathologique. Le trouble somatoforme, de manière générale, a une évolution chronique et fluctuante et s’accompagne souvent d’une altération du comportement social, interpersonnel et familial, de fibromyalgie ou de pathologies similaires.


Selon la jurisprudence, les troubles somatoformes douloureux n’entraînent pas, en règle générale, une limitation de longue durée de la capacité de travail pouvant conduire à une invalidité et donc ne donnent en principe pas droit à une rente depuis l’entrée en vigueur de la 5e révision de l’AI. Il existe en effet une présomption que les troubles somatoformes douloureux et leurs effets peuvent être surmontés par un effort de volonté raisonnablement exigible.


La 6e révision va poser une base légale pour ces troubles et plus précisément pour «les syndromes sans pathogenèse ni étiologie claires et sans constat de déficit organique».


Une exception à ce principe est admise dans les cas où, selon l’estimation du médecin, les troubles somatoformes douloureux se manifestent avec une telle sévérité qu’objectivement la mise en valeur de sa capacité de travail ne peut plus raisonnablement être exigée de la personne concernée. Dans ces cas exceptionnels, le caractère non exigible d’un effort de volonté en vue de surmonter la douleur et de réintégrer un processus de travail suppose, systématiquement, soit la présence manifeste d’une comorbidité psychiatrique d’une intensité et d’une durée importantes, soit le cumul d’autres critères présentant une certaine intensité et constance.


Ces critères sont :

  • la présence d’affections corporelles chroniques ou d’une maladie à caractère chronique sans rémission durable ;
  • une perte d’intégration sociale avec un retrait constaté dans tous les domaines de la vie sociale ;
  • l’échec de traitements et de mesures de réadaptation, en dépit de la motivation et des efforts de la personne assurée pour surmonter les effets du trouble ;
  • un état psychique cristallisé, sans évolution possible au plan thérapeutique, résultant d’un processus défectueux de résolution du conflit, mais apportant un soulagement du point de vue psychique (profit primaire tiré de la maladie, fuite dans la maladie, etc.). (Guide sur l'Assurance Invalidité)

Article récolté sur le site :

http://www.groupesida.ch/ai/?page_id=180

 

Edité par Evy :

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