Fibromyalgie: un Angoumoisin raconte "sa vie de douleurs"

Publié le 21 Mars 2014

Laurent souffre de fibromyalgie, une maladie méconnue et pas toujours reconnue par le corps médical. Il témoigne pour partager son expérience.

 

Laurent M. a trouvé un peu de répit en pratiquant la sophrologie régulièrement        

Laurent M. est restaurateur à Angoulême. Depuis sept ans, cet homme de 41 ans vit un enfer à cause d’une maladie méconnue, y compris par le corps médical. Il souhaite partager son expérience avec les lecteurs de CL.
"Les premiers symptômes: des douleurs musculaires et articulaires bizarres. Je n’arrivais pas à récupérer. J’étais toujours fatigué. C’était il y a 7 ans. Mais malgré de nombreux examens, les médecins ne trouvaient rien. Aucun symptôme tangible dans les différentes analyses donc aucune maladie à coller à mes maux.
Pour les médecins, j’étais donc un malade imaginaire. Un malade de la tête. Alors, en plus de cette douleur, grandit en moi la crainte d’être fou.
On m’a vite catalogué dépressif. Forcément, j’étais tellement fatigué, j’avais tellement mal, que je finissais par me replier sur moi-même.    
Il y a deux ans, tout a empiré. J’ai subi trois maladies virales successives. Tout s’est dégradé au point que j’ai perdu connaissance au volant de ma voiture. On m’a fait une ponction lombaire. On m’a envoyé voir un psy. Mais toujours rien.
En parallèle, je dois reconnaître que mon médecin traitant faisait tout pour m’aider, pour trouver une maladie qui corresponde à mon mal-être. Finalement, c’est moi qui l’ai guidé vers cette maladie méconnue, la fibromyalgie, après m’être renseigné dans ma famille et avoir découvert que je n’étais pas le seul à souffrir de ces douleurs incessantes. J’ai alors pu rencontrer un spécialiste à Bordeaux.
Savoir que je suis bien malade me permet d’avancer. Ça m’aide aussi à accepter mon état. Même si beaucoup de médecins ne veulent encore pas croire à la réalité de cette pathologie.
Pourtant, elle est très handicapante et n’est pas reconnue par l’assurance-maladie. Sincèrement, si j’étais salarié, je me demande bien comment je ferais. Pour être à peu près bien, il faut entre 12 et 15h de repos par jour.
En crise, c’est un calvaire. Au point d’avoir des troubles de l’équilibre, de ressentir une barre dans le dos allant des cervicales aux lombaires. Sur une échelle de 1 à 10, il m’arrive souvent d’être à 7. Et même hors période de crise, la douleur reste présente, légère et insidieuse.
Le problème, c’est qu’il n’y a pas de traitements. Et selon qui on consulte, les méthodes sont contradictoires. Les centres antidouleur ont tendance à placer le patient sous antidépresseur. Le spécialiste bordelais est contre cette méthode, préférant utiliser des antidouleur. Mais je les supporte assez mal.
Depuis quelques mois, je me suis mis à la sophrologie. A base d’exercices de relaxation et de respiration. Mais quand les séances sont trop espacées, la douleur revient. Même si ma sophrologue me donne des outils pour pouvoir lutter contre cette maladie, j’ai besoin de la voir régulièrement pour pouvoir exprimer ma douleur oralement. Et je fonde aussi beaucoup d’espoir sur la cure de trois semaines que je vais faire bientôt.
J’ai voulu m’exprimer à ce sujet pour permettre aux gens qui souffrent, comme j’ai pu souffrir, de ne pas attendre 5 ans avant qu’on pose un diagnostic. Je sais à quel point c’est horrible de ne pas être pris au sérieux par le corps médical. Il existe une association régionale mais je n’exclus pas d’en créer une en Charente. On est toujours plus forts en avançant à plusieurs".
Laurent M.
 
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Edité le 21 mars 2014 par, 
 

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

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karelle 25/03/2014 22:28


Bonjour,


merci pour ce texte très explicite de la fibromyalgie. Je le suis depuis 10 ans et pas encore réellement diagnostiqué. Je suis en train de le faire mais c'est un dur chemin qui me semble
m'apportera du bien être et confort dans ma vie sociale et proffessionnelle. Merci pour vos encourragements.