«Il faut parler plus de la fibromyalgie pour aider les malades»

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

u12968189Daniel Poirier dénonce le manque de ressources

Même s’il ressentait de la douleur dans les articulations et les os dès son adolescence, Daniel Poirier a reçu le diagnostic de fibromyalgie seulement en 2006. Il dénonce le manque de ressources pour les personnes atteintes et la honte entourant cette maladie.

 

«Les gens ne remarquent pas la maladie, mais à chaque mouvement que je fais, c’est comme si quelqu’un me désossait vivant. Tu brûles de l’intérieur», explique l’homme de 51 ans.


Comme ce n’est pas apparent, les jugements viennent rapidement. «On l’appelle la maladie imaginaire, car parfois, nous avons des moments de répit. On en profite, on va faire du vélo, marcher. Donc, les gens disent: il sort, il n’est pas malade, il se plaint pour rien, il ne travaille pas», se désole le Senneterrien d’adoption depuis quelques années.


Manque de ressources


Pour Daniel Poirier, les personnes atteintes finissent souvent par s’isoler, faute de ressources.


«Personne ne veut en parler. J’ose comparer la fibromyalgie avec le sida dans les années 1980, une maladie honteuse et taboue. En plus, on n’a le droit à aucune rente. On se retrouve sur l’aide sociale. Quand tu as travaillé toute ta vie, c’est dur sur l’égo», soutient-il.


Le Senneterrien aimerait bien attirer davantage l’attention sur ce mal qui le ronge. «Si un artiste prenait la cause sous son aile, ça donnerait un sérieux coup de pouce. J’ai communiqué avec certains, mais aucun n’est intéressé», déplore celui qui jongle avec la fibromyalgie et le diabète, deux maladies opposées et donc difficiles à gérer.


«Personne ne veut en parler. J’ose comparer la fibromyalgie avec le sida dans les années 1980, une maladie honteuse et taboue»- - Daniel Poirier

Sauvé par l’humour


Même s’il préfèrerait retrouver la santé, Daniel Poirier affirme voir du positif dans sa maladie. «Je suis un meilleur homme que j’étais. Tu travailles sur toi, tu n’as pas le choix. Avant, je travaillais comme un malade pour me payer un chalet de pêche à ma retraite. Ici, je suis au paradis de la chasse et de la pêche. J’en profite», assure-t-il.


Pour M. Poirier, il faut bien s’entourer et réaliser des projets. «Il faut vivre une vie normale, selon nos moyens. Aller de l’avant, s’occuper intellectuellement. Moi, j’écris des livres sur la fibromyalgie et je fais des capsules sur Internet. Si un jour je suis publié, j’aimerais faire des conférences sur la maladie, pour aider les autres», avoue-t-il.


Avec son sens de l’humour, trait de caractère qui l’a sauvé, selon lui, et son positivisme, l’avenir sourira certainement à Daniel Poirier. «On m’a approché pour devenir famille d’accueil. Au lieu de m’apitoyer sur mon sort, je veux prendre des enfants dans la misère et les sortir de là», conclut celui qui a trois enfants.


Pour voir et entendre les capsules de Daniel Poirier.



Article récolté sur le site :

http://www.abitibiexpress.ca/

 

Edité le 07 juillet 2012 par :

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