L'ostéoporose

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

bxp35488L'ostéoporose n'est guère un sujet de préoccupation pour les femmes sur Internet, malgré sa fréquence et ses conséquences.


Quand les femmes abordent le problème de l'ostéoporose sur Internet, c'est avant tout pour évoquer les effets secondaires des traitements prescrits. C'est le principal enseignement d'une étude présentée au 24e congrès de la Société française de rhumatologie, qui se tient actuellement au Cnit de Paris-La Défense. Deux laboratoires pharmaceutiques (Amgen et GlaxoSmithKline), qui s'apprêtent à commercialiser un nouveau médicament contre cette affection responsable d'une fragilisation du squelette de près de trois millions de femmes dans notre pays, ont commandé cette enquête originale. Réalisée par Global Média Santé sur 44 blogs et 208 forums du 28 juin au 7 octobre 2011, elle a permis de collecter 259 verbatim relatifs à ce sujet.


Globalement, l'ostéoporose n'est donc pas vécue comme une maladie. Aujourd'hui, les patientes concernées s'intéressent peu à leur affection et à ses conséquences, pourtant parfois très invalidantes. Elles s'expriment davantage sur des forums consacrés à la ménopause que sur des forums dédiés à l'ostéoporose, où elles sont beaucoup moins actives. La maladie ne provoquant aucun symptôme avant la brutale fracture du poignet, du col du fémur ou un tassement vertébral (lui-même pas toujours diagnostiqué), les patientes s'interrogent davantage sur les médicaments et indiquent qu'elles sont prêtes à les arrêter sans l'avis de leur médecin. La gravité de ce problème est occultée dans les verbatim collectés et les femmes cherchent le plus souvent des réponses "naturelles".


50 % d'interruptions de traitement

Conséquence logique : 50 % des femmes interrompent leur traitement avant la fin de la première année et moins de 40 % des femmes ménopausées ayant déjà été victimes d'une fracture sont correctement traitées. Or, l'observance - le suivi des prescriptions thérapeutiques - est un enjeu majeur dans la prise en charge de cette maladie, puisque, selon l'OMS, la mauvaise adhésion au traitement est la principale raison d'une réduction du bénéfice des médicaments destinés à lutter contre l'ostéoporose. Une observance inférieure à 50 % entraîne même une perte d'efficacité complète de ces produits. Autant les abandonner alors complètement.

De très nombreuses femmes sont actuellement tentées de se tourner vers des solutions alternatives et de considérer la nutrition ainsi qu'une bonne hygiène de vie comme la seule prise en charge acceptable. Une consommation suffisante de calcium, de produits laitiers, de vitamine D, voire une activité physique régulière (même si ce sujet est moins évoqué) seraient susceptibles, selon elles, d'empêcher à elles seules la survenue ou de limiter la progression de l'ostéoporose, alors que les médecins les recommandent en complément des traitements.

Logiquement, ceux qui ont commandé cette enquête insistent dans leurs conclusions sur l'absolue nécessité de mobiliser les médecins sur le sujet, de les remettre "au coeur de la prise en charge". À eux d'identifier les signes caractéristiques de l'ostéoporose, comme la perte de taille, et de détecter les facteurs de risque (ménopause, âge, antécédents - notamment personnels - de fracture, hérédité...). Quant à l'ostéodensitométrie, c'est la mesure la plus précise de la densité minérale osseuse. C'est donc un bon indicateur de la santé de l'os qui permet de définir la maladie et son évolution. Et de choisir les thérapies appropriées en tenant compte des demandes des femmes...


 

Article collecté sur le site  :

http://www.unelouvecombat.info/archives/2011/12/15/22971840.html


Source : http://www.lepoint.fr/

 

Edité le 20/12/11 par Evy,

Evy - signature animée Titi


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