La douleur ronge la matière grise

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié le 29/07/2011

 

A plusieurs reprises, l’IRM a permis de montrer que la douleur tenace s’accompagne d’une sorte de « signature cérébrale » qui consiste en une  réduction de la substance grise dans des aires faisant partie du système nociceptif. 


Des altérations morphologiques du cortex cingulaire, préfrontal, du pont de Varole ou de l’insula, chez les sujets jeunes, ont été observées au cours de différents types de douleur rebelle, comme la fibromyalgie, la migraine, les rachialgies.


Cependant, il ne s’agit pas de modifications définitives car elles sont susceptibles de régresser dans l’année qui suit la disparition de cette douleur. Ceci est apparu clairement dans les coxarthroses traitées par pose d’une prothèse où une restitutio ad integrum de la substance grise a été mise en évidence 9 mois après obtention de l’analgésie.


C’est d’abord dans des populations types, choisies pour des essais, que ces variations sont apparues mais les résultats ont pu être étendus à la population générale.


En reprenant le déroulement de la Munster Search Study, portant sur 172 sujets de 40 à 85 ans, présentant des céphalées, douleurs rachidiennes ou articulaires, évaluées selon le German Pain Questionnaire, on peut vérifier que les altérations cérébrales touchent des zones impliquées dans les processus cognitifs et émotionnels de la douleur, sans que les médicaments interfèrent. Elles sont à mettre en rapport avec des modifications réversibles des neurones, de la glie, des espaces intercellulaires ou avec  une raréfaction des synapses.

L’hypothèse d’un dysfonctionnement des systèmes endogènes d’inhibition de la douleur a également été avancée.



Dr Françoise Ponchie Gardelle

 

Source:http://www.jim.fr/en_direct/actualites/e-docs/00/01/EB/AE/document_actu_med.phtml

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