La fibromyalgie, une maladie qui n’est pas imaginaire

Publié le 19 Juin 2013

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La fibromyalgie reste encore une maladie imaginaire même pour certains praticiens. D'éthiopathogénie encore mal connue, on reste encore perplexe devant sa prise en charge. Entre anti-douleurs et médecines douces, le but est de soulager les douleurs ainsi que l'angoisse des patients.

La fibromyalgie est une maladie complexe, caractérisée par l’existence de douleurs spontanées diffuses et multiples. De même, certains points sont douloureux lorsqu’on exerce une pression dessus. On est fatigué, on a mal partout mais c’est une douleur vague, on a le dos noué et on n’arrive pas à se détendre même en restant au repos. Elle s’accompagne également de diverses manifestations telles que des troubles du sommeil, de la fatigue et des troubles de l’humeur. Des anomalies dans l’interprétation et la modulation de la douleur au niveau cérébral ont été mises en évidence chez les fibromyalgiques par rapport à des sujets indemnes.

Grâce aux techniques de neuro-imagerie fonctionnelle on a constaté, chez les personnes atteintes de fibromyalgie, que certaines zones cérébrales sont activées alors qu’elles ne le sont pas chez les sujets non malades. Il faut noter l’absence de rapport avec le pessimisme et la dépression. La fibromyalgie est une maladie neuro-sensorielle et non en rapport avec une affection psychiatrique, même si l’association n’est pas rare. La fibromyalgie touche les femmes dans près de 90% des cas. Cette maladie débute en général après 40 ans. Toutefois, elle peut se déclarer plus tôt et les enfants peuvent être atteints (fibromyalgie juvénile). Chez les hommes, la maladie est plus rare mais plus sévère. Il n’est pas possible de prédire la survenue de la fibromyalgie. Toutefois, il semble bien qu’il existe des prédispositions. Ainsi on retrouve souvent un manque d’estime de soi et un manque de confiance, une grande sensibilité et une émotivité mal maîtrisée.

Il en résulte souvent dans un premier temps une hyperactivité qui consiste à vouloir tout faire avec une énergie sans défaut, amenant rapidement à l’échec et prédisposant à la survenue de cette pathologie. Il semble que le facteur familial soit à prendre en compte car les filles et les sœurs des patientes fibromyalgiques semblent plus fréquemment atteintes que les autres. On retrouve également cette augmentation chez les conjoints des femmes atteintes de fibromyalgie. Dans certains cas, la fibromyalgie est associée à une autre maladie, notamment des maladies auto-immunes. Ainsi, des études ont mis en évidence que chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde ou lupus érythémateux disséminé, le risque de développer une fibromyalgie était plus grand que dans la population générale. Le syndrome de Sjögren (ou syndrome sec) est également une maladie que l’on retrouve volontiers associée à la fibromyalgie.

La fibromyalgie n’est pas une maladie grave dans la mesure ou le pronostic vital n’est jamais menacé. Par contre, elle peut entraîner un retentissement important sur la vie quotidienne, jusqu’à générer, à défaut d’une prise en charge adéquate, des troubles psychologiques. Ces derniers sont liés au handicap que génère la maladie, mais également et surtout à l’attitude du soignant et de l’entourage devant une maladie encore « imaginaire » (quand on ne trouve rien d’anormal, on parle de fibromyalgie…).

Certains éléments sont en faveur d’une évolution favorable. Le jeune âge de survenue de la fibromyalgie, une intensité plutôt faible ou modérée des douleurs, un niveau d’éducation correct et la pratique d’une activité professionnelle sont de bon pronostic. De même lorsqu’il n’existe pas de trouble psychologique au début de la maladie, l’évolution semble être meilleure. Le traitement médical vise à calmer la douleur. Le Paracétamol reste le traitement de choix. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l’aspirine n’ont pas de véritable indication. Certaines médecines douces permettent de calmer la douleur, de diminuer la fatigue et d’améliorer la qualité de vie des patients. Ces thérapies visent essentiellement la rééducation cérébrale et musculaire. On apprend à faire travailler ses muscles, à se détendre. L’aquagym reste l’activité la moins traumatisante pour les muscles et le squelette. On travaille en apesanteur à son rythme. Le yoga permet de faire travailler les muscles tout en se concentrant sur l’image corporelle et l’appréciation du ressenti. L’hypnothérapie permet d’une part de se détendre, mais également de sonder des coins « obscures » de notre mémoire pouvant contenir des réponses aux tensions.

Reprendre ou garder une activité physique est donc un élément essentiel dans la prise en charge thérapeutique de cette maladie.

 

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Article collecté sur le site :

http://www.scoop.it/t/fibro-actualites

 

Edité le 19 juin 2013 par,

 

Signature - Evy bleugif

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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flolene 20/06/2013 01:26


Un professeur en reeducation fonctionnelle m'a dit  la semaine dernière qu'il ne pouvait rien pour moi! qu'il fallait que j'aille en psychiatrie, que quand ma téte serait soignée, il en
serait de méme pour mes douleurs...Je suis reconnue fibrro depuis 13ans par le centre de la douleur! Il a été odieux, méchant!!! Je le deteste!!! J'avais 21 km pour rentrer chez moi, j'en ai fait
75km... A Devenir Folle! J'en ai marre de tous ces bons à rien qui ne veulent rien comprendre!!!! et qui plus encore prennent un malin plaisir à nous mettre dans 1 état!!! J'ai pleuré pendant 3
jours...flo