La prescription de benzodiazépines doit être "la plus courte possible"

Publié le 30 Mai 2013

 

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La prescription de benzodiazépines, des médicaments utilisés contre l'anxiété et l'insomnie, doit être "la plus courte possible", a rappelé lundi l'agence du médicament ANSM.


La nouvelle mis en garde survient à la suite de deux études, dont l'une de l'Inserm faisant état d'un risque accru de démence chez les personnes âgées de plus de 65 ans qui prennent ces médicaments.


Selon l'étude réalisée par Bernard Bégaud (Inserm/Université de Bordeaux) et Tobias Kurth, le risque serait augmenté de 50% par rapport aux personnes n'ayant jamais consommé de benzodiazépines.


"Cette association (entre benzodiazépines et démence), bien que de faible intensité, vient s'ajouter aux autres risques déjà identifiés", relève dans un point d'information l'ANSM qui reconnaît que les données disponibles à ce stade "ne permettent pas d'établir une relation entre la dose, la durée et l'effet".


La France est l'un des pays qui consomme le plus de benzodiazépines, avec une utilisation record chez les plus de 65 ans qui sont 30% à prendre ces médicaments, contre 20% en Espagne ou au Canada et 15% en Australie.


Pour réduire cette consommation, l'ANSM rappelle que la prescription ne doit être envisagée qu'après l'échec des approches médicamenteuses et qu'elle doit "être la plus courte possible", 4 semaines au maximum pour les hypnotiques (somnifères) et 12 semaines pour les anxiolytiques.


La durée moyenne de prescription des somnifères est de 7 mois dans la population générale, mais nettement plus importante chez les plus de 65 ans, comme le rappelait récemment la Haute Autorité de santé (HAS).


Ces médicaments ont des effets indésirables importants, notamment chez les patients les plus âgés, avec des chutes, des troubles de la mémoire et une dépendance au médicament.


L'agence du médicament rappelle également que la prescription de benzodiazépines doit être réévaluée régulièrement par les médecins "quant à son efficacité et ses effets indésirables" et que le patient doit être informé des risques liées à cette consommation, notamment du risque de dépendance.


L'ANSM envisage par ailleurs d'étendre la prescription sur ordonnances sécurisées - qui ont remplacé les carnets à souche pour les médicaments classés comme stupéfiants - à l'ensemble des benzodiazépines. Toutefois, l'agence sanitaire précise qu'elle attend les résultats d'une enquête auprès des professionnels, qui seront disponibles début 2013, pour évaluer la pertinence de cette mesure.

 


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Edité le 30 mai 2013 par,

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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