« Les médecins incités à prescrire plus de génériques »

Publié le 18 Mars 2014

 



Vincent Collen indique dans Les Echos que « la France est en retard sur le front des médicaments génériques. Ces «copies» bon marché des molécules qui ont perdu la protection de leur brevet représentent à peine 30% des ventes de médicaments en volume, quand elles atteignent des taux de plus de 60% en Allemagne ou au Royaume-Uni. Pire, le marché stagne depuis l'été dernier, si l'on en croit le Gemme, qui défend les intérêts des fabricants de génériques, et il recule même depuis le début de l'année ».

Vincent Collen remarque donc que « le gouvernement veut inverser la tendance. La semaine dernière, un comité de pilotage a été mis en place dans ce but. Il réunit des représentants du ministère de la Santé, de l'assurance-maladie, des autorités sanitaires, des hôpitaux, des pharmaciens et des associations de patients ».

« Trois réunions sont prévues au printemps, qui doivent aboutir à des recommandations au début de l'été. Le gouvernement s'en inspirera pour préparer la loi de financement de la Sécurité sociale de 2015 », explique le journaliste.
 

Vincent Collen rappelle que « les freins au développement des génériques ont été mis en évidence récemment par l'Inspection des affaires sociales. Les pharmaciens les délivrent massivement à leurs clients lorsqu'ils le peuvent, car ils y sont incités financièrement. Le taux de substitution a fortement progressé, et dépasse aujourd'hui 85% ».

Le journaliste relève que « si les génériques représentent une aussi faible part du marché, c'est en raison d'autres obstacles. […] D'abord, les médecins prescrivent trop souvent des médicaments récents, encore brevetés et donc plus chers, pour lesquels il n'existe pas de version générique ».

« C'est le cas en particulier à l'hôpital. Les praticiens hospitaliers ont tendance à prescrire des médicaments brevetés à leurs patients, qui font ensuite renouveler leur ordonnance auprès de leur médecin généraliste, et il est donc impossible d'y substituer un générique », souligne Vincent Collen.
 

Le journaliste indique que « le comité de pilotage examinera des pistes pour inciter les médecins des hôpitaux à prescrire de façon plus systématique des produits pour lesquels il existe un générique : développer les logiciels d'aide à la prescription, sensibiliser les prescripteurs, etc. ».

« On pourrait aussi inciter financièrement les médecins de ville à prescrire des génériques. Cet objectif ferait partie des critères que les praticiens doivent respecter s'ils veulent toucher une prime de l'assurance-maladie à la fin de l'année », ajoute Vincent Collen.
 

Le journaliste évoque enfin « la défiance de certains patients vis-à-vis des génériques. […] Les membres du comité ont discuté de l'opportunité d'une campagne d'information des autorités sanitaires à destination du grand public sur l'efficacité et la sécurité des génériques ».

Les Echos
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet   
 
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Edité le 18 mars 2014 par, 
 

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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