MÉDECINE LÉGALE ET SANTÉ PUBLIQUE

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Caducé

Un programme national contre la douleur

 

Il existe actuellement 379 structures douleur en France, dont la file active est estimée à environ 200 000 patients. C'est peu par rapport aux 13 millions de Français (20 %) qui souffrent de douleurs chroniques modérées ou intenses. « A Saint-Antoine, mes délais de rendez-vous  atteignent neuf mois », a déclaré le Dr Françoise Laroche, lors d'un colloque organisé par les laboratoires Pfizer.  Outre des moyens supplémentaires, la Société française d’étude et de traitement de la douleur (Sfetd) réclame davantage de travail en réseau avec la médecine de ville et la création d'une filière universitaire. Selon le Pr Alain Serrie (CHU Lariboisière, Paris) un programme national devrait être annoncé dans les prochains mois, pour succéder au 3ème plan qui vient de s'achever. Ce plan devra s'attacher également à améliorer la prévention des douleurs nosocomiales, en particulier chez les personnes incapables de communiquer leur souffrance. « C'est le scandale de notre décennie », s'est indigné le Pr Alain Serrie.

 

« L'assurance-maladie veut mieux répartir les kinés »

Les Echos

C’est ce qu’indique Vincent Collen dans Les Echos. Le journaliste note en effet que « les kinésithérapeutes libéraux sont de plus en plus nombreux. On en compte près de 50.000, deux fois plus qu'il y a 20 ans. Mais ils sont extrêmement mal répartis : d'un département à l'autre, la densité varie de un à cinq. On compte presque 200 kinés pour 100.000 habitants à Paris et dans l'Hérault, 234 dans les Hautes-Alpes. Dans l'Indre, le Cher ou en Eure-et-Loir, on tombe à moins de 60 ».
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Vincent Collen explique que « c'est l'un des problèmes auxquels l'assurance-maladie veut s'attaquer en ouvrant aujourd'hui des négociations avec les syndicats de masseurs-kinésithérapeutes. En régulant l'offre, elle espère améliorer l'accès aux soins et limiter la progression des dépenses ».
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Le journaliste remarque que « les zones les plus problématiques ont été identifiées. Reste à s'entendre sur des mesures pour favoriser l'installation des professionnels dans les zones déficitaires et la limiter dans les zones «surdenses» ». Alain Bergeau, président du syndicat FFMKR, prévient : « Pas question de faire un copier-coller de l'accord infirmiers. Ce n'est pas parce qu'on bloquera les installations dans le Var que les kinés iront s'installer dans la Creuse ».
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Vincent Collen note ainsi que « les kinés ne dépendent pas que de l'assurance-maladie pour leurs revenus. A côté de leur activité conventionnée, ils ont développé des actes non remboursés comme l'ostéopathie ou les massages. Il est donc plus difficile de contrôler la démographie ».
> « La FFMKR réclame des incitations pour les zones déficitaires, notamment une prise en charge partielle des cotisations »,
continue le journaliste. Alain Bergeau ajoute : « On pourrait aussi demander aux nouveaux diplômés d'y exercer en début de carrière ».
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Vincent Collen aborde une « autre régulation à mettre en œuvre, celle des actes. Depuis l'an dernier, la Haute Autorité de santé a fixé, pour cinq pathologies, un nombre de séances au-delà duquel l'accord de l'assurance-maladie est nécessaire. Cinq autres référentiels ont été validés en 2011, d'autres suivront en 2012 ». Le journaliste précise qu’« en contrepartie de ces mesures de régulation, les professionnels demandent une hausse de leurs tarifs »


 

Dr Chantal Guéniot le mardi 05 juillet 2011

Source : d’après un colloque organisé par le laboratoire Pfizer le 27 juin 2011.

 

Merci à M.C. pour nous avoir transmis cet article.

 

Article édité par Evy

 

Publié dans Articles collectés

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