« Médicaments génériques : les médecins montrés du doigt »

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

941150-1116836Vincent Collen note dans Les Echos que « les médecins sont responsables, en partie, du recul des ventes de médicaments génériques. C'est l'accusation portée, enquête à l'appui, par le Gemme, organisation qui défend les intérêts des laboratoires qui commercialisent ces copies bon marché des molécules qui ont perdu la protection de leur brevet ».


Le journaliste relève ainsi que selon se sondage réalisé par BVA auprès de 200 praticiens, « pour 22% de leurs prescriptions, les médecins généralistes utiliseraient la mention «non substituable» ou «NS» sur l'ordonnance ».


Catherine Bourrienne-Bautista, la déléguée générale du Gemme, précise que « ce taux est encore plus élevé pour les médecins généralistes de plus de 55 ans avec une patientèle importante, qui font plus de 100 consultations par semaine ». Vincent Collen rappelle que « l'assurance-maladie évoquait en fin d'année dernière un taux beaucoup plus faible, de 4% ».


Gilles Bonnefond, secrétaire général du syndicat de pharmaciens Uspo, note que « le chiffre de 22% semble très élevé. Mais la tendance est bien là, nous constatons une progression de la mention "non substituable" depuis plusieurs années ».


Claude Leicher, président du syndicat MG France, remarque pour sa part que « des informations négatives sur la qualité ou la sécurité des médicaments génériques ont été largement diffusées ces derniers mois, elles ont influencé certains médecins, qui hésitent désormais à prescrire des génériques ».


Gilles Bonnefond ajoute que « la pression des patients pour qu'on leur délivre le médicament de marque est parfois forte », puis déclare que « les visiteurs médicaux tiennent un discours antigénériques aux médecins pour limiter la baisse du chiffre d'affaires lorsqu'une molécule perd la protection de son brevet ».


Vincent Collen constate en conclusion que « le phénomène inquiète l'assurance-maladie, qui a mis ce sujet à l'ordre du jour d'une réunion avec les syndicats de médecins et de pharmaciens ce mercredi. […] Le taux de substitution n'en finit pas de reculer. Il est passé de 76% à moins de 68% en un peu plus de deux ans. L'assurance-maladie et les syndicats de pharmaciens se sont entendus pour tenter de faire remonter ce taux à 85% ».

 

Recueilli dans le journal : Les Echos

 

Edité le 04 juin 2012 par :

Evy - signature animée Titi

Publié dans Articles collectés

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