« Médicaments sans ordonnance : Touraine contre la vente en grande surface »

Publié le 22 Décembre 2013




Le Parisien indique en effet qu’« après l'annonce de l'Autorité de la concurrence préconisant une libéralisation «limitée et encadrée» de la vente des médicaments non remboursés, Marisol Touraine a réaffirmé «son attachement au monopole officinal sur les médicaments, qui permet à notre pays de sécuriser leur dispensation et d'agir efficacement contre la contrefaçon, tout en garantissant l'accès de nos concitoyens aux médicaments sur l'ensemble du territoire» », selon un communiqué du ministère de la Santé.
 

Le journal remarque que « la ministre se dit également «attentive» à ce que les négociations en cours sur la rémunération des pharmaciens «débouchent rapidement». En outre, elle missionne l'inspection générale des affaires sociales «afin de dresser un état des lieux de la situation et de proposer des évolutions, après avoir entendu l'ensemble des acteurs de la chaîne du médicament» ».

Le Parisien revient sur cet avis de l'Autorité de la concurrence, qui « s'est prononcée en faveur de la libéralisation de la vente des médicaments d'automédication. […] L'Autorité fait valoir que cette ouverture permettrait d'offrir des «des avantages en terme de prix» ».

Bruno Lasserre, président de l'Autorité, déclare ainsi que « l'essor de l'automédication et le développement des ventes de médicaments sur Internet imposent de faire bouger les lignes ». Le journal relève que le responsable « a souligné que mettre fin au monopole des pharmacies permettrait aux patients de faire des économies. Une autre enquête, menée par UFC-Que choisir, évoque des baisses de 11% à 16%, avec une économie pour les patients de 270 millions d'euros par an ».

Bruno Lasserre précise cependant qu’« il n'est pas question de permettre la vente de ces médicaments sans la présence d'un diplômé en pharmacie ». « L'ouverture du marché n'entraînerait pas une surconsommation de médicaments, assure par ailleurs l'Autorité de la concurrence, se fondant sur l'exemple d'autres pays où la libéralisation a déjà été appliquée », ajoute le quotidien.
 

Le Figaro remarque également que « le gouvernement soutient les pharmaciens ». Le journal cite Michel-Edouard Leclerc, président de l'enseigne de distribution du même nom, qui indique qu’« il n'est pas question de remettre en cause le rôle du pharmacien. Nous ne mettrons ces produits en vente que sous son autorité ».

De son côté, Isabelle Adenot, présidente de l'Ordre, déclare que « les pharmaciens d'officines jouent leur rôle de professionnel de santé et n'hésitent pas à aiguiller les patients vers un médecin, plutôt que de les inciter à surconsommer ». La responsable ajoute que « les prix ne sont pas forcément moins chers en grande distribution, et la remise en cause de ce monopole fragiliserait trop les officines, qui disparaissent au rythme de une tous les 3 jours ».

« Pour autant, l'Autorité de la concurrence ne doute pas de sa capacité à faire bouger les lignes », souligne Le Figaro.
 

Les Echos parle quant à lui de « bras de fer sur la vente en supermarché » des médicaments sans ordonnance, notant que « la position du gouvernement est solide, mais le constat dressé par l’Autorité n’en est pas moins dur sur les produits d’automédication. […] Sur 177 pharmacies étudiées, les prix vont du simple au quadruple ».

Revue de presse rédigée par Laurent Frichet 
Le Parisien , Le Figaro , Les Echos , Libération , La Croix , Le Monde
 
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Edité le 22 décembre 2013 par : 
 
 
   

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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