PSYCHO-SOMATOTHERAPIE

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

La Psycho-Somatothérapie est une forme de psychothérapie créée et enseignée à l'Ecole Européenne de Psychothérapie Socio et Somato-Analytique (eepssa).

Cette école a été fondée en 1987 par le Dr Richard Meyer, Psychiatre, ancien interne du CHU de Strasbourg, ancien médecin assistant de l'université de Lausanne et membre de l'académie de médecine de Pologne.
Il possède un deuxième doctorat en sociologie et ethnologie (Paris Sorbonne).

Dans les disciplines qu'il développe, la dimension corporelle, « somato », est intégrée aux deux autres dimensions, psycho- et socio-, pour constituer une approche globale du patient, à la fois thérapeutique et analytique. C'est ce qu'il nomme « la méthode pleni-intégrative », visant à combiner différentes méthodes thérapeutiques afin de s'adapter au patient. La personne est « active » physiquement pendant les séances, de façon corporelle, et devient donc actrice de son propre changement.

S'engager dans une psycho-somatothérapie :

Les praticiens ont l'habitude de dire que : 

 «un patient qui a franchi la porte du cabinet

à déjà parcouru la moitié du chemin vers le mieux-être ».


Les qualités requises pour le praticien ainsi que le contrat de réussite pour la personne qui s'engage sont : l’honnêteté, l'engagement personnel, la modestie, et le respect.

Il est essentiel que la personne soit dans une réelle volonté de changer, d'évoluer, qu'elle soit en quête de développement personnel. 

Le psycho-somatothérapeute à parcouru le cheminement de sa propre quête pendant ses années de formations, qui sont expérientielles et obligatoirement accompagnées d'un suivi psychothérapeutique en parallèle de l'école. Il est donc entré dans une personnalité de thérapeute par l'apprentissage et le travail sur soi. Il a également engagé un travail d'exploration, visant à définir ce qui l'a amené à vouloir devenir thérapeute, défini ses motivations, développé sa propre démarche...

La formation intégrative proposée par Richard Meyer, permet au praticien d'inclure tout ce qui le constitue dans sa dimension d'être thérapeute, d'adapter ses propres outils dans sa démarche, en bénéficiant de la possibilité de suivre un parcours de formation varié, incluant les grands courants validés : cognitivo-comportementaux, stratégico-systémiques, somatothérapeutiques-somatoanalytiques, humanistes-transpersonnel et psychanalytiques.

A chacun ensuite d'approfondir son parcours optionnel et de choisir sa spécialisation.
A chacun de découvrir des approches, des méthodes, des courants... de quoi assouvir sa curiosité tout en développant son sens des responsabilités.
Car il y à une consigne, de taille : "si la méthode, la technique, l'outil thérapeutique... ne vous convient pas, si il ne vous apporte aucun bénéfice dans le sens du "mieux être", ne le pratiquez pas et ne le proposez pas à vos patients".

Voilà comment Richard Meyer a réalisé sa vision, celle d'un lieu qui réunit véritablement les écoles et les courants, plutôt que de les diviser, puisqu'il s'agit d'aller vers un but commun, qui est d'apporter une source de savoirs, un lieu d'échanges et de création sur le thème de la "reconstruction de l'humain"!

Voilà un bel exemple d'humilité et d'intelligence.

« Il n'y a pas tout, mais il y a Plein »...

R.Meyer 

La formation à la Psycho-Somatothérapie inclut 3 dimensions :

La dimension théorique mise en application

  • une formation en psychologie apportée par des études de cas et des mises en situations en plus des références théoriques.
  • une formation en techniques corporelles en experientielles (c'est à dire expérimentées sur soi)

  • une formation aux pratiques en solo, en individuel (c-a-d en couple thérapeute/patient), et en groupe (dimension familiale et sociale).

  • une intégration sociale (familiale, professionnelle, culturelle, spirituelle...)

La dimension corporelle développe 3 savoirs :

  • un savoir-faire : c'est l'apprentissage de techniques efficaces, originales, nombreuses, fonctionnelles et différentes afin de correspondre à chacun

  • un savoir-être : le praticien développe une faculté de connexion entre ses différentes fonctions psycho- somato- et socio-, en même temps qu'il développe chacune de ces fonctions en lui-même.

  • Un savoir-jouir : savoir partager la jouissance de chacun, de son esprit, de son corps, de ses fonctions corporelles, et également d'éveiller cette énergie de jouissance chez les patients.

Cependant, une méthode ne fait pas tout. Selon un récente étude, 70% de l’efficacité d'une psychothérapie tient dans la personne du thérapeute et de l'engagement du patient. Il ne reste donc que 30% de réussite à répartir dans les méthodes et les théories...

Aucune méthode n'est donc meilleure qu'une autre. Il s'agit simplement d'être à l'écoute de celle qui correspondra au patient et au praticien.
En moyenne, 50% des patients souhaitent une thérapie courte, (6 mois maximum). 35% ont besoin de travailler pendant 1 à 2 ans et suivent une thérapie centrée sur la personnalité. 15% souhaitent aller plus loin et s'engagent dans une thérapie longue (au delà de 2 ans), soit une psychanalyse. C'est donc en suivant ces observations que Richard Meyer introduit dans sa formation la cure séquentielle.


La cure séquentielle :

Richard Meyer forme ses élèves à la « cure séquentielle ». Il s'agit d'une adaptation des méthodes qui a pour objectif de les rendre complémentaires les unes et les autres, dans une continuité logique et claire, plutôt que de les considérer comme opposées et concurrentielles. 
Dans la pratique, cela consiste à changer la durée du traitement selon les demandes du patient, l'amélioration ou la stabilisation de son état, sa volonté d'approfondir sa connaissance de soi, etc...

C'est ainsi que les personnes qui suivent une psycho-somatothérapie se voient proposer un bilan tout les 6 mois, avec tout d'abord un accompagnement utilisant les méthodes de thérapies courtes (d'orientation principalement corporelle et comportementale).

Au terme des 6 premiers mois, si la personne choisit d'approfondir son travail psycho-somatothérapique, la dimension affective sera abordée progressivement dans une approche Humaniste. A partir de la 60° séance et si la personne souhaite poursuivre son accompagnement, elle entrera dans ce que l'on appelle une psychothérapie Longue, c'est-à-dire une psychanalyse.

Concernant toutes les méthodes et les courants abordés, je rappelle ici que nous sommes dans la complémentarité et non dans la compétition. Il ne s'agit pas de former des spécialistes à une méthode, mais de permettre aux praticiens de se spécialiser à des méthodes qui leurs correspondent afin d'accompagner de façon honnête et responsable les personnes qui viendront frapper à la porte de leur cabinet! Sans parler de la fabuleuse faculté qu'ont ensuite ces praticiens d'adapter leurs outils selon leur personnalité, d'y apporter leur couleur!

Nous sommes avant tout des êtres créatifs, et chacun sait à quel point cette notion est essentielle dans le parcours vers la guérison !

Construction de la méthode :

Afin de répondre à la diversité sans entrer dans la compétition, le Professeur Meyer a entrepris un travail d'analyse de la méthode. En se posant les bonnes questions : « qu'est-ce qu'une méthode thérapeutique ? Quels sont les éléments qui permettent de construire une méthode ? »... Voici une desciption succinte de sa démarche :

Les facteurs

Il a tout d'abord défini les différents facteurs qui entrent en jeu dans toutes les méthodes psycho-somatothérapeutiques et tout d'abord les facteurs organisateurs de toute thérapie : 

  1. un canal de communication : verbal, corporel, médiatisé (art, animaux...)

  2. un cadre de vie : solo, duel (principal), couple/famille, groupal (20%)

  3. une durée : courte (> 20 séances), intermédiaire (<60 séances, soit 1 à 2 ans), et longue (<2 ans)

Ensuite, il a développé toutes les possibilités d'infrastructures matérielles, relatives à la demande du patient selon sa problématique et ce qu'il souhaite aborder.
quelques exemples d'infrasctructures :

  1. solo + durée courte à moyenne = méditation, relaxation...

  2. duel + verbal + corporel + durée courte = méthodes comportementales

  3. longue + duel = aliance thérapeutique = psychanalyse

La durée détermine l'entrée en thérapie courte, moyenne ou longue selon le développement de la dimension affective, qui est propice au transfert.

En psychanalyse, c'est le transfert qui est analysé. Sans une durée longue, on ne peut pas encore parler de "transfert" et donc entrer dans une véritable méthode analytique.

La durée de la thérapie va donc déterminer l'attitude du thérapeute, mais celle-ci pourra être ajustée en fonction du patient et de son parcours antérieur déjà réalisé, si le praticien sent que cela est juste (dans le sens de la justesse).


Attitude du thérapeute :

  • durée courte = directif

  • durée intermédiaire = mi-directif, mi-analytique

  • durée longue = analytique

Le thérapeute doit adhérer à la règle des 3 « P » : Présent + Positif + Plénier

cela implique :

  • pas d'arrières pensées ou d'idées secondes

  • un certain art de vivre et de pratiquer.

La Reliance : Que se passe-t-il entre le thérapeute et le patient ?

  • durée courte : intersubjectivité. L'alliance thérapeutique se développe dans la confiance par l'explication, le développement de l'amitié. Le patient explique au thérapeute et celui-ci le comprend, le conseil, le soutient, l'écoute...

  • durée intermédiaire : à partir de 20 séances se développe l'attachement qui apparaît chez l'enfant et se développe de 6 mois à 3 ans. C'est là aussi que vont se développer les résistances et les manipulations... qui permettrons ici d'entrer progressivement vers un début d'analyse.

  • durée longue, analytique : la relation devient ici transférentielle (on parle de transfert positif ou négatif). C'est une façon de « déconstruire » la structure sipide mais qui comporte un risque de déstructuration, avec une possibilité de régression (pour les patients aux symptômes archaïques -, borderlines). Le thérapeute doit s'engager à être disponible aussi longtemps que nécessaire envers son patient. 

Le thérapeute peut refuser d'assurer l'accompagnement d'une personne, s’il ne possède pas la méthode appropriée à sa demande. Il va, dans ce cas, l'orienter vers un confrère et expliquer les raisons au patient, quand cela est possible, les raisons de son refus d'engagement (qui peuvent être personnelles autant que professionnelles). 

Le psycho-somatothérapeute, tout comme le psychothérapeute, s'engage à s'inscrire dans un groupe de supervision. Il s'agit d'un groupe de professionnels qui se réunissent afin de parler de leur pratique, des difficultés qu'ils peuvent rencontrer, d'échange et d'approfondissement de leur méthode. De même, il doit s'inscrire dans une démarche personnelle de formation régulière, et d'approfondissement de ses propres méthodes dans le but de les adapter constamment aux patients qui le consultent.


En conclusion :

La psycho-somatothérapie est donc une méthode globale, pleini-intégrative, proposant un parcours de formation depuis les thérapies brèves jusqu'à la psychothérapie longue et analytique.

Un psycho-somatothérapeute n'est pas un spécialiste d'une méthode unique. C'est un artisant de l'âme qui à aquis un art de vivre, développé son savoir faire autour de plusieurs méthodes et qui s'engage à parfaire constammement sa boite à outils afin d'assurer un accompagnement individuel à chacun de ses patients.

En espérant que cet article vous aura apporté des éclairages sur cette discipline toute jeune mais qui vient de loin. Pour en savoir plus, visitez le site de l'EEPSSA : www.eepssa.org.

 

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Article collecté sur le site :

http://www.psycho-somatotherapeute.fr/

 

Edité le 12.01.13 par :

signature piaf

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Rasmussen 23/02/2015 22:52

Je viens de decouvrir ce long article ..plutôt explications de notre chère ecole de L Eepssa.
Celà m'a beaucoup plu. Je m 'y reconnais bien en tant que therapeute! ! Tres cordialement. Mirelle.