Quelles solutions pour combattre le mal de dos?

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Quelles solutions pour combattre le mal de dos?

Plusieurs traitements peuvent être proposés pour soigner le mal de dos.

Du simple antalgique à la stimulation électrique, des médecines douces aux techniques antidouleur, le banc d'essai des méthodes pour lutter contre le mal de dos. 

 

Médicaments: avec parcimonie

S'il n'existe aucun traitement spécifique du mal de dos, les antalgiques peuvent néanmoins être envisagés. Mieux vaut commencer par les antidouleur de niveau 1 (paracétamol principalement) sans dépasser la dose de 4 grammes par jour, avant d'envisager le niveau 2 de type codéine, sachant que la molécule la plus utilisée en France, le dextropropoxyphène (Di-Antalvic), a été retirée du marché en mars 2011. Le recours aux morphiniques, lui, doit être réservé aux douleurs rebelles, telles que des sciatiques aiguës. 


En deuxième ligne viennent les anti-inflammatoires, dont l'usage suppose qu'il y ait effectivement une inflammation... "Ce qui n'est pas démontré dans la majorité des cas de mal de dos", rappelle le Dr Jean-Yves Maigne, chef du service de médecine physique à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, à Paris. D'autant que, "le plus souvent, on ne voit rien de concluant à l'imagerie". Mieux vaut donc s'en tenir à des signes cliniques clairs: une douleur nocturne, une raideur le matin, une composante arthrosique, en particulier chez les plus de 55 ans atteints de sciatique ou souffrant de douleurs cervico-brachiales. Si ces anti-inflammatoires ne soulagent pas efficacement, il est préférable de les arrêter au bout d'une semaine, et, en tout état de cause, de ne jamais les prendre plus d'un mois en continu. Les autres médicaments doivent être utilisés avec prudence. Les myorelaxants sont "relativement peu efficaces", rappelle le Dr Maigne ; en outre, la durée de prise de ces molécules proches du Valium ne doit pas excéder une dizaine de jours. Et les antidépresseurs de la famille des amitripylines (Laroxyl et autres) ne peuvent être prescrits qu'à très peu de patients.  

Ne jamais prendre des anti-inflamatoires plus d'un mois en continu. 


Reste la question des infiltrations, dont le principe est d'injecter de la cortisone au contact même de la zone douloureuse. Une thérapeutique largement employée, mais "débattue aujourd'hui encore", car, même si elle apporte dans certains cas un réel soulagement, "les études à grande échelle ne confirment pas ces bons résultats", souligne le Dr Maigne. Pas question, en tout cas, d'en effectuer plus de trois par an, y compris quand elles sont efficaces. Les risques ne sont en effet pas négligeables. Outre les infections microbiennes sur le site de l'injection, une infiltration provoque, dans 1 cas sur 40 000 environ, des séquelles graves, comme une paralysie. 

 

Manipulations: à effectuer avec prudence

Les manipulations, intéressantes pour prévenir ou soulager les maux de dos, sont interdites en cas d'infection, de fracture, de tumeur ou de malformation.

Les manipulations, intéressantes pour prévenir ou soulager les maux de dos, sont interdites en cas d'infection, de fracture, de tumeur ou de malformation.

 

AFP

 

Tous les spécialistes en conviennent: autant pour une lombalgie récente et sans sciatique, des manipulations "douces" musculaires peuvent être prescrites sans grandes réserves, autant les manipulations avec craquement vertébral doivent être envisagées avec précaution. Le Pr Philippe Vautravers, chef du service de médecine physique et de réadaptation de l'hôpital de Hautepierre, à Strasbourg, distribue même un "carton rouge" en cas de fracture, d'infection, de malformation ou de tumeur. Et un "carton jaune" lorsque le sujet est très âgé (ou très jeune), qu'il est sous anticoagulants ou qu'il souffre de fibromyalgie. Quant au rachis cervical, il est plus fragile encore - "jamais de rotation du cou avant 50 ans", précise à ce propos le Dr Jean-Yves Maigne. En effet, si les artères situées au niveau des vertèbres sont atteintes, les séquelles vont de la paralysie à l'accident vasculaire cérébral, parfois mortel. Des accidents rarissimes (1 pour 300 000 manipulations environ), mais inacceptables au vu du bénéfice thérapeutique attendu. En cas de douleur persistante, la prudence exige donc de commencer par se rendre chez son médecin traitant qui rendra le diagnostic. Avant d'envisager, éventuellement, un acte de manipulation effectuée par un professionnel compétent (médecin ou ostéopathe titulaire d'un diplôme universitaire). En principe, avec de trois à cinq manipulations à cinq jours d'intervalle, le soulagement est rapide. "Sinon, c'est du commerce et mieux vaut arrêter", lance Philippe Vautravers.

 

Publié le: 31/05/12 par Vincent olivier

  

 

Source:http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/quelles-solutions-pour-combattre-le-mal-de-dos_1120478.html

 

Phil

 

 

Publié dans Articles collectés

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coussin chauffant 02/07/2012 23:21


Bonjour,


Pour combattre le mal de dos, il est important d'avoir de bonnes habitudes de postures et de faire des exercices au quotidien. Il y a aussi les coussins chauffants pour soulager la douleur