Relation patient – médecin

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Nombreux sont les patients qui ont parlé de leur déception à l’égard de leur médecin. Ils se sentent mal à l’aise face à leur sentiment d’impuissance ou leur attitude pressante. Il faut admettre que le quart d’heure imparti est souvent trop court pour mettre des mots sur tous symptômes dont ils souffrent. De ce fait, des troubles sérieux sont passés sous silence, troubles dont le médecin devrait être informé. D’un côté, on demande aux patients de s’engager à acquérir le sens des responsabilités envers leur maladie, de l’autre côté, les moyens pour le faire sont restreints.

Le premier problème souvent rencontré entre patient et médecin est le manque de communication qui vient compliquer le traitement. Le médecin cherche avant tout à mesurer les plaintes du malade afin de définir la cause possible de ses maux. La formation qu’il a reçue lui a appris à se concentrer sur des critères d’examens scientifiques pour des pathologies précises dans laquelle la fibromyalgie n’entre pas.


Quel est le rôle du médecin?

Son rôle premier est d’écouter les signes subjectifs du patient. L’intérêt témoigné pour les souffrances émises (le patient a autant besoin de se faire entendre et de comprendre que de se sentir soulagé par le traitement médicamenteux), signe une alliance thérapeutique dont les effets seront d’une importance capitale pour leur collaboration.
Son deuxième rôle est l’information. Le médecin aura avantage à expliquer au malade que la véritable cause de la FM demeure inconnue pour l’instant et qu’il est difficile d’obtenir rapidement un soulagement satisfaisant. Qu’il lui faudra de la persévérance et du courage pour maintenir une qualité de vie satisfaisante, car il n’y a pas de pilule miracle pour apporter une solution à tous ses symptômes. L’information ne devrait pas se limiter au patient, mais devrait inclure le conjoint ou la conjointe ou un autre membre de la famille si le patient vit seul.
Un troisième rôle est d’encourager le patient dans toutes les initiatives afin qu’il conserve le courage nécessaire à prendre une part active dans la gestion de son état de santé et de réorganiser son hygiène de vie. Le rassurer que sa qualité de vie peut être maintenue même si les effets de la maladie peuvent persister. Lui offrir un soutien émotionnel et lui suggérer des modifications comportementales notamment en ce qui concerne les facteurs aggravants. Lui expliquer les bénéfices à tirer d’un programme interdisciplinaire.


Quel est le rôle du patient?

Son rôle premier est d’informer le médecin de tous les symptômes qu’il ressent dans son organisme. Aucun symptôme n’est anodin: qu’il s’agissent de troubles digestifs, de maux de tête persistants, de troubles du sommeil, des douleurs musculaires, etc.. Trop souvent, un symptôme est mis en évidence et d’autres tout aussi importants sont oubliés. Aussi, il peut s’avérer nécessaire de préparer à l’avance son prochain RV en dressant une liste de ses préoccupations, de parler franchement et ouvertement avec son médecin, de le tenir informer des prises de médicaments et de leurs effets (positifs ou négatifs), de ne pas hésiter à lui poser des questions et à exiger des explications, de ne pas être gêné si l’on ressent le besoin de prendre des notes pour les suggestions importantes, etc…
Ensuite, il est important de choisir un médecin avec lequel on se sent à l’aise et en confiance (semble-t-il à l’écoute? semble-t-il irrité à la vue d’une liste de questions? Répond-il aux questions de façon précise et compréhensible? Semble-t-il rassurant et encourageant? Admet-il les initiatives du patient?…).
Ne pas hésiter à changer de médecin, si ce dernier se montre sceptique à l’égard des souffrances invisibles de la fibromyalgie.


Les deux partenaires, patient et médecin, comme dans toute autre relation, doivent s’efforcer d’entretenir une confiance mutuelle.

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