Trouble panique, hyperventilation, spasmophilie

Publié le 23 Octobre 2013

Trouble panique, hyperventilation, spasmophilie

 

Le cycle de la respiration permet aux poumons de prendre l'oxygène de l'air pour nourrir l'organisme et d'éliminer le gaz carbonique du sang.

 

Habituellement, un adulte respire entre 8 et 15 fois par minute.


Bien sûr, cette fréquence augmentera lors d'efforts physiques et diminuera pendant la relaxation et le sommeil.

 

Mais chez certaines personnes, attentives à ce qui se passe en elle, une simple accélération du rythme cardiaque pourra les inquiéter et entraîner une hyperventilation réflexe. Les signes de cette hyperventilation pouvant être eux-mêmes inquiétants, un sentiment de panique peut s’installer.


Si ce type d’épisode revient trop souvent, il s’agira d’un trouble panique institué, qu’il faudra avantageusement prendre en charge avec une thérapie de type comportementale et cognitive TCC). Plus la prise en charge sera précoce, plus la thérapie sera courte et efficace.

 

Ce syndrome d’hyperventilation avec panique est aussi appelé spasmophilie en France.

 

Le syndrome d'hyperventilation se définit par une accélération du rythme respiratoire.
Entre 6 % et 10 % des gens expérimentent de ce syndrome.


 L'organisme expire une trop grande quantité de gaz carbonique, ce qui augmente le pH du sang et entraîne une série de modifications physiologiques. Ces dernières s'associent à une multitude de symptômes qui affectent la plupart des systèmes (cœur, cerveau, circulation, respiration, etc.).

 

Les principaux symptômes sont les suivants :

  • étourdissements ;
  • sensation de manquer d'air, d'être incapable de gonfler complètement les poumons ;
  • faiblesse générale ;
  • fatigue ;
  • bouffées de chaleur ;
  • palpitations (accélération du rythme cardiaque) ;
  • mains moites ;
  • fourmillements ou engourdissement des doigts ;
  • douleurs thoraciques ou abdominales.
  •  Exposition à des agents irritants ;
  • Effort physique ;
  • Stress ;
  • Asthme ;
  • Hyperthyroïdie ; 
  • Et surtout, une tendance psychologique à développer une attention aiguë à ce qui se passe en soi. Toute perception perçue comme inquiétante, comme une accélération du rythme cardiaque, entraînera une hyperventilation, avec son cortège de signes eux-mêmes inquiétants. Une panique pourra alors en résulter, amplifiant les symptômes.

Respirer dans un sac en papier 

Si votre médecin n'a diagnostiqué aucune maladie liée à votre hyperventilation, comme c'est le cas chez la plupart des gens, essayez de réduire votre rythme respiratoire.
La technique est simple : dès que vous ressentez les symptômes, inspirez et expirez normalement pendant 5 ou 10 minutes dans un sac en papier, en n'y laissant pénétrer que votre propre souffle et un peu d'air frais.
Cela permet de retenir le gaz carbonique expiré pendant l'hyperventilation.
Prenez bien soin de faire entrer de l'air frais dans le sac toutes les minutes.

 

Se détendre
Si votre hyperventilation est causée par des situations stressantes, apprenez à vous relaxer.
Réservez-vous des moments pour vous détendre, même quelques minutes par jour.
Lecture, musique, marche à pied, bain chaud, bref, profitez-en pour faire ce que vous aimez.

Faire des exercices de respiration
Exercez-vous à respirer lentement et en utilisant votre diaphragme (le ventre doit se gonfler à l'inspiration et se dégonfler à l'expiration).
Pratiquez cet exercice pendant une dizaine de minutes lorsque vous vous sentez stressé.
Il vous aidera à éviter la crise d'hyperventilation. Le yoga permet de faire de très bons exercices de relaxation et de respiration.

 

Bouger
L'exercice contribue à diminuer l'anxiété et procure une sensation de bien-être.
Nul besoin d'un sport intensif : quelques minutes de marche, une fois par jour, suffisent à se sentir mieux.

 

Ne pas paniquer
Les symptômes ne font qu'empirer.
Mais si vous paniquez, sachez que la crise sera limitée dans le temps. Détendez-vous et programmez une consultation.

 

Vous avez des crises d'hyperventilation à répétition.

Vous n'arrivez pas à maîtriser vos symptômes et évoluez vers un trouble panique.

 

Le médecin procède à un examen physique et vous soumet à un questionnaire complet.

Des tests de dépistage seront peut-être nécessaires pour éliminer les maladies possibles : radiographie pulmonaire, test de provocation bronchique non allergénique, électrocardiogramme, formule sanguine.

  

D'autres examens plus approfondis sont parfois requis.

 

Il s'agit d'abord de rassurer le patient : dans la plupart des cas, l'hyperventilation n'est pas dangereuse pour la santé. Il s'agit tout bonnement d'une mauvaise habitude respiratoire qu'il faut corriger.

  

Le médecin se doit de donner des conseils de respiration à son patient pour l'aider à maîtriser ses symptômes et à améliorer sa qualité de vie. Il existe même des programmes de rééducation respiratoire.

  

Des anxiolytiques (médicaments contre le stress) peuvent également être prescrits.

Mais si le diagnostic de trouble panique est établi, ou bine celui de spasmophilie qui est équivalent, une consultation auprès d’un psychologue ou psychiatre spécialisé dans les thérapies comportementales et cognitives (TCC) est vraiment essentiel. Il vous apprendra à vous relaxer en début de crise et cherchera avec vous vos comportements problèmes et vos pensées négatives, comme d’être trop attentif à ce qui se passe en nous. Puis après quelques séances et l’expérience de crises de moins en moins fortes au fur et à mesure que votre aptitude à les gérer se développera, vous constaterez que celles-ci s’espaceront puis disparaîtront. Aujourd’hui, on peut vraiment guérir des troubles paniques.

 

--------------

 

Article collecté sur le site :

http://www.e-sante.fr/trouble-panique-hyperventilation-spasmophilie/symptome-maladie/348

 

Edité le 23 octobre 2013 par :

 

 

-----------------

!!! ATTENTION !!!

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer.

Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable, avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.

Ne prenez jamais un produit, quel qu'il soit,  sans l'accord express d'une personne compétente en la matière.  Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu.

Merci de votre compréhension.    

 

Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #Articles collectés

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Karine 23/10/2013 19:10


Merci bien Evy pour tous ces articles très intéressants ! Quand j'étais plus jeune, je faisais quotidiennement de la spasmophilie à en vomir (surtout la nuit) et le jour où j'ai appris à respirer
profondément comme l'article l'explique si bien, les crises se sont calmées plus rapidement, se sont espacées jusqu'à leur disparition totale.