« Votre médecin est-il vraiment bien formé ? »

Publié le 19 Mars 2014

  


C’est ce que titre Le Parisien sur sa une. Le journal publie ainsi un « classement des facultés et hôpitaux qui forment le mieux les internes », établi par l’Intersyndicat national des internes (Isni). « Premier Lille, [deuxième Angers, troisième Nantes], quatrième Paris…. Et dernier Marseille. […] Avec ce classement [de 1 à 28], vous allez savoir si le médecin qui exerce en bas de chez vous a été bien formé », observe le quotidien.
 

Le Parisien explique que « ce n’est pas le seul critère, mais le niveau de la formation change beaucoup de choses pour la qualité des soins. Quelque 5.000 médecins internes (sur un total de 21.000 en France) ont répondu au questionnaire de l’Isni. Leurs conclusions font écho à certaines publications de référence ».

Le journal indique que « 14 critères ont été retenus » (« qualité des cours, organisation, évaluation des étudiants, possibilité d’avoir accès à des demi-journées de formation… »), et note que « ces différences, d’un endroit à l’autre, s’expliquent par des différences de niveau dans les pratiques professionnelles d’une fac à l’autre, d’un CHU à l’autre ».

Le président de l’Isni, Emmanuel Loeb, remarque ainsi que « la qualité de la formation [des internes] varie beaucoup en fonction de la région où ils sont affectés. […] Or, les Français ne le savent pas et croient que toutes les formations de médecine se valent ».

« A nos yeux, la qualité de la formation renvoie à l’implication ou non de certains chefs de service, au rôle stratégique des doyens d’université. Se posent parfois des questions de sécurité des soins pour le patient, car dans certains services les internes doivent rester de garde 24 heures sur 24, sans repos compensateur ensuite. Ce n’est pas très rassurant pour les malades », continue le responsable.
 

Emmanuel Loeb précise : « Nous demandons une réforme de la filière de formation, notamment afin qu’il y ait davantage de d’évaluations tout au long de nos études. Nous voulons plus de transparence dans ce domaine, car, dans certaines facultés, c’est assez opaque ».

De son côté, Dominique Perrotin, président de la conférence des doyens d’université, observe que « la formation des internes à la française, qui se fait essentiellement au lit du malade, doit être préservée, mais aussi améliorée. Il faut être un peu plus exigeant au niveau universitaire. On doit davantage évaluer les étudiants ».

Le Parisien précise que « ce sera l’enjeu d’une réforme que prépare le gouvernement. Attention, terrain sensible, les hôpitaux sont déjà sous tension, il ne faudrait pas qu’une révolte des jeunes carabins mette le feu aux poudres ». 

Le Parisien
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet  
 
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Edité le 19 mars 2014 par, 
 
 
 

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

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