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Xème Conférence Internationale François Boureau

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Pour la dixième année consécutive, l'Institut UPSA organise la Conférence Internationale François Boureau, elle aura pour thème l'Imagerie de la Douleur.

conférence F.Boureau 2010 La conférence sera animée par le Professeur Pierre Rainville (Département de stomatologie - Faculté de médecine dentaire, Université de Montréal) qui abordera l'actualité de l'Imagerie de la Douleur. Elle se déroulera le 18 novembre à 14h, Parc Chanot à Marseille.Cette conférence fait partie intégrante du programme du Congrès de la Société Française d'Etude et Traitement de la douleur qui se déroulera au Parc Chanot de Marseille, du 17 au 20 novembre prochain.

Cette année, le thème du Congrès est dédié aux céphalées et algies faciales rebelles.
Durant ces quatre jours des spécialistes s'interrogeront sur les apports des modèles animaux expérimentaux dans la compréhension de la douleur chronique, sur les soins infirmiers, la douleur en gériatrie ou encore sur les aspects psycho-sociaux de la douleur.
Des forums, tels que le forum infirmier et le forum réseaux seront organisés et un tour d'horizon des actualités scientifiques pour 2010 abordera les domaines suivants : douleurs neuropathiques, cancéreuses, post-opératoires, oro-faciales, psychiatrie/ psychologie. Enfin, après la session Sciences Humaines, le congrès se clôturera samedi, avec des ateliers thé-matiques spécifiques.


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La polyarthrite rhumatoïde perturbe la sexualité des patients

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Polyarthrite rhumatoïde vie intime

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Arthrite, le 12 octobre, l'Association Nationale de Défense contre l'Arthrite Rhumatoïde (ANDAR) révèle les résultats d'une enquête portant sur l'impact de la polyarthrite rhumatoïde sur la vie intime et émotionnelle. Zoom sur les conséquences de cette maladie qui touche près de 300 000 personnes en France, en particulier les femmes.

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La baisse de la libido et la fatigue perturbent fréquemment les relations sexuelles des personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Pour ne pas laisser pourrir une situation dont les conséquences sont très lourdes sur le couple, renouer le dialogue est essentiel.

Polyarthrite rhumatoïde et sexualité, des conséquences lourdes

70 % des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde souffrent de l'impact négatif de leur maladie sur leur vie intime et leurs relations avec les autres. C'est ce que révèle une enquête exclusive menée par l'Association Nationale de Défense contre l'Arthrite Rhumatoïde (ANDAR) auprès de 1 200 malades1."Si les conséquences néfastes de cette maladie sur la vie quotidienne ont déjà été mises en évidence dans de nombreuses études, les impacts sur la vie intime et la santé morale sont moins souvent étudiés", explique le Pr Gisela Kobelt, présidente de l'ANDAR2.

La baisse ou l'absence de désir est la première cause évoquée par les patients pour expliquer leurs troubles sexuels, suivis des douleurs et raideurs articulaires. Près d'une patiente sur deux souffre de sécheresse vaginale et un homme sur deux de troubles de l'érection. Et les conséquences de ces problèmes sexuels sont loin d'être anodines sur la vie de couple. En effet, les participants citent des tensions et des incompréhensions avec leur partenaire (26 %) ainsi qu'un sentiment de culpabilité (25 %) et de frustration (24 %). Pourtant, des solutions existent.

Briser les tabous de la sexualité et renouer le dialogue

Le sujet de la sexualité paraît difficile à aborder pour les patients atteint de polyarthrite rhumatoïde, 72 % d'entre eux n'en parlent pas à leur médecin et n'ont pas envie de le faire avec qui que ce soit. Les malades semblent d'ailleurs résignés puisque près de 60 % ne souhaitent pas d'aide particulière. "Les patients ne veulent pas en parler car ils pensent qu'il n'y a pas de solutions", regrette le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue et sexologue à Paris2.

Ces troubles sexuels ne doivent pourtant pas être mis de côté car la vie sexuelle est un élément important de la vie du patient, estime-t-il. En parler à un spécialiste de la sexualité, c'est faire un premier pas vers une sexualité épanouie. Ainsi, des traitements par voie orale ou locale permettent de lutter contre la sécheresse vaginale. De même, les dysfonctions érectiles peuvent être facilement prises en charge.

"Au-delà des traitements, il est essentiel de renouer le dialogue au sein du couple et de retrouver une certaine complicité", affirme le Dr Mimoun. "Souvent, de peur de faire mal, les partenaires n'osent plus et laissent s'installer le silence et la distance", confie le Dr Mimoun. Pourtant, près de 4 malades sur 10 ressentent une grande frustration et regrettent de ne pas pouvoir avoir "une sexualité comme avant".

La fatigue, un problème majeur

L'étude menée par l'ANDAR montre également que 9 patients sur 10 sont fatigués et que 27 % ressentent une fatigue sévère. Pour 80 % des personnes interrogées, la polyarthrite rhumatoïde est la cause première de cette fatigue, avant les troubles du sommeil, l'âge et les effets secondaires des traitements. Pourtant, seuls 6 patients sur 10 abordent cet aspect de la maladie avec leur médecin.

"Actuellement, on pourrait comparer la prise en charge de la fatigue à ce qu'était la prise en charge de la douleur dans les années 90. Nous sommes en retard et la fatigue est trop souvent ignorée", déplore le Pr Yves Maugars, chef du service rhumatologie au CHU Hôtel Dieu de Nantes2. En effet, la fatigue passe trop souvent au second plan dans les consultations, alors qu'elle affecte vraiment la vie des patients. Selon l'enquête, plus de 50 % des malades ont d'ailleurs été contraints de diminuer ou de renoncer à certaines activités à cause de la fatigue.

Il est important pour le malade de ne pas négliger cette fatigue qui a des conséquences lourdes sur sa vie quotidienne. En parler à son médecin permet d'en comprendre l'origine pour mieux la prendre en charge. Aujourd'hui, certains médicaments ont des effets très positifs contre la fatigue.

Alors que la fatigue et la sexualité sont des composantes essentielles de la vie quotidienne, trop de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde continuent à souffrir en silence. Bien que soutenus par leurs proches, il est indispensable que ces patients renouent le dialogue avec un professionnel de santé pour trouver une solution adaptée.

 

Article collecté le 11 octobre 2010.

Propos recueillis par Sarah Laîné - 2 octobre 2010

Sources :

1 - "Les conséquences de la polyarthrite rhumatoïde dans la vie quotidienne, professionnelle, relationnelle et intime", étude réalisée par l'ANDAR et sponsorisée par Roche-Chugai, juin 2010
2 - Conférence de presse de l'ANDAR, Roche-Chugai, 4 octobre 2010

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La fibromyalgie au quotidien

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Deux mains se rejoignant sur fond de coucher de soleil

La permanence des symptômes préoccupants et invalidants coupe les malades du reste du monde bien portant. Une étude menée au Canada par le Dr Carol S. Burckhardt sur des patients atteints de FM, de polyarthrite rhumatoïde, d’ostéoarthrite, de maladie pulmonaire chronique a révélé que les personnes fibromyalgiques étaient celles qui éprouvaient une qualité de vie nettement plus basse que les autres groupes témoins précités.

En raison de sa chronicité et de ses moments de péjoration souvent imprévisibles, la FM engendre inévitablement des privations personnelles qui ont des conséquences fâcheuses sur la vie familiale et sociale des patients.

 

  • - Incapacité de terminer les études ou de suivre des cours de perfectionnement
  • - Perte d’emploi ou d’avancement dans la profession
  • - Devoir faire face au scepticisme manifesté par l’entourage (famille, amis voire corps médical) devant des symptômes qui leur semblent «fantômes»
  • - Sensation d’impuissance face à la perte d’autonomie et d’énergie
  • - Interruption brutale de la pratique d’activités sportives ou d’autres loisirs importants pour la personne
  • - Perte de contact ou de maîtrise sur les événements communautaires et/ou sociaux
  • - Perte instinctive de l’épanouissement et du plaisir

Surgissent donc des difficultés spécifiques au lieu de travail et à la profession, des difficultés relationnelles tant au niveau familial qu’au niveau professionnel, des difficultés personnelles accrues (dont la piètre estime de soin) dues au nombre de sphères touchées qui – loin d’aider les malades – les entraînent dans un cercle vicieux dont il sera difficile de s’en sortir.C’est pourquoi une approche bio-psycho-sociale du syndrome est la meilleure approche pour essayer d’enrayer la spirale de laquelle les malades peinent à sortir. C’est une approche holistique de la personne; elle ne néglige aucune des sphères touchées par le syndrome et permet à la personne atteinte de fibromyalgie de développer pas à pas des stratégies pour recouvrer une qualité de vie acceptable.

Seuls des professionnels de la santé informés sur la fibromyalgie et ses multiples facettes peuvent apporter aux malades des moyens éprouvés pour les aider à se prendre en main. Il s’agit en l’occurrence de s’adresser en ce qui concerne:

  • L’approche biologique: à des médecins, rhumatologues, neurologues, allergologues, pneumologues… à des professionnels de la santé tels que physiothérapeutes, kinésiologues, acupuncteurs, sophrologues, thérapeutes pratiquant la visualisation, aquathérapeutes… reconnaissant tous la fibromyalgie
  • L’approche psychologique: à des psychiatres, psychothérapeutes ou autres thérapeutes de la santé mentale qui incluent dans leur thérapie un travail de soutien et sur l’image de soi
  • L’approche sociale qui permet d’éviter l’isolement social.

Cette approche, loin de préconiser une accumulation de thérapies, a pour but de signer l’entrée dans une pluridisciplinarité qui permet aux malades de faire un bilan de santé complet (nécessaire à l’exclusion d’une autre maladie que la FM) et d’entreprendre un programme interdisciplinaire (interdisciplinarité signifiant complémentarité) et de faire le choix entre des thérapies médicamenteuses et non médicamenteuses issues des trois sphères (bio-psycho-sociales), choix qui l’aide à progresser vers une meilleure qualité de vie. 

Article collecté le 16 avril 2010 sur le site :

http://www.fibromyalgie.ch/la-fibromyalgie-au-quotidien

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