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Bien soulager la sciatique

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

https://www.sante-sur-le-net.com/wp-content/uploads/2018/01/nerf-sciatique.jpg​​​​​​​

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La douleur est lancinante, du bas du dos à la cuisse, et parfois jusqu’au pied. Heureusement, cette pathologie se traite efficacement.

Une sciatique, ça fait très mal, au point de clouer bien souvent au lit la victime qui n’ose plus bouger le petit doigt de pied. C’est la conséquence d’une hernie discale qui comprime une racine nerveuse, à l’origine du nerf sciatique dans la colonne vertébrale. La douleur se propage alors dans le bassin et d’un seul côté, le long du membre inférieur. Cela peut arriver sans prévenir ou après un effort violent, en portant une lourde charge dans une mauvaise position. La sciatique peut partir d’elle-même, après un bain chaud et une nuit de repos, ou bien s’installer durablement. Les récidives ne sont pas rares quand le nerf a été atteint une première fois. Mais limiter la douleur et les épisodes à répétition, c’est possible en suivant les conseils de nos experts, le Dr Patrick Gepner, rhumatologue, et Dominique Blanc, ostéopathe.

Des séances bénéfiques :

Il arrive que la douleur ne disparaisse pas complètement ou qu’elle revienne régulièrement, même quand le médecin n’a pas pointé d’urgence réelle. L’ostéopathie peut alors s’avérer intéressante, « à condition que la hernie ne soit pas importante, car des manipulations pourraient la déplacer et la compliquer », prévient le Dr Gepner. « Mais quand des douleurs lombaires aiguës sont associées et laissent penser à une sciatalgie, quelques séances d’ostéopathie – à trois semaines d’intervalle au début, puis à trois et six mois – peuvent vraiment soulager », conseille Dominique Blanc. Car le praticien dépiste toutes les tensions à distance de la zone douloureuse, qui empêchent la rémission. « Un déséquilibre viscéral ou crânien, une blessure dans un membre inférieur modifiant la marche, par exemple, sont parfois des causes aggravantes, et c’est là qu’il faut agir par manipulations douces », poursuit l’ostéopathe. Une observation globale de la personne est toujours nécessaire.

Les bonnes habitudes à adopter :

Faites du sport ! C’est le conseil de nos deux experts. Pas pendant la crise, bien sûr. Celle-ci est d’ailleurs l’occasion d’identifier et de corriger les postures responsables de la sciatique, comme attraper un objet lourd en se penchant vers l’avant, les genoux tendus. En temps normal, l’activité physique permet de maintenir une musculature protectrice. « Même le tennis, le golf, la course à pied », assure le Dr Gepner, qui se refuse d’interdire certains sports, dans la mesure où ils ne sont pas directement responsables de la douleur. À chacun de repérer la discipline qui lui convient le mieux.

Le rhumatologue recommande aussi de limiter les longs trajets en voiture, parce que la posture assise prolongée et les vibrations peuvent réveiller la sciatique. Pensez à vous arrêter toutes les heures et à vous dégourdir les jambes. Dominique Blanc préconise aussi une séance d’ostéopathie par an pour maintenir l’équilibre global. Une attitude préventive pour éviter toute sciatique à l’avenir.

Quand parfois les choses se corsent...

Le médecin prescrit des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Si cela ne marche pas, il a recours à un anti-inflammatoire stéroïdien (autrement dit, la cortisone). Souvent, il faut patienter quelques jours pour observer une amélioration durable. Sinon, une infiltration épidurale, sous écran de radio ou simplement en cabinet, peut être proposée. En attendant, ménagez-vous. Ne faites pas d’effort physique avant une réelle sensation de retour au bien-être corporel.

Auteure de l'article : 

Annick Beaucousin de Maxi

Autres auteurs : 

Dr Patrick Gepner, rhumatologue, et Dominique Blanc, ostéopathe.

Source : 

https://www.maxi-mag.fr/sante/medecine-generale/bien-soulager-la-sciatique.html?utm_source=objectifsante&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter

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!  A T T E N T I O N  !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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"Je m’adresse à vous car vous êtes mon dernier espoir..." (article long mais à lire jusqu'au bout)

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

 

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Mot de la blogueuse - cet article a subi quelques modifications,

par exemple la suppression des indications thérapeutiques,

du dosage et des prescriptions médicales,

entre autres choses . 

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« Cher Jean-Marc,

Je m’adresse à vous car vous êtes mon dernier espoir. Je souffre de douleurs neuropathiques à cause d’une fibromyalgie et je ne sais pas comment les autres font pour vivre, ou même «survivre» ?

J’ai 23 ans, et mes douleurs augmentent depuis 5 ans au moins. Je ne travaille plus depuis 36 mois (licenciement pour inaptitude physique). Que faire, quand on a mal à en hurler, à tomber par terre, parce que mes jambes ne me tiennent plus, à ne plus pouvoir bouger au lit, tellement j’ai mal ? »

 

Oui, que faire quand, au fond de soi-même, on sait que la médecine n’a rien à proposer, en dehors bien sûr de la morphine qui fait perdre conscience et déshumanise ? Jean-Marc Dupuis

 

Faire face à la douleur

Les douleurs de la fibromyalgie sont dites «neuropathiques», c’est-à-dire consécutives à un dysfonctionnement au niveau des nerfs sensitifs. Ces douleurs sont si fortes que notre corps est capable de nous torturer, jusqu’à nous donner envie de nous couper un membre (si c’est un membre qui nous fait mal) ou de nous suicider si ça ne suffit pas.

Des semaines ou des mois, à tel point que vous préféreriez qu’on vous coupe la jambe, mais on ne peut pas le faire parce que ça ne changerait rien, la douleur étant provoquée par une inflammation de votre nerf dans la moelle épinière : c’est ce que ressentent tant et tant de personnes qui soufrent de sciatique.

La douleur des autres fait peur, y compris au personnel médical. Alors le plus simple est de la faire disparaître par des moyens qui suppriment la conscience du patient (anesthésiants), ce qui est une façon de priver de sa vie la personne douloureuse Oui, la douleur peut être insupportable. Cette situation n’est ni rare, ni extrême. Au contraire : la douleur vient si facilement, elle devient vite si violente, et elle est si répandue, que bienheureux celui qui n’a pas eu ce rêve de se jeter d’une falaise pour qu’enfin cessent les tourments.

 

• Imaginez vivre avec la sensation permanente qu’on vous applique un fer à repasser bouillant contre la joue, vous provoquant une douleur à hurler sauf que vous ne pouvez pas parce qu’on vous prendrait pour un fou et qu’on vous internerait (c’est ce que ressentent bien des personnes atteintes de zona sur le visage.

• Imaginez vivre couché, le moindre mouvement vous déclenchant la douleur d’un coup de couteau dans la cuisse ; c’est ce que vivent au quotidien les douloureux (ses) ou les souffrants (tes) (je préfère ce terme qui regroupe tous les malades, y compris ceux qui n’ont pas mal).

Un autre moyen, qui est pire, est de nier cette douleur, en disant qu’elle est imaginaire, psychologique, (ou «psychosomatique», cela fait plus savant), faisant de la personne qui souffre… le coupable, un dérangé ou un égoïste qui affabule pour accaparer l’attention. Là aussi, en général, on essaye de l’assommer à coups de somnifères et d’antidépresseurs, soi-disant pour l’aider, en réalité pour s’en débarrasser.

 

Et c’est là que, pour la personne douloureuse, s’ouvrent les portes de l’enfer.

 

Le rôle de l'entourage

Face à la douleur, il est essentiel que l’entourage reconnaisse le caractère objectif, indiscutable des faits. La pire chose que l’on puisse faire à une personne douloureuse est de l’accuser d’inventer sa douleur. On peut faire un parallèle entre les victimes de douleurs et les victimes d’injustice, car ce sont deux situations proches, la douleur étant une injustice, et l’injustice étant une douleur (douleur morale, mais qui peut être d’une extrême violence). Les victimes de crimes demandent avant tout qu’on ne nie pas la réalité de ce qui leur est arrivé, qu’on ne leur dise pas que c’est leur faute, qu’on ne cherche pas à excuser leur agresseur ou à lui trouver des raisons.

Si vous commencez à minimiser ou à nier les faits, vous causez à la victime une douleur plus vive encore que celle du crime lui-même. Vous la mettez dans un état de détresse qui peut la conduire à la folie ou au suicide. La douleur d’un patient ressemble à ce cas de figure. La personne douloureuse ne peut commencer à envisager d’apprendre à vivre avec sa douleur si celle-ci est niée par son entourage.

La première étape de l’acceptation de la souffrance ne doit donc pas être accomplie par le patient lui-même, mais par son entourage, les médecins, le personnel soignant, ou toute autre personne présente, qui doivent reconnaître la réalité de la douleur. Devenir réaliste face à la médecine

En cas de douleur, il est fondamental d’éviter le syndrome de l’auto-stop, cette situation où le patient attend passivement que le thérapeute ou le médecin lui trouve une solution. Il faut cesser de considérer le médecin comme la principale personne en charge, et se mettre soi-même dans le siège du pilote : c’est ma vie, mon problème, et c’est moi qui vais le résoudre.

Certes, vous irez ponctuellement chercher l’aide d’un thérapeute ou d’un médecin, qui peuvent toujours être utiles en certaines occasions, mais vous devez cesser d’attendre qu’ils règlent le problème à votre place.

 

«La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin»,

disait le grand médecin Hippocrate il y a 2 500 ans.

 

Il se déclarait d’ailleurs incapable de soigner les personnes qui n’avaient pas décidé de guérir ! C’est une question de réalisme et, finalement, de passage à l’âge adulte : cesser d’attendre des autres qu’ils vous «prennent en charge». Réaliser, même si c’est dur, que vous êtes ultimement la seule personne responsable de votre destin.

 

Avant tout, il faut garder espoir.

 

Dans de nombreux cas, comme pour le syndrome de fatigue chronique, les symptômes s’atténuent, s’espacent et finissent par disparaître. Il faut s’armer de patience, se donner deux, trois ans comme horizon.

  • Dans une étude canadienne, la moitié des patients interrogés a rapporté une amélioration significative au bout de 3 ans.
  • Dans une étude britannique, 65% des patients se sont dits en meilleure santé après 2 ans.

Il n’y a pas de traitement curatif de la fibromyalgie, mais cela ne signifie pas que vous êtes impuissant(e). Comme dans bien d’autres maladies, les études montrent que les patients dont la situation s’améliore le plus vite sont ceux qui se prennent activement en main, plutôt que d’attendre passivement que le thérapeute ou le médecin trouve une solution.

De plus, de récentes études font apparaître de nouvelles solutions efficaces et inespérées.

 

Renforcer son mental

Sortez du cercle vicieux du stress.

Quelles que soient les causes de vos douleurs, vous souffrirez moins si vous êtes moins stressé, or il y a chez les malades une plus grande vulnérabilité au stress et à ses conséquences, qui prend souvent ses causes dans l’éducation, l’enfance et le parcours de vie.

Le stress peut être un déclencheur, dans le cas de la fibromyalgie. C’est souvent le cas de personnes perfectionnistes, exigeantes envers elles-mêmes et leur entourage, souvent grosses travailleuses, généreuses, ne se ménageant pas. Cela provoque une tension musculaire et des problèmes de digestion qui aggravent leur état général.

Un cercle vicieux s’installe parce que le stress aggrave les douleurs, et les douleurs provoquent une aggravation du stress. Vous secrétez des hormones du stress, qui tendent vos muscles et vos tendons jusqu’à ce qu’ils ne se détendent plus, se bloquent, et deviennent douloureux.

Ou alors, de façon discrète, vos muscles vont peu à peu s’épuiser, s’enflammer, et s’endolorir, provoquant à leur tour un stress supplémentaire. Votre système digestif est lui aussi vulnérable au stress.

Selon le Dr Jean-Paul Curtay, «l’ensemble de notre tube digestif, de la bouche à l’anus, est tapissé de cellules musculaires organisées en couches circulaires qui peuvent, comme n’importe quel muscle, se contracter, se «spasmer».

C’est ce qui se passe lorsqu’on est stressé, avec pour conséquences de nombreux symptômes digestifs :

  • difficultés à avaler,
  • aérophagie,
  • ballonnements,
  • pesanteur gastrique («ça m’est resté sur l’estomac»),
  • «crise de foie»,
  • gastrites,
  • ulcères digestifs,
  • inconfort,
  • tendances à la diarrhée.

Certains de ces troubles peuvent s’aggraver et évoluer vers des maladies inflammatoires chroniques du système digestif parfois très invalidantes.

Les études montrent que les personnes qui sont victimes de ce type de maladies ont souvent un profil perfectionniste, fortement obsessionnel et sont donc particulièrement vulnérables au stress.».

Il va donc falloir diminuer le stress, apprendre à le contrôler. L’éventail des thérapies se résume en trois domaines qui doivent être utilisés ensemble pour une efficacité maximale :

 

• Complémentation nutritionnelle

• Méditation, cohérence cardiaque

• Sport doux : yoga, natation, marche, etc.

 

Auteurs :

  • Dr Jean-Paul Curtay, Fybromyalgie,
  • Thierry Souccar Editions, 2012,
  • Thierry Souccar Editions - Cohérence cardiaque, par le Dr David O’Hare.

Essayez le magnésium

Aujourd’hui, les médecins n’hésitent pas à proposer du magnésium en première ligne de défense. Il est devenu à juste titre l’antistress le plus prescrit. Le magnésium a une double action : il réduit le stress en empêchant la montée du cortisol et il aide l’organisme à réagir aux agressions en permettant la décontraction des muscles tendus par le stress.

C’est aussi un élément dont le corps a besoin pour se procurer de l’énergie. Le magnésium permet donc de combattre le stress en s’opposant aux conséquences d’un taux de cortisol excessif, et en améliorant l’énergie disponible.

Avoir chaque jour suffisamment de magnésium permet de conserver toutes ses facultés face à un stress aigu, mais aussi de diminuer la fatigue latente qui touche souvent les fibromyalgiques.

 

Voici une liste d’aliments riches en magnésium :

 

• Sarrasin,

• Haricots secs,

• Légumes verts,

• Fruits secs et oléagineux,

• Chocolat noir ou cacao,

• Eau minérale de type Hépar, Contrex, Talians si elle est bien tolérée.

 

Mais cela ne suffira généralement pas. Il faudra prendre aussi des suppléments de magnésium. Car si l’on manque de magnésium, la vulnérabilité au stress augmente aussitôt. En effet, le stress est capable d’induire un déficit en magnésium, lequel augmente la sensibilité au stress : ainsi déficit magnésique et stress s’aggravent l’un l’autre.

La vitamine B6 aide à fixer le magnésium, ce qui explique sa présence dans les compléments et médicaments à base de magnésium (c’est aussi le cas de la vitamine D, ou encore de la taurine).

 

Souccar Thierry, « Fibromyalgie : Les solutions naturelles», Les Dossiers de Santé & Nutrition, avril 2012. Infos produits (*)

 

Soignez votre moral

Le plus grand danger qui pèse sur les personnes douloureuses est celui d’épuiser ses ressources mentales, voire de renoncer à la vie : d’entrer en dépression, ce qui arrive très souvent.

Or il se trouve que le millepertuis (hypericum perforatum) a montré son efficacité sur les dépressions légères à modérées. Dans une étude sur 79 patients, on a constaté qu’il améliorait les symptômes de dépression tout.

Si le magnésium est indispensable, je pense qu’il est insuffisant pour contrôler complètement le stress et réduire très sensiblement la douleur. Il faut alors s’intéresser à ce qui se passe dans le cerveau, au niveau des messagers chimiques qu’on appelle neurotransmetteurs.

 

Vaincre les douleurs de la fibromyalgie en diminuant

la sensation de douleur, avec très peu d’effets secondaires.

C’est donc une plante à essayer,

!!! MAIS ATTENTION !!!

cette plante a de très nombreuses contre-indications.

 

Le millepertuis ne doit jamais être utilisé en association avec :

  • les anticoagulants oraux,
  • les anticonvulsivants (éthosuximide, felbamate, fosphénytoïne, lamotrigine, phénobarbital, phénytoïne, primidone, tiagabine, topiramate, acide valproïque, valpromide, carbamazépine), la gabapentine et le vigabatrin,
  • les contraceptifs oraux,
  • la digoxine,
  • les immunosuppresseurs (ciclosporine, sirolimus, tacrolimus),
  • les inhibiteurs de protéases (amprénavir, atazanavir, fosamprénavir, indinavir, lopinavir, nelfinavir, ritonavir, saquinavir),
  • l’irinotécan,
  • la théophylline,
  • les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (citalopram, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline),
  • IMAO non sélectif (iproniazide), IMAO sélectif A (moclobémide, toloxatone), linézolide.

Les effets secondaires sont des réactions d’hypersensibilité de la peau au soleil : attention en plein été.

 

Infos produits.

Sélectionner du millepertuis extrait titré à 0,3% d’hypéricine (*).

Si le millepertuis ne fonctionne pas, ou si vous ne pouvez pas en prendre, vous pouvez essayer de rééquilibrer vos neurotransmetteurs par d’autres moyens.

C’est une action importante car plusieurs d’entre eux sont impliqués dans la douleur et sa perception.

Pour schématiser, ce sont :

  • la sérotonine,
  • le GABA,
  • le glutamate,
  • la noradrénaline,
  • la dopamine.

Souccar Thierry., « Fibromyalgie : Les solutions naturelles», Les Dossiers de Santé & Nutrition, avril 2012.

 

La sérotonine est synthétisée par certains neurones à partir de l’alimentation, plus précisément à partir d’un acide aminé qui entre dans la composition des protéines alimentaires, le tryptophane.

La sérotonine joue un rôle inhibiteur sur le système nerveux. Son activité est souvent perturbée dans la dépression, les comportements suicidaires et violents.

Dans la fibromyalgie, le niveau de sérotonine est souvent diminué, ce qui pourrait expliquer que bien des patients dorment mal, sont dépressifs, et que les taux de suicide sont élevés. Si votre humeur est sombre, si vous êtes en même temps irritable, voire agressif, il y a des chances que chez vous l’activité de la sérotonine soit insuffisante. Il faudra alors maintenir le niveau de sérotonine à un niveau adéquat.

Le meilleur moyen naturel consiste à prendre des suppléments de tryptophane ou mieux, de son produit de dégradation

 

La prise de 5-http peut se faire en conjonction avec du millepertuis

ou un antidépresseur médicamenteux si vous en utilisez un,

mais dans ce cas un suivi médical est impératif :

le risque d’apparition d’un syndrome sérotoninergique est réel.

Dans les cas extrêmes ce syndrome peut provoquer la mort. (*)

 

Recla JM. New and emerging thrapeutic agents for the treatment of fibromyalgia: an update. J Pain Res. 2010 Jul 22;3:89-103

 

La dopamine utilise un type de récepteurs appelé D2 et des études ont montré que lorsque ces récepteurs ne sont pas activés, la sensibilité à la douleur augmente. Le niveau de dopamine peut être remonté rapidement par la prise de suppléments de tyrosine. La noradrénaline est un neurotransmetteur synthétisé à partir de la dopamine, donc sous contrainte de la présence de tyrosine. La noradrénaline module l’attention et l’apprentissage. Lorsqu’elle est basse comme chez de nombreuses femmes qui soufrent de fibromyalgie, une forme de dépression par absence de plaisir peut s’installer : en effet, la noradrénaline est le messager chimique qui fait le lien entre une activité et sa récompense ou l’espoir de récompense.

Si l’anticipation d’un événement autrefois synonyme de plaisir vous laisse désormais froid («j’adorais aller au cinéma avec mon mari, mais ça ne me motive plus»), il est probable que vous manquez de noradrénaline.

Là encore, les suppléments de tyrosine peuvent aider. En fait, la tyrosine peut aider les patients de multiples manières et elle devrait être essayée par de nombreuses personnes atteintes de fibromyalgie (*).

 

Agir concrètement - L’espoir du coenzyme.

Des chercheurs de l’université de Séville en Espagne ont recruté des femmes souffrant de fibromyalgie.

Après de multiples prises de sang, ils ont fini par leur trouver un dénominateur commun : toutes les femmes présentaient des déficits en coenzyme Q10, un antioxydant naturel nécessaire à la production d’énergie dans nos cellules. Ils leur ont donc donné un complément alimentaire de coenzyme Q10 (*).

A la fin de ce traitement, ces femmes ont rapporté une nette amélioration de leurs douleurs chroniques, de leur fatigue et des troubles du sommeil dont elles soufraient, ce qui est tout à fait exceptionnel : aucun médicament ni aucune thérapie ne donne des résultats si satisfaisants.

Forts de ce constat, les chercheurs ont passé en revue la littérature médicale et sont arrivés à la conclusion que le déficit en coenzyme Q10 pourrait jouer un rôle fondamental dans le processus pathologique de la maladie, c’est-à-dire qu’un déficit pourrait être la cause des symptômes.

Bien que d’autres études soient nécessaires pour valider définitivement ces hypothèses, il semble qu’une supplémentation en coenzyme Q10 soit de première importance en cas de fibromyalgie(*)

 

Essayez l'hypnose

L’hypnose thérapeutique est de plus en plus associée aux traitements médicaux traditionnels et si vous ne l’avez pas essayée, le moment est peut-être venu de le faire. Dans l’hypnose, le patient est guidé par l’hypnologue pour répondre à des suggestions.

Une branche de l’hypnose, l’imagerie guidée, permet de conduire le patient à imaginer une réalité interne en l’absence de stimuli externes. Le but est de modifier certaines sensations. C’est cette technique qui a fait l’objet de 6 études cliniques dans la gestion de la douleur de la fibromyalgie. Ces études montrent que l’imagerie guidée est efficace pour diminuer les sensations douloureuses.

On ne sait pas si les autres symptômes de la fibromyalgie sont réellement améliorés, car les résultats sont difficiles à interpréter.

 

Essayez l'acupuncture

En moyenne on estime que deux ans après le diagnostic de fibromyalgie, 1 malade sur 5 se tourne vers l’acupuncture. La plupart des utilisateurs rapportent un mieux-être en l’utilisant, mais pas toujours et la raison est simple : ils n’utilisent pas la bonne technique d’acupuncture. Des chercheurs en médecines alternatives et complémentaires à l’université RMIT (Victoria, Australie) ont récemment passé au crible toutes les études scientifiques ayant testé l’efficacité de l’acupuncture dans le traitement de la fibromyalgie.

Résultat : l’acupuncture manuelle est plus efficace qu’un placebo pour soulager les douleurs, les tensions et les rigidités.

Mais les chercheurs ont aussi réussi à mettre en évidence que l’électro-acupuncture était beaucoup plus efficace que l’acupuncture classique.

 

Deare JC, Zheng Z, Xue CC, Liu JP, Shang J, Scott SW, Littlejohn G. Acupuncture for treating fibromyalgia. Cochrane

 

L’électro-acupuncture est une technique comparable à l’acupuncture, mais qui utilise d’infimes décharges électriques, sans occasionner de douleur. On pense que l’électricité aurait un impact bénéfique dans la régulation du fonctionnement des nerfs et donc dans la perception de la douleur.

 

Exercice physique

Les douleurs, y compris les douleurs articulaires, ont tendance à diminuer lorsque vous faites de l’exercice physique. Cela paraît contradictoire, le réflexe étant en général de bouger le moins possible pour diminuer la douleur.

Mais en réalité, faire du sport provoque une sécrétion d’endorphines (*), des hormones qui diminuent la sensibilité. Les endorphines sont des opiacés naturels, autrement dit des substances proches de l’opium, produites par le cerveau, et qui ont un effet similaire à celui de la morphine.

Choisissez bien entendu une activité d’intensité modérée : marche, vélo d’appartement, natation, danse de salon.

Des résultats très positifs ont été obtenus lorsque des patients ont fait de l’exercice dans un bassin d’eau chauffée.

 

On peut aussi mettre à profit une cure thermale et un séjour à la mer. Il faut être patient parce que les améliorations sont ressenties surtout à partir de la huitième semaine, et vont crescendo jusqu’à la vingtième semaine.

 

Le meilleur antidouleur naturel

Votre corps est capable de produire des substances anti-douleur très efficaces, les endorphines.

 

Rire est un exercice physique

Ce sont des opiacés naturels, autrement dit des substances proches de l’opium, produites par le cerveau, et qui ont un effet similaire à celui de la morphine. Or, il existe un moyen naturel et simple d’augmenter votre niveau d’endorphines naturellement, et ainsi de diminuer vos douleurs : il suffit de rire et, mieux encore, rire en groupe.

On se figure souvent que le rire est une émotion, qui se produit avant tout dans le cerveau et sur le visage, et qui commence par un sourire sur les lèvres.

En réalité, le rire démarre par une violente décontraction du diaphragme, un grand muscle entre votre ventre et votre poitrine. Cette décontraction comprime les poumons et provoque une brutale expulsion d’air. L’air qui vous sort de la poitrine provoque une vibration incontrôlée des cordes vocales. Vous émettez alors le fameux «ha !», immédiatement suivi d’une cascade d’autres «ha ! ho ! hi !», car votre diaphragme se contracte et se décontracte par saccades dans une réaction en chaîne.

Si le rire se prolonge, vous vous videz de votre air, ce qui a pour effet de vous plier en deux de rire ! Dans les cas extrêmes, vous pouvez être amené à vous rouler par terre.

Le fou rire vous a fait perdre le contrôle de vos muscles. Votre ventre, sous la tension, devient alors aussi douloureux que lors d’une trop longue série d’abdominaux. Vous constaterez que le rieur pris de fou rire se met à transpirer. Ses veines et les muscles de son cou et de son visage gonflent et se contractent, comme lors d’une intense douleur. La confusion est d’autant plus grande que des larmes ne tardent pas à jaillir de ses yeux, tandis qu’il continue à faire de grands «ha, ho, hi», déclenchant la joie, puis l’inquiétude de son entourage : «Mais est-ce que tu ris ou est-ce que tu pleures ?».

Et la question se pose en effet car, à ce moment, un rien peut faire déraper la situation, lorsque la pression sur sa vessie ou, pire encore, sur son intestin, devient incontrôlable... Toujours est-il qu’une personne n’est plus tout à fait la même après avoir ri. Car la douleur et la tension musculaire provoquées par le rire ont déclenché, tout comme chez le soldat ou chez l’athlète qui fait un violent effort, une grosse production d’endorphines.

 

Les effets sont les suivants :

1. Vous vous sentez heureux, parce que les endorphines vous plongent dans un état de bien-être. Et notez bien que c’est le fait d’avoir ri qui vous a rendu heureux, plus que la chose qui avait provoqué le rire.

2. Si vous aviez mal quelque part avant de rire, vous constaterez que la sensation de douleur a diminué. Le phénomène a été observé en laboratoire par une équipe de l’Université d’Oxford, qui vient de publier une étude à ce sujet dans la revue médicale Proceedings of the Royal Society.

3. Tout comme l’opium, les endorphines provoquent une sensation de paix intérieure et de détente.

 

C’est pourquoi le rire favorise l’assoupissement.

 

Rire en groupe est plus efficace

Fallait-il que des scientifiques d’Oxford se penchent sur un sujet qui relève de l’évidence ? Si vous me demandez, je dirais non évidemment. Mais la lecture des résultats de cette étude m’a quand même appris une chose intéressante. Avez-vous déjà observé le sentiment de bonheur, voire d’exaltation, qu’il y a à réaliser un travail manuel en groupe (*).

  • creuser une tranchée à plusieurs,
  • transporter des pierres,
  • abattre un arbre,
  • tirer une corde

autant le travail intellectuel en équipe est frustrant (il y en a toujours un qui finit par faire celui des autres), autant faire un effort physique à plusieurs donne une satisfaction, et fait naître un sentiment inexplicable d’amitié.

De même, faire du sport en groupe provoque un sentiment de joie et d’enthousiasme beaucoup plus facilement que lorsqu’on s’entraîne seul.

Observez les groupes de joggeurs dans les parcs publics, qui courent côte à côte. Ils ont souvent l’air heureux, et se racontent toutes sortes de choses qui paraissent fort intéressantes, tandis que le coureur solitaire, lui, est plus souvent mélancolique (quand il n’a pas l’air de souffrir).

Cela s’explique par le fait que vous produisez plus facilement des endorphines lorsque vous êtes en groupe. Cela a aussi été mesuré par le Dr Dunbar, de l’Université d’Oxford. Dans une expérience menée en 2009, avec l’équipe d’aviron d’Oxford, il s’est aperçu que les rameurs supportaient mieux la douleur lorsqu’ils avaient ramé en groupe que lorsqu’ils avaient fait exactement le même effort, mais individuellement. Leur niveau d’endorphines était monté beaucoup plus haut !

Cet effet groupe est d’autant plus fort avec le rire, qui est hautement contagieux.

Vous avez plus de chance d’avoir un fou rire en regardant des vidéos comiques lorsque vous le faites à plusieurs. Malheureusement, rien de ceci ne marche si vous vous forcez à rire. «Le rire poli n’entraîne pas de séries d’expirations répétées et incontrôlées qui sont nécessaires pour déclencher la production d’endorphines», explique le Dr Dunbar.

Et pour mettre en pratique, quelques classiques empruntés à Michel Dogna.

 

Extrait de : Rigolothérapie, dans le Journal de Michel Dogna.

 

Une nouvelle pathologie : 

"L’HELLEPATHIE"

 

• Si un café t’empêche de dormir,

• Si une bière t’envoie directement aux toilettes,

• Si tout te parait trop cher,

• Si n’importe quelle bêtise te met en rogne,

• Si un léger excès fait monter l’aiguille de la balance,

• Si tu arrives à l’Age des Métaux (cheveux d’argent, dents en or, pacemaker en titane),

• Si la viande te fait mal à l’estomac, et le poivre t’irrite,

• Si le sel fait monter ta tension,

• Si tu demandes au maître d’hôtel une table, loin de la musique et des gens,

• Si attacher tes lacets te fait mal au dos,

• Si la télé t’endort,

• Si tu dois te servir de plusieurs paires de lunettes (de près, loin, soleil...),

• Si on te donne du Monsieur ou du Madame,

• Si tu as des douleurs d’origine inconnue,

• Si tu pleures pour rien,

• Si tu as ces symptômes...

 

ATTENTION !

 

C’est sûr, tu souffres d’HELLEPATHIE

Eh Oui, HELLEPATHIE ta jeunesse !!!

 

PROBLÈME DE L'AGE

 

- Voilà docteur, quand je fais l’amour, j’entends des sifflements…

- Parce qu’à votre âge vous espériez quoi ?! Des applaudissements ???

(Trou de mémoire)

Quand j’étais petit, Dieu m’a laissé le choix entre avoir une mémoire incroyable ou un sexe gigantesque.

Mais je ne me rappelle plus ce que j’ai choisi !!!

 

Les dossiers de Jean-Marc Dupuis et son équipe

 

Auteurs :

  • Jean-Marc Dupuis et son équipe
  • Dr Dunbar
  • Dr Jean-Paul Curtay
  • Dr David O’Hare
  • Thierry Souccar Editions
  • RMIT (Victoria, Australie)
  • Michel Dogna – Rigolothérapie (Journal)

Autres sources :

  • Université d’Oxford, Proceedings of the Royal Society
  • Recla JM. New and emerging thrapeutic agents for the treatment of fibromyalgia: an update. J Pain Res. 2010 Jul 22;3:89-103
  • Deare JC, Zheng Z, Xue CC, Liu JP, Shang J, Scott SW, Littlejohn G. Acupuncture for treating fibromyalgia. Cochrane

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(*) j’ai volontairement supprimer tout ce qui est de l’ordre du dosage, de l'indication thérapeutique, de la prescription ou de la manière de se soigner avec ce qui est ci-devant l'astérisque (*). Je ne m’autorise pas à vous les communiquer. Par contre, si vous souhaitez vous renseigner sur ces sujets, n’hésitez pas à consulter la page suivante, en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

https://docplayer.fr/81964465-Vaincre-les-douleurs-de-la-fibromyalgie.html

 

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!  A T T E N T I O N  !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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Dates de forums, salons, événements ...

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

                                                                         

 

Forums, Salons, Evénements...

 

(qui peuvent vous intéresser de près ou de loin)

 

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Ø Mercredi 18 septembre 2019 de 10h00 à 17h00

 

  • LUEUR D’ESPOIR – DÉPRESSION  fête ses 30 ans.

 

Ø Samedi 21 septembre 2019 (après-midi – horaires à préciser)

 

  • CONFÉRENCE à MAXENT par Virginie Sautreuil qui nous parlera de la fibromyalgie.

 

Ø Mardi 1er octobre 2019 de 10h00 à 18h00

 

  • FORUM FRANCE BENEVOLAT - place La Halle Martenot avec Sophie, Stéphanie et Cécile.

 

Ø Mercredi 02 et jeudi 03 octobre 2019

 

  • SALON AUTONOMIC

 

Ø Vendredi 22 novembre 2019

 

  • JOURNÉE NATIONALE DES MALADIES RARES

 

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