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Le traitement de la sciatique par hernie discale à l’ère des biothérapies

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest


Au cours de la sciatique par hernie discale (HD), la racine nerveuse subit une compression mécanique par la hernie

 mais il existe également des preuves substantielles d’un rôle de l’inflammation locale et notamment du facteur de nécrose tumorale (TNF) α dans sa pathogénie. En effet, des niveaux accrus de TNF α ont été détectés dans le tissu adipeux épidural autour de la racine nerveuse chez les malades souffrant de sciatique par hernie discale.

Dans une précédente étude randomisée en double aveugle contrôlée, les auteurs ont montré que deux injections sous-cutanées d’adalimumab, anticorps anti-TNF α entièrement humain, amélioraient significativement la clinique et l'évolution des malades atteints de sciatique par hernie discale. Après 6 mois de suivi il y avait une réduction de 50 % du taux de discectomie chirurgicale.

Les auteurs décrivent aujourd’hui les résultats de la  prolongation sur 3 ans de cette étude. L’objectif de cette prolongation  était de déterminer si la réduction globale du recours à la chirurgie persistait à long terme.

Le traitement comportait 2 injections de 40 mg d’adalimumab ou d’un placebo administrées à 1 semaine d’intervalle en plus des antalgiques usuels chez des malades souffrant de lombosciatique par hernie discale évoluant depuis moins de 12 semaines. Le critère principal d’évaluation était la survenue d’une discectomie. Trois ans après la randomisation, les informations sur la chirurgie étaient analysables pour 56/61 patients (92 %)

Vingt-trois (41 %) malades subissaient une chirurgie dans les 3 ans, 8 / 29 (28 %) dans le groupe adalimumab et 15/27 (56 %) dans le groupe placebo, p = 0,04.  L’intervention avait alors lieu précocement, en moyenne à 2,3 mois  après l’inclusion (1,3–4,2) .Les injections d’adalimumab réduisaient le recours à la chirurgie de 61 % (HR = 0,39 ; IC 95 % 0,17 à 0,92). En analyse multivariée, le  traitement par anti-TNF était le plus fort facteur de protection (HR = 0,17, p = 0,002) contre la survenue d’une discectomie. Les facteurs prédictifs significatifs de recours à la chirurgie était une bonne corrélation entre symptômes cliniques et résultats de l'IRM (HR = 11,6, p = 0,04), l'intensité des douleurs radiculaires (HR = 1,3, p = 0,06), l'intensité des lombalgies (HR = 1,4, p = 0,03) et la durée du congé de maladie (HR = 1,01 par jour, p = 0,03).

Cette étude sur 3 ans de suivi confirme le bénéfice de l'adalimumab en cure courte chez les patients souffrant d'une sciatique sévère. L'adalimumab administré au début de l'évolution de la maladie a diminué le besoin de la chirurgie de plus de 60 % sur les 3 années suivantes.

Publié le 20/10/2011


Source:http://www.jim.fr/en_direct/actualites/e-docs/00/01/F2/67/document_actu_med.phtml


Publié dans Articles collectés

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Inaptitude médicale au poste de travail

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

La recherche de reclassement doit être effective.
Extrait du Magazine Entreprise & Santé (E&S)


Pour l'entreprise, recevoir un avis d'inaptitude médicale au poste de travail peut tourner au cauchemar juridique, si l'employeur n'a pas effectué de recherche réelle de reclassement pour le salarié. En effet, en cas de recours, la légitimité du licenciement sera remise en cause. 
Rencontre avec J Deblauwe, (JD) médecin référent juridique à PÔLE SANTE TRAVAIL de la Métropole Nord.
"Dans l'état actuel des textes, la délivrance d'un avis d'inaptitude médicale à un poste de travail relève d'une procédure précise basée sur deux visites médicales espacées de quinze jours et réalisées par le médecin du travail de l'entreprise. L'inaptitude médicale n'est définitive qu'au terme de la deuxième visite, si le médecin du travail la confirme.

E&S : Pouvez-vous préciser la notion de licenciement pour inaptitude médicale ?
 JD : Si vous me le permettez, il n'existe pas de licenciement pour inaptitude médicale. Il existe le licenciement pour impossibilité réelle de reclassement suite à une inaptitude médicale. Cette notion du Code du Travail est confirmée par la jurisprudence de la Cour de Cassation. C'est en accord avec l'obligation de résultat, en matière de sécurité et santé du travail, qui s'impose à l'employeur.

E&S : Pouvez-vous préciser les relations entre inaptitude médicale et poste de travail ?
JD : Le médecin du travail ne se prononce pas sur le ou les poste(s) de travail disponible(s). Il se prononce médicalement sur les activités possibles pour le salarié. Le médecin du travail se prononce donc sur l'activité de travail possible et sa compatibilité à un poste de travail proposé. La recherche d'un poste de travail, existant ou à créer, relève exclusivement de la responsabilité de l'employeur.

E&S : Pouvez-vous nous préciser la notion de recherche réelle de reclassement ?
JD : Juridiquement, la recherche de reclassement est concrétisée par ce qui a été fait par l'employeur après la deuxième visite. Cela est très important. Le licenciement éventuel ne peut intervenir qu'après l'échec de cette recherche. Le dialogue entre l'employeur, le salarié, et le médecin du travail est une des clés de la réussite.

E&S : Avez-vous un exemple marquant ?
JD : Oui. Dans une entreprise du bâtiment de dix personnes. Le chef de chantier, ancien et expérimenté,  souffre d'une maladie de la colonne vertébrale. L'inaptitude médicale n'est pas loin ... Nous apprenons qu'il est passionné d'informatique. Après une formation au Dessin Assisté par Ordinateur (DAO), il intègre le bureau d'étude, au sein duquel son expérience de terrain est fort appréciée ... Un exemple comme celui-ci éclaire le fait qu'il faut savoir également anticiper cette obligation de recherche de reclassement."

Source: Article publié dans Entreprise et Santé (E&S) Nord - Pas de Calais  - Picardie.

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Redécouvrons nos sens !

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

 A force d'avoir vécu de façon trop stressante, nous avons perdu nos repères, nos envies, nos besoins, et nous sommes tombés dans une sorte de vie de routine qui nous rassure peut être aujourd'hui, mais qui nous isole aussi, alors je vous propose de méditer, et de mettre en pratique les propositions ci dessous :

 

Toute routine entraîne progressivement une sclérose. Par moments, il peut être intéressant d'essayer de faire l'inverse de ce que l'on désire vraiment.
  • Lorsqu'on veut dormir, on reste éveillé,
  • Lorsqu'on veut écouter de la musique, on reste dans le silence,
  • Lorsqu'on veut prendre sa voiture, on va à pied.
Ce petit exercice permet de découvrir des sensations nouvelles et des chemins inconnus.
Comme vous l'avez déjà perçu, notre pathologie exacerbe nos sens. Avez vous remarqué que nous sommes plus sensibles à la lumière, aux odeurs, au toucher. Nous percevons des choses qui échappent aux autres, notre ouïe, notre vision se sont développées. Nous n'avons pas nécessairement tous les sens aiguisés, mais au moins l'un d'entre eux vous permet de percevoir le monde de façon différente.

Alors, cultivez vos talents, et éprouvez de nouvelles sensations !

Source:http://la-fibromyalgie-de-quwill.blogspot.com/2011/10/redecouvrons-nos-sens.html


           

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