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L’AAH ne suivra pas l’inflation

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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Fin 2019, le montant de l’allocation adulte handicapé atteindra 900 €. Mais cette revalorisation s’accompagne d’une moins bonne nouvelle : en avril 2019 et en avril 2020, l’AAH n’augmentera pas du montant de l’inflation.

Une vraie hausse… et de petits coups de rabot. Le projet de loi de finances (PLF) pour 2019, présenté la semaine dernière, alterne confirmations et mauvaises surprises pour les bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH).

Une hausse créditée en décembre

Oui, le montant de l’AAH va bien passer à 900 € le 1er novembre 2019. C’était une promesse d’Emmanuel Macron. Une première hausse interviendra le 1er novembre, le portant de 819 à 860 €. Attention : comme toutes les prestations sociales, l’AAH est payée à terme échu. Autrement dit, début novembre, vous percevrez l’allocation d’octobre, soit 819 €. Et c’est donc seulement en décembre que votre compte bancaire sera crédité de 860 €.

Comme prévu également, le plafond de ressources ouvrant droit à l’AAH va être gelé pour les allocataires en couple. Sur les quelque 250 000 personnes concernées, 20 000 ne verront donc pas leur allocation augmenter. Et 80 000 ne bénéficieront que partiellement de cette revalorisation.

+ 1 % en avril 2018, rien en 2019, 0,3 % en 2020

La mauvaise surprise du PLF, c’est qu’il n’y aura pas de hausse de l’AAH le 1er avril 2019. Chaque année, à cette date, les prestations sociales bénéficient réglementairement d’un ajustement sur l’inflation. L’augmentation est en effet calée sur l’évolution constatée des prix à la consommation, hors tabac, les douze mois précédents. En avril 2018, l’AAH avait ainsi augmenté de 1 %. Il n’en sera rien l’an prochain. « La revalorisation sera limitée à la revalorisation exceptionnelle » de novembre 2019, précise le texte.

Forte inflation et risque de perte de pouvoir d’achat

Quant à 2020, la hausse d’avril sera limitée à 0,3 %. Or, l’inflation se trouve à son plus haut niveau depuis 2012. Sur les douze derniers mois, les prix à la consommation ont augmenté de 2,3 %. Si elle se maintient à un tel niveau en 2019, les allocataires perdront donc 2 % de pouvoir d’achat (= 2,3 % d’inflation – 0,3 % de revalorisation).

 

 

Montant de l’AAH

Évolution

  Aujourd’hui

  819

 

  Novembre 2018

  860

  5,00 %

  Avril 2019

  860

  0,00 %

  Novembre 2019

  900

  4,65 %

  Avril 2020

  902,7

  0,30 %

Les prestations sociales désindexées des prix

La désindexation de l’inflation ne concerne pas que l’AAH. Elle s’appliquera à l’ensemble des prestations sociales : allocations familiales, allocation de rentrée scolaire, prime de naissance, complément de libre choix du mode de garde…. Mais aussi aux aides au logement et aux pensions de retraite. Sans oublier les pensions d’invalidité et les rentes accidents du travail – maladies professionnelles. Les petites saignées font les grandes économies.

 

Sophie Cluzel est convaincue que le retour à l’activité est possible pour de nombreux allocataires de l’AAH. © Amélie Tsaag Valren

« Je ne peux pas garantir que le revenu universel d’activité ne fera pas de perdants»

L’allocation adulte handicapé ne survivra pas à l’entrée en vigueur du revenu universel d’activité. En 2021 vraisemblablement, une fois la concertation achevée et le projet de loi débattu. Comme Faire-face.fr l’expliquait, cette allocation unique englobera en effet l’AAH.« Mais la part des prestations sociales consacrées aux personnes en situation de handicap restera au même niveau qu’aujourd’hui », assure le cabinet de Sophie Cluzel.

Si la réforme se fait à moyens constants, l’évolution des règles va forcément changer la donne. Le but est en effet de « simplifier un système devenu incompréhensible ». « Je ne peux pas garantir que le revenu universel d’activité ne fera pas de perdants », reconnaît la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées.

Le second objectif de la réforme est de favoriser le retour à l’activité. « Si on les accompagne comme il se doit, beaucoup de personnes en situation de handicap pourront reprendre une activité, assure Sophie Cluzel. C’est notre devoir de les y aider car c’est très positif pour l’estime de soi. »

 

Auteur :

Franck Seuret

Source : 

https://www.faire-face.fr/2018/10/01/aah-inflation-ressources-handicap/

(vers la page d'accueil)

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!  A T T E N T I O N  !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,a vant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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Fin de la prime d’activité : les pensionnés d’invalidités sacrifiés

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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L'une des raisons avancées par Sophie Cluzel : le peu de pensionnés d'invalidité touchant la prime.
Devant les députés, le 10 juillet, Sophie Cluzel a tenté de justifier la suppression de la prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité en emploi. Sans convaincre.

C’est comme ça parce que c’est comme ça… Le gouvernement peine à trouver des arguments convaincants pour expliquer la suppression de la prime d’activité pour les bénéficiaires d’une pension d’invalidité ou d’une rente accident du travail-maladie professionnelle (AT-MP) en emploi. Cette mesure va faire perdre à ces travailleurs 158 €/mois en moyenne. Soit plus ou moins 10 % de leurs ressources comme en témoignaient récemment Valérie Delugin et Solange Le Goïc, sur faire-face.fr.

Fin d’un mode de calcul « dérogatoire »

Jusqu’à présent, leur pension ou leur rente étaient considérées comme un revenu d’activité pour le calcul de cette prime. Mais la loi de finances 2018 a mis fin à ce mode de calcul « dérogatoire ». Depuis le 1er juin, les Caisses d’allocations familiales les considèrent comme une prestation sociale. Ce qui les prive du bénéfice de la prime d’activité, destinée aux travailleurs ayant de faibles ressources.

Une règle incohérente avec l’esprit de la prime d’activité

La députée Ericka Bareigts a interpellé Sophie Cluzel, mardi 10 juillet, à l’Assemblée nationale. « Cette nouvelle règle s’explique par deux raisons », a tenté de justifier la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées.

« L’assimilation des pensions d’invalidité et rentes accident du travail à des revenus professionnels n’est pas cohérente avec l’esprit de la prime d’activité », a-t-elle d’abord avancé. Mais alors pourquoi le serait-elle pour l’allocation adulte handicapé ? Les Caisses d’allocations familiales continuent en effet de considérer l’AAH comme un revenu d’activité pour le calcul de la prime.

Contraints à travailler à temps partiel

Plus fondamentalement, l’instauration de ce mode de calcul dérogatoire semblait légitime au gouvernement Valls qui l’avait instauré en 2016. Il visait à faire en sorte qu’à revenu global équivalent, les travailleurs touchant une pension d’invalidité ou l’AAH accèdent aux mêmes droits que les autres. Leur handicap contraint en effet beaucoup d’entre eux à travailler à temps partiel. Leur pension, ou leur AAH, compense donc simplement cette perte de revenus.

Peu de pensionnés informés de leur droit à la prime

La seconde raison mise en avant par Sophie Cluzel est encore plus cynique. « Peu de personnes [percevant une pension d’invalidité] ont été touchées par cette mesure, contrairement à l’AAH. » Sur les quelque 250 0000 pensionnés d’invalidité en emploi, seuls 6 à 7 000  bénéficieraient en effet de la prime d’activité.

« Mais comment pourrait il en être autrement alors que les Caisses n’ont rien fait pour prévenir ces personnes qu’elles étaient éligibles ?», commente Véronique Bustreel, la conseillère nationale travail-emploi d’APF France handicap.

Les allocataires de l’AAH, eux, sont beaucoup plus nombreux à percevoir la prime : 66 000, selon la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. Notamment parce que les établissements et services d’aide par le travail ont fait le nécessaire pour aider leurs travailleurs à faire valoir leurs droits.

Taper où c’est le plus facile

Traduction des propos de Sophie Cluzel : supprimer le calcul dérogatoire pour les allocataires de l’AAH aurait été difficile à faire passer, vu le nombre de personnes lésées. Il était donc plus facile de supprimer la prime aux pensionnés d’invalidité. Ce qui permet au gouvernement d’économiser 12 à 13 millions d’euros par an… mais plonge des milliers de pensionnés d’invalidité dans de grandes difficultés financières.

Au journal télévisé de France 2

Le 20 heures de France 2 a consacré un sujet à la suppression de la prime d’activité pour les pensionnés d’invalidité, dans son édition du 12 juillet.

« C’est de l’acharnement», raconte Valérie Delugin, qui avait témoigné sur faire-face.fr fin juin.

 

Si vous n'arrivez pas à lire les vidéos ici, cliquez sur le lien ci-dessous et vous trouverez dans l'article ces vidéos.

Merci de votre compréhension.

 

Auteur : Franch Seuret

Source : https://www.faire-face.fr/2018/07/13/fin-prime-dactivite-pensionnes-dinvalidites-sacrifies/

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