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Courrier-réponse de l'INSERM

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

 

Aucune description de photo disponible.

Courrier de l INSERM

"Mesdames, Messieurs,

Nous avons le plaisir de vous indiquer que le travail d’expertise collective menée par l’Inserm sur le syndrome fibromyalgique est achevé.

Le travail rentre maintenant dans sa phase d’édition. Ce rapport sera rendu publique début 2020 lors d’un colloque d’une journée consacrée à la présentation de l’expertise par les experts.

Vous serez bien sûr invités à ce colloque où vous pourrez interagir avec les experts et poser les questions que vous souhaitez.

Nous sommes bien conscients de votre attente et tenons encore à nous excuser pour le retard pris par rapport à la date initiale annoncée.

Sachez que les principaux résultats ont été présentés à la DGS pour qu’ils puissent les prendre en compte le plus tôt possible dans les actions qu’ils ont à mener.

Néanmoins, ces données ne peuvent être diffusées avant leur publication et la dernière validation par les experts.

Le travail sur cette problématique était conséquent et particulièrement complexe dans sa dimension multidisciplinaire :

  • 3 500 publications à analyser,
  • 15 disciplines scientifiques devant être représentées pour réaliser une analyse la plus exhaustive possible,
  • 16 réunions plénières de travail collectif d’une journée menées par ...
  • 17 experts sur 1 an et demi et plusieurs auditions.

Le rapport sera composé de 18 chapitres d’analyses de la littérature disponible, divisé en 6 grands thèmes :

  • diagnostiquer la fibromyalgie,
  • impacts individuels et sociétaux,
  • symptômes autres que la douleur chronique,
  • approches thérapeutiques,
  • syndrome dit de fibromyalgie chez l’enfant et l’adolescent,
  • physiopathologie.

Il est complété de 4 communications, dont la transcription intégrale de l’échange de 4 associations de patients, et des recommandations d’action et de recherche.

 

Bien cordialement

 

Laurent FLEURY,"

Collecté via la page Facebook de Nicolas Vignali

que nous remercions très chaleureusement

de son dévouement et ses efforts considérables

pour faire avancer la reconnaissance 

de notre pathologie, la fibromyalgie

et mener ce combat qui dure depuis trop longtemps !

 

<<<=== (retour)

 

!  A T T E N T I O N  !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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AINS : l’ANSM alerte sur un risque de complications infectieuses graves

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

https://www.sciencesetavenir.fr/

-=oOo=-

Une enquête demandée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) confirme que les AINS peuvent avoir un rôle aggravant en cas d’infection.

Dans un communiqué, l’agence du médicament alerte sur un risque de « complications infectieuses graves […] à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès » [1].

Pour rappel, les RCP des AINS possédant une indication dans la fièvre et/ou la douleur non rhumatologique chez adulte et chez enfant ont été modifiées en 2016 afin d’y intégrer le risque de complications bactériennes sévères en particulier cutanées, des tissus mous ou pulmonaires.

La nouvelle enquête a été demandée suite au signalement de deux cas d’empyème cérébral chez des adolescents de 13 et 15 ans ayant pris de l’ibuprofène pour une otite moyenne aigue et une sinusite en février 2018.

Elle a pour but « de construire un signal qui sera évalué dans le cadre européen, avant d'envisager les mesures nationales possibles, en lien avec l'ensemble des acteurs concernés », indiquent les rapporteurs.
 

L’enquête, qui a porté sur les deux AINS les plus utilisés, l’ibuprofène et le kétoprofène, a été confiée en juin 2018 aux centres régionaux de pharmacovigilance de Tours et Marseille suite à des signalements de complications infectieuses graves avec les AINS utilisés dans la fièvre ou la douleur.

L’objectif était de déterminer si ces complications infectieuses graves étaient favorisées par la prise de l’AINS ou si elles traduisaient l’évolution de la pathologie infectieuse initiale. 

Un risque de « complications infectieuses graves […] à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès.

Des complications infectieuses à l’origine d’hospitalisations, de séquelles et de décès.

Il en résulte que sur l’ensemble des cas rapportés depuis l’année 2000 dans la base nationale de pharmacovigilance (BNPV) mais aussi via Eudravigilance et Vigilyze, 337 cas de complications infectieuses avec l’ibuprofène et 49 cas avec le kétoprofène ont été retenus après avoir pris en compte uniquement les cas les plus graves chez des enfants ou des adultes (souvent jeunes) sans facteur de risque ni comorbidité.

Il s’agit d’infections sévères de la peau et des tissus mous (dermohypodermites, fasciites nécrosantes,…), de sepsis, d’infections pleuro-pulmonaires (pneumonies compliquées d’abcès, de pleurésie), d’infections neurologiques (empyèmes, abcès cérébraux,…) ou ORL compliquées (cellulites, médiastinites,...), à l’origine d’hospitalisations, de séquelles voire de décès.

L’ANSM précise que ces complications infectieuses (essentiellement à Streptocoque ou à Pneumocoque) ont été observées après de très courtes durée de traitement (2 à 3 jours), y compris lorsque la prise d’AINS était associée à une antibiothérapie.

« L’analyse de ces cas ainsi que l’analyse des données de la littérature (études expérimentales et études de pharmaco-épidémiologie), suggère que ces infections, en particulier à Streptocoque, pourraient être aggravées par la prise de ces AINS », indique l’ANSM.
 

L’ANSM a partagé ces résultats avec ses homologues européens afin qu’une analyse collective soit engagée.

En attendant, l’agence a rappelé qu’il fallait privilégier l’utilisation du paracétamol en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment dans un contexte d’infection courante comme une angine, une rhinopharyngite, une otite, une toux, une infection pulmonaire, une lésion cutanée ou la varicelle, en particulier en automédication.
 

Elle a, par ailleurs, déploré l’utilisation encore trop fréquente des AINS en cas de varicelle. 

L’ANSM a partagé ces résultats avec ses homologues européens afin qu’une analyse collective soit engagée.

Les résultats détaillés de l'étude

L’analyse des narratifs des 844 cas (639 ibuprofène et 205 kétoprofène) de l’enquête a permis de mettre en évidence plusieurs types d’infections sévères. 
 
Des pleuro-pneumopathies graves
 

Les auteurs ont dénombré 124 cas de pleuro-pneumopathies graves (113 ibuprofène et 11 kétoprofène), pour la moitié chez des enfants (30% de nourrissons), ou adultes jeunes (âge médian 37ans) sans facteur de risque, après une courte durée de traitement (respectivement 4 j et 2 j).

Le motif de prise ou de prescription était, dans la moitié des cas, une symptomatologie pulmonaire fébrile (toux, dyspnée). Une antibiothérapie était associée à l’AINS dans environ 1/3 des cas. Le germe le plus souvent en cause étant le pneumocoque, et le taux de décès était de 3%.
 
Des infections graves de la peau et des tissus mous
 
En parallèle, 158 cas d’infections graves de la peau et des tissus mous (131 ibuprofène et 27 kétoprofène), dont 121 dermohypodermites nécrosantes (cellulites) et 35 fasciites nécrosantes (FN) ont été répertoriées. Et ce pour moitié chez des enfants (34% de nourrissons) et des adultes jeunes (âge médian 46 ans), après une courte durée de traitement (3 j).
 

Le motif de traitement le plus fréquent chez l’enfant était la varicelle (>50% dont 8 après 2004) ou une réaction locale et chez l’adulte des douleurs dentaires ou une réaction locale.

Une antibiothérapie était associée à l’AINS dans 16% des cellulites et aucun des cas de FN, le germe en cause est le streptocoque pyogenes (78%) en cas de FN (rarement connu en cas de cellulite).
 

Les taux de décès et de séquelles étaient de 20% et de 41%, respectivement, en cas de FN (6% de décès et 6% de séquelles pour les cellulites), dont 1 décès et 5 séquelles en pédiatrie (dont 5 varicelles).

Des sepsis sévères

Les auteurs ont recueilli les signalements de 44 cas de sepsis sévères (38 ibuprofène et 6 kétoprofène).
 

« Il s’agit de tableaux cliniques gravissimes, dont certains sont des syndromes de choc toxique, toujours de survenue très aiguë, après un début d’infection relativement banal survenant pour moitié chez des enfants souvent jeunes (36% de nourrissons), et des adultes également jeunes (âge médian 53 ans pour ibuprofène et 39 ans pour le kétoprofène), après une courte durée de traitement (médiane 2 jours) », indique l’enquête.

Le motif de traitement le plus fréquent chez l’enfant était la varicelle (33%), la fièvre ou une pathologie ORL et chez l’adulte, une pathologie ORL, une toux fébrile ou un syndrome grippal.

 

Une antibiothérapie étant associée

à l’AINS dans 15% des cas.

 

Le germe en cause était le streptocoque pyogenes dans plus de la moitié des cas et le taux de décès élevé (51% dont 65% à streptocoque pyogenes), y compris en pédiatrie (47%), un tiers des décès pédiatriques faisant suite à une prescription pour varicelle.

Complications infectieuses graves à distance du site d'une infection ORL
 

35 cas de complications infectieuses graves à distance du site de l’infection ORL (34 ibuprofène et 1 kétoprofène) ont été observés. Il s’agit de mastoïdites, d’ethmoïdites, de sepsis compliquant une angine, de syndrome de Lemierre et de médiastinites, pour lesquels 2/3 sont des enfants, souvent jeunes (30% de nourrissons), et un tiers des adultes, également jeunes (âge médian 31 ans), après une courte durée de traitement (médiane 3 jours).

Les motifs de prise ou de prescription étaient l’otite moyenne aiguë, les pharyngites, dysphagies fébriles et angines.
 

Une antibiothérapie était associée dans environ 1/3 des cas. Le germe en cause était le streptocoque pyogenes dans 42% des cas et le taux de décès de 12%.

Infections graves du SNC
 

Enfin, 27 cas d’infection grave du SNC (23 ibuprofène et 4 kétoprofène) ont été signalées.

Il s’agit de 15 cas d’empyème cérébral sous ou extradural, de 9 méningites ou meningo-encéphalites bactériennes et de 3 abcès cérébraux, la moitié étant des enfants (souvent > 2 ans), après une durée médiane de traitement de 5 jours.

Les empyèmes survenaient plutôt chez les enfants (75%), étaient plus souvent dus au Streptocoque.
 

L’ibuprofène était pris ou prescrit pour des céphalées dans le cadre d’une sinusite (pansinusite ou ethmoïdite) ou d’une otite moyenne aiguë et un antibiotique était associé dans 30% des cas.

Les méningites bactériennes sont survenues plutôt chez des adultes (75%), étaient plus souvent dues au Pneumocoque.
 

L’ibuprofène était pris ou prescrit pour une otite 4 moyenne aiguë ou des céphalées. Un antibiotique était associé dans la moitié des cas. Un quart des patients sont décédés ou ont eu des séquelles.

Auteure : Aude Lecrubier 

Source :  https://francais.medscape.com/voirarticle/

- Rappel des règles du bon usage des AINS en cas de douleur et/ou fièvre

- Prescrire et utiliser les AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte ;

- Arrêter le traitement dès la disparition des symptômes ;

- Eviter les AINS en cas de varicelle

- Ne pas prolonger le traitement au-delà de 3 jours en cas de fièvre

- Ne pas prolonger le traitement au-delà de 5 jours en cas de douleur

- Ne pas prendre deux médicaments AINS en même temps

(Vers la page d'accueil)

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L’ANSM favorable à l’utilisation du cannabis à visée thérapeutique

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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ACTUALISATION — Fin décembre, l’ANSM a entériné la position du CSST considérant pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique dans certaines situations (voir article ci-dessous).

Cinq réunions du CSST auront lieu avant l’été pour émettre un avis sur les modalités de prise en charge médicale des patients (définition du type de prescripteurs, du circuit de distribution et de délivrance, des modalités d’administration et des formes pharmaceutiques, des dosages et concentrations en principe actif dispensés) et les modalités de suivi des patients.

L’ANSM précise que, dans un premier temps, l’accès à l’usage du cannabis à visée thérapeutique devrait faire l’objet d’une expérimentation. AL

Saint-Denis, France/20 décembre 2018 -- Le cannabis thérapeutique sera-t-il autorisé en France ? après avoir créé un comité pour évaluer la pertinence et la faisabilité de sa mise à disposition en France, le comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient de rendre ses premières conclusions qui laissent la porte ouverte à un usage dans certaines conditions.

Pertinent dans certaines situations cliniques

Après avoir analysé les expériences d’autres pays l'ayant déjà mis en place, fait un état des lieux de la réglementation nationale et internationale sur le sujet (voir encadré) et auditionné les parties prenantes pour recueillir notamment les témoignages et points de vue des représentants de professionnels de santé et des patients sur la question, le comité considère  « pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles (et notamment des spécialités à base de cannabis ou de cannabinoïdes disponibles)». En France, ces dernières sont (en théorie) au nombre de trois : il s'agit du Sativex®, de l'Epidiolex® et du Cannador®. Mais il faut savoir que Sativex®, bien qu’ayant obtenu une AMM en janvier 2014, n’est toujours pas commercialisé en France, faute d'accord entre le laboratoire Almirall et le Comité économique des produits de santé (CEPS). Selon le Pr Serge Perrot, spécialiste de la douleur, interrogé par Allo Docteur l’an dernier, que le Sativex® contienne du cannabis, ne serait pas étranger avec le fait que les négociations patinent.

Sans surprise, les situations thérapeutiques retenues par les experts pour l'usage du cannabis thérapeutique sont les suivantes :

« dans les douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles ;

- dans certaines formes d’épilepsie sévères et pharmaco-résistantes ;

- dans le cadre des soins de support en oncologie ;

- dans les situations palliatives ;

- dans la spasticité douloureuse de la sclérose en plaques. »
 

Pour le suivi des patients sous cannabis thérapeutique, la CSST souhaite la mise en place d'un registre national pour évaluer le bénéfice/risque, une évaluation des effets indésirables par les réseaux de pharmacovigilance et d'addictovigilance, et l'encouragement de la recherche. Le Comité exclut, par ailleurs, « l’administration du cannabis sous forme de fumée », mais reconnait que pour que « l’ensemble de ces propositions soit appliqué », « une évolution de la législation » est nécessaire.

 
Une quinzaine de pays a déjà adopté le cannabis thérapeutique, dans le traitement de la sclérose en plaque, du cancer et du sida : le Canada, l'Australie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Nouvelle Zélande, l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la République Tchèque, la Roumanie, la Finlande, le Chili, la Colombie, Israël et aux États-Unis dans 23 États américains ainsi que dans la capitale fédérale.
Efficaces sur certaines douleurs mais pas toutes
 

Que sait-on des effets et de l’intérêt du cannabis thérapeutiques ? Les trois réunions du CSST qui en ont débattu au travers des interventions des représentants de professionnels de santé et des patients sur l’utilisation du cannabis à visée thérapeutique sont disponibles en video sur la chaine YouTube de l’ANSM. Dans celle du 2 novembre, le Pr Alain Serrie, de l'Académie nationale de médecine a rappelé que les douleurs neuropathiques sont rebelles aux traitements : « on estime à 6,9% de la population française les patients atteints de douleurs neuropathiques », ajoutant que si le THC présentait une efficacité thérapeutique dans le traitement de ces douleurs, il n'avait, en revanche, pas d'intérêt dans d'autres douleurs, notamment ostéo-articulaires.

 

Jean-Claude Alvarez, de l'Académie nationale de pharmacie, a, lui, fait le point sur les risques des cannabinoïdes qui « présentent des effets toxiques, notamment tachycardies, hypertension artérielle, douleurs thoraciques, anxiété, troubles psychotiques, pertes de connaissance, nausées et/ou vomissements, hypokaliémie ». Leur consommation peut également entraîner une dépendance et des signes de sevrage à l'arrêt. Pour le Dr Claude Bronner, du Collège de médecine générale, les « effets sur la douleur ne sont pas géniaux », « mais pour certaines situations aigües comme des crises d'épilepsie, le cannabis peut être intéressant » mais difficilement accessible, a-t-il regretté.

S’exprimant au nom de la Fédération française d'addictologie, le Dr Bernard Basset, a considéré que « le cannabis est moins dangereux pour la santé que le tabac et l'alcool, mais présente des effets sur les fonctions cognitives, diminution des performances scolaires, troubles de l'attention, et dans de rares cas, développement de psychoses ».
 
Des complications psychiatriques et cardiaques.
 

Dans le traitement de l'épilepsie – une des indications reconnues des dérivés du cannabis – , le THC peut avoir des effets « proconvulsiviants alors que ses effets positifs sont prouvés pour certains.  Des patients ont des crises après la prise, d'autres au contraire en ont moins », a rappelé Patrick Baudru, de l'association épilepsie France. Mais ces remarques sont également valables pour d'autres traitements. « À partir du moment où des patients et des chercheurs en arrivent à l'observation d'effets positifs il faut faire une place au cannabis thérapeutique dans la pharmacopée préconisée », a-t-il ajouté.

Dans le cadre d'une enquête d'addictovigilance portant sur le cannabis, Émilie Bouquet, du centre d'addictovigilance du CHU de Poitiers, a montré que les principales complications sont d'ordre psychiatriques (dépendance, troubles psychotiques, syndrome de sevrage, agressivité...), neurologiques (troubles de la conscience mnésique, épilepsie, convulsions), gastro-intestinaux (nausées, vomissements, pancréatites...)  ou encore cardiaques (tachycardie, infarctus du myocarde, douleurs thoraciques, palpitations...).
 

Le Dr Émilie Jouanjus, du centre d'addictovigilance du CHU de Toulouse, a quant à elle, insisté sur le fait que « l'évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France doit impérativement tenir compte du risque de complications cardiovasculaires graves chez les éventuels futurs patients exposés au cannabis thérapeutique ».

Après avoir pris connaissance des conclusions du CSST, l’Agence « décidera dans les prochains jours des suites à donner à ces travaux, notamment sur les modalités éventuelles de la mise à disposition du cannabis à visée thérapeutique en France ». A suivre en 2019 donc.

 

Auteur : Philippe Anaton - 4 janvier 2019

Source :  https://francais.medscape.com/voirarticle/

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