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Publié le 23 Avril 2015

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Les thérapies basées sur la "méditation de pleine conscience"   sont une "alternative" aussi efficace que les traitements standard avec antidépresseurs contre les rechutes de dépression, selon une étude. La méthode consiste à focaliser son esprit, ses pensées et sensations sur l'instant présent.

 

 

L'on estime qu'au moins la moitié des personnes ayant souffert de dépression en referont au moins une au cours de leur vie si elles ne suivent pas de traitement préventif. Le risque est accru dans les deux années qui suivent une dépression et chez les personnes qui ont fait plusieurs épisodes dépressifs.

Jusqu'à maintenant les "traitements d'entretien" par antidépresseurs au long cours constituent le traitement de référence, recommandé pour toute personne à risques de rechute.

Mais une technique de méditation baptisée thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (Mindfulness Based Cognitive Therapy ou MBCT en anglais), s'est également révélée efficace pour éviter les rechutes, indique l'étude publiée mardi dans la revue médicale "The Lancet".

Essais cliniques

Plusieurs essais cliniques ont déjà montré que cette technique "réduisait significativement" le risque de rechute, mais aucune expérimentation n'avait jusqu'à présent permis de comparer réellement son efficacité par rapport au traitement classique par antidépresseurs.

Un groupe de chercheurs britanniques a cherché à tester en parallèle les deux types de traitements pour savoir si la méditation pouvait constituer une "alternative pour les personnes souhaitant arrêter les antidépresseurs".

L'équipe dirigée par Willem Kuyken, professeur en psychologie à l'université d'Oxford, a testé l'efficacité de la méditation par rapport aux antidépresseurs dans un essai en "double aveugle", méthode qui permet de comparer rigoureusement deux traitements.

424 patients ayant souffert par le passé d'au moins trois importants épisodes dépressifs ont été traités soit par méditation soit par antidépresseurs. Au terme d'un suivi de plus de deux ans, les deux "traitements" se sont révélés "positifs" pour éviter ou retarder les rechutes, mais sans que l'on puisse établir une supériorité de la méditation sur les antidépresseurs en termes d'efficacité et de coût, révèle l'étude.

ATS, 21 avril 2015, © Edyta Pawlowska - Fotolia.com

Source : http://www.creapharma.ch/news/la-meditation-aussi-efficace-que-les-antidepresseurs.htm 

 

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #meditation, #antidépresseurs

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Publié le 5 Avril 2015

Dans une tribune publiée par le Figaro ce 3 avril, psychiatres et chercheurs s’inquiètent des déclarations répétées, dans les médias (suite au crash de l'A320 de Germanwings), selon lesquelles la prise d’antidépresseurs aurait rendu le pilote suicidaire.

Les signataires de la tribune, membres de l'Association française de psychiatrie biologique et de neuropsychopharmacologie et la Fondation FondaMental, fustigent les commentaires "souvent imprécis, parfois erronés", incriminant la prise de médicaments par le pilote à l'origine du crash de l'A320 de GermanWings.

Rappelant que le suicide est la première cause de mortalité des 25-34 ans, les auteurs rappellent que "les personnes décédées par suicide présentaient dans 60 a 70 % des cas une dépression", et que plus de 90% d’entre eux "n'avaient pas reçu de traitement." De ce fait, expliquent les scientifiques, "il est évident que traiter une dépression permet de prévenir le suicide". Comme le soulignait encore récemment l’Académie de médecine, le taux de suicide dans un pays donné est inversement proportionnel à son taux de prescription d'antidépresseur.

Les signataires de la tribune du Figaro expliquent que des mises en garde ont bel et bien été éditées aux Etats-Unis pour les prescriptions des antidépresseurs pour les moins de 25 ans. "Il [s’agit] d'alerter les prescripteurs sur un risque potentiel justifiant une surveillance accrue de ces patients en phase d'introduction du traitement", insistent-ils. "[Il] ne s'agit en rien d'une contre-indication pour la prescription de ces traitements chez l'adolescent, la FDA soulignant avant tout que le risque de suicide est lié à la pathologie."

Des gestes suicidaires restent "possibles après la prescription d'antidépresseurs ; il faut garder à l'esprit que ce risque décroît au fil du traitement." Des idées de suicide ont été décrites "chez 3 à 17% des patients après instauration du traitement, avec de très rares cas de passage à l'acte suicidaire".

Mais ce risque, insistent encore chercheurs et psychiatres, "est surtout majeur avant l'instauration du traitement". L'émergence des idées de suicide apparaitrait liée "à l'aggravation de la dépression lorsque le traitement ne fonctionne pas, ainsi qu'à la sévérité de la dépression et à son apparition dès l'adolescence". "Il serait faux de croire que les antidépresseurs augmentent le risque de suicide alors qu'au contraire, traiter la dépression réduit globalement le risque et favorise la prévention", poursuivent-ils.

A leurs yeux, il existe un réel danger que le public "puisse croire que ces médicaments peuvent être la cause d'actes violents contre autrui". "Ces fausses croyances peuvent aboutir à un arrêt prématuré des traitements par les patients", continuent-ils. Ils observent d'ailleurs que cette polémique "[a] conduit dans quelques pays à une diminution de leur prescription, qui s'est accompagnée d'une augmentation des taux de suicide."

"La lecture des preuves scientifiques, la prudence, la déontologie, le respect pour les patients, le simple souci d'humanité nous font déclarer qu'aucune polémique sur ce sujet ne mérite d'être entretenue", concluent-ils.

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr

Source : http://www.allodocteurs.fr/se-soigner/medicaments/antidepresseurs/non-les-antidepresseurs-ne-rendent-pas-suicidaires_16022.html#xtor=EPR-1000002224

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #antidépresseurs, #suicide

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Publié le 19 Janvier 2015

Herbes médicinales Bio à vaporiser, meilleures plantes médicinales biologiques

Utilisées depuis l’origine de l’humanité pour leurs propriétés médicinales, les plantes occupent une place importante dans la pharmacopée actuelle.

La première benzodiazépine a été synthétisée à partir d'un pavot  

« Environ 40 % des médicaments du Vidal sont directement issus des plantes ou fabriqués par hémisynthèse », indique le Dr André Gassiot

Psychiatre honoraire à l’hôpital de Rodez, le Dr André Gassiot s’intéresse de longue date aux effets psychotropes des plantes. Ce fin connaisseur de la médecine traditionnelle chinoise et tibétaine doit publier en 2015 un livre « Plantes et santé mentale » aux éditions Odile Jacob.

« Depuis l’origine de l’humanité, les plantes et autres substances naturelles ont été utilisées à des fins médicinales, pour soulager des maux, induire une sensation de bien-être ou traiter des maladies », explique le Dr Gassiot, en citant notamment le cas de Otzi, cet « homme des glaces » mort il y a 5 300 ans et dont le corps momifié et congelé a été retrouvé en 1991 par un couple de randonneurs à la frontière entre la Suisse et l’Italie.

« Sur lui, on a retrouvé des plantes à visée thérapeutiques, souligne le Dr Gassiot. D’anciens textes chinois attestent l’utilisation des plantes à des fins thérapeutiques dans ce pays bien avant notre ère. Enfin, il est probable que les premiers Homo ont hérité de l’aptitude à s’automédiquer par l’observation des animaux. Aujourd’hui, la zoopharmacognosie, au carrefour de la médecine, de l’anthropologie et de l’éthologie est la discipline qui étudie ces "animaux médecins" ».

Selon le Dr Gassiot, pour différentes raisons, historiques et actuelles, on ne peut aborder les effets psychotropes des plantes sans évoquer l’importance du Chaman ou « homme médecine » qui, dans certaines ethnies, était dépositaire du pouvoir thérapeutique des substances de la nature.

« Les plantes étaient utilisées, non pas seulement pour guérir les maux physiques, mais aussi pour pouvoir être relié à Dieu, c’est l’effet enthéogène ou pour rentrer en contact avec l’autre, appelé l’effet entactogène. Le chaman en usait lui-même pour rechercher l’effet hallucinogène et l’état de transe, ce qui permettait à l’esprit du chaman de « voyager », d’en rapporter une connaissance et une sagesse », indique le Dr Gassiot.

Aujourd’hui, les plantes occupent toujours une place importante au sein de la pharmacopée.

« Environ 40 % des médicaments du Vidal sont directement issus des plantes ou fabriqués par hémisynthèse. Sur un plan historique, on peut rappeler que la première benzodiazépine, le chlordiazépoxde (Librium*), a été synthétisée en 1958 par L. Sternbach aux États-Unis à partir d’un pavot Papaver dubium.

Le premier antipsychotique est peut-être issu lui aussi d’une plante Rauwolfia serpentina, dont la décoction des feuilles était appelée en Inde « l’Herbe contre la folie ». Ramenée en Europe au XVI siècle par le Docteur Rauwolf, Weber en isolera la réserpine, commercialisé dans les années 1970 sous le nom de Serpasil* », indique le Dr Gassiot.

Aujourd’hui, les effets psychotropes des plantes se retrouvent dans les divers registres thérapeutiques en psychiatrie.

Il existe d’abord des plantes majeures (passiflore, kawa, aubépine, agripaume, aspérule odorante…) aux effets anxiolytiques et sédatifs, par action sur les systèmes GABAergiques.

Ces effets se retrouvent aussi dans certaines plantes (mélisse, melitte, livèche, mélilot, angélique officinale).

Parmi les huiles essentielles, ayant des effets anxiolytiques et sédatifs, on peut citer la lavande officinale, la marjolaine, l’oranger amer, la verveine odorante ou la camomille romaine.

Le Dr Gassiot évoque aussi certaines plantes hypnotiques et régulatrices du sommeil : le pavot de Californie, la valériane, le coquelicot, le houblon ou le tilleul.

La principale plante antidépressive est bien sûr le millepertuis Hypericum perforatum L. « Dans de nombreuses études documentées, notamment en Allemagne, le millepertuis est considéré comme étant l’équivalent du Prozac pour ses effets inhibiteurs de recapture de la sérotonine. Ses indications restent les états dépressifs légers, survenant lors de stress répétés. Une autre indication est peut-être la dépression saisonnière du fait des effets mélatoninergiques associés », souligne le Dr Gassiot.

D’après un entretien avec le Dr André Gassiot, psychiatre honoraire à l’hôpital de Rodez. QDM.

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Source :

http://chronimed.over-blog.com/article-anxiolitiques-sedatives-antidepressives-les-effets-psychotropes-des-plantes-125401527.html

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Rédigé par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié dans #plantes, #antidépresseurs

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