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12 articles avec douleur

Communiqué inter associatif - 21 octobre 2019 Journée mondiale de lutte contre la douleur.

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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La douleur, ce n’est pas « dans la tête » 

49 associations (1) appellent à une véritable prise en charge de la douleur en France « La douleur c’est du sérieux » : par ces mots, qui sonnent pourtant comme une évidence pour des millions de personnes en France, nos associations dénoncent les insuffisances notoires dans la prise en charge de la douleur, et leurs conséquences dramatiques pour les personnes concernées.

Le 21 octobre dernier, c’était la journée mondiale de lutte contre la douleur, instaurée par l’International Association for the Study of Pain (IASP). La douleur est le premier motif de consultation aux urgences et en médecine générale (2).

Plus de 12 millions de Français-es souffrent de douleurs chroniques. Pourtant, malgré trois « Plans douleur » mis en place entre 1998 et 2011, 70% des personnes concernées ne bénéficient toujours pas d’un traitement approprié. Moins de 3% d’entre elles sont prises en charge dans un des centres spécialisés, lesquels manquent cruellement de moyens.

La douleur présente lors de la fin de vie ne bénéficie pas non plus de l’attention nécessaire et de l’accompagnement adéquat.

Pour nous, associations de personnes concernées, la prise en charge de la douleur en France n’est pas à la hauteur des besoins. La douleur provoquée par les soins est par ailleurs trop souvent négligée au profit des seuls objectifs de guérison. Elle reste difficile à repérer et parfois considérée avec une certaine désinvolture. Sa reconnaissance reste très récente, surtout pour les adultes.

La douleur a pourtant un double impact : sur les soignés-ées, leur qualité de vie et la préservation de leurs chances thérapeutiques (anxiété, dépression, refus de soin…) ; et sur les soignants-es (sensation d’échec, démotivation, épuisement). La relation de confiance soignant-soigné, socle d’une prise en charge de qualité, s’en trouve significativement affectée.

L’absence de prise en charge de la douleur a également un coût financier notable pour la société : désinsertion professionnelle, dépenses majorées de santé…

A l’occasion de cette Journée mondiale, nous demandons en urgence une reconnaissance et une prise en charge efficiente de la douleur, comme de la souffrance psychique qui y est associée.

La douleur doit être reconnue comme une maladie à part entière. Il n’est plus possible d’entendre des personnes nous dire : « J’en ai parlé à mon médecin traitant, il m’a dit que cela allait passer. Cela a duré une dizaine d’années » ou encore « Je ne veux pas que la douleur vienne m’empêcher de vivre » (3).

Nous appelons les pouvoirs publics à faire de la douleur une véritable priorité des politiques publiques de santé, et à garantir le droit pour chaque malade de recevoir « le meilleur apaisement possible de la souffrance au regard des connaissances médicales avérées », tel que prévu par la loi (Article L1110-5 du code de la santé publique).

Pour ce faire, nous demandons que les propositions de France Assos Santé pour la prévention et la prise en charge de la douleur soient enfin mises en œuvre.

Notamment :

  • Développer les actions prévenant la douleur, notamment la douleur chronique
  • Reconnaître, évaluer la douleur et la prendre en charge
  • Développer l’information et la formation
  • Reconnaître la médecine de la douleur comme une vraie spécialité médicale
  • Investir dans la recherche et les études

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(1) Liste complète des associations signataires au bas du communiqué

(2) Cf livre blanc de la douleur 2017, SFETD, Ed.Medline, 280p

(3) Verbatims issus de témoignages d’usagers et de membres des associations signataires

Contacts presse :

Evelyne Weymann (APF France Handicap) - Tél. 01 40 78 56 59 ou 06 89 74 97 37

Antoine Henry (France Assos Santé) – Tél. 06 18 13 66 95

Marie Christine Brument (UFC Que Choisir) – Tél. 01 44 93 19 84

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Associations signataires :

  • Actions traitement
  • ADMD
  • AFA Crohn RCH France
  • AFDOC
  • AFGS (Association Française du Gougerot Sjôrgren)
  • AFH
  • AFM Téléthon
  • AFPRIC (Association Française des Polyarthritiques et des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques)
  • AFSA
  • AFSEP
  • AFVD
  • AFVS
  • AINP
  • Alliance du Cœur Alliance maladies rares
  • AMALYSTE
  • ANDAR
  • APF France handicap
  • ASBH
  • ASFC
  • Association des Sclérodermiques de France Association Marfans Autisme France
  • AVIAM
  • CALAIS RESPIRE
  • CLCV CO ACTIS SANTE
  • E3M (Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages)
  • EFAPPE Epilepsies
  • FFCM (Fédération Française des Curistes Médicalisés)
  • Fibromyalgie France
  • Fibromyalgie SOS
  • FNAR
  • France Assos Santé
  • France Parkinson
  • La Ligue contre le cancer
  • Le LIEN
  • Le Planning familial
  • Les Petits frères des pauvres
  • PRIARTEM (Electrosensibles de France)
  • Renaloo Sésame autisme
  • SOS hépatites
  • TRANSHEPATE
  • UAFLMV
  • UFAL
  • UFC que Choisir
  • UNAFAM
  • UNSED (Union Nationale des Syndromes d’Ehlers-Danlos)

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Article transmis par Nadine  Randon,

Présidente de FibromyalgieSOS 

à qui nous adressons nos plus vifs remerciements

pour ce partage et pour tout le travail fourni

par son association et son équipe.

Source :  https://fibromyalgiesos.fr/rdv2/

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!  A T T E N T I O N  !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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Douleur : pour qu’elle ne soit plus vécue comme une fatalité.

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

 

https://comps.canstockphoto.fr/douleur-pictogramme-clipart_csp35695918.jpg

SOULAGER LA DOULEUR

 

Les médicaments

Les douleurs inflammatoires sont aujourd’hui bien prises en charge grâce aux antalgiques de référence : le paracétamol, l’aspirine, ou encore la morphine et ses dérivés pour les douleurs les plus rebelles. Efficaces contre des douleurs aiguës, ces médicaments présentent des effets secondaires non négligeables (troubles gastriques et rénaux, tolérance et dépendance à la morphine …), s’ils sont utilisés de façon prolongée, voire chronique.

Les douleurs neuropathiques, le plus souvent liées à une lésion du système nerveux, répondent très mal aux antalgiques précédents, à part à certains opioïdes. Mais, les effets secondaires à long terme de ces derniers ne permettent pas de les utiliser en cas de douleurs chroniques. De ce fait, les principaux traitements aujourd’hui utilisés sont des antidépresseurs, ainsi que des antiépileptiques. Ces deux types de médicaments présentent moins d’effets indésirables. Toutefois, ils n’ont qu’une efficacité modérée, et observable chez seulement environ 50% des patients. D’où la nécessité de trouver d’autres pistes thérapeutiques.

Les traitements non pharmacologiques

 

Fauteuil de Musicothérapie. © Inserm/Guénet, François 

Acupuncture, relaxation, sophrologie ou encore hypnose de nombreuses approches non médicamenteuses ont pris une place importante dans les centres antidouleur. Chez certains patients, elles permettent parfois de diminuer les prises médicamenteuses.

La stimulation électrique médullaire est par ailleurs utilisée depuis de nombreuses années chez des patients atteints de radiculopathies, notamment des lombosciatiques chroniques. La technique consiste à implanter des électrodes le long de la duremère, une membrane qui entoure la moelle épinière. Celles-ci sont reliées à un stimulateur, lui-même implanté sous la peau du patient au niveau de l’abdomen. Le système est contrôlé par une télécommande externe qui permet au patient de déclencher des stimulations quand la douleur augmente. Ces stimulations brouillent le message douloureux et réduisent son intensité.

La mesure de la douleur

Bien que la douleur soit subjective puisqu’elle repose sur un ressenti personnel, il existe des outils pour la caractériser et l’évaluer. Des questionnaires et des échelles de douleur permettent d’en décrire les symptômes, d’en mesurer l’intensité et l’impact sur la qualité de vie. Pour les adultes, l’échelle la plus utilisée est l’échelle numérique, graduée de 0 pour une absence de douleur, à 10 pour la douleur maximale imaginable. Pour les enfants, les médecins utilisent souvent une échelle avec des visages. Concernant les douleurs neuropathiques, deux échelles - développées en France mais utilisées à l’international - permettent respectivement de diagnostiquer ce type de douleurs (DN4) et d’évaluer leur intensité (NPSI).

Ces outils aident les équipes médicales à adapter le traitement.

 

Cette technique est utilisée en routine au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), depuis 2014. Des chercheurs des hôpitaux Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt) et Henri-Mondor (Créteil) ont montré que cette approche permet d’obtenir un effet antalgique, durable sur six mois, chez des patientes atteintes de fibromyalgie. Le protocole utilisé a compris une phase d’induction reposant sur dix séances en deux semaines, puis une phase d’entretien à raison d’une séance par mois. Elle soulage la douleur chez environ un tiers des patients éligibles. La stimulation magnétique transcrânienne fait également l’objet d’une vaste étude clinique, TRANSNEP, dans le traitement des douleurs neuropathiques. L’objectif de cette étude est de comparer l’effet de la stimulation de deux zones du cerveau, le cortex préfrontal et le cortex moteur. Quatre CHU y participent : Boulogne-Billancourt, Créteil, Nantes et Saint-Étienne. Les premiers résultats sont attendus fin 2017.

Les enjeux de la recherche

La recherche sur la douleur est très active. En France, le Réseau Inserm de recherches sur la douleur regroupe une trentaine d’équipes autour de thématiques de recherche tant fondamentales que cliniques.

Mieux comprendre

De grandes avancées dans la compréhension de la douleur ont été accomplies ces dernières années, en particulier concernant les mécanismes en jeu dans la douleur chronique.

Ainsi, il a été montré que la douleur n’est pas uniquement neuronale : les cellules gliales du système nerveux central et certaines cellules immunitaires sont aussi impliquées dans l’apparition des douleurs, en particulier dans celle des douleurs neuropathiques. Si certaines fonctions gliales sont altérées, ces cellules sécrètent des substances (glio-transmetteurs) qui stimulent les neurones sensoriels et exacerbent la douleur.

La découverte du phénomène de sensibilisation périphérique et centrale a par ailleurs permis de comprendre qu’après une intervention chirurgicale ou une lésion nerveuse, il existe une hypersensibilité à la douleur, qui persiste parfois durablement. Cela explique en partie pourquoi des événements douloureux postérieurs peuvent être ressentis de façon exacerbée chez certains patients.

Voir la douleur

Les techniques d’imagerie cérébrale, et notamment l’IRM fonctionnelle (IRM-f), ont indéniablement permis à la recherche sur la douleur de franchir une étape importante. Grâce à elles, la douleur peut être identifiée, visualisée, voire quantifiée au niveau cérébral. Elles permettent en particulier de traduire en images les liens étroits entre douleur et émotion.

Élargir l’arsenal thérapeutique

D’autres équipes tentent d’améliorer l’arsenal thérapeutique médicamenteux :

  • A Clermont-Ferrand, l’équipe d’Alain Eschalier (unité Inserm 1107) a analysé les mécanismes d’action de traitements existants, pour identifier de nouveaux mécanismes et de nouvelles cibles. L’objectif : développer des antalgiques plus puissants et/ou mieux tolérés. Ces chercheurs ont notamment mis en évidence l'action du paracétamol, suractivant d'abord des récepteurs TRPV1 puis inhibant des canaux calciques Cav3.2 au niveau central. Bloquer ces canaux serait intéressant pour renforcer l’effet antalgique du médicament. L’équipe a également étudié la morphine : ces travaux ont montré que son effet antalgique et ses effets indésirables (nausées, vomissements, risque de dépendance…) sont découplés et passent par des voies biologiques différentes. En activant uniquement la voie associée à l’effet antalgique (impliquant un canal TREK-1), les chercheurs tentent de développer un antalgique aussi puissant que la morphine, mais dénuée de ses effets indésirables.
  • A l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire (Sophia-Antipolis), une autre équipe s’inspire de molécules naturelles : En criblant des toxines secrétées par des plantes ou des animaux, les chercheurs ont découvert deux toxines dans le venin du serpent Mamba capables d’inhiber fortement des récepteurs impliqués dans la sensation douloureuse (récepteurs ASICs). Ces molécules seraient aussi puissantes que la morphine, mais dénuées de ses effets indésirables. Ils ont baptisé ces toxines les mambalgines et travaillent actuellement à la synthèse de dérivés, aussi efficaces et non toxiques.
  • D’autres équipes encore travaillent sur les morphines endogènes : les enképhalines. Ces molécules naturellement secrétées par l’organisme en cas de douleur ont un effet antalgique. Des chercheurs ont montré qu’en inhibant leur dégradation, on obtenait une diminution de la douleur. Leur stratégie repose donc sur l’administration d’inhibiteurs mixtes d’enképhalinases (DENKIs), chargés de dégrader les enképhalines. Un médicament administrable par voie orale se fondant sur cette approche est en cours de développement, pour le traitement de douleurs neuropathiques chroniques d’origine diabétique. Une start-up (Pharmaleads) mène actuellement un essai clinique de phase II en France, au Royaume-Uni et en Bulgarie, pour évaluer son efficacité et sa sécurité.

La toxine botulique commence également à se faire une place dans l’arsenal des molécules utilisées pour lutter contre les douleurs périphériques. En plus de son effet myorelaxant, des travaux ont en effet montré qu’elle soulageait la douleur, en agissant sur les fibres nerveuses sensorielles. Son injection sous-cutanée, au niveau de sites douloureux bien localisés, soulage efficacement certains patients. En outre, des chercheurs ont montré que des injections répétées de la toxine pérennisent l’effet antalgique pendant six mois, sans effet indésirable notoire. Les chercheurs tentent maintenant d’identifier les patients répondeurs à ce traitement.

Vers une prise en charge sur mesure

Beaucoup de travaux visent à personnaliser le traitement de la douleur, en identifiant les patients qui répondent bien à un traitement donné, que ce soit pour les médicaments existants ou ceux en développement. Dans ce but, des marqueurs de réponse biologiques, génétiques, cliniques sont recherchés : ils permettront d’éviter, non seulement de traiter inutilement certaines personnes avec une molécule inefficace chez eux, mais aussi de passer à côté de sous-groupes de patients répondeurs à une nouvelle approche thérapeutique. 

A ce jour, les marqueurs identifiés, plutôt cliniques, sont par exemple utilisés pour savoir si un patient souffrant de douleurs neuropathiques doit bénéficier d’un traitement par antidépresseurs ou par antiépileptiques. Ces marqueurs sont issus de résultats de tests psychophysiques qui permettent une évaluation très fine des symptômes, pour distinguer des sous-types de patients présentant a priori un même type de douleur. Dans cette veine, le projet européen DOLORisk a pour objectif d’identifier les facteurs de risques et les déterminants des douleurs neuropathiques, afin de repérer les patients les plus vulnérables et de développer de nouveaux traitements personnalisés. 

D’autres équipes encore travaillent au développement de stratégies non médicamenteuses, notamment à celui de la stimulation magnétique transcrânienne, utilisée contre des douleurs sévères et résistantes aux traitements. Cette technique est développée en alternative aux stimulations électriques centrales, parfois efficaces mais nécessitant l’implantation d’électrodes dans le cerveau. La stimulation magnétique est quant à elle non invasive et dénuée d’effets indésirables : une bobine placée sur le cuir chevelu du patient émet un champ magnétique ciblé, qui permet de modifier les transmissions nerveuses dans les zones de contrôle de la douleur. L’idée est d’améliorer ainsi le fonctionnement de ce contrôle.

La stimulation magnétique transcrânienne – interview – 1 min 48 - vidéo réalisée en accompagnement de l'exposition Science Machina (2016)

Auteur : 

Source : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/douleur

 

 

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Publié dans Santé, Fibromyalgie, Douleur, INSERM

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Journée mondiale contre la douleur

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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CESSER DE SOUFFRIR EN SILENCE

 
En cette journée mondiale contre la douleur (le 15 octobre dernier), rappelons que près d’un Français sur d’eux (46%) déclare avoir mal quelque part sans suivre de traitement adapté. Entre les soignants et les patients, la communication n'est pas bonne.

En cette journée mondiale de la douleur (le 15 octobre dernier), force est de constater qu’elle est mal prise en charge en France. Près d’un Français sur d’eux (46%) déclare vivre avec des douleurs sans prise en charge adaptée et 35% estiment que leurs douleurs ont un impact important sur leur bien-être au travail et leur vie privée.

Ce sont les enseignements tirés d’une nouvelle enquête de Sanofi et de l’institut Ipsos. 1 500 patients, 204 pharmaciens et 284 médecins généralistes ont été interrogés. En France, au moins 12 millions de personnes souffrent de douleurs chroniques, et "70% de ces 12 millions de patients ne reçoivent pas un traitement approprié", dénonçaient déjà l’année dernière les spécialistes réunis au sein de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD). Autrement dit, 8,4 millions de Français pourraient moins souffrir s'ils étaient mieux pris en charge.

Vivre au quotidien avec ses douleurs

Alors, à qui la faute ? La réponse n’est pas évidente, car les patients, trop taiseux sur le sujet, sont les premiers en cause. 63% des Français déclarent ainsi avoir souffert de douleurs ces six derniers mois sans en parler à leur médecin ou leur pharmacien. Ils considèrent que leur douleur "n’est pas grave" (75%), qu’elle est mineure (71%), qu’ils veulent éviter de prendre trop de médicaments (58%) ou encore qu’ils n’aiment pas consulter trop souvent les médecins (51%). 

Dans le même temps, 43% expriment un sentiment de culpabilité par rapport à ces douleurs associées à leurs activités physiques, leur métier ou à leur âge. Pour une forte majorité, ces patients finissent par vivre au quotidien avec ces douleurs (77%), la moitié (50%) allant même jusqu’à penser que cela fait partie de la vie d’avoir mal. 

"Favoriser l’expression de la douleur"

La douleur peut être chronique ou ponctuelle, mais se répétant plusieurs fois dans l’année. Elle concerne aussi bien les hommes (44%) que les femmes (56%), les plus jeunes (34% ont moins de 35 ans) comme les plus âgés (24% ont plus de 60 ans). 

Contrairement à ce que les patients déclarent, la quasi-totalité des professionnels de santé interrogés estiment qu’aujourd’hui les patients abordent facilement leurs problèmes de douleurs, et qu’ils sont bien pris en charge. Les pharmaciens sont plus nuancés sur la question que les médecins généralistes. "Cette  enquête s’inscrit donc dans cette démarche et a pour objectif de favoriser l’expression de la douleur pour mieux la repérer et la soulager", explique le docteur Jean-Christophe Bablon, Directeur médical santé grand public de Sanofi.

On distingue habituellement deux catégories de douleur, aiguë et chronique, en fonction de leur durée. La douleur aiguë est intense, mais souvent brève. C’est celle que l’on ressent en se coupant le doigt, par exemple. La douleur est dite chronique (ou pathologique), lorsque la sensation douloureuse excède trois mois et devient récurrente. Entrent dans cette catégorie certaines douleurs musculaires, les migraines ou encore des douleurs associées à des lésions nerveuses.

Auteure : Mathilde Debry

Source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27137-Journee-mondiale-douleur-cessez-souffrir-silence

 

 

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