Algie vasculaire de la face (AVF)

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

  • A) Au moins 5 crises répondant aux critères B à D
  • B) Douleur sévère ou très sévère, unilatérale, orbitaire, supra-orbitaire et/ou temporale, durant de 15 minutes à 3 heures en l'absence de traitement
  • C) La crise est associée à au moins un des caractères suivants :
    • injection conjonctivale et/ou larmoiement ipsilatéral (du même côté)
    • congestion nasale et/ou rhinorrhée ipsilatérale (le nez coule)
    • œdème de la paupière ipsilatérale
    • sudation du front et de la face ipsilatérale
    • myosis (rétrécissement de la pupille) et/ou ptosis (chute de la paupière supérieure) ipsilatéral
    • agitation, impossibilité de tenir en place (Ceci dans 90% des cas)
  • D) De 1 crise tous les deux jours à 8 crises par jour
  • E) Crises non attribuées à une autre affection

Il y a AVF épisodique si au moins deux périodes de crises durant de une semaine à un an avec des rémissions d'au moins un mois (les périodes de crises durent généralement de 2 semaines à 3 mois). Il y a AVF chronique si crises pendant au moins un an sans périodes de rémission ou avec des périodes de rémission durant moins de un mois. (On peut évoluer de la forme épisodique vers la forme chronique et vice-versa, il y a des cas intermédiaires avec 18 mois de crises et 18 mois de rémission, des cas extrêmes avec 15 jours de crises tous les deux ans, des rémissions de l'ordre de 10 ou 20 ans)

Les crises d'AVF ont une périodicité circadienne (elles se présentent à peu près à heures fixes) et une périodicité circannuelle (pour les AVFE, les épisodes de crises commencent à peu près à mêmes dates). Observations faites par des membres de AFCAVF : Ces périodicités ne sont pas à prendre au pied de la lettre car la périodicité circadienne des crises est souvent liée à celle des activités (à telle enseigne que lors de grands déplacements avec changement de fuseau horaire les crises sont à heures fixes mais celles-ci sont les heures locales) et la périodicité circannuelle semble liée à la perception des saisons, c'est à dire au temps qu'il fait en moyenne (à telle enseigne que l'hiver "rude" 2008-2009 a été concomitant à une vague de reprises de périodes de crises et que nos quelques membres vivant dans les zones tropicales hésitent beaucoup devant la question de la périodicité circannuelle de leurs crises)

La présence de certains des symptômes d'algie vasculaire peut être consécutive à une autre affection (pathologies ou anomalies artério-veineuses, lésions crâniennes, ...etc) et le diagnostic différentiel repose sur quelques examens (dont IRM et Doppler de la carotide) afin de s'assurer qu'on est bien en présence d'une AVF (voir l'article Algie Vasculaire de la Face - du diagnostic à la prise en charge de Virginie DOUSSET, cité dans notre abstract 174)

Bien que l'AVF ait été appelée céphalée de Horton, elle n'est pas la maladie de Horton (pour laquelle on pourra se reporter à Maladie de Horton)

Cluster-tic

Association de l'algie vasculaire de la face et d'une névralgie essentielle du trijumeau

Migraine sans aura

  • A) Au moins 5 crises répondant aux critères B à D,
  • B) Crises durant de 4 à 72 heures (en l'absence de traitement ou en cas d'échec du traitement),
  • C) La céphalée présente au moins deux des caractéristiques suivantes:
    • Unilatéralité,
    • Caractère pulsatile de la douleur,
    • Intensité modérée à sévère,
    • Aggravation par les activités physiques de routine (marche ou montée d'escaliers par exemple)
  • D) Pendant la céphalée, présence d'au moins un des signes suivants:
    • Nausées et/ou vomissements,
    • Photophobie et phonophobie,
  • E) Symptômes ne pouvant être attribués à une autre affection.

Migraine avec aura typique

  • A) Au moins 2 crises répondant aux critères B à D,
  • B) Aura correspondant à au moins une des descriptions suivantes, mais sans déficit moteur.
    • Symptômes visuels totalement réversibles positifs (ex: lumières, points ou lignes clignotants) et/ou négatifs (scotomes (zones du champ visuel dans lequel la vision est partiellement ou totalement lacunaire)),
    • Symptômes sensitifs totalement réversibles positifs (ex: picotements, piqures) et/ou négatifs (ex: engourdissement),
    • Troubles de l'élocution totalement réversibles,
  • C) Au moins deux des caractéristiques suivantes:
    • Symptômes visuels homonymes (situés du même côté) et/ou symptômes sensitifs unilatéraux,
    • Au moins un symptôme de l'aura s'est développé progressivement en au moins 5 minutes et/ou différents symptômes de l'aura surviennent successivement en au moins 5 minutes,
    • Chaque symptôme persiste au moins 5 minutes et au plus 60 minutes,
  • D) La céphalée répondant aux critères B à D de la Migraine sans aura débute pendant l'aura ou lui succède en moins de 60 minutes,
  • E) Symptômes ne pouvant être attribués à une autre affection.

Hémicrânie paroxystique (HP)

  • A) Au moins 20 crises répondant aux critères B à D
  • B) Douleur sévère unilatérale, orbitaire, supra-orbitaire et/ou temporale, durant de 2 à 30 minutes
  • C) La crise est associée à au moins un des caractères suivants :
    • injection conjonctivale et/ou larmoiement ipsilatéral (du même côté)
    • congestion nasale et/ou rhinorrhée ipsilatérale (le nez coule)
    • œdème de la paupière ipsilatérale
    • sudation du front et de la face ipsilatérale
    • myosis (rétrécissement de la pupille) et/ou ptosis (chute de la paupière supérieure) ipsilatéral
  • D) Plus de 5 crises par jour la moitié du temps, mais il peut y avoir des périodes avec des crises moins fréquentes
  • E) Les crises sont totalement évitées par l'indométacine (indocid) à doses thérapeutiques
  • F) Crises non attribuées à une autre affection

La définition du caractère épisodique ou chronique est la même que pour l'AVF. Les crises sont semblables à celles de l'AVF et les différences essentielles sont la brièveté des crises et l'efficacité de l'indométacine (mais il existe des exceptions : les crises d'AVF peuvent être brèves et celles de l'HP peuvent être longues, l'indométacine est parfois efficace pour l'AVF)

SUNCT


  • A) Au moins 20 crises répondant aux critères B à D
  • B) Douleur sévère unilatérale, orbitaire, supra-orbitaire et/ou temporale, de type "coup de poignard" ou pulsatile, durant de 5 à 240 secondes
  • C) injection conjonctivale et larmoiement ipsilatéral (du même côté)
  • D) De 3 à 200 crises par jour
  • E) Crises non attribuées à une autre affection

SUNA

  • A) Au moins 20 crises répondant aux critères B à E
  • B) Douleur sévère unilatérale, orbitaire, supra-orbitaire et/ou temporale, de type "coup de poignard" ou pulsatile, durant de 5 secondes à 10 minutes
  • C) La douleur est associée à un des signes suivants
    • injection conjonctivale et/ou larmoiement ipsilatéral (du même côté)
    • congestion nasale et/ou rhinorrhée ipsilatérale (le nez coule)
    • œdème de la paupière ipsilatérale
  • D) Plus de 1 crises par jour plus de la moitié du temps
  • E) Aucune période réfractaire ne fait suite aux crises provoquées depuis les zones "gachette"
  • F) Crises non attribuées à une autre affection

Hemicrania continua

  • A) Céphalée persistant depuis plus de 3 mois répondant aux critères B à D,
  • B) La céphalée remplit toures les caractéristiques suivantes:
    • Douleur unilatérale sans changement de côté,
    • Quotidienne et continue, sans période de rémission,
    • Intensité modérée, avec des exacerbations de douleur sévère,
  • C) Au moins un des signes dysautonomiques suivants est présent et ipsilatéral à la douleur lors des exacerbations:
    • Injection conjonctivale et/ou larmoiement,
    • Congestion nasale et/ou rhinorrhée,
    • Ptosis et/ou myosis,
  • D) Réponse absolue à l'indométhacine à doses thérapeutiques,
  • E) Céphalée non attribuées à une autre affection.

Névralgie classique du trijumeau

  • A) Crises douloureuses paroxystiques d'une durée d'une fraction de seconde à 2 minutes, affectant une ou plusieurs branches du nerf trijumeau et répondant aux critères B et C.
  • B) La douleur présente au moins une des caractéristiques suivantes:
    • Intense, aigüe, superficielle ou à type de coup de poignard
    • Provoquée par des zones gachettes ou des facteurs déclenchants
  • C) Les crises sont stéréotypées pour chaque individu,
  • D) Aucun déficit neurologique clinique décelable
  • E) Crises non attribuées à une autre affection.
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  • Dernière mise à jour de cette page le 03/12/2010.

 

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