Des groupes de patients au CHU de Saint-Etienne

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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Le centre de la douleur du CHU de Saint-Etienne, dirigé par le docteur Malou Navez, propose de se tourner vers des approches différentes du schéma classique (entretien, psychothérapie brève….) en utilisant le groupe pour la prise en charge des patients douloureux chroniques. Cette approche innovante permet de répondre aux besoins actuels : l’amélioration de l’accès aux structures douleur, notamment des délais d’attente et le travail sur la prévention de la douleur chronique, l’éducation et la prise en compte de la dimension psycho-sociale de ces patients.

Plus dynamiques et plus proches des difficultés rencontrées par ces patients, les groupes sont propices à l’expression des angoisses et de la souffrance psychosociale, ils aident à faire le lien entre souffrance et douleur du corps.


Le groupe est une alternative intéressante pour les patients peu enclins à entamer une psychothérapie individuelle. Ce support peut les inciter à parler d’eux indirectement par le jeu des identifications interpersonnelles.

La Fondation APICIL apporte son soutien depuis la création de ces groupes de patients. Elle s’est engagée à verser 100 000 euros par an pendant 3 ans pour le financement de ce programme novateur, mis au point par le docteur Malou Navez et son équipe.

Plusieurs groupes thérapeutiques sont proposés aux patients du centre de la douleur depuis 2007, en fonction de l’âge et de la pathologie de chaque personne :

  • Comet-Aspects socioprofessionnels de la douleur : délivrer des informations sur la réinsertion professionnelle
  • Relaxation adultes enfants : apprendre des techniques de relaxation
  • Photo-langage : verbaliser les souffrances
  • Fibromyalgie : offrir un espace de parole, d’échange, ouvrir vers des approches non médicamenteuses
  • Cervicalgies : auto-rééducation
  • Polyarthrite rhumatoïde

Grace à ces groupes, les soignants constatent une réappropriation de la gestion de la douleur par les patients. Les groupes sont reconduits en 2009.

La douleur chronique rebelle est définie comme résistante depuis plusieurs mois ou années aux traitements antalgiques habituels. Il s’agit des pathologies dorso-lombosciatalgies, des céphalées, des algoneuro dystrophies, des fibromyalgies, des douleurs cancéreuses rebelles ou séculaires. Ces patients souffrent à 56% de troubles psychiques, 44% de souffrance sociale.

Les conséquences de la douleur chronique sont multiples : sur la qualité de vie avec une consommation médicale importante, sur la psychologie (anxio-dépression), sur le plan social (rupture conjugale, professionnelle, isolement, perte d’autonomie…).

 

Article collecté ce jour sur le site :

http://www.fondation-apicil.org/des-groupes-de-patients-au-chu-de-saint-etienne

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