"La sophrologie m'a libérée de la fibromyalgie"

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

110_F_17859399_1BAGEmNTG21D2jO4JHAYcjrHgvhfwG4n.jpg

Mal partout, sans raison ni repos,voilà ce qu’endurent les personnes atteintes de fibromyalgie. 

Josiane Mazille a d’abord pris des médicaments; mais c’est surtout grâce à la sophrologie qu’elle a trouvé la voie du soulagement.

Une plongée en elle-même pour se réapproprier corps et esprit.

« J’ ai craqué un jour: c’était pendant une garde au laboratoire d’analyses ou je travaillais. Un épisode incroyable. Soudainement je ne peux plus déboucher un tube. Je ne peut même plus appuyer sur une touche d ordinateur. Je ne suis pas paralysée mais tout ce que je touche me fait trop mal ».
Ce 15 fevrier 2008 est pour Josiane Mazille son dernier jour de travail. Cette femme de 56 ans finit en urgence chez la rhumatologue. Celle ci la suit déjà pour des problèmes d’arthrose, assez anciens puisqu ils ont debuté lorsqu elle avait 35 ans, et plutôt sévères puisque deux prothèses de genoux lui ont été posées à seulement 52 ans. Là, les douleurs sont d un autre ordre. Sa rhumatologue l’adresse donc à d’autres spécialistes.

 

Un mot pour ses maux

Un an s écoule environ avant que le diagnostic soit posé, le temps de s’assurer qu’aucune autre pathologie n’est en cause. Rien d’organique n’est trouvé donc, mais pas «rien» tout court .
«J’ai rencontré le premier médecin qui comprend que, lorsque l’on dit « j’ai mal » avec rien d’apparent, ce n’est pas du pipeau » C’est la fibromyalgie.
«Les douleurs sont très différentes de celles de l’arthrose, détaille Josiane Mazille, elles sont présentes même au repos. Dans la « fibro » on n’a pas seulement mal aux articulations mais aux muscles, aux tendons, avec des crampes. Aujourdhui, je me demande si l’intensité de mes douleurs d arthrose aux genoux n’était pas aussi dûes à la fibromyalgie. J’avais mal en continu. Et je serrais les dents. Maintenant je me rends compte que cela intensifiait les douleurs, les fixait. C ‘est au contraire en y étant attentif que l’on peut les faire disparaître ».

 

Moins de médicaments

C’est à la sophrologie que Josiane doit ce changement d approche Elle découvre cette méthode lors d une cure thermale à Allevard, dans les Alpes, ou sont organisés des programmes dédiés a la fibromyalgie. Parmi toutes les «béquilles» qui lui sont proposées, c’est à-dire un panel d activités bien-être et d exercices adaptés, Josiane adopte la sophrologie, sa « mine d’or dans laquelle puiser tous les jours». Elle pratique ensuite une fois par semaine en cours collectif, y arrive crevée et en repart détendue. Puis elle s enhardit, se l’approprie et pratique aussi maintenant seule a la maison.
Josiane a troqué sa posture de « dure au mal » contre une attitude plus ouverte, fondée sur la respiration, la concentration et le souffle. La pratique assidue de la sophrologie lui permet de gérer la maladie dans toutes ses dimensions : douleur, stress, insomnie et émotion. «Si une grosse douleur survient ou se profile je sais comment respirer. Si j’ai une insomnie, la sophrologie me permet de me rendormir ou pas, mais je passe une meilleure nuit! Si je sens pointer une grosse colère, j’arrive à canaliser mon bouillonnement intérieur. La fibromyalgie, c’est aussi une fatigue monstrueuse qui vous oblige a vous traîner. Contre cela aussi, les respirations profondes redonnent de l’énergie ». Moins souffrante, plus confiante,elle réduit les quantités très importantes demédicaments qu’elle consommait contre ladouleur ; elle ne prend plus que le sixième de la dose initiale de son antidépresseur ettermine le sevrage de son antiépileptique.

 

Un esprit en soin

Josiane apprend à aller au fond d elle-même : « Comme j’êtais plus a l’écoute de ce que je ressentais physiquement, ça a commencé à me remuer. Grace à ma sophrologue, j’ai identifié un traumatisme et me suis tournée parallèlement vers une psychothérapie ».
Au centre anti-douleur on lui avait demandé « Votre maman vous a-t-elle déjà dit « je t’aime » ? » Elle était restée sidérée considérant cette question comme de la provocation. Mais elle constate quand même que les personnes atteintes de fibromyalgie ont souvent eu une enfance bizarre, par exemple n’ont pas été élevées par leurs parents, n’ont pas été entourées, sont toujours angoissées. Ce sont aussi des gens hyperactifs «Au travail,] étais toujours là. On travaillait tous comme des cinglés mais s’il y avait une garde de plus à faire hop, je proposais de l’assurer. Avec mes proches je me rendais aussi toujours disponible : Allô maman, bobo, allô ma chère copine bobo, allô ma petite femme bobo’.  Avec la fibromyalgie, l’une des premières leçons c’est essayer de penser à vous et dites non quand vous n’avez pas envie de dire oui. J’ai fait un ménage a l’intérieur et à l’extérieur  pas piqué des vers !En ce sens, j’ai beaucoup appris. C’est comme si mon corps m’avait dit ‘merde’ ‘s’il te plaît occupe toi de moi’ ».
SOURCE Que Choisir Santé, Mensuel, Septembre 2012
Perrine Vennetier

 

-------------------------

 

Article collecté sur le site :

http://www.bodele.fr/?p=279

 

Edité le 25 avril 2013 par,

 

signature 2

Publié dans Articles collectés

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article