Les anesthésistes-réanimateurs montent au créneau pour dénoncer la pénurie de médicaments

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

Publié le 19/08/2011

 

La Société française d'anesthésie-réanimation (Sfar) lance une alerte face à la pénurie de certains médicaments utilisés pour réaliser des anesthésies générales, locales, péridurales ou prendre en charge la douleur lors des soins d'urgence. Pour le Dr Laurent Jouffroy, président de la Sfar, cette rupture de stock met gravement en danger la sécurité des patients. Interrogé hier par l’AFP, il a exhorté les pouvoirs publics à « prendre leurs responsabilités et anticiper ce que l'on voit arriver. » Soutenue par l'association de défense des malades Le Lien, la Sfar dénonce un grave phénomène qui se serait intensifié au fil du temps en France : « Qu'elles soient liées à des pénuries temporaires ou à la décision des laboratoires de cesser la fabrication, les ruptures de stocks des médicaments d'anesthésie-réanimation sont récurrentes depuis plusieurs années. »

Les médicaments concernés par la pénurie

Les médicaments qui se raréfient sont généralement anciens, peu coûteux et généricables. Le Dr Jouffroy parle de « produits indispensables et sans alternative. » Sur la liste figure notamment le thiopental, utilisé depuis 1936 pour le traitement des traumatismes crâniens graves ou de certains états de mal épileptique. Il a cessé d'être commercialisé par le laboratoire américain qui approvisionnait la France sans qu’aucune solution pérenne n'ait été trouvée à ce jour pour le remplacer. La menace de pénurie touche aussi la lidocaïne adrénalinée, dont le laboratoire propriétaire stoppe la production, et le propofol, employé dans 90 % des actes d’anesthésie. Vendu au prix de moins d'un euro par ampoule, ce dernier médicament aurait perdu son attrait économique pour l’industrie pharmaceutique. Et le Dr Jouffroy de citer également le cas d’une « rupture de stock de paracétamol intraveineux, qui a duré 6 mois »

La plupart du temps, il n’existe aucun produit de remplacement permettant d’assurer la même qualité de soins et/ou d’être vendu au même prix que les médicaments concernés. Le président de la Sfar n’hésite pas à déclarer que « si l'on ne trouve pas de solution, le risque existe que l'on ne puisse plus réaliser d'anesthésie dans le cadre d'actes chirurgicaux ou diagnostiques. »

 

Source:http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/ED/20/document_actu_pro.phtml

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