Les antalgiques : une révolution contre la douleur

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

 

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Ils ont révolutionné la médecine en proposant des solutions à la douleur. L’aspirine, le paracétamol ou l’ibuprofène sont des antalgiques très efficaces. Faciles à se procurer sans ordonnance en pharmacie, on a tendance à les croire anodins, mais comme pour tous les médicaments, il y a des risques.

 

Que se passe-t-il quand on avale un antalgique ?

 

Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse expliquent le fonctionnement des antalgiques


Lorsqu’on avale un comprimé, il arrive dans l'estomac et sa digestion peut alors commencer : le comprimé se dissout, une partie du principe actif traverse la paroi de l'estomac pour être absorbé par la circulation sanguine, tandis qu'une autre partie continue sa route dans l'intestin avant d'être absorbé à son tour. Ces étapes déterminent la quantité qui va pénétrer réellement dans le corps.

 

Une fois passé dans le sang, le médicament est distribué dans l'organisme pour atteindre sa cible. La cible commune de ces trois médicaments est un médiateur impliqué dans le processus de la douleur et de la fièvre, il s'agit de la prostaglandine.

 

Au cours de son voyage dans l'organisme, les médicaments passent par le foie. Cet organe permet non seulement de rendre plus soluble certains médicaments, mais il joue aussi un rôle de détoxication, il débarrasse donc le sang de ses toxines.

 

Le médicament est alors en partie transformé en plusieurs métabolites pour être éliminés par la voie biliaire et la voie urinaire. On en retrouve alors soit dans les urines soit dans les selles (s’ils ne sont pas réabsorbés).

 

Les antalgiques, toute une histoire

 

Retour sur la naissance d'un nouveau médicament


Hippocrate, père de la médecine conseillait déjà une préparation à base d'écorce de saule blanc pour soulager ses patients. Dans cette écorce on trouve de l'acide acétylsalicylique, le principe actif de l'aspirine. Petite histoire de cette grande découverte en images.

 

Syndrome de Lyell : une complication due aux antalgiques

 

Après la prise d'ibuprofène Delphine a développé un syndrome de Lyell


Certains effets secondaires sont particulièrement impressionnants, c'est le cas du syndrome de Lyell, une réaction très grave de l'organisme à certaines molécules (de nombreux médicaments sont concernés).

 

Il s'agit d'un état dermatologique entrainant une réaction du système immunitaire mal comprise et aboutissant à la nécrose des kératinocytes (cellules de la peau) comme dans une brûlure thermique ou chimique. Il se manifeste par des signes généraux : fièvre, dysphagie, sensations de brûlures oculaires. Des bulles et des décollements de la peau surviennent dans les 2 jours qui suivent la première prise. Une atteinte des muqueuses respiratoires, digestives, buccales et/ou vaginales sont presque toujours associées.

 

Pour Delphine, qui a témoigné pour nous, une simple prise d’ibuprophène contre sa migraine a déclenché les symptômes, qui l'on conduit aux urgences après quelques jours.

 

Quand le paracétamol devient mortel

 

Pour calmer ses maux de tête incessants, Anita prenait des cachets de paracétamol sans se méfier. Elle ne savait pas qu'elle risquait une surdose qui aurait pu être mortelle.

 

Le paracétamol favoriserait l'asthme et les allergies


L'utilisation du paracétamol à l'adolescence pourrait significativement augmenter les risques liés à l'asthme, voire les doubler, selon une étude menée par des chercheurs néo-zélandais, publiée dans la prochaine édition de l'American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.

 

En étudiant les données de plus de 300 000 adolescents âgés de 13 et 14 ans, les chercheurs ont découvert que le paracétamol était associé à une augmentation significative des risques liés à l'asthme, à l'eczéma et aux allergies.

 

Ainsi, le risque de développer de l'asthme est 43 % plus élevé chez les utilisateurs moyens de paracétamol que chez les non utilisateurs, alors qu'il est 2,5 fois plus élevé chez les adolescents qui en absorbent régulièrement. En outre, des utilisations élevée et moyenne du médicament sont associées à un risque plus élevé de rhinite-conjonctivite (respectivement 2,4 fois et 38 % de plus).

 

Dernier enseignement de l'étude, le paracétamol peut également favoriser le développement de l'eczéma, une maladie inflammatoire de la peau.

 

"L'utilisation du paracétamol à l'adolescence a été associée à un risque d'exposition accru des symptômes liés à l'asthme. Il est désormais urgent d'enquêter sur cette relation et d'orienter certains usagers vers l'utilisation des antipyrétiques, que ce soit les enfants, les femmes enceintes ou les adultes", explique Richard Beasley, principal auteur de l'étude.

 

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques les chercheurs de l'Institut de recherche médicale de Wellington (Nouvelle-Zélande) ont demandé à plus de 300 000 enfants âgés de 13 et 14 ans et issus de 113 centres à travers 50 pays de répondre à trois questionnaires portant sur leur utilisation du paracétamol et les symptômes liés à certaines maladies allergiques.

 

L’asthme est la première maladie chronique de l’enfant et provoque la mort d’environ 1 000 personnes chaque année en France.

 

Source :

 American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine
- "Acetaminophen Use and Risk of Asthma, Rhinoconjunctivitis and Eczema in Adolescents", publié le 13 août 2010

 

NB : pour voir les différentes vidéos, cliquez sur le lien ci-dessous.

 

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Article collecté sur le site :

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-les-antalgiques-une-revolution-contre-la-douleur-1859.asp?1=1

 

Edité le 05 avril 2013 par,

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