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Rencontre entre la CPAM et notre association EF0 35 le 1er mars 2017

Publié le par Evy, la blogueuse

 

Logo du régime d'assurance maladie

 

https://assure.ameli.fr/PortailAS/ShowProperty/WLP%20Repository/images/logosRegimes/logo_regime_general

Suite à l'intervention de Monsieur Didier Gilbert lors de notre réunion du 1er mars dernier, celui-ci nous adresse le courrier ci-dessous ainsi qu'un compte rendu comportant les réponses à nos questions. 

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"Madame,Monsieur,

Permettez moi de renouveler ma satisfaction d'avoir pu échanger avec vous et un large public sur le fonctionnement de l'assurance maladie et également répondre à vos pertinentes questions.

Cette rencontre était de haute tenue et a, je pense, répondu à vos interrogations.

Comme promis, Nicolas Beney  sous directeur, a préparé un compte rendu en ajoutant des réponses qui n'avaient pu être données en séance.

Je reste à votre disposition pour de nouveaux échanges si besoin.

Bien cordialement

Didier GILBERT
Président du conseil
CPAM 35"

 

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Rencontre entre la CPAM

et notre association EF0 35

1er mars 2017

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Le document :

- Rappelle des principes et règles qui cadrent quatre sujets de poccupation (invalidité, indemnités journalières, ALD, Transports)

- Apporte des éléments de ponse à des questions qui nont pu être traitées au cours de la rencontre du 1er mars 2017.

 

1.L’invalidi

Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

La pension dinvalidité a pour objet de compenser la perte de salaire qui résulte de la réduction de la capacité de travail.

 

Comment demander une pension dinvalidité ?

Vous avez été victime d'une maladie ou d'un accident d'origine non professionnelle ? Pour compenser la perte de vos revenus et sous réserve de remplir certaines conditions médicales, d'âge et d'ouverture de droits, vous pouvez demander à bénéficier d'une pension d'invalidité.

 

Quelles sont les conditions d'attribution ?

 

Si vous êtes dans l'incapacité de reprendre votre travail après un accident ou une maladie invalidante d'origine non professionnelle, vous pouvez percevoir une pension d'invalidité en remplissant les conditions suivantes :

  • vous n'avez pas atteint l'âge légal de la retraite (entre 60 et 62 ans
  • votre capacité de travail ou de revenus est réduite d'au moins 2/3 ;
  • vous êtes immatriculé(e) depuis au moins 12 mois au moment de l'arrêt de votre travail suite à votre invalidité ou au moment de la constatation de votre invalidité par le médecin conseil de votre caisse d'Assurance Maladie ;
  • vous justifiez, au cours des 12 mois qui précédent votre arrêt de travail pour invalidité ou constatation médicale de l'invalidité, soit avoir effectué au moins 600 heures de travail salarié, soit avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2030 fois le SMIC horaire.

Qui peut faire la demande ?

  • vous pouvez adresser une demande au médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie ;
  • votre caisse d'Assurance Maladie : le médecin conseil du service médical de votre caisse d'Assurance Maladie fait le point avec vous sur votre état de santé et examine avec vous si celui-ci permet de pouvoir prétendre à une pension d'invalidité.

Dans ces deux situations, vous devez formuler une demande de pension d'invalidité :

  • remplissez le formulaire S4150 « Demande de pension d'invalidité »
  • et adressez-leaccompagné des pièces justificatives demandées, dans les meilleurs délais à votre caisse d'Assurance Maladie.

 

L'instruction de la demande

 

Votre caisse d'Assurance Maladie dispose de 2 mois pour étudier votre dossier et vous avertir de sa décision de vous attribuer ou non la pension d'invalidité.

      Trois situations peuvent alors se présenter :

      • votre caisse d'Assurance Maladie vous informe de son accord. Elle vous adresse alors un titre de pension d'invalidité et une notification d'attribution qui précise la catégorie et le montant de votre pension ;
      • votre caisse d'Assurance Maladie vous notifie son refus et vous indique les voies de recours ;
      • vous ne recevez aucune réponse durant ce délai de 2 mois : considérez que votre caisse d'Assurance Maladie a rejeté votre demande, elle vous précisera par la suite quelles sont les voies de recours.

       

      2. Indemnités Journalières Maladie

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

      Salarié : vos indemnités journalières

       

      Sous certaines conditions et après un délai de carence de 3 jours, vous pouvez percevoir des indemnités journalières. Elles sont versées par l'Assurance Maladie pour compenser la perte de salaire pendant votre arrêt de travail. Calculées sur la base de vos salaires bruts des 3 ou 12 mois précédant votre arrêt, elles vous sont versées tous les 14 jours.

      Qui est indemnisé ?

      Si vous êtes salarié, vous percevez des indemnités journalières sous réserve de remplir les conditions d'ouverture des droits, qui varient en fonction de la durée de votre arrêt de travail et de votre situation.

      Si votre arrêt de travail est inrieur à 6 mois :

      • vous devez avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt de travail,
      • ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le montant du SMIChoraire au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt de travail.

      Si la durée de l'arrêt de travail est supérieure à 6 mois, vous êtes en arrêt de longue durée :

      • vous devez, à la date de votre arrêt de travail, justifier de 12 mois d'immatriculation en tant qu'assuré social auprès de l'Assurance Maladie,
      • et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois civils ou des 365 jours précédant l'arrêt de travail,
      • ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le montant du SMIC horaire au cours des 12 mois civils précédant l'arrêt de travail.

      Compléments dinformation

      - L’art de travail est à envoyer sous 48H à son organisme dAssurance Maladie

      - Il est important de respecter les heures de sorties autorisées

      - Il est obligatoire de se soumettre à difrents contrôles et de se rendre aux convocations du service médical

      - A lissue dun contrôle auprès du service médical, si une reprise est notifiée, une demande d’expertise est possible. Toutefois cette demande d’expertise n’est pas suspensive de la décision d’art de versement des indemnités journalières.

      - Il existe parfois des incomphensions quant aux rôles respectifs de la médecine du travail et du service médical de lAssurance Maladie.

       

      Pour rappel :

       

      - Le médecin du travail se prononce sur laptitude à un poste de travail

      - Le médecin conseil se prononce sur la capacité à reprendre une activité professionnelle quelconque.

      3. Affection de longue durée exonérante

       

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

       

      Une affection de longue durée « exonérante » est une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement cteuse pour laquelle vos soins sont exonérés du ticket modérateur (par exemple, une consultation qui est habituellement remboursée à 70 % par votre caisse d'Assurance Maladie vous sera remboursée à 100 % du tarif de la sécurité sociale si elle est liée à cette pathologie). Pour ces soins, vous aurez cependant à régler la participation forfaitaire, la franchise ou le forfait hospitalier.

       

      Il s'agit des affections de longue durée inscrites sur une liste établie par décret du ministre de la Santé :

       

      • accident vasculaire rébral invalidant ;
      • insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ; artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques ; bilharziose compliquée
      • insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves ;
      • maladies chroniques actives du foie et cirrhoses ;
      • déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) ;
      • diabète de type 1 et diabète de type 2 ;
      • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave ;
      • hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères hémophilies et affections constitutionnelles de l'hémostase graves ;
      • maladie coronaire ;
      • insuffisance respiratoire chronique grave ;
      • maladie d'Alzheimer et autres démences ;
      • maladie de Parkinson ;
      • maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé ;
      • mucoviscidose ;
      • néphropathie chronique grave et syndrome néphrotique primitif ;
      • paraplégie ;
      • vascularites, lupus érythémateux systémique, sclérodermie systémique ;
      • polyarthrite rhumatoïde évolutive ;
      • affections psychiatriques de longue durée ;
      • rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives
      • sclérose en plaques ;
      • scoliose idiopathique structurale évolutive ;
      • spondylarthrite grave ;
      • suites de transplantation d'organe ;
      • tuberculose active,
      • lèpre ;
      • tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique

      À noter : le décret n° 2011-726 du 24 juin 2011 (publié au Journal officiel du 26 jui2011) a retil'hypertension artérielle sévère (anciennement désignée sous ALD n° 12) de la liste des affections de longue durée. Cette suppression s'appuie sur les avis rendus par la Haute Autorité de santé, soulignant que l'hypertension artérielle isolée constitue un facteur de risque et non une pathologie arée. Les traitements hypertenseurs qui sont prescrits dans le cadre d'une autre affection de longue durée comme le diabète ou une affection cardiovasculaire restent pris en charge comme tout traitement prescrit au titre de ces ALD exonérantes.

      Ces dispositions s'appliquent à toute demande d'admission formulée à compter du 27 jui2011. Mais les patients admis au titre de l'hypertension artérielle sévère avant la parution de ce décret ne sont pas concernés par cette mesure. Le droit au bénéfice de l'exonération du ticket modérateur est renouvelé dans les conditions antérieures à ce texte, sous réserve que les critères médicaux soient toujours présents lors de la demande de renouvellement.

      Le traitement d'affections non inscrites sur la liste peut bénéficier dune prise en charge au titre de lALD dite « hors liste ».

       

      Des critères et un arbre décisionnels sont définis dans une circulaire ministérielle (DSS/SD1MCGR/2009/308) du 8 octobre 2009 (circulaire publiée au BO et disponible sur le site www.legigrance.fr)

      - Risque vital encouru et/ou Qualité de vie dégradée et/ou Morbidité évolutive

      - ET Traitement prévisible sur une durée supérieure à 6 mois

      - ET affection nécessitant un traitement particulièrement cteux : 3 critères au moins sur les 5 à suivre :

      o traitement médicamenteux gulier,

      o hospitalisation,

      o actes techniques pétés,

      o actes biologiques pétés

      o soins paramédicaux pétés

      4. Prise en charge de transports sanitaires

       

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

      Les situations de prise en charge

      Les frais de transport sont remboursés par l'Assurance Maladie, sur prescription médicale, pour des soins ou examens appropriés à votre état de santé dans les cas suivants :

      • transports liés à une hospitalisation (entrée et/ou sortie de l'hôpital), quelle que soit la durée de l'hospitalisation (complète, partielle, ou ambulatoire) ;
      • transports liés aux traitements ou examens pour les patients reconnus atteints d'une affection de longue durée et présentant une des incapacités ou déficiences définies par le référentiel de prescription des transports (1)
      • transports liés aux traitements ou examens en rapport avec un accident du travail ou une maladie professionnelle ;
      • transports en ambulance, lorsque l'état du patient nécessite d'être allongé ou sous surveillance ;
      • transports de longue distance (plus de 150 km aller) ;
      • transports en série (au moins 4 transports de plus de 50 km aller, sur une période de deux mois, au titre d'un même traitement) ;
      • transports liés aux soins ou traitements des enfants et adolescents dans les centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP) et les centres médico- psycho-pédagogiques (CMPP).

      À noter : la prise en charge de certains transports, même prescrits par un médecin, nécessite l'accord préalable du service médical de l'Assurance Maladie : c'est le cas des transports de longue distance, des transports en série, des transports en avion ou bateau de ligne, etc.

      Réclamation, conciliation, voies de recours

      Extrait des informations disponibles sur le site Ameli.fr

      Comment faire une réclamation ?

       

      Quel que soit l'objet de votre réclamation (horaires d'ouverture, qualité de l'accueil, délai de traitement ou gestion de votre dossier), prenez tout d'abord contact avec votre caisse d'Assurance Maladie :

      • par mail depuis votre compte ameli,
      • ou par courrier ou par téléphone,
      • ou en vous déplaçant au guichet.

      Dans la plupart des cas, cela permettra de résoudre le problème. Si votre réclamation n'aboutit pas, vous pourrez ensuite saisir le conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie

      Comment saisir le conciliateur ?

      Dans quels cas pouvez-vous saisir le conciliateur ?

      Si votre réclamation n'aboutit pas, vous pouvez ensuite saisir le conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Après un examen attentif, si le dossier relève de sa compétence, le conciliateur le prendra en charge jusqu'à sa résolution.

      L'objectif est de faire émerger, dans le respect de la règle de droit, une solution acceptable par les deux parties, assortie de toutes les explications nécessaires à une bonne compréhension.

      Si le dossier n'est pas de son ressort, le conciliateur l'orientera vers le service compétent de votre caisse d'Assurance Maladie, vous en informera et veillera à ce qu'une réponse adaptée vous soit apportée.

      Vous pouvez aussi saisir directement le conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie si vous estimez être victime d'un refus de soins ou si votre réclamation concerne vos relations avec un médecin lorsque, par exemple, vous ne parvenez pas à déclarer un médecin traitant (voir encadré ci-dessous) ou en cas de difficultés pour obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste dans des délais satisfaisants.

       

      À noter :

      Le conciliateur n'a pas de pouvoir de décision ; il émet des avis et propose des solutions à l'amiable.

      Saisir le conciliateur ne remplace par les voies de recours disponibles pour contester une décision prise par l'Assurance Maladie et ne suspend pas les délais à respecter en pareil cas.

       

      En pratique, comment saisir le conciliateur ?

       

      Faites un courrier sur papier libre et adressez-le au conciliateur de votre caisse d'Assurance Maladie.

       

      Comment contester une décision ?

      Les différentes voies de recours

      Il est toujours possible de contester une décision prise par votre caisse d'Assurance Maladie. Les voies de recours et les produres à suivre sont différentes selon qu'il s'agit d'une décision d'ordre administratif, une décision d'ordre médical, ou une décision concernant l'invalidité ou l'incapacité permanente de travail.

       

      À noter : les notifications de décision de refus sont toujours motivées et elles indiquent les voies de recours qui sont à votre disposition.

       

      Contester une décision d'ordre administratif

      Pour contester une décision d'ordre administratif (par exemple : un refus de remboursement de soins ou de versement d'indemnités journalières), vous devez tout d'abord saisir la commission de recours amiable (CRA) de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Si votre demande est rejetée, vous pourrez ensuite engager une procédure auprès du Tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS).

      En dernier ressort, vous pourrez faire appel auprès de la cour d'appel et/ou vous pourvoir devant la Cour de cassation.

       

      Contester une décision d'ordre médical

      Pour contester une décision d'ordre médical, vous devez tout d'abord demander une expertise médicale auprès de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Si vous contestez l'application faite par votre caisse d'Assurance Maladie des conclusions de l'expertise médicale, vous pourrez saisir la commission de recours amiable de votre caisse d'Assurance Maladie.

      Vous pourrez ensuite, éventuellement, engager une produre auprès du Tribunal des affaires de sécurité sociale.

      En dernier ressort, vous pourrez faire appel auprès de la cour d'appel et/ou vous pourvoir devant la Cour de cassation.

      Contester une décision concernant le classement dans une catégorie d'invalidité ou l'attribution d'un taux d'incapacité partielle permanente

       

      Pour contester une décision concernant l'invalidité (par exemple : le classement dans une catégorie d'invalidité) ou l'incapacité permanente de travail (par exemple : la fixation du taux d'incapacité permanente), vous devez saisir le Tribunal du contentieux de l'incapacité (TCI).

       

      Vous pourrez ensuite, éventuellement, faire appel auprès de la Cour nationale de l'incapacité et de la tarification de l'assurance des accidents du travail (CNITAAT), puis vous pourvoir devant la Cour de cassation.

      6. Questions diverses

       

      Il sagit de questions posées à lissue de la union dont les ponses nont pu être immédiatement apportées faute de temps

      Peut-on bénéficier dindemnis journalières pendant une cure thermale ?

      Vous pouvez percevoir des indemnités journalières pendant toute la durée de votre cure thermale, sous certaines conditions :

       

      Vos ressources ne doivent pas dépasser le montant du plafond annuel de la sécurité sociale applicable à la date de prescription de la cure (39 228 euros au 1er janvier) ; ce plafond est majoré de 50 % - soit 19 614 euros - pour votre conjoint et pour chaque ayant droit à votre charge (enfant, partenaire lié par un pacte civile de solidarité, etc.).

      Vous devez remplir les conditions d'ouverture de droits aux indemnités journalières.

       

      Votre formulaire de prise en charge de la cure thermale sert d'avis d'arrêt de travail. Psentez-le à votre caisse d'Assurance Maladie pour demander le paiement de vos indemnités journalières

      Ce formulaire peut éventuellement servir de justificatif d'art de travail aups de votre employeur ou aups de Pôle emploi, si vous êtes demandeur d'emploi indemnisé.

       

      À noter :

       

      Le délai de carence de 3 jours est applicable, les indemnités journalières ne vous seront donc versées qu'à partir du 4eme jour d'arrêt de travail.

      Si vous étiez en arrêt de travail indemniavant le début de votre cure thermale, le versement de vos indemnités journalières se poursuit, quel que soit le montant de vos ressources.

       

      Lorsquon est en fin de droit (plus dIJ), combien de temps faut-il attendre avant d’en avoir dautres ou comment ouvrir de nouveaux droits ?

       

      Il faut une reprise effective de travail dun an pour la renaissance potentielle dune nouvelle période d'indemnisation de trois ans. Les conditions habituelles douverture des droits doivent être remplies pour pouvoir être indemnisé.

       

      Sont assimilées à des périodes de travail salarié pour la détermination de la reprise d'un an les périodes :

      - de cmage indemnisé,

      - indemnisés en maladie non en rapport avec l'affection initiale

      - indemnisées en maternité et paternité

      - indemnisées en accident du travail

      - les reprises de travail à temps partiel

      - les interruptions de travail de courte durée à caractère occasionnel exceptionnel   intervenant dans le cadre d'un même contrat de travail (congé non rémuné,   fermeture de l'entreprise, grève …)

          - de rééducation professionnelle

       

      Pouvons-nous bénéficier de plusieurs temps partiels thérapeutiques ?

      La reprise de travail à temps partiel doit être médicalement prescrite. Elle doit être de nature à favoriser l'amélioration de l'état de santé de l'assu.

       

      Le temps partiel thérapeutique a pour objectif de permettre à un salarié de reprendre progressivement son activité à temps plein. La période de travail à temps partiel thérapeutique doit faire immédiatement suite à une incapacité totale d'activité ayant donné lieu à indemnisation sauf lorsque l'impossibilité de poursuivre l'activité à temps complet est due à une affection de longue durée reconnue par le service médical. Dans ce cas, lindemnisation intervient même si l'activité à temps partiel n'est pas immédiatement précédée d'un arrêt à temps complet.

      La durée de lindemnisation ne peut exder d'un an le délai de trois ans pvu comme due maximale dindemnisation.

      Plusieurs périodes de temps partiel thérapeutique peuvent donc indemnisées sous serve des conditions ci-dessus et des conditions habituelles douverture des droits.

       

      Qui prescrit le temps partiel thérapeutique, qui laccorde ; quel recours en cas de refus ?

       

      C’est le médecin traitant qui prescrit le temps partiel thérapeutique sur l'avis d'art de travail. Le médecin du travail intervient pour la mise en place du temps partiel thérapeutique et effectue la visite de reprise.

       

      En cas d'interruption de travail de plus de trois mois, le médecin-conseil peut, à son initiative ou à celle du médecin traitant, saisir le médecin du travail pour avis sur la capacité de l'assuré à reprendre son travail.

       

      Sil s’agit dun refus médical, les contestations relèvent de lexpertise médicale. La demande doit être psentée dans le délai d'un mois à compter de la date de la décision contestée.

       

      Sil s’agit dun refus dordre législatif ou glementaire, les contestations relèvent du contentieux général de la Sécurité Sociale. La commission de recours amiable doit être saisie dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision donnant lieu à contestation.

      7. Travaux nationaux en cours

       

      Au cours de la rencontre les travaux en cours au niveau de la Haute Autorité de santé ont été évoqués, tout comme un courrier de 2016 du médecin conseil national de la CNAMTS à une association finistérienne par lequel il informait cette dernière de la saisine de la HAS par la caisse nationale afin de pouvoir disposer de recommandations pour le diagnostic et le traitement de la fibromyalgie.

       

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      NB : Je vous demande de bien vouloir m'excuser pour la mise en page ; elle n'est pas très "heureuse" mais j'ai fait de mon mieux !!!

       

       

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      La Trame, conférence de Denis Hérault

      Publié le par Evy, la blogueuse

       

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      La Trame

      Conférence de Denis Hérault

      ~ Le 12 mai 2017 à 13h.30 ~

       

      Journée Nationale de la Fibromyalgie

       

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      nous accueillerons Monsieur Denis Hérault,

       

      praticien et formateur de la Trame,

       

      pour nous présenter cette pratique,

       

      dans les locaux de la M.A.S.

       

      36 bd Albert 1er à Rennes (35)

       

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      Dans ce cadre,

      une séance de Trame est offerte

      du 30 mars au 11 mai 2017,

      à toute personne le souhaitant.

       

      Contact Denis Hérault : 06 15 68 03 12

       

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      La Trame est reconnue internationalement pour son efficacité et le sérieux de sa pratique, pour autant peu d’informations ont été données à son sujet et cela indépendamment de l’intérêt qu’elle suscite.

      Cette conférence aura pour objet la présentation de cet art et les cadres de sa mise en œuvre, ses applications possibles et l’usage dont vous pouvez bénéficier.

       

      Denis Hérault est praticien de la Trame et formateur certifié par Patrick Burensteinas qui en est le créateur.

       

      Il a étudié auprès de lui les différentes applications de cette technique.

       

      Il est également membre du collège d’éthique de l’Association La Trame.

       

       

       

       

       

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      A T T E N T I O N !

      Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer.Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable, avant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

                                                  oOo

       

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      Douleur diffuse persistante : une enquête « policière » est nécessaire

      Publié le par Evy, la blogueuse

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      https://askelterveyteen.com/wp-content/uploads/2015/06/kivut.jpg

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      Une douleur diffuse est une douleur qui est difficile à localiser car elle touche plusieurs parties du corps. Lorsqu’elle persiste plusieurs mois, on dit qu’elle est chronique. Cette douleur diffuse et chronique peut correspondre à de nombreuses maladies, même si la fibromyalgie est souvent évoquée au premier chef.

      Douleur diffuse persistante : CAUSES
       

      Des mots pour les maux

      La douleur est parfois appelée « algie » par les médecins.
      Une douleur diffuse, qui touche plusieurs parties du corps est un syndrome polyalgique diffus.
      Une douleur qui dure est une douleur persistante ou chronique (plus de 3 mois).

      Comment s’orienter devant une douleur diffuse persistante ou chronique ?

      Les causes de douleurs diffuses, persistantes ou chroniques, sont presque innombrables et ne se résument pas à la fibromyalgie ou à la maladie de Lyme. Une enquête et un examen soigneux sont nécessaires pour s’orienter un peu.
      Certains caractères des douleurs peuvent orienter vers une cause :
      • articulaire (douleurs à prédominance matinale, réveillant le malade = douleurs « réveil matin », avec raideur articulaire elle aussi matinale),
      • musculaire (intolérance et fatigabilité à l’effort avec crampes et douleurs à la palpation musculaire),
      • osseuse (profondes et lancinantes sur la colonne vertébrale, les côtes, le bassin, le sternum et les os longs),
      • neurologique (associées à un trouble du tonus musculaire ou des troubles de la sensibilité),
      • ou artérielle (survenant lors d’un effort physique ou en décubitus avec une altération des pouls).
      En dehors de ces orientations cliniques, qui restent néanmoins relatives, l’existence d’un syndrome inflammatoire (qui est caractérisé par une élévation de la vitesse de sédimentation, VS, ou de la protéine C-réactive, CRP) est un élément clé de l’orientation initiale.
      En l’absence de syndrome inflammatoire, ce sont les caractères des douleurs qui permettront de s’orienter. Si ces caractères ne sont pas nets, un certain nombre d’examens complémentaires peuvent être demandés, et si ceux-ci sont négatifs, il est alors possible d’évoquer une fibromyalgie.

      A quoi sont dues les douleurs diffuses avec syndrome inflammatoire ?

      En cas de syndrome inflammatoire, la première cause à rechercher est l’existence d’un rhumatisme inflammatoire chronique qui est normalement fortement suspecté en cas de douleurs prédominant dans la deuxième partie de la nuit et le matin, avec des raideurs articulaires matinales.
      Cela peut être le cas de la polyarthrite rhumatoïde à sa phase initiale où les gonflements articulaires peuvent être absents. Il s’agit généralement de douleurs articulaires grossièrement symétriques et prédominant sur les articulations distales, aux mains et aux pieds.
      A l’opposé, on peut citer la pseudopolyarthrite rhizomélique qui touche principalement les racines des membres chez le sujet âgé (et qui peut s’associer à une atteinte vasculaire cérébrale dans la maladie de Horton).
      Les spondylarthrites à la phase initiale peuvent donner des douleurs matinales et des raideurs de la colonne vertébrale, des fesses, des hanches, des talons et des articulations des mains. Mais il faut se méfier des formes qui ne touchent que les insertions des tendons sur les os, que l’on appelle formes « enthésitiques » pures, où il n’y a généralement qu’un syndrome inflammatoire discret ou absent et des douleurs diffuses.
      Le rhumatisme psoriasique peut associer des douleurs de la colonne vertébrale et des fesses avec des douleurs asymétriques des articulations distales des doigts et des orteils.
      Les atteintes auto-immunes inflammatoires des vaisseaux (vascularites) ou diffuses (connectivites) sont une autre grande cause de douleurs chroniques diffuses avec syndrome inflammatoire.
      Rare mais grave est la péri-artérite noueuse qu’il faut suspecter devant des douleurs articulaires migratrices, associée à une atteinte musculaire (myalgies proximales) et une altération de l’état général intense (fièvre, fatigue et amaigrissement).
      On met aussi dans ce cadre la pseudopolyarthrite rhizomélique quand elle est associée à une atteinte vasculaire cérébrale  dans la maladie de Horton (il existe en plus des maux de tête+++). Il s’agit d’une cause fréquente de syndrome douloureux diffus chez le sujet de plus de 60 ans.
      Les polymyosites subaiguës ou chroniques sont des atteintes musculaires inflammatoires qui surviennent surtout chez la femme entre 40 et 60 ans avec des douleurs musculaires modérées et fluctuantes, majorées ou déclenchées par la mobilisation avec un déficit musculaire prédominant sur les racines.
      Ces atteintes musculaires peuvent s’associer à d’autres signes : cutanés dans la sclérodermie (Raynaud et rétraction de la peau sur les doigts) ou le lupus (Raynaud et éruptions cutanées du visage), ou pulmonaires dans la connectivite mixte.
      La maladie de Gougerot-Sjögren comporte des douleurs articulaires et musculaires diffuses associées à un « syndrome sec » (sécheresse de la bouche, des yeux et des muqueuses) qui est parfois difficile à différencier d’un syndrome polyalgique idiopathique diffus.
      Enfin, d’autres maladies systémiques peuvent être impliquées dans les douleurs chroniques comme le lupus qui peut donner des douleurs très diffuses, la maladie de Still et sa fièvre élevée ou le syndrome de Shulman et son hyperéosinophilie.
      Certaines maladies infectieuses peuvent donner des douleurs chroniques diffuses et un syndrome inflammatoire. En tout premier lieu, il faut rechercher une endocardite infectieuse qui est une atteinte infectieuse des valves du cœur qui peut provoquer des douleurs articulaires et musculaires, mais aussi toucher aussi la colonne vertébrale.
      L’infection à VIH peut aussi donner des douleurs musculaires diffuses difficiles à différencier des myopathies à la zidovudine. Les infections à HTLV-1 peuvent donner un tableau similaire. La maladie de Lyme peut également être à l’origine de douleurs chroniques, mais ces douleurs d’origines neurologiques, musculaires et articulaires se font surtout à un stade ou la VS peut devenir normale.
      Les maladies du sang peuvent également donner des douleurs diffuses associées à un syndrome inflammatoire, généralement important.
      Au cours des leucémies et des lymphomes, il est possible de trouver une atteinte des méninges et des racines nerveuses au cours desquelles les douleurs sont plutôt de type neurologique, siégeant aux membres inférieurs, pluri-radiculaires, c’est-à-dire touchant des zones innervées par plusieurs racines.
      Des métastases osseuses diffuses peuvent aussi donner l’apparence de douleurs diffuses, mais en réalité, une enquête et un examen soigneux montre qu’il s’agit en réalité de douleurs multiples.
      Mais les atteintes douloureuses diffuses que l’on retrouvent au cours d’un cancer sont surtout liées à un « syndrome paranéoplasique ». Ce syndrome est une réaction générale du corps au cancer en raison de la sécrétion par celui-ci de diverses substances chimiques. Les douleurs sont articulaires, osseuses ou musculaires et elles touchent les avant-bras et les membres inférieurs, avec une dilatation caractéristique des extrémités des doigts qui prennent un aspect de « baguettes de tambour » (hippocratisme digital).
      Le myélome, la maladie de Waldenström, les syndromes myéloprolifératifs et les lymphomes peuvent également donner des douleurs osseuses diffuses et matinales.

      A quoi sont dues les douleurs neurologiques sans syndrome inflammatoire ?

      Quand il n’y a pas de syndrome inflammatoire, des douleurs neurologiques (associées à un trouble du tonus musculaire ou des troubles de la sensibilité) peuvent être liées à une atteinte des nerfs périphériques à prédominance sensitive. Elles peuvent être particulièrement douloureuses, avec des phénomènes d’hypersensibilité au toucher (hyperpathie = douleur lors du simple toucher), particulièrement nets dans les neuropathies diabétiques.
      Les douleurs neurologiques périphériques sont aussi retrouvées au cours de l’amylose, de la maladie de Fabry (déficit en alphagalactosidase) ou d’une gammapathie monoclonale (IgM kappa).
      L’infection à VIH peut se manifester par des douleurs neuropathiques avec atteinte polyradiculaire précoce ou polynévritique tardive. Il en est de même de la maladie de Lyme qui peut s’associer à des douleurs neurologiques centrales et à des atteintes musculaires et articulaires.
      Un certain nombre de neuropathies toxiques (arsenic, thallium) ou médicamenteuses peuvent se voir. Certaines carences vitaminiques (B1, B6) peuvent aussi être à l’origine de douleurs neurologiques.
      Des atteintes des voies de la sensibilité à l’intérieur de la moelle peuvent aussi être à l’origine de douleurs neurogènes diffuses. Il en est ainsi dans la sclérose en plaques, de certaines compressions médullaires hautes et lentes, de certaines infections virales comme le HTLV-1 ou lors d’une carence sévère en vitamine B12 ou en folates.
      Les troubles du tonus, quand ils sont importants, peuvent donner des douleurs de tension à l’origine de pseudo-myalgies ou de pseudo-arthralgies. C’est ce qui se passe dans la maladie de Parkinson non ou mal traitée, dans les crises toniques des scléroses en plaques ou de la sclérose latérale amyotrophique, dans certaines formes familiales de crampes et dans le syndrome de l’homme raide (Stiff-man syndrome) avec une hypertonie douloureuse surtout axiale associée à des spasmes musculaires douloureux déclenchés par les émotions et la mobilisation.

      A quoi sont dues les douleurs musculaires sans syndrome inflammatoire ?

      Il s’agit généralement de douleurs des membres siégeant au niveau des muscles et déclenchées ou aggravées par l’exercice, en l’absence de syndrome inflammatoire.
      Les causes sont souvent médicamenteuses et provoquées par de nombreux médicaments dont les plus fréquents sont les hypocholestérolémiants (fibrates et statines), certains traitements des rhumatismes inflammatoires (D-pénicillamine, quelques anti-arythmiques…).
      Certaines polymyosites peuvent avoir une VS normale et c’est l’examen électrique des muscles (électromyogramme ou EMG) et la biopsie musculaire qui poseront le diagnostic.
      L’hyperthyroïdie peut débuter par des myalgies extensives des bras et du tronc, plutôt à prédominance nocturne, et sensibles à la pression. De même, l’hyperparathyroïdie primaire peut être à l’origine de myalgies des ceintures. L’hypothyroïdie, à l’inverse, est plutôt responsable de douleurs musculaires (myalgies) diffuses avec arthralgies, comme l’insuffisance surrénale où les signes sont dépendant du degré d’hyperkaliémie.
      Enfin, certaines douleurs musculaires sont électivement déclenchées au décours d’un effort. Il est possible d’observer alors une destruction aiguë de cellules musculaires (rabdomyolyse) avec passage de protéines musculaires dans les urines (myoglobinurie) plus ou moins important. Il est également possible de retrouver un caractère familial. Il en est ainsi des déficits enzymatiques des glycogénoses comme la maladie de Mc Ardle (déficit en myophosphorylase) ou la maladie de Tarui (déficit en phosphofructokinase).

      D’autres déficits enzymatiques peuvent aussi être en cause comme le déficit en carnitine palmityl-transférase II, mais dans 50 % des cas de myoglobinurie, aucun déficit enzymatique n’est retrouvé.

      A quoi sont dues les douleurs articulaires sans syndrome inflammatoire ?

      Certaines douleurs articulaires (douleurs à prédominance matinale, réveillant le malade = douleurs « réveil matin » avec raideur articulaire elle aussi matinale) peuvent être dues à des causes médicamenteuses. Il en est ainsi des douleurs articulaires ou surtout tendineuses lors de la prise de certains antibiotiques (fluoroquinolones) et des algodystrophies (syndrome douloureux complexes régionaux) au phénobarbital et à l’isoniazide.
      Deux rhumatismes inflammatoires difficiles à diagnostiquer méritent d’être recherchés. En premier lieu, il faut penser aux formes enthésitiques pures des spondylarthrites ou de rhumatisme psoriasique : il n’y a ni atteinte apparente de la colonne vertébrale (ou des sacroiliaques), ni atteinte articulaire (arthrite), mais seulement des douleurs inflammatoires sur les insertions des tendons sur les os. Comme il y a des insertions tendineuses sur presque tous les os du corps, ces douleurs « d’insersite » peuvent être confondues avec celles de la fibromyalgie. La VS est normale et l’inflammation des insertions ne peut être retrouvée que sur un écho-doppler ou une IRM.
      Au cours de la pseudopolyarthrite rhizomélique, la VS peut être normale dans un cas sur 5 au début de la maladie.
      Enfin, l’hyperostose vertébrale ankylosante peut donner un tableau associant des douleurs vertébrales et périphériques atypiques en rapport avec une ossification de la colonne dorsale, des hanches et des enthèses.

      A quoi sont dues les douleurs osseuses sans syndrome inflammatoire ?

      Certains myélomes peuvent donner des douleurs osseuses (profondes et lancinantes sur la colonne vertébrale, les côtes, le bassin, le sternum et les os long) alors que la VS et l’électrophorèse sont paradoxalement normales (myélome à chaines légères, à cryoglobulinémie ou myélomes non sécrétants).
      L’ostéomalacie est liée à une carence en vitamine D qui s’accompagne de douleurs osseuses, du fait des fissures osseuses qu’elle provoque, et d’une fatigabilité musculaire proximale, très évocatrice.
      L’ostéose fluorée (ou intoxication de l’os au fluor) peut être d’origine professionnelle, médicamenteuse (acide niflumique) ou alimentaire (eau de Vichy Saint-Yorre en cas de potomanie). Elle est généralement aggravée par une insuffisance rénale. Elle peut s’accompagner de douleurs osseuses ou articulaires diffuses en rapport avec une mauvaise qualité osseuse (hyperostose).

      Une ostéoporose sévère peut s'associer à des douleurs diffuses. Celles-ci sont probablement en rapport avec des micro-fractures ou des fissures de l'os fragilisé par l'ostéoporose. Des fractures de fragilités sont néanmoins fréquentes dans les antéfcédents.

      A quoi sont dues les douleurs sans syndrome inflammatoire ni signe d’examen ?

      Il s’agit généralement de douleurs anciennes avec de multiples consultations, mais qui ne doivent pas être négligées. L’enquête doit être soigneuse en reprenant tous les éléments décrits ci-dessus.
      C’est quand cette enquête soigneuse, que l’on aura éventuellement complétée avec des examens, est négative qu’il faut évoquer une fibromyalgie, ou syndrome douloureux chronique. C’est en particulier le cas si la discordance entre les douleurs et l’examen est forte et s’il s’y associe une fatigue très importante avec un sommeil non réparateur.
      Les malades se plaignent d’avoir « mal partout » mais les régions cervico-scapulaires et lombofessières sont les plus sensibles. La douleur qui est le symptôme majeur, est ressentie comme une sensation de nouures musculaires ou de brûlures, accompagnées de points douloureux aux insertions musculo-tendineuses. La douleur est fluctuante, aggravée par différents facteurs qui varient en fonction des malades (effort fatigue, froid, humidité, stress…).
      Les extrémités des mains et des pieds sont habituellement respectées par les douleurs. Le repos améliore au moins en partie les douleurs. Cependant, des paroxysmes douloureux nocturnes sont parfois observés, ainsi qu’une raideur matinale, qui peuvent faire évoquer à tort un rhumatisme inflammatoire. La fatigue musculaire est très fréquemment observée.
      Cette présentation douloureuse peut s’accompagner d’autres symptômes tels que troubles psychologiques, céphalées de tension, colopathie fonctionnelle et troubles du sommeil.
      Des troubles psychiques sont fréquemment observés (un tiers des cas) et sont parfois au premier plan. Il s’agit le plus souvent d’états anxieux ou de syndromes dépressifs, sans véritable dépression.
      Contrastant avec l’intensité des douleurs, l’examen est le plus souvent normal en dehors de très nombreux points douloureux à la pression (parfois très sensibles à des pressions modérées), disposés de façon symétrique dans la région du cou et des épaules, des coudes, des hanches et des genoux. Les extrémités (mains et pieds sont généralement respectées.
      Différents scores diagnostiques (dont celui de l’American College of Rheumatology) ont été construits à partir de ces points douloureux et des symptômes associés, mais ils restent imprécis et pas très discriminants vis-à-vis de certaines maladies et, en particulier, les formes enthésitiques pures de la spondylarthrite.
      La fibromyalgie peut évoluer pendant des années avec un fond douloureux permanent entrecoupé de poussées. Elle entraîne souvent une importante gêne fonctionnelle mais n’aboutit jamais à un état d’invalidité grave.

      Douleur diffuse persistante : QUE FAIRE

      Que faire en cas de douleur diffuse et persistante ?

      Il n’est pas rare que les médecins soient très embarrassés d’être confrontés à des malades dont l’essentiel des plaintes est constitué par des douleurs diffuses et qui persistent.
      En dépit de la grande diversité des causes possibles, l’analyse de la douleur et des signes qui lui sont associés conduit assez souvent à un diagnostic. Dans les autres cas, la difficulté du diagnostic tient souvent à l’absence de ce que les médecins appellent les « signes objectifs », qui sont les signes de la maladie sous-jacente que l’ont peut mettre en évidence à l’examen clinique, et aussi à l’importance du retentissement psycho-affectif de toute douleur chronique. Ce retentissement perturbe l’évaluation et l’analyse de la douleur.
      De ce fait, la recherche de la cause de douleur chronique doit prendre la forme d’une enquête « policière », au mieux chez un médecin spécialiste de médecine interne ou spécialiste de la douleur. Il faut, dans la mesure du possible, définir au mieux le type des douleurs, le calendrier des douleurs et ce qui peut les influencer. Ceci est parfois très difficile du fait du retentissement psycho-affectif

      Peut-on prendre des antidouleurs ?

      Il ne sert à rien de souffrir mais les médicaments contre la douleur ne doivent pas faire remettre à plus tard une consultation médicale qui s’impose assez vite. Il faut, en effet, comprendre qu’un certain nombre de douleurs chroniques vont avoir tendance à s’amplifier et à « s’enkyster » avec le temps, du fait des modifications qui peuvent s’installer dans le fonctionnement du système nerveux de la douleur : sous l’impact d’une douleur qui dure, le système nerveux et les circuits de la douleur dans la moelle et le cerveau peuvent se modifier, ce qui peut les rendre moins précis (la douleur fait « tâche d’huile ») et surtout plus difficiles à soulager.
      D’autre part, il sera intéressant pour le médecin de savoir comment la douleur réagit à la prise des différents antidouleurs à votre disposition. Par exemple, la « trop » bonne réponse aux anti-inflammatoires non-stéroïdiens (amélioration d’au moins 50 % en moins de 24-48 heures) est un argument en faveur d’une spondylarthrite.

      Douleur diffuse persistante : CONSULTATION

      Comment préparer la consultation en cas de douleur diffuse chronique ?

      L’interrogatoire avec médecin sera souvent le temps décisif du diagnostic. Il faut donc se préparer aux nombreuses questions qui visent à connaître les antécédents personnels et familiaux du malade, les voyages et la possibilité d’une infection tropicale, la profession et la manipulation éventuelle de produits toxiques, les médicaments consommés, l’existence d’une intoxication alcoolique ou d’une toxicomanie, les habitudes sexuelles pour rechercher une éventuelle maladie sexuellement transmissible, l’existence d’une fatigue et de manifestations générales associées…
      L’analyse du caractère de la douleur sera poussée et d’autant plus caractéristique qu’il y aura un calendrier de cette douleur : ancienneté, circonstances d’apparition, facteurs déclenchant, facteurs améliorant, facteurs soulageant, topographie précise, caractère (brûlure, décharge électrique, coup de couteau…), évolution, sensibilité aux différents traitements…
      L’examen du médecin sera ensuite complet et soigneux avec un examen neurologique. Il s’attachera en particulier à rechercher si une structure anatomique (tendons, muscles, articulations…) est associée à cette maladie et s’il existe des signes associés sur la peau, au niveau neurologique (trouble de la sensibilité, réflexe ou moteur) ou sur une articulation (raideur…).
      Le plus difficile est d’éliminer un syndrome polyalgique « construit » qui est plus lié à la juxtaposition de douleurs le plus souvent dégénératives (lombalgie, arthrose, tendinite de l’épaule ou du moyen fessier…) par rapport à une vraie douleur chronique diffuse.

      Quels sont les examens demandés en cas de douleurs diffuses chroniques ?

      Les examens prescrits par le médecin seront au mieux orientés par l’examen clinique détaillé, par exemple radiographie osseuse ou échographie des insertions tendineuses en cas de suspicion d’enthésite dans le cadre d’un spondyloarthrite sans atteinte axiale.
      Mais il sera parfois nécessaire de rechercher plus largement et différentes sociétés savantes ont essayé de rationaliser les demandes d’examen en fonction de leur « rentabilité », de leur coût et de leur pénibilité pour le malade.
      En l’absence de signe d’orientation, les examens conseillés qui seront demandés en première intension sont les suivants :

      • NFS, VS, CRP

      • Glycémie, créatininémie, ionogramme sanguin

      • Calcémie, phosphorémie, électrophorèse des protéines sériques

      • Transaminases, Gamma GT, phosphatases alcalines

      • Créatinine kinase, LDH

      • TSH

      • Facteur rhumatoïde, Anticorps anti-CCP et antinucléaires

      • Bandelette urinaire

      • Radiographie de thorax (face et profil)

      • Radiographie osseuse selon la clinique

      • Hémocultures en cas de fièvre

      En cas d’orientation, ou en 2e intention, pourront être demandés de très nombreux examens qui vont :

      • De la simple prise de sang : Ferritinémie, cryoglobulinémie, anticorps spécifiques d’organes, sérologies virales (parvovirus B19, hépatites, VIH…) ou bactériennes (Brucellose, Lyme…),

      • A des examens plus poussés : électromyogramme, scintigraphie osseuse, IRM musculaire ou articulaire, ponction articulaire ou lombaire, myélogramme ou biopsie osseuse, temporale, nerveuse, digestive…

       

      Source https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/1101-Douleur-diffuse-et-chronique-une-enquete-policiere-est-necessaire

       

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