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Fibromyalgie: 5 vérités sur une douleur invisible

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

 

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Encore ignorée ou mal comprise, la fibromyalgie touche au moins 5% des Français dont 80% de femmes. Zoom sur une maladie qui fait souffrir et épuise... alors que les examens sont normaux.

1/C’est plus que de la fatigue et des douleurs

On résume souvent la fibromyalgie par "avoir mal partout et se sentir fatigué". Mais les symptômes de cette maladie touchant surtout les 30-60 ans, vont bien au-delà.

 Les principaux symptômes:

Douleurs diffuses et persistantes: au début surtout localisées à la région cervicale, dorsale, lombo-fessière, elles s’étendent à tout le corps, restent fixes ou changent d’emplacement et d’intensité d’un instant à l’autre. Elles peuvent être ressenties comme des brûlures, des décharges électriques, des picotements. 
Grande fatigue: dès le réveil, aggravée au moindre effort 
Troubles du sommeil: insomnies, réveils nocturnes par anxiété ou douleurs
Troubles de la mémoire et de la concentration: impression de fonctionner au ralenti, 
Maux de têtes: d’origine cervicale, de tension ou vraie migraine
- Intestin irritable: douleurs abdominales, ballonnements
Douleurs des articulations et de la mâchoire: raideurs matinales prolongées; mâchoire serrée, dents qui grincent
Dépression secondaire: difficulté à se lever le matin, incapacité à assumer pleinement les taches quotidiennes.
 
• Sont aussi parfois associés: vertiges, palpitations, acouphènes; bouche sèche; envie fréquente d’uriner ou incontinence, crampes musculaires nocturnes ou impatiences dans les jambes; baisse de la libido.

2/C’est une vraie pathologie, pas une "maladie de bonne femme"!

Beaucoup de médecins balayent encore les plaintes plurielles des patientes d’un lapidaire "c’est dans la tête". Or, la fibromyalgie est:  

• Une maladie reconnue depuis 1992 puis identifiée en 2006 comme une pathologie rhumatismale par l’OMS et en 2007 comme une pathologie clinique non psychique par l’Académie Nationale de Médecine. 
• Avec des bilans sanguins normaux et c’est justement qui permet de confirmer la fibromyalgie et non la taxer de maladie imaginaire. La VS (vitesse de sédimentation) et la CRP (protéine C réactive) ne sont pas augmentés comme en cas de maladie infectieuse ou rhumatisme inflammatoire type spondylarthrite. Les autres examens sanguins sont normaux. Et à l’examen clinique, des points sont anormalement sensibles mais les articulations normales. Toutefois, la fibromyalgie peut s’associer à un rhumatisme inflammatoire.

3/Il y a des terrains favorables

Dans la fibromyalgie, il y a toujours un avant et un après: les patients ont tous été très actifs, combatifs, perfectionnistes, dévoués aux autres... avec un terrain favorable: 

• Facteurs de risques physiologiques: déficit en sérotonine (hormone du bien-être), dysfonctionnement des médiateurs de la douleur, excès de cortisol (hormone stress), déséquilibre du microbiote intestinal, troubles du sommeil...Une prédisposition génétique est aussi évoquée.
• Facteurs de risques émotionnels: mauvaise gestion du stress, forte sensibilité et émotivité ; besoin de reconnaissance, manque de confiance en soi, peur de la perte de contrôle

4/Elle peut-être déclenchée par un traumatisme

Les symptômes de la fibromyalgie apparaissent souvent dans un contexte de stress chronique et après un événement déclenchant qui peut réactiver un traumatisme passé... 

• Un traumatisme physique: le "coup du lapin" d’un accident de voiture, une chute, une agression... 
• Un traumatisme psychologique: deuil, séparation, annonce de maladie, harcèlement moral au travail ou dans la vie privée...

5/Il existe des traitements

Ce n'est pas une maladie grave mais la fibromyalgie a un retentissement important sur la vie quotidienne. La prise en charge doit être précoce et globale. Et consiste avant tout à accepter cette maladie "à part" pour mieux vivre avec, à se faire plaisir avant de penser d’abord aux autres et à ne surtout pas rester au lit. 

• Médicamenteux: outre les antidouleurs classiques, certains antidépresseurs et antiépileptiques peuvent être utilisés pour leur actions propres sur la douleur chronique.
• Non médicamenteux: kinésithérapie, sophrologie, hypnose, thermalisme, stimulation magnétique transcrânienne permettent de réguler le système de la douleur et gérer le stress. Indispensable également: l’activité physique (marche, aquagym, yoga, taï-chi...)

Merci au Dr Rodrigue Deleens, spécialiste de la douleur au Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) du CHU de Rouen, attaché au CETD de l’hôpital Cochin et auteur de "Mieux vivre avec la fibromyalgie", éditions Leduc's.

Auteure : Magali Quent 

Source :  https://www.notretemps.com/sante/actualites-sante/fibromyalgie-5-verites-sur-une-douleur-invisible

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Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,a vant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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Diminuer l'anxiété en agissant sur le microbiote

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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De plus en plus d'études le confirme : le ventre est notre deuxième cerveau. À nouveau, une méta-analyse suggère que la flore intestinale a une action sur la santé mentale, puisque des changements du microbiote pourraient soulager l'anxiété.

De plus en plus d'études suggèrent le lien entre les bactéries présentes dans l'intestin et la santé mentale. C'est ce qui est appelé l' « axe intestin cerveau ». Une flore intestinale équilibrée a été associée à un bon maintien des systèmes immunitaire et nerveux ainsi qu'à un métabolisme efficace. De nouvelles recherches, publiées dans la revue General Psychiatry le 16 mai, vont dans le même sens. Agir sur le microbiote, notamment en mangeant les bons aliments, pourrait contribuer à atténuer les symptômes de l'anxiété, d'après les scientifiques du Shanghai Mental Health Center de l'Université Jiao-tong de Shanghai (Chine).

Pour parvenir à ces conclusions les chercheurs ont analysé 21 études déjà existantes, portant sur 1 503 volontaires. Certaines leur ont permis d'examiner les effets des probiotiques sur l'anxiété, d'autres les conséquences d'un changement d'alimentation - comme le régime faible en FODMAP, par exemple - sur la santé mentale des participants. Au final, sur l'ensemble des études, 11 sur 21 ont montré qu'une intervention sur le microbiote pouvait soulager le trouble. Dans les 14 rapports se concentrant sur les probiotiques, un tiers (36 %) des personnes ont constaté une amélioration de leurs symptômes anxieux. Au contraire, des modification dans la manière de s'alimenter (ou d'autres méthodes) se sont avérées efficaces dans six enquêtes sur 7.

LES PROBIOTIQUES, RÉELLEMENT EFFICACES ?

 

« Nous pouvons donc facilement constater que, bien que nous puissions réguler la flore intestinale de deux manières, l'intervention non probiotique est nettement meilleure que l'intervention probiotique », notent ainsi les auteurs. Ils soulignent toutefois que leurs conclusions résultent d'une méta-analyse, et qu'entre les différentes études épluchées, l'anxiété avait pu être évaluée de façon différente. Mais ils restent optimistes sur l'avancée qu'apporte leur travail.

Auteure : Mathilde Ragot

Source :  https://www.topsante.com/medecine/psycho/anxiete/diminuer-l-anxiete-en-agissant-sur-le-microbiote-

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Voiture et médicaments : quels sont les dangers ?

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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En Belgique francophone, environ un tiers des automobilistes admettent avoir conduit au moins une fois au cours des 12 derniers mois sous l'influence d'un médicament pouvant affecter leur aptitude à la conduite d'une voiture. Quels sont les risques auxquels on s'expose ?

Les médicaments suivants peuvent avoir un effet négatif sur la capacité à conduire.

• calmants et sédatifs (benzodiazépines)
• antiépileptiques
• inhibiteurs de la toux contenant de la codéine
• médicaments prescrits en cas de confusion ou de suspicion de psychose
• antidépresseurs
• médicaments contre le rhume des foins et les allergies, contre les démangeaisons ou le mal des transports 
• certains analgésiques tels que la morphine, la codéine, le tramadol...
• gouttes pour les yeux

Les effets négatifs possibles sur l’aptitude à la conduite sont variés.

• effet calmant (somnolence, diminution de l’attention...)
• réactivité moindre
• capacité d’évaluation réduite (par exemple agressivité, euphorie, perte du sens du danger)
• troubles de la vision (vision double, vision floue...)
• troubles de la coordination, faiblesse musculaire
• vertiges

À quelle dose, à quel point et pendant combien de temps le médicament réduit-il l’aptitude à conduire ? Cela varie d’un médicament à l’autre et aussi selon la condition physique de la personne, son âge et la maladie pour laquelle elle est soignée.

Attention, certains médicaments ont des effets à long terme. Un somnifère ou un sédatif peuvent provoquer une somnolence le lendemain ou même deux jours plus tard.

Le risque d'accident explose


• Un sirop contenant de la codéine peut avoir les mêmes effets sur la conduite qu’un taux d’alcool entre 0,5 et 0,8, soit 2 à 10 fois plus de risque d'accident. C’est la même chose pour les sédatifs. Si vous combinez médicaments et alcool, le risque peut même être de 20 à 200 fois plus élevé. Il est aussi élevé pour les consommateurs occasionnels et les personnes qui commencent tout juste à prendre le médicament que pour les utilisateurs sur une longue durée. Le risque est également plus élevé si on combine différents médicaments.

• Les conducteurs ayant déclaré avoir été sous l'influence de médicaments au moins une fois ont eu beaucoup plus d'accidents que les autres : 10% contre 6% d'accidents avec dommages corporels et 36% contre 27% d'accidents avec dommages matériels.

• Selon une étude française, la prise de médicaments cause chaque année entre 3 et 4% du nombre total d'accidents de la route. Si vous appliquez cela en Belgique, cela signifie entre 1100 et 1500 accidents par an dus aux médicaments.

• Une étude réalisée voici quelques années dans les services d'urgence de quelques hôpitaux a montré que plus de 7% des conducteurs gravement blessés étaient sous l'influence d'une sédatif ou d'un calmant et plus de 3% sous l'influence de la codéine.

Auteur : PassionSanté (belge)

Source : https://www.passionsante.be/index.cfm?fuseaction=art&art_id=28536

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