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Douleurs chroniques : des alternatives à l'escalade thérapeutique.

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

 

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Depuis 1998, une succession de plans d’actions de lutte contre la douleur ont été mis en place montrant clairement que l’amélioration de la prise en charge de la douleur constitue une priorité de santé publique en France.

Pourtant, près de 20 millions de français (environ 30 % de la population adulte) souffrent toujours de douleurs chroniques rebelles aux traitements antalgiques conventionnels, selon l'étude STOPNEP (Study of Prevalence of Neuropathic Pain).

Comment faire mieux ? Probablement en diversifiant les approches et en évitant une escalade thérapeutique qui peut s'avérer dangereuse.

Lutter contre les mésusages

Il est incontestable que, depuis plusieurs années, la prescription plus systématique d'antalgiques, notamment aux âges extrêmes de la vie et dans certaines pathologies, est une avancée.

Toutefois, dans les douleurs résistantes aux traitements, les antalgiques peuvent parfois être prescrits de façon disproportionnée par rapport aux risques associés.

En témoigne l'alerte de l'ANSM ce mois-ci qui rapporte un doublement des intoxications et de la mortalité liées à un mauvais usage des opiacés « forts » et « faibles » (tramadol, codéine…) entre 2005 et 2016 en France (Lire L’ANSM alerte sur la hausse des surdosages liés aux anti-douleurs opioïdes).

L'ANSM alerte notamment sur le fait que le risque de dépendance au tramadol existe dès la première semaine de traitement. En outre, l'agence rappelle que les recommandations de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFEDT) de 2016 soulignent que les opioïdes forts ont une efficacité modérée dans les douleurs chroniques non cancéreuses (arthrose des membres inférieurs, lombalgies chroniques, hernie discale…) et dans les douleurs neuropathiques périphériques ou centrales.

Bien que la situation ne soit pas comparable à celle des États-Unis, où les prescriptions d'antalgiques opioïdes font désormais plus de morts que les overdoses à l'héroïne, un certain nombre d’indicateurs incitent à une vigilance accrue de la part des autorités et des professionnels de santé », alerte l'ANSM, qui propose plusieurs mesures pour prévenir les risques et favoriser une meilleure utilisation des opioïdes, notamment de réfléchir à une prescription encadrée du tramadol ou demander à l’industrie pharmaceutique de réduire la taille des conditionnements des opioïdes et le nombre de comprimés par boîte.

Ces actions suivent la politique mise en place par les autorités de santé depuis plusieurs années avec, notamment, le retrait du marché du dextropropoxyphène (Di-Antalvic) en 2011 en raison des risques de surdosages mortels ou la mise en place de restrictions d'indication comme pour l'AINS diclofénac en raison du risque cardiovasculaire associé ou encore les mesures prises pour limiter le risque hépatique lié au surdosage en paracétamol.

Former aux approches non médicamenteuses

Pour optimiser la prise en charge des douleurs rebelles aux antalgiques, l'Académie de Médecine a proposé plusieurs mesures dans un rapport publié fin 2018. Elle préconise notamment de s'assurer de la pérennité des structures spécialisées douleur chronique qui ont une approche multi-dimensionnelle et multiprofessionnelle, mais aussi de favoriser la formation initiale de tous les médecins et soignants à la spécificité de la douleur chronique, de développer la recherche et enfin, de faciliter l'accès à des formations complémentaires sur les nouvelles approches non médicamenteuses, technologiques et psycho-sociales.

De son côté l'ANSM recommande, elle aussi, de faciliter la prise en charge non médicamenteuse (psychothérapie, hypnothérapie, kinésithérapie, acupuncture, soutien psychologique, sophrologie, méditation…) – des modes de prise en charge de la douleur qui font de plus en plus d'adeptes.

Nouveaux traitements en vue

Concernant la recherche de nouveaux d'antalgiques, l'arrivée des nouveaux anti-migraineux anti-CGRP est une bonne nouvelle et les études sur la kétamine semblent intéressantes – mais, là encore, l'ANSM a récemment alerté sur des risques d'atteintes uro-néphrologiques, endocriniennes et hépatiques graves liées à une utilisation prolongée ou à des doses élevées.

Enfin, à l'instar de nombreux pays, la France devrait bientôt autoriser l'utilisation du cannabis thérapeutique notamment « dans les douleurs réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles. 

Qu'est-ce que la douleur chronique ?

La douleur est dite chronique lorsqu'elle dure au-delà de ce qui est habituel pour la cause initiale présumée, notamment si la douleur évolue depuis plus de 3 mois avec une réponse insuffisante au traitement. Mais aussi, lorsque les capacités fonctionnelles et relationnelles du patient dans ses activités de la vie journalière, au domicile comme à l’école ou au travail, sont détériorées en raison de la douleur.

Il est possible de distinguer trois types de douleur chronique en fonction des mécanismes impliqués :

La douleur par excès de nociception (ou inflammatoire) qui est due à une stimulation persistante et excessive des récepteurs périphériques de la douleur : les nocicepteurs.

La douleur neuropathique , liée à une lésion ou une maladie affectant le système somato-sensoriel.

La douleur dysfonctionnelle , liée à un dysfonctionnement des systèmes de contrôle de la douleur sans lésion identifiée (fibromyalgie, céphalée de tension, colopathie fonctionnelle ou cystite interstitielle...).

Source : Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD).

 

Auteure : Aude Lecrubier

Source : https://francais.medscape.com/

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!  A T T E N T I O N  !

Nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que tous les articles, textes et autres encarts qui sont mis en ligne sur notre blog, le sont à seule fin de vous informer. Le contenu de ces articles n'engage que leur auteur. Nous n'avons pas la prétention de connaître "la vérité" et ne faisons que véhiculer l'information. Les différents produits, techniques et méthodes de soulagement, voire de guérison ont des effets différents ou des effets secondaires, selon les individus. Il est indispensable,a vant d'opter pour une des solutions proposées, de s'en remettre à son médecin ou à un thérapeute habilité.  Ne prenez jamais un produit connu ou nouveau, quel qu'il soit, sans l'accord express d'une personne compétente en la matière. Il peut y avoir des interactions entre votre traitement habituel et tout nouveau produit peu ou mal connu. Merci de votre compréhension.

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Ces plantes vont devenir vos armes anti-fatigue.

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

http://www.leroeulx.be/images/events/2016/12/plantes-m.jpg

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Le stress ou les virus ont sapé nos réserves d'énergie et la météo n'encourage pas encore à sortir pour faire du sport. Pour échapper à la petite baisse de forme de cette fin d'hiver, quelques plantes vont devenir vos armes anti-fatigue.

LE MORINGA

Véritable "couteau suisse" de la médecine ayurvédique, il est censé soigner plus de 300 maladies ! Exceptionnellement riche en vitamines A, C et B, en minéraux (plus de calcium que le lait, 25 fois plus de fer que les épinards !) et en bons acides gras, il contribue à guérir l'inflammation et l'infection mais surtout revitalise tout l'organisme.

Ses feuilles se préparent comme des épinards, dans des potages ou en infusion. Sous forme de poudre, on l'ajoute dans les plats, les jus ou le lait chaud (½ cuillerée à café de poudre ou une gélule par jour, la dose pouvant être augmentée progressivement jusqu'à doubler). On le trouve aussi en comprimés et en gélules.

LE GUARANA

Très dosée en caféine, cette plante amazonienne a un effet stimulant immédiat. Mais attention aux contre-indications en cas de maladie cardiovasculaire ou d'ulcère, ainsi qu'à ne pas dépasser 400 mg par jour (en complément alimentaire). Pour une action à plus long terme, on a intérêt à le conjuguer avec le ginseng, ou avec l'éleuthérocoque.

LE GINSENG

Grande vedette de la pharmacopée, le ginseng est utilisé pour stimuler l'organisme des personnes fatiguées, pour rétablir la capacité au travail physique et à la concentration intellectuelle.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît son usage dans la lutte contre la fatigue et la stimulation des fonctions cognitives. Elle recommande de privilégier sa consommation en matinée pour ne pas troubler le sommeil. On conseille 200 mg d'extrait normalisé par jour en une ou deux fois, ou 50 gouttes de teinture mère trois fois par jour. Sa racine séchée se trouve aussi sous forme de capsules (en pharmacie).

L'ÉLEUTHÉROCOQUE

Il est parfois encore nommé "ginseng de Sibérie". Ses effets sont très proches du ginseng, mais une tradition voudrait que ce dernier convienne mieux aux hommes et l'éleuthérocoque aux femmes. Sa racine reste un revitalisant puissant, mais déconseillé si l'on prend un médicament contre le diabète ou pour fluidifier le sang.

On trouve l'éleuthérocoque en complément, mais on peut aussi le préparer "maison" : 1 cuillerée à soupe de racine dans 25 cl d'eau froide. Porter à ébullition et laisser frémir 3 minutes. Hors du feu, couvrir et laisser infuser 10 minutes. Filtrer et boire 1 tasse matin et midi pendant trois semaines.

L'ORPIN ROSE

Il est aussi appelé rhodiola. Encore un allié de choix, en particulier lorsque la fatigue résulte du stress ou d'un surmenage.

Dans une étude publiée dans Complementary Medecine Research, la prise de 200 mg d'extrait de la plante deux fois par jour pendant huit semaines a entraîné une amélioration de la fatigue perceptible dès la fin de la première semaine. On le trouve sous forme de complément (se renseigner auprès du pharmacien), à prendre plutôt matin et midi.

Auteure : Top Santé

Source : https://www.topsante.com/medecine/fatigue/antifatigue/fatigue-5-plantes-coups-de-fouet

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Santé des femmes : les douleurs chroniques mieux prises en compte.

Publié le par Entraide Fibromyalgie Ouest

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Fourmillements, troubles digestifs, démangeaisons... Les douleurs chroniques concernent davantage les femmes.
Selon l’Inserm, les douleurs chroniques touchent environ 30% des adultes, et leur fréquence va crescendo avec l’âge. Elles affectent plus les femmes et les catégories sociales défavorisées. Or, de l’aveu des patientes, leur plainte n’est pas toujours suffisamment prise en compte. 

Parmi les plus gênantes, l’atteinte des très petites fibres nerveuses n’est reconnue que depuis les années 2000. Cette atteinte se traduit par des brûlures, fourmillements, décharges électriques, froid douloureux, démangeaisons (alors que la peau est normale), voire une souffrance déclenchée par le simple contact avec un vêtement. 

"À côté de ces troubles, des signes neurovégétatifs peuvent apparaître: production anormale de sueur (trop ou pas assez), de salive, de larmes, mains moites ou qui gonflent ou qui changent de couleur, vessie capricieuse, troubles digestifs ou vasomoteurs (oedèmes des pieds et des mains, rougeurs...)"décrit le Pr Damien Sène, du département de médecine interne de l’hôpital Lariboisière, à Paris. Les signes sont si changeants que, souvent, la parole des personnes concernées est mise en doute pendant des années. Le spécialiste confirme avec regret: "Il faut en moyenne encore un an avant de poser le diagnostic, car les tests spécifiques - biopsie neurocutanée, potentiels évoqués au laser, microscopie confocale cornéenne - ne se font pas partout, à l’exception du Sudoscan, qui mesure la capacité des glandes sudoripares à réagir à un stimulus, repérant une atteinte végétative qui met sur la piste.

La recherche sur le sujet est très active: elle porte sur des traitements ciblant une altération au niveau des nerfs, qui expliquerait l’amplification de la douleur, ainsi que sur des dérivés de l’érythropoïétine (EPO) pour favoriser la repousse nerveuse. 

  • En pratique 

En cas de neuropathies des petites fibres, il faut parfois chercher l’origine du côté de certaines maladies auto-immunes, qui touchent davantage les femmes, surtout du syndrome de gougerot-sjögren, une affection à l’origine d’une sécheresse des muqueuses.

Autres causes possibles de ces douleurs chroniques, chez les hommes comme chez les femmes: un diabète, une chimiothérapie toxique pour les petites fibres, ou encore des infections chroniques, qui amplifient le signal douloureux. 

"Dans un grand nombre de cas, des antiépileptiques et des antidépresseurs vont pouvoir apporter un soulagement. Le traitement de la cause, lorsqu’elle est trouvée, est aussi bénéfique", assure le Pr Sène. 

  • Témoignage 

Mes migraines déclenchent des moqueries, Hervé, 70 ans

"J’ai toujours été sujet aux maux de tête, mais ce n’est que lorsque ma fille a été diagnostiquée migraineuse à l’âge de 15 ans et que le neurologue a recherché des antécédents familiaux que j’ai su que, moi aussi, je l’étais.

J’avais 45 ans. Je suis conducteur de travaux dans le bâtiment, un milieu masculin, cela m’a valu pas mal de blagues de mauvais goût. 

Aujourd’hui encore, quand j’ai une migraine, certaines amies de ma femme me soupçonnent de vouloir échapper à la corvée de ménage ou de tonte de la pelouse!"

Auteure : Nathalie Szapiro-Manoukian 

Source : https://www.notretemps.com/sante/actualites-sante/sante-des-femmes-les-douleurs-chroniques-mieux-prises-en-compte

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